Zemmour ou le suicide de l’intellect français.

Capture d’écran 2014-12-21 à 13.44.19Après dix ans, i-Télé met fin à l’émission Ça se dispute qui opposait Éric Zemmour et Nicolas Domenach. Tollé ! On censure Zemmour ! Rendez-vous compte ! Bizarre, il n’y a personne pour faire remarquer qu’on censure aussi Domenach. Ah, j’oubliais, il est plutôt de gauche. Ça ne dérange pas. En revanche, qu’on retire un homme plutôt d’extrême droite de l’antenne, c’est un crime contre la liberté d’expression. Non, mieux ! C’est Dreyfus — certains défenseurs n’ont pas peur du ridicule. Pourquoi pas Jésus Christ tant qu’on y est ?

Pourtant, il n’y a eu aucune censure. La censure est un acte d’État. I-Télé n’est pas une télévision d’État. Tous ces prétendus voltairiens qui se précipitent à la rescousse de Zemmour au nom de la défense des idées et du droit à la libre expression oublient deux autres droits, et non des moindres : celui d’une entreprise privée de choisir ses collaborateurs et de les licencier lorsqu’ils présentent publiquement des idées qui, selon elle, salissent sa réputation. Et la liberté éditoriale, soit le choix sociétal d’un média de diffuser ou non telle ou telle information, de donner la parole à tel ou tel intellectuel ou penseur.

La gauche comme munition
Tout au plus pourrait-on reprocher à I-Télé d’avoir mis beaucoup de temps à mettre fin à ce soi-disant duel entre Zemmour et Domenach où le premier gagnait à tous les coups parce qu’il disait les choses les plus inaudibles avec l’aplomb d’un taliban dans une partouze. Il manipulait, il tordait le cou aux faits, il pérorait (comme lorsqu’il a parlé du Canada dans On n’est pas couchés ; un pays qu’il ne connaît visiblement pas !), et il provoquait en brandissant toujours les mêmes coupables. Ça s’appelle de la xénophobie.

Auparavant, le nouveau martyr de l’intellect français était confronté à un Éric Naulleau tout aussi mou. À croire qu’on a fait exprès de ne confronter Zemmour qu’à des gauchos bonhommes inoffensifs pour mieux mettre son talent de maquereau des idées saumâtres en valeur.

Il était temps, grand temps que ça s’arrête. Parce qu’Éric Zemmour, loin de participer à un « débat contradictoire » a plutôt contribué à pourrir le débat public français en présentant comme respectables les idées les plus nocives. Au passage, sa vision de la femme devrait en faire un allié des musulmans les plus conservateurs.

Des soutiens qui prennent à la gorge.
Le débat est désormais à ce point moisi qu’au lieu de répondre à Marine Le Pen — qui twittait « la censure de Zemmour par @itele est détestable » — que le mot censure n’a rien à faire dans ce débat — ce qui serait une réaction saine d’un journaliste —, le rédacteur en chef du Figaro Magazine, Carl Meeus, s’en prenait sans sourciller au « gauchisme » de la chaîne : « C’est curieux cette manie chez les gens de gauche de vouloir empêcher de parler ceux qui ne sont pas d’accord avec eux ! »

Si i-Télé est « les gens de gauche », les faits contredisent Carl Meeus : elle a laissé parler Éric Zemmour pendant une belle décennie !

Ceci montre que la droite française a dérivé au-delà de la frontière qui sépare le libéralisme et le conservatisme de l’extrémisme, de la haine à peine voilée, des poncifs qui déchirent la société au lieu de tenter d’en gérer la complexité. S’il n’a pas forcément initié ce mouvement, Zemmour l’a scrupuleusement accompagné. Et Meeus se fourvoie. Le problème n’est pas qu’Éric Zemmour soit en désaccord avec « la gauche », mais qu’il pratique l’amalgame et la xénophobie, ce qui devrait provoquer des haut-le-cœur autant à droite qu’à gauche. Les soutiens des Morano et autres sont à ce titre des plus inquiétants.

La xénophobie de Zemmour devrait provoquer des haut-le-cœur à droite, pas des soutiens.

Michel Onfray, lui, parle de « permanence du bûcher ». J’espère qu’il a eu la même exagération funeste à l’époque où Stéphane Guillon et Didier Porte se faisaient virer de France Inter, une chaîne publique (et l’on pouvait dès lors la suspecter de censure). Un tribunal a ensuite jugé que le licenciement de Guillon était bien abusif.

Aujourd’hui, Jean-François Kahn explique que le licenciement de Zemmour est « un formidable cadeau pour Marine Le Pen ». Il se trompe. Le formidable cadeau au FN est bien antérieur. Il consistait à laisser délirer Zemmour dans plusieurs médias, sans aucun garde-fou, en présentant en sus son discours comme une pensée, ou pire, comme « des idées ». Dans Le Point, Charles Consigny n’hésite pas à titrer : « Éric Zemmour, le meilleur d’entre tous ». Un homme qui « plutôt que de pérorer, pensait, réfléchissait et tentait de faire comprendre le monde ». Rien que ça ! J’aurais trouvé que l’intelligentsia française serait tombée bien bas si elle avait pensé, un jour, que Zemmour ne pérorait pas. Mais elle fait pire : au moins une partie d’entre elle pense tous les jours que Zemmour est un vecteur de compréhension du monde, alors que lui-même ne cherche pas à connaître les sujets qu’il traite !

L’homme qui a vu l’homme qui n’a pas vu l’ours.
Je l’avais déjà fait remarquer après avoir lu Mélancolie française, où il prétendait que le héros de la révolution belge, Charles Rogier, était français (il le fut, mais seulement jusqu’à ses 13 ans), que Wallons et Flamands n’avaient connu de destin commun que sous Charlemagne et sous la domination française, oubliant les périodes bourguignonne, espagnole et autrichienne. Bref, toute l’histoire de la Belgique, en gros. Les seuls qui n’ont pas connu un destin commun avec les Wallons et les Flamands des Pays-Bas bourguignons, espagnols et autrichiens, furent les habitants de la principauté de Liège — indépendante jusqu’au XVIIIe siècle qui, eux aussi, se répartissaient entre Wallons et Flamands ! Une telle faute historique montre l’ampleur de sa péroraison.

Il affirmait aussi que les chemins de fers belges avaient été scindés linguistiquement, ce qui est absolument faux. Mais le pompon, c’est quand il affirmait que les Flamands « se servent de l’américain des affaires » pour combattre la langue française. De quoi faire hurler de rire, et Brel, et les flamingants ! Cela, parmi d’autres « preuves » zémmouriennes, presque toutes fumeuses, tronquées ou carrément fantasmées.

Une histoire fantasmée, des faits inventés

Aujourd’hui, sur Twitter, les belles âmes de gauche et de droite ne nous épargnent pourtant aucun cliché. Gaspard Kœnig invite à le « réfuter. Ligne à ligne, mot à mot ». Mais l’ampleur des crétineries que débite le cador est telle qu’il faudrait un chapitre de Proust pour réfuter le moindre de ses articles. Sa nocivité tient justement au fait qu’il ne se base que très rarement sur des faits, et monte des concepts qu’il débite sur antenne en quelques secondes, et sont d’autant plus compliqués à réfuter qu’il faut s’armer d’une bibliothèque pour vérifier chacune de ses affirmations, et aligner les preuves qu’il s’agit souvent d’inepties. Ça prend du temps, et c’est le fait qu’il n’est pas possible de lui répondre en live qui lui confère cette étrange autorité.

Cela dit, il est brillant. Comme usurpateur. Un personnage qui pollue l’atmosphère audiovisuelle, non pas par ses « idées », mais par l’ampleur de son escroquerie intellectuelle. La dépollution d’une seule de ses phrases prend un article entier. Je m’y attache dans la suite.

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui a révélé l’interview du Corriere della Sera que personne n’avait lue, « virer Zemmour n’est pas une décision utile à la lutte contre ses idées ». Or, il n’a jamais été question d’idées chez Zemmour, mais bien d’obsessions, de mise en scène ou, comme le disait Dany Cohn-Bendit, du suicide des mots.

Les idées meurent mais ne se rendent pas (compte).
Comme d’autres débats auparavant, celui sur le renvoi de Zemmour montre d’ailleurs que la France a un problème avec les idées. Elle n’arrive plus à les décortiquer. Car le chouchou du FN n’est pas le seul à avoir fauté ici. Il y a aussi « la gauche », comme certains l’interprètent. Ainsi, on s’est tout de suite focalisé sur le mot déportation. Sa seule présence a suffi à hystériser un certain nombre de commentateurs. Les tenants de l’antiracisme se seraient-ils mécanisés à ce point ? On a l’impression que seuls les mots qui nous renvoient à la Shoah semblent encore en mesure de les alarmer. Alors, le premier qui prononce le mot déportation risque des problèmes.

Personnellement, je suis pour la déportation des cons. Allez-y, crucifiez-moi !

Seuls les mots qui nous renvoient à la Shoah alarment les antiracistes

Donc, ce n’était pas sur déportation qu’il fallait attaquer Zemmour. Il ne fallait pas tronquer sa déclaration. Dans l’interview, il ne prononce même pas ce mot ! Jamais ! Ni dans la version publiée, ni en live, comme le rappelle le journaliste italien Stefan Montefiori. Ce dernier a utilisé déportation pour résumer une partie d’une question trop longue pour le papier, qu’il aurait pu aussi bien traduire par transfert, déplacement, retour, etc. Une faute, peut-être, puisque depuis, l’article a disparu du site du Corriere ! Autocensure ?

Le Figaro triomphe en dénonçant que Zemmour n’a pas dit déportation et révèle la question originelle de Montefiori : « ‘Mais vous ne pensez pas que ce soit irréaliste de penser qu’on prend des millions de personnes, on les met dans des avions…’ ; [Zemmour] ajoute : ‘ou dans des bateaux’, et [Montefiori] reprend : ‘pour les chasser ?’ »

La phrase publiée (ma traduction) : « Mais que suggérez [proposez]-vous alors ? Déporter cinq millions de musulmans français ? », dit Montefiori. Zemmour répond : « Je sais, c’est irréaliste, mais l’histoire est pleine de surprises [surprenante]. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs quitteraient l’Algérie vingt ans plus tard pour retourner en France ? »

Rien, dans cet extrait, ne permet de juger Zemmour. Ce qu’il raconte est parfaitement correct. Il ne défend pas l’idée de déporter cinq millions de musulmans, il explique que même si ça paraît irréaliste aujourd’hui, ça pourrait arriver. On ne sait pas si cela lui ferait plaisir — l’affirmer serait un procès d’intention — et l’on ne peut interpréter cette phrase, même venant d’Éric Zemmour que comme une analyse.

Si je pars du postulat que les cons ont l’habitude de déféquer dans la rue, le fait que j’analyse ensuite que la présence massive de cons en Europe provoquera une odeur nauséabonde dans nos villes n’a rien de scandaleux. C’est juste un corollaire de mon postulat.

Zemmour a son propre code civil, c’est la haine.
Alors, Zemmour excusé ? Non, pas pour autant. Il y a juste que l’acte d’accusation a été horriblement mal rédigé. Du coup, le présumé coupable peut se défendre peinard : il n’a effectivement pas fait ce qu’on lui a reproché de faire !
Or, il y avait dans la même interview des arguments autrement robustes. Il a aussi dit :

« Les musulmans ont leur propre code civil, c’est le Coran. »

Le fait que cette phrase soit passée comme une lettre à la poste révèle la perversion qu’ont subi les idées au cours des vingt dernières années, notamment de par la présence de personnes comme Zemmour dans le paysage audiovisuel français. Analyse…

« Les musulmans » : il ne dit pas « certains musulmans », « un grand nombre de musulmans » ni « un musulman sur deux ». Non, il fait l’amalgame et s’apprête à attribuer aux musulmans un caractère général. Il prend comme sujet la population la plus mal considérée (après les Roms), quotidiennement assimilée à une infime minorité de nazislamistes par les moins nuancés d’entre nous. Il le sait. Cet amalgame est une approche xénophobe de la population visée.

« … ont leur propre code civil » : non seulement il extrait « les musulmans » de la société française, mais en plus, il déclare que ceux-ci, de par leur nature, ne pourront jamais être des citoyens dignes de ce nom. S’ils ont leur propre code civil, comment pourraient-ils respecter la loi française ?

« … c’est le Coran. » : on admirera l’habileté du « penseur ». Il utilise le mot « coran », ce qui rend son affirmation apparemment anodine (les musulmans se soumettent effectivement au Coran), mais il affirme que pour les musulmans, celui-ci remplace le Code civil. Il évoque donc la loi qui découle du coran, donc la charia, cette « épouvantable » série de règles archaïques que le citoyen mal informé identifie d’abord aux sévices corporels, lapidations, mains coupées, pendaison, etc.

Il dit « le Coran » sachant que l’on comprend « la charia »et les sévices qu’elle évoque

En une phrase, passée inaperçue tant elle semble banale, le « penseur » Éric Zemmour fait l’amalgame entre ceux d’entre les musulmans qui considèrent le Coran comme la loi et ceux qui pensent le contraire ou qui s’en fichent éperdument. Non, seulement, ce n’est pas une analyse (ou alors, si mauvaise qu’elle ne mérite même pas d’être diffusée), mais ce postulat de départ montre encore que Zemmour ne s’intéresse ni aux faits ni aux sujets qu’il traite.

Pour les faits, c’est Z comme zéro.
Ainsi, lors d’un sondage CSA de 2008 publié par Le Figaro, 75 % des musulmans de France interrogés se disaient favorables à la laïcité et à la séparation des églises et de l’État. Quant à appliquer « leur » code civil, la charia, seuls 17 % jugeaient qu’elle devait « être appliquée intégralement quel que soit le pays où l’on vit. » Autrement dit, l’idée que (tous) les musulmans considèrent le Coran comme leur code civil ne repose pas sur un constat factuel. C’est là que le chroniqueur dévoile sa xénophobie : partant d’un postulat faux, il bidouille une analyse fantasmatique.

Notez que le sondage CSA omet lui-même une question fondamentale : pour cette minorité de musulmans qui voudraient l’application intégrale de la charia, viserait-elle tous les citoyens ou uniquement aux musulmans ? Dans une étude internationale de PEW sur l’opinion musulmane, 56 % des Tunisiens interrogés se disent favorables à l’application de la charia comme loi officielle dans leur pays. Ça fait froid dans le dos. Mais seuls 40 % d‘entre eux trouvent qu’elle devrait s’appliquer aux non-musulmans ! Autrement dit, seuls 22,4 % des Tunisiens sont pour une imposition de la charia à tous. Même dans le pays où on y est le plus favorable, l’Afghanistan (99 % de procharia), 37 % sont encore opposés à son application à tous. Quant à la sévérité, 44 % des Tunisiens favorables à la charia considèrent que les châtiments corporels (flagellation, lapidation des adultérins) qui y sont décrits devraient être appliqués, soit un peu plus d’un quart de l’ensemble des Tunisiens interrogés.

Oui, il y a un quart de sadiques en Tunisie. Ce qui signifie aussi que plus de 70 % ne le sont pas ! Mais surtout, ceci montre que la charia n’est pas un tout et que l’opinion musulmane, même dans les pays musulmans, est extrêmement variée.

J’ai choisi la Tunisie parce que c’est un des pays d’immigration vers la France et que l’Algérie n’est pas reprise dans l’étude PEW. Le Maroc est plus rétrograde. On y trouve 83 % d’opinions favorables à la charia, mais 60 % de ses partisans sont contre son application aux non-musulmans. Là encore, seul un tiers des Marocains voudraient appliquer la charia à tous. À noter que plus de la moitié de ceux-ci considèrent que la charia est déjà appliquée au Maroc ! Voilà pour deux pays d’origine de musulmans français. Et ces derniers ont une vision bien plus progressiste de l’islam.

Seuls 3 % des musulmans d’Albanie sont favorables à une charia appliquée à tous.

Mais si l’on voulait soutenir un islam européen, plutôt que de faire croire que tous les musulmans ont la même vision, on irait déjà examiner la situation au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine ou en Albanie, et l’on tomberait sur un constat similaire à celui que le CSA fait en France : ils ne sont que 12 % (Albanie) à 20 % (Kosovo) à réclamer la charia, et de 3 à 6 % à vouloir l’appliquer à tous. Ce qui montre aussi que l’environnement est une donnée fondamentale.

Zemmour met la charia avant les beaufs.
Zemmour aurait pu s’intéresser aussi à la contradiction qui ressort de tels chiffres : vouloir que l’État applique la charia, mais uniquement pour les musulmans, implique deux codes civils. Il aurait aussi pu creuser un peu la question et tenter de savoir comment un musulman pieux (ce que tous ne sont pas, très loin de là) vit la législation du pays où il vit. Cela lui aurait permis de travailler sa critique. Car le Coran lui-même limite sa propre application. Vivre dans un pays qui n’applique pas la charia implique pour le musulman qu’il se soumette à ses lois, dès lors qu’il a signé un contrat avec ce pays en acceptant sa citoyenneté. Et en islam, tout contrat doit être scrupuleusement respecté.

Même si ce pays lui impose de faire une chose en principe interdite par le Coran — ce qui s’appelle une contrainte ou ikrah —, le musulman doit s’y plier. Le site maison-islam.com donne l’exemple des assurances obligatoires. Le Coran interdit les assurances commerciales. Cela signifie-t-il que les musulmans n’ont pas le droit de contracter une assurance auto, obligatoire en France ? Absolument pas : il doit au contraire se plier à l’obligation légale de contracter une assurance auto. Mais il doit garder conscience du fait qu’il s’agit d’un péché, et se contenter de prendre l’assurance minimum obligatoire. On trouvera le même genre de raisonnement dans beaucoup d’autres religions, dont le christianisme.

Ce qui n’empêche probablement pas de nombreux musulmans français de prendre des assurances plus étendues, en se basant, par exemple, sur la nécessité absolue, que chaque fidèle peut interpréter à sa façon. Ainsi, s’il considère qu’il n’est pas en mesure de payer les frais médicaux éventuels d’un passager blessé, il peut considérer absolument nécessaire d’étendre son assurance à la protection des passagers.

La phrase d’Éric Zemmour ne repose pas sur les faits, mais sur son propre fantasme. En affirmant que les musulmans (donc, tous) fonctionnent selon une logique incompatible avec la République, il suggère qu’ils n’ont pas leur place en France. C’est probablement son but. Il crée le narratif dont il a besoin pour pouvoir ensuite tirer une conclusion qui paraît logique : les Français vont finir par expulser tous les musulmans !

Le fond de sa pensée se révèle plus loin dans l’article, où il explique que les musulmans doivent vivre à la française. Et il explique que « cela signifie donner des noms français à ses enfants, être monogame, s’habiller à la française, manger à la française, du fromage par exemple. [Faire la fête] dans les cafés, draguer les filles […] ».

Un ton qui détonnerait chez les Teutons
Cette phrase, probablement dite sur le ton désabusé habituel du zorro de la souche française, passerait en radio sans trop de problèmes. C’est gros, mais bon, c’est provoc, et la provoc, c’est séduisant dans l’Hexagone.

Elle est pourtant du même tonneau que ce que les leaders de PEGIDA, le nouveau groupement raciste allemand noyauté par les néonazis, hurlent à la tribune quand quinze mille Germains descendent dans la rue pour appeler au départ des musulmans. En Allemagne, ce genre de phrase provoque une indignation généralisée. En France, on se demande si l’auteur n’est pas un futur candidat au Panthéon, un polémiste du niveau de Charles Maurras. Mais même là, Zemmour déçoit. Il n’a ni la puissance de théoricien du nationaliste xénophobe de l’entre-deux-guerres, ni même son talent d’écriture. Il n’en a que la rage ultrafrançaise. Quand l’intelligentsia allemande a tiré les leçons de la Guerre, l’intelligentsia française souffre d’une obsession morbide, suicidaire, et soutient implicitement la présence sur les ondes d’un produit dérivé de l’Action française.

Cela dit, Zemmour est talentueux en matière de manipulation et cette dernière phrase le montre : le mélange des genres est impressionnant. Il met sur le même plan le choix du nom des enfants et la polygamie. Or, si beaucoup de Reubeus donnent des noms musulmans à leur progéniture (comme beaucoup de juifs donnent des noms juifs, ou des Bretons, des noms celtiques, et qui songerait à le leur reprocher ? Quelle liberté Zemmour autorise-t-il aux autres ?), la polygamie est rarissime chez les musulmans français. Même au Maroc, il faut se lever tôt pour trouver un polygame : selon Slate Afrique, ils seraient impliqués dans 0,31 % des mariages conclus en 2009, par exemple. Même si ce sont là des chiffres officiels, ça donne une idée du peu d’engouement pour la multiplication des femmes. On les comprend, gérer une épouse est déjà suffisamment compliqué comme ça (non, eh, je plaisante) (quoique).

En France, la plupart des (rares) polygames seraient mandingues, une ethnie africaine principalement musulmane. Mais relativement peu nombreuse. Alors, pourquoi insister sur la monogamie, sachant que la très large majorité des musulmans français la respectent ?

Il y a ensuite un bel exemple d’hypocrisie. Zemmour voudrait que les musulmans mangent « à la française ». Du petit salé, du boudin, de l’andouillette, du jambon, de la côte de porc. Que nenni : il prend pour exemple « du fromage ». Curieux, non ? Comme si les musulmans ne mangeaient pas de fromage !

Kacher ce porc que Z ne saurait voir.
Il faut dire que s’il insistait trop sur le porc, il aurait du mal à expliquer pourquoi il n’exige pas aussi des juifs qu’ils « mangent à la française ». Un juif pratiquant n’a pas le droit de manger un steak accompagné d’une sauce crème, la cacherout l’interdit. Bref, un juif pratiquant ne mangera jamais « à la française » et il a doublement raison : d’abord, les falafels, c’est délicieux, ensuite, la liberté religieuse est l’une des grandes valeurs européennes qui donnent le niveau de « notre » civilisation.

Autre phrase de l’article : « Ils vivent entre eux, dans les banlieues. Les Français ont été contraints de s’en aller. » Encore deux approximations qui ne correspondent pas à la réalité (ou très partiellement) et l’insinuation très chic que là où il y a des musulmans, les « Français » n’ont pas droit de cité. Gonflé, il va ensuite se plaindre qu’on l’a mal compris : les Français, c’est tous ceux qui ont la nationalité française, dit-il sur RTL pour se défendre de toute xénophobie. Aurait-il omis dans son interview de parler de « Français de souche » ou « de Français autochtones » ?

Coluche n’aurait fait qu’une bouchée de cette confusion : pour Zemmour, le lundi, tous les Français sont français, mais le vendredi, certains Français sont plus français que les autres. 

Ces quelques exemples vous auront, je l’espère, convaincu-e qu’Éric Zemmour n’apporte rien de particulièrement intéressant au débat public, sinon des poncifs, des approximations, des amalgames, et une belle dose de cette hypocrisie qui lui a permis de s’en tirer presque chaque fois qu’il a été attaqué — du moins jusqu’ici — si l’on excepte sa condamnation pour avoir affirmé que les dealers étaient soit noirs, soit arabes.

Pas d’Ali au pays des Brandon !
Lui reprochant d’avoir usé de cette surreprésentation ethnique chez les narcotraficoteurs de banlieue pour justifier les contrôles au faciès, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait en outre jugé que d’autres propos, où il justifiait la discrimination à l’embauche, légitimaient une pratique illégale en la présentant comme licite et qu’il avait, de ce fait « dépassé les limites autorisées du droit à la liberté d’expression », d’autant que Zemmour était « un professionnel des médias et de l’expression » et qu’il « revendique la maîtrise des mots ».

C’est étrange, ensuite, de constater qu’à droite, l’on ne tienne absolument pas compte d’une décision de justice (alors que je pensais que la droite était justement plus revendicative en matière d’ordre public) et qu’à gauche, l’on confonde encore liberté d’expression et droit d’incitation à la haine d’autrui.

Parce qu’en brandissant l’incapacité « des » musulmans à « s’intégrer » en France, en exigeant d’eux qu’ils donnent des prénoms français quand les « Français de souche » donnent naissance à des Kevin ou à des Shakiras sans que ça ne lui pose problème, il insuffle, chronique après chronique, interview après interview, le venin de la xénophobie plus sûrement que tout le Front national réuni. Haïssez, haïssez, il en restera toujours quelque chose !

En défendant sa présence sur les ondes au détriment de la liberté éditoriale, en hurlant bêtement à la censure ou carrément au « bûcher », une certaine intelligentsia française, en mal de combats dreyfusards, a apparemment décidé de donner raison à Zemmour : il y a bien un suicide français. Mais ce n’est pas celui des valeurs, c’est celui de l’intelligence.

Ou comme Desproges aurait pu le dire au Tribunal des flagrants Délires : on peut débattre de tout, mais pas avec n’importe qui.



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255 réponses

  1. Hier, Zemmour s’est fait lourder.

    Hier, un type est entré dans un commissariat en France, il a crié allahouakhbar, et puis il a tiré sur trois policiers. #lafotalasociete

    Encore un qui a abusé de chocolat Lindt.

    Le vrai scandale, c’est que les bobos et les salafistes étaient bien d’accord pour maintenir Nabila en taule, contre toute jurisprudence, parce qu’elle a un genre qui ne plait pas à leur mégère. Aujourd’hui, ils se déchaînent via les réseaux sociaux pour la flinguer. Elle reçoit le soutien de petites gens qu’elle fait rêver, dans la mesure de ses moyens. C’est quoi encore son crime ? Ah oui, elle n’est pas morale. C’est une mauvaise musulmane.

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    • Bienvenue dans l’ère de la justice-spectacle et du spectacle-justice. On leur dit ce qu’il advient des bœufs-tigres et des procs du salut public, à nos avançistes qui réclament une tête toutes les semaines ?

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    • Pas tiré, au couteau. Et il est entré en criant allahouakbar, qu’il a continué à crier jusqu’à son dernier souffle, puisqu’il s’est fait tuer. Valls a promis la plus grande sévérité de l’État. Est-ce bien moral de poursuivre un mort ?

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      • Enfin, maintenant que Zemmour est lourdé, le vivre-ensemble va faire un saut qualitatif. Joyeux Daech de fin d’année de l’Hégire ! Et bon 11 Nivôse !

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      • Thumbs down ? Bon, puisque c’est comme cela, je vais faire l’éloge de Nabila, martyr de la république.

        J’en ai marre de vos provocations de chaisières ! Mais marre !

        Tout d’abord, elle a fait l’éloge de la tolérance de la société française, et de celle de l’Église, qui ne l’oblige pas à aller à la Messe ni à se couvrir. C’est assez rare pour mes oreilles de catholiques pour que je l’aie immédiatement noté dans un petit coin de ma cervelle.

        Deuxièmement, c’est la personne la plus détestée de France. Or, il y a, dans mon éducation catholique, quelque chose qui me pousse spontanément à me porter au secours des ravissantes idiotes qui se sont mises dans des mauvais pas, genre lapidation par une bande de philistins moralisateurs.

        Troisièmement, le public a pris spontanément parti pour son agresseur. Une « rebeu » que l’on séquestre, normal. Une jeune femme musulmane qui se défend contre un bodybuildé avec un couteau de table (le couteau à beur ?), et c’est DAECH qui joue les sirènes.

        Quatrièmement, elle a été l’objet d’une procédure tout à fait exceptionnelle. Dans l’immense majorité des cas, lorsque la « victime » refuse de porter plainte, lorsqu’il est évident qu’il s’agit d’une dispute et que la personne la plus faible faisait l’objet d’une séquestration, avec « kidnapping » de son téléphone, l’agresseur est immédiatement relâché et ce genre d’affaire se règle, s’il y a plainte, par de simples dommages et intérêts. Mais là, non. Voyez-vous, elle nous a menti, à vous, à moi, au juge et à Closer : crime des crimes. On nous cache tout, on nous dit rien. Il se pourrait même que ce morceau de chair appétissante* ait un embryon de vie privée, loin des caméras (qui l’adooorent, qui la mangeraient toute crue) de la télé-réalité. Sacrilège ! Transparence ! Elle a donc fait cinq semaines de taule pour satisfaire un public avide de ragots et une justice qui voulait l’impressionner. Et accessoirement, pour des prunes. Cela fait longtemps que cette affaire est complètement partie en sucette, si je puis me permettre, mais nous avons laissé faire, trop content de stigmatiser, d’humilier une jeune femme « de mauvaise vie ».

        Cinquièmement, les ricaneurs se moquent de son inculture, sans doute pour faire croire qu’ils sont cultivés. Ce ne sont pas tellement les rois et les reines des connes, le problème, c’est l’immensité de leur aréopage. Pour jouer les ravissantes idiotes, les ingénues, il faut un certain cran, un minimum de cervelle. Elle admet sans détour son ignorance, et déclare à qui veut l’entendre qu’elle souhaite s’améliorer (un peu comme Sarkozy, mais en plus sincère, probablement). Quelles étaient ses chances d’être cultivée, vu son milieu d’origine ? Zéro. Et dès qu’elle en a la possibilité, elle s’informe, elle s’intéresse.

        Sixièmement, si on voudrait en faire une musulmane intégriste, on ne s’y prendrait pas autrement. Le nombre de vertus retapées chez les dames sur le retour, c’est affreux. On a plombé un rossignol.

        *pour le public, soyons clair. Elle ne correspond pas physiquement à ce que j’apprécie le plus.

        En France, les provocations gouvernementales continuent. Hollande a dit qu’il ne fallait pas avoir peur. Immédiatement, un vent de panique a soufflé sur l’Hexagone. #tousauxabribus

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  2. « Mais le pompon, c’est quand il affirmait que les Flamands « se servent de l’américain des affaires » pour combattre la langue française. »

    Pour une fois que Zemmour a raison, pourquoi le fustiger ? Vous connaissez la Belgique, Marcel ? Et Bruxelles ? Vous y êtes déjà allé ?

    (Signé) B-Fast, B-Post, Child Focus, BECI, Civil Protection, Bozar Music, Brussels Airlines… et même Belgian Royal Palace! (Liste non exhaustive)

    Chanter « Z’aime Mour » mour, mour, mour…, soit. Mais faites gaffe Marcel! A singer les grands de ce monde, on se prend vite les pieds dans le tapis…

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    • Je vis à Bruxelles et je suis les mouvements flamands depuis plusieurs années, avec plusieurs essais à l’appui.

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      • J’ose penser que HACHIVILLE plaisantait, Marcel, sans totalement savoir ce qu’il disait…

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      • ou/où HACHIVILLE ne plaisante pas en homme d’affaire(businessman) en affaire à bxxxl, que c’est la seule fois que zem ne se trompe pas sur un poncif qui ne concerne pas seulement bxl, ça donne le niveau de zem lorsqu’on sait que c’est le seul truc plus ou moins pertinent sur la belgique que ce parisien limité ait pu dire sur nous

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    • Hachiville, vous n’êtes pas savoir qu’en Belgique il y a des ‘taal wetten’!? Ou lois linguistiques! Tout vos jolies exemples sont des sociétés d’états ou à forte présence étatique. Donc quand c’est Belge, ou on donnent deux noms au brol que l’on crée un flamouche et l’autre en fransquillon ou on simplifie en on donnent un nom en anglais! Après vos exemples ne sont pas tous très réglos. Le Palais Royal, ce dis et ce nomme encore toujours en trois langues voir plus, la protection civil (euh…) et Bozar n’est pas anglais mais un zinneke (mélange de néerlandais et de français)! Mr Hachiville, connaissez vous la Belgique? Êtes vous déjà êtes à Bxl?

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    • Tant mieux. L’anglais est une langue pragmatique, directe, mondiale, et en tant que francophone, j’aime l’utiliser pour les affaires car elle est un véhicule excellent pour être certain que tous se comprennent.

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  3. Ca fait plaisir de lire ça. Se voir infliger le discours omniprésent des Zemmour et apparentés est déjà pénible (et ça va continuer car si nul ne sait jusque quand RTL va continuer à le tolérer sur son antenne, Le Figaro ne risque pas de le priver de sa chronique). Mais plus irritant encore sont les éloges que lui font ses critiques. Rares sont ceux parmi ceux qui le critiquent qui ne croient pas indispensable de préciser qu’on ne peut nier qu’il soit « cultivé et intelligent ». La personne, je ne sais. Mais, sans parler même de sa malhonnêteté, son propos est d’une insondable stupidité, tant par le fond que par la forme, et ses accumulations de citations tronquées et dénaturées dont il use et abuse pour faire taire ou rabaisser ses interlocuteurs ne saurait en aucun cas passer pour de l’érudition.

    Que les commentateurs l’érigent en intellectuel en dit effectivement long sur leurs dérives. Ce n’est pas neuf cependant… qu’on pense que Bernard Henri Lévy, qui n’est finalement qu’un créateur d’événements médiatiques, représente l’archétype du philosophe pour les Français et qu’un Finkielkraut est nommé immortel pour un bouquin dont seule l’érudition le sépare du torchon de Zemmour. Au pays des Sartre, Camus, Deleuze ou Levy Strauss…

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    • « son propos est d’une insondable stupidité »

      C’est vrai que son anti-libéralisme, son anti-américanisme, son anti-européanisme, son nationalisme, sont pompants.

      Par contre, lorsqu’il dit qu’il y a un éléphant islamiste dans la pièce, il rejoint 80% des français (qui pensent mal ; Ubu-Hollande va donc dissoudre le peuple, avec les encouragements de la gauche*).

      Il joue aussi sur du velours lorsqu’il dénonce un énorme malaise civilisationnel. Le meurtre du père, la fraternité égalitaire enragée, et bientôt, la guerre de tous contre tous. Coucou, Sigmund !

      *Ils ont intérêt à faire beaucoup de bruit pour convaincre qu’ils ne sont pas tout seuls. À force de cliver pour régner, on se trouve bientôt tout seul.

      En fait de stupidité, il paraît que ceux qui voient des cons partout …

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      • Vous voyez, moi je parlais de la stupidité d’un propos, non pas d’une personne. Vous, par un moyen à peine subtil, me traitez de con.

        Voila, voila, sans même parler du fait que, comme d’habitude, vous en profitiez pour placer une saillie islamophobe à n’importe quel propos, votre attaque personnelle clot cette conversation avant même qu’elle ne commence.

        Bonjour chez vous.

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        • Alors, dire que 80% des Français pensent que la culture et la religion islamique posent problème, dans leur pays, c’est une saillie islamophobe. Mais vous avez raison, suis-je bête ! C’est eux le problème ! Il faut les moderniser, les atomiser, bien leur faire sentir qu’ils n’ont plus rien à dire dans leur pays, qui va, sans eux, dans une marche triomphante, vers un futur véritablement moderne et islamique !

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        • @Pfff : Votre rhétorique haineuse à l’égard des musulmans, et dont transparait régulièrement une petite saillie trahissant vos motivations xénophobes, me fatiguent. Vous êtes au-delà de toute raison. Et votre rhétorique ne représente nullement 80% des Français. Les équivalents politiques de Zemmour font 20% des suffrages exprimés. Autant dire que vous ne représentez qu’une petite minorité qui hurle sans fin. A en saturer le débat public. Qui pose effectivement, et a toujours posé, problème.

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        • Est-ce qu’une immense, un écrasante (pour vous) majorité des français pensent que l’Islam est un problème en France ? Oui ou non.

          Votre petit ton moral m’excède, mais je suis d’une patience infinie, c’est la moindre de mes vertus. Je me dis surtout que ce n’est pas de votre faute ; vos mauvaises fréquentations gauchistes vous ont sans doute convaincu que c’était acceptable.

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        • La xénophobie, parlons-en. C’est facile : il y les étrangers, les méchants et ceux qui la ferment.

          Avons-nous, en tant qu’Européens, le droit de choisir dans quel type de société nous voulons vivre, ou devons-nous assister, muets, à la disparition de notre mode de vie, remplacé par un mode de vie complètement différent et résolument hostile à notre civilisation ?

          On ne parlera même pas de Bruxelles, où c’est plié. Je vois des tas de Brusseleir, émigrés intérieurs, qui n’avaient sans doute pas prévu ce malheur dans leur existence, s’installer par chez moi, pas vraiment convaincus par la richesse du multiculturalisme, car zéro multiplié par zéro, cela fera toujours la tête à toto. Pourquoi nous infligeons-nous cela ? Ai-je au moins le droit (vous avez toujours vos droits de l’homme à la bouche, qui valent Sésame) de ne pas souhaiter pour ma ville le destin misérable de Bruxelles (heureusement qu’il y a la Capitale de l’Europe, pour se dorer un peu la pilule) ?

          Cela n’enlève rien du tout à l’hospitalité dont nous devons faire preuve vis-à-vis des immigrés qui sont là, au nom de notre civilisation, ou de la simple humanité.

          Alors, la xénophobie, la haine de l’étranger, non.

          Mais changer radicalement de société, au profit d’une société qui nous est hostile (par nature, par histoire, et non par choix : personne n’a le pouvoir de modifier l’Islam), non plus.

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    • Sartre était intelligent. C’est un fait.

      C’était également une fine ordure.

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      • Je ne sais si Sartre était une ordure ou non, je dois avouer l’avoir peu fréquenté…

        Mais tel n’était pas mon propos. Si je n’adhère pas à la plupart de ses thèses et peut regretter certains de ses actes, je lui reconnais une qualité et une rigueur de raisonnement remarquables. Et si ses romans m’emm…, j’ai plaisir à lire ses pièces de théâtre et ses essais.

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        • Quand, artiste bien peinard au chaud, suivant le modèle et précepte « Moi, Marx, je me suis toujours abstenu d’être marxiste dans ma propre existence », d’essence, extraction et existence bourgeoise parigo de la plus belle espèce, on soutient jusqu’à son dernier souffle un régime qui a envoyé des millions de gens à la mort, un régime qui en matière d’intellect poussait l’absurde jusqu’à instituer un organisme baptisé Union des Compositeurs soviétiques dont le président-apparatchik nullissime comme il se doit avait réussi à décréter que l’intervalle de neuvième était un « intervalle dissident », contexte invraisemblable contraignant de vrais génies comme Prokofiev ou Shostakovitch à comparaître et faire amende honorable, voire à s’exiler… en France ou à réécrire leurs partitions (Soljenitsyne illustrant la situation encore plus « précaire » des écrivains…), alors là, oui, franchement on n’est pas vraiment un type très recommandable.

          Il écrivait bien. C’est un fait. Céline aussi. Ils allaient bien ensemble, finalement. Dans un pays où on pouvait écrire n’importe quoi…

          On pouvait…

          Maintenant, même les tierces et les septièmes sont dissidentes…

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        • « Tout anti-islamiste est un chien. » c’était de lui ? « L’islamisme est un humanisme. » Je suis quasiment certain. Sans compter Genet, Saint Patron du Hamas !

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        • @moinsqueparfait : Assimiler Sartre à Céline qui était militant d’extrême-droite dans les années ’30, revendiquait sa collaboration avec le régime nazi et a fait l’éloge de l’holocauste discrédite votre propos. Vous pouvez critiquer bien des choses chez Sartre et l’interpréter comme de la malhonnêteté intellectuelle ou de l’aveuglement mais… vous pouvez le lire dans tous les sens, vous ne trouverez pas une ligne justifiant un régime concentrationnaire ni l’extermination d’un peuple.

          Sartre et Céline… je ne l’avais pas encore lue celle là…

          @Pffff : pffff

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        • Shanan,

          Céline n’était antisémite au départ. Il s’y est mis, d’une part, parce que la danseuse américaine dont il était fou l’a lâché pour un juif new-yorkais (triangle amoureux chez trois partouzeurs) et, d’autre part, parce que sa misanthropie naturelle l’avait tellement mis à part, que l’antisémitisme était pour lui une façon de renouer avec l’humanité (on peut toujours compter sur l’antisémitisme de l’humanité).

          Muray a écrit un livre que je n’ai pas lu dans lequel il démontre que Céline, en le cachant bien, était surtout férocement anti-chrétien (comme une certaine petite moustache d’Outre-Rhin). Je n’ai pas lu ce livre, mais il en parle dans ses autres livres. Il montre aussi qu’on ne peut pas raisonnablement dissocier le pamphlétaire abject de l’immense écrivain.

          À la fin de la guerre, alors qu’il était prisonnier en Scandinavie, un juif américain est venu à son secours. Il en a évidemment profité un maximum pour sauver sa tête, et surtout son oeuvre qui comptait beaucoup plus pour lui. Avant que cela pète, la nature de Céline reprenant immanquablement et toujours le dessus.

          Par ailleurs, il était anar de gauche, évidemment.

          Sartre ne pouvait ignorer la nature criminelle (plus criminelle que le nazisme, au final) du régime qu’il soutenait. Ne serait-ce parce que Céline, Gide avaient publié leurs retours d’URSS (les écrivains français étaient invités en URSS – la plupart en revenaient « idiots utiles » comme aurait dit Lénine). L’URSS a essayé de mettre la main sur Céline après la publication du Voyage.

          Sartre l’a fait en conscience, en dissimulant, occultant ce qu’il savait. En attaquant, les témoignages qui risquaient de le mettre à jour.

          Dans ses vieux jours, il a essayé de faire un fin : les boat people, la conversion au judaïsme.

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        • Et Sartre n’était pas communiste sans doute?

          Il est vrai que pour l’un et apparemment pour vous, je crois, il y avait les « bons camps » en Sibérie et les « mauvais camps » en Allemagne.

          Alors quand l’un est extrémiste de gauche, on peut retenir ses qualités intellectuelles mais quand c’est un extrémiste de droite, ça ne vaut pas?

          Vous me prenez pour un imbécile ou quoi? Dites-le tout de suite au lieu d’affirmer comme ça que « ça discrédite mon propos ».

          Il n’y a rien de discrédité du tout. Sartre et toute une clique d’intellectuels français ont soutenu jusqu’à la fin le communisme (stalinien et autre) en pleine connaissance de cause et sans le moindre égard pour les ravages qu’il a provoqués, ce qui les classe exactement au même niveau de moralité que les intellos de l’autre extrême.

          C’est vous qui niez des évidences.

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        • Il ne faut pas prendre les gens pour des sots non plus, Shanan Khairi.

          Tout le monde sait que Sartre était communiste et a soutenu le communisme et toutes ses horreurs.

          Ca peut paraître incroyable en Belgique car même à l’ULB et à l’Ulg (on passe évidement l’UCL), on n’a jamais connu cette complaisance envers le communisme mais dans des facs françaises d’économie, de philosophie, de sociologie, histoire, sciences po’, etc. cataloguées comme de tout premier choix, jusque dans les années 1980, des gens ont enseigné en vantant les mérites du communisme et en niant toutes ses horreurs, en pratiquant un vrai lavage de cerveau avec l’accord des autorités académiques.

          C’est une des causes de la haine profonde que voue le FN canal historique à De Gaulle, Pompidou, VGC et leurs suiveurs (mêmes des socialistes les haïssent pour ça) -hormis la question algérienne-: ils ont bâillonné l’extrême droite tout en tolérant des supporters de Pol-Pot et de Mao comme profs d’unif, cadres dans la haute fonction publique et autres faiseurs d’opinion. C’est de ce vivier de communos de salon que sont issues les plus belles resucées de marxisme prêt à porter qui irritent la France d’en bas.

          On n’imagine pas, dans un autre registre, à quel point en France on a laissé les psychanalystes monopoliser la doctrine en psychologie en écartant de manière purement militante et sectaire tous les tenants des autres approches, une nouvelle fois avec l’appui de tout ce qui compte en matière de bien-pensance parigote et de programmation d’émissions de télé et publications de fabrication de l’opinion bien-pensante.

          On ne mesure pas à quel point ce qu’on identifie ici comme la France (à savoir le parisianisme, qui existe aussi les beaux quartiers de Lyon, Bordeaux ou même Lille: le paradoxe est que souvent les parisianistes ne sont pas parisiens de souche, ni même parisiens tout court) n’est PAS la France et à quel point la France d’en bas ne veut PAS d’eux.

          Cette polarisation est une constante dans l’histoire française. La propension de la bien-pensance parisianiste et de toutes ses chapelles à s’imaginer qu’elles délivrent une parole universelle alors qu’elle ne représentent même pas un tiers de la France a toujours été extraordinaire.

          Alors, il y a toujours de grandes surprises qui reviennent épisodiquement: Mitterrand qui se prend un million de manifestants dans la tronche quand il croyait faire son sort en douce à l’enseignement catholique, la Manif pour presque tous qui arrive à regrouper dans une même manif des islamistes, des militants du Fn et des mémés avec chapelet remontées du fin d’on sait où…

          Evidemment dans un pays comme la Belgique, les choses sont toujours beaucoup plus simple. Nous avons des penseurs de beaucoup plus haute tenue: Di Rupo, Milquet, Onkelinx, Michel père, fils et sans doute un jour petit-fils, Maingain (apparemment, Moureaux a été exclu du club)… plus leurs experts attitrés (Pagano, etc.) et les accessoires du pouvoir (FEB, UCM et syndicats)… Tous ces gens étant parfaitement « représentatifs » (puisqu’on nous l’a dit et qu’on ne rouspète de toute façon jamais), ils sont là tous les dimanches à l’affiche depuis 30 ans au moins.

          Pas de place pour des Zemmour ici. Ici, on ne pense pas, on ne débat pas. Ici, on croit et on sait.

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        • « Il est vrai que pour l’un et apparemment pour vous, je crois, il y avait les « bons camps » en Sibérie et les « mauvais camps » en Allemagne. »

          Pouvez vous citer un de mes propos, ici ou ailleurs, qui soutiendrait que les goulags étaient « de bons camps » ? Non. Jamais. Parce que j’ai n’ai jamais rien soutenu de tel.

          Votre assimilation de Sartre à Céline décrédibilisait votre propos disais-je. L’accusation purement gratuite que vous venez de me faire ravale quant à lui votre propos à l’ignominie.

          Du coups, n’ayant aucune envie de m’abaisser à vous répondre sur le même mode, vous me pardonnerez de n’avoir aucune envie de répondre à votre logorrhée qui le suit.

          Adios.

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        • Et Shanan Khairi, dans sa traque interminable aux fachos…

          De saisir un élément qu’il qualifie de « disqualifiant’,

          Ce qui -toujours incontestablement- lui permet d’établir souverainement la disqualification,

          Et d’ainsi poursuivre sa traque en n’ayant jamais répondu à rien,

          Procédé habituel…

          Certains contestent qu’on soit allé sur la Lune. Certains contestent donc que Sartre fût communiste et même que l’URSS ait entretenu des camps de concentration. Personne ne conteste que Sartre ait été communiste et ait soutenu l’URSS et que lui et d’autres aient eu pignon sur rue jusque dans les universités françaises, et surtout pas les intéressés qui le revendiquaient eux-mêmes.

          Shanan conteste cela. Soit.

          Certains sont très ennuyés que les 3/4 au moins des communistes désillusionnés se retrouvent maintenant au FN, mais c’est pourtant comme ça. Certains (y compris au FN au passage, mais pas pour les mêmes raisons) sont très ennuyés par la présence d’homosexuels dans les rangs du parti et même des cadres car ça brise l’équation homosexuel= modèle et combattant naturel du patriarcat bourgeois= forcément ouvert d’esprit=forcément « tolérant » et « pas raciste »= »engagé » (=a reçu le kit de la bien-pensance sous le sapin du solstice d’hiver et s’en sert à toutes les bonnes occasions). Eh bin non, patratras. Notez que moi, j’y vois la parfaite démonstration de la « normalité » de l’homosexuel dans le sens « caractéristique personnelle parfaitement ordinaire d’un individu qui ne permet en rien de présager quelque chose d’autres à son propos », puisque voilà la démonstration qu’on peut être homosexuel, mais borné et raciste. Mais sans nul doute, certains liront dans la simple évocation du FAIT un propos disqualifiant et sans conteste de l’homophobie.

          Toujours sous la plume de notre épouvantable idéologue facho préféré, lisons donc ceci pour en revenir à notre bon Sartre, qui a décidément pris ces derniers temps un billet aller simple pour les poubelles de l’histoire:

          http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/04/le-siecle-de-sartre_1531903_3232.html

          Dans peu de temps, ma modeste personne et pourquoi pas même Michel Onfray, nous serons « incontestablement » d’extrême droite.

          J’en ai connu pour qui même Elio Di Rupo était d’extrême droite. Ils sont mignons, finalement.

          Eux réclament qu’on fasse taire Zemmour (et un fameux paquet de monde). Moi, je demande qu’on ne fasse taire personne.

          Voilà la différence.

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        • Tiens, voila le moinsqueparfait parti en mode délire automatique… Partant de son opinion « Sartre est une ordure », il passe par un long monologue relatif à la critique de Mitterrand, du communisme, de Di Rupo, de Maingain, de Michel, de De Gaulle, la psychanalyse, j’en passe et des meilleures,… et aboutit à la défense du FN et Zemmour tout en tenant des propos incompréhensible sur l’homosexualité. Tout en me traitant d’admirateur du goulag pour avoir osé dire que Sartre n’était pas Céline. Impressionnant.

          Il est sorti du sujet depuis longtemps, raconte n’importe quoi et n’est plus qu’à peine compréhensible… et il voudrait des réponses… Que celui qui peut aider moinsqueparfait dans sa quête se manifeste. Un psychanalyste peut-être (attention, moinsqueparfait semble vous haïr par principe) ?

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        • Et une fatwa progressiste pour la trois, une. Bienvenue au club, moinsqueparfait.

          Vous vous étiez bien mis en position, avec votre pseudo. Il n’y a que des petits parfaits aux pommes, à gauche, vous l’ignoriez ? Critiquer le grand mufti de la Closerie des Lilas, ce grand lettré ! Comment osez-vous, vermisseau ?

          Shanan Khairi a ressorti le chasse-mouche d’Hussein Dey, chien d’infidèle.

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        • Mais mon pauvre Shanan, vous vous jetez dans les cordes tout seul ici comme souvent ailleurs. Vous feriez mieux d’abandonner et de descendre du ring en regardant par terre.

          Alors comme ça, on vient avec du « sortir du sujet » et blablablabla, comme ça une nouvelle fois, on ne répond pas à ce qui a été dit.

          Mais je ne suis pas hors sujet: le sujet était Zemmour et ça ne vous dérange pas du tout d’invoquer d’autres choses quand ça vous arrange.

          Vous parliez de rigueur?

          Mais bon ami: ce ne pas pas parce que je vous ai choqué ou bousculé que je suis discrédité. Vous croyez ça, mais vous vous trompez.

          Ce n’est pas parce que vous avez fait des études que les autres n’en ont pas fait. Vous croyez ça, mais vous vous trompez.

          Ce n’est pas parce que vous l’avez décrété que les autres délirent. Vous croyez ça, mais vous vous trompez.

          Vous n’est pas parce que vous ne comprenez pas quelque chose (ou faites semblant) que c’est incompréhensible.

          Votre parole ne suffit pas à établir la vérité. Vous devriez cesser de prendre les gens pour des imbéciles, ça vous aiderait.

          Vous me disiez donc, bousculé par mes opinions, qu’on ne trouverait pas une ligne de Sartre justifiant les horreurs du communisme.

          Mal vous en a pris: on en trouve des centaines, et très facilement, et notamment de sa propre bouche au discours direct.

          C’est tellement grotesque de contester cela, franchement.

          Game over.

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      • « Sartre était intelligent. C’est un fait.
        C’était également une fine ordure. »

        perso j’ai pas vos valeurs « intelligence » « égalité » « finesse » « ordure »

        zemmour ? où est sa simone? on ne naît pas con on le devient

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        • « on ne naît pas con on le devient »

          En fait, on naît con, et éventuellement, on se réalise. 🙂

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        • Uit’

          On percevra mieux votre ouverture quand vous saurez mieux communiquer l’amour profond que vous avez pour vos « très chers compatriotes wallons ».

          J’ai dans ma réserve à souvenir quelques évocations des vachers éternels du sudupéyïs exploitant honteusement le vaillant prolétariat bruksellois qui faisaient un peu tache…

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        • @moinsque’

          j’ai aussi la mémoire sélective,
          l’épouillage est un lien social quasi une religion chez les chimpanzés et je m’y prête

          j’ai pas de vache sacrée, ya des flamingants dans notre gvt « fédéral » qui sabotent tous ce que bxl peut présenter de bien et d’ouvert (vous êtes dans mes propres souvenir en phase avec ça)

          perso j’aime les wallons même les longs et les flamands même les glands
          et même s’il sont italiens pédés ou socialistes
          mais sans préférance particulière

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        • Mon prof de français de 5e-6e détestait Sartre. Il lui reprochait d’être sordide, sinistre (mais cela plaît énormément au grand public ! Y a qu’à voir Houellebecq ! Putain, ce qu’il va dérouiller, le salaud ! Je l’embrasse déjà, la tiesse di bwè), en plus d’être communiste (c’était avant la Chute du Mur, avant la Grand Parade). Il nous faisait lire Revel, à la place. Comment les démocraties finissent, par exemple, qu’on pourrait relire aujourd’hui aux lumières éblouissantes de l’islamo-fascisme.

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        • Le compte-rendu du bouquin de Houellebecq. La Libre a courageusement pris ces distances (dans un attitude que l’on qualifiera de typiquement belge, non sans dégoût) en reproduisant tout ce qu’il y avait de plus dégueulasse à dire sur Houellebecq. Que penser du journaliste qui a reproduit les propos de sa dépotoir de mère ? Que lui souhaiter pour l’an neuf ? Un islamiste dans l’année ?

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        • Quelle finesse.

          C’est là qu’on se dit : heureusement que nous avons la grande kultuur bruxsellouaze à proximité pour nous élever.

          MDR

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        • Tiens, Piketty, Marx 2.0, refuse la légion d’honneur. « Ce n’est pas au gouvernement à dire qui est honorable. » La gauche, la presse (c’est la même chose) s’étranglent d’émotion. Le sauveur est parmi nous (ou, toute l’ostentation qu’il y a à refuser les décorations et le faire savoir- Jean Cau, si tu m’entends – Jean Cau, parrain littéraire du prix Nobel de littérature, qui est un garçon bien élevé, comme par hasard).

          Mais quand le ministre de l’Intérieur et un Premier ministre en exercice en appellent à la meute contre un citoyen qui n’a pas l’honneur de penser comme eux, là, les journaleux n’ont plus aucun problème moral.

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  4. Een hele lange tekst, en je bent nog zijn grootste misdaad vergeten: hij verkoopt op 1 week meer boeken dan de totale oplage van al jouw werkjes.

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    • Alors, on tombe le masque à la NVa ? On n’est plus libéral ? On est partisan de l’étatisme ? Honnêtement, je préfère cela. J’en avait un peu marre que vous prétendiez être libéraux socio-conservateurs, quand vous n’êtes qu’une bande de nationalistes réactionnaires petit-bourgeois (et idolâtres en plus) !

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    • Ha le bel argument! Ainsi, par exemple, en 1939, le libre le plus lu en Allemagne était….

      Les généralisations sont toujours TRÈS dangereuses: quantité n’est pas TOUJOURS qualité, LIRE n’est pas toujours APPROUVER…

      …et faire le plus de bruit n’est pas avoir raison…

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      • « Ainsi, par exemple, en 1939, le libre le plus lu en Allemagne était…. »

        Argument de Cohn-Bendit, qui est assez allemand pour savoir que la possession du petit livre brun était obligatoire.

        Personne n’a obligé qui que ce soit à acheter le livre de Zemmour.

        Donc, les français, en 2014, sont plus nazi que les allemands début 1939.

        Argument qui va être immédiatement repris par les belgicains sous la forme, « dans le fond, les flamingants sont des gens très modernes, ma petite waalse caille. »

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    • En effet, C’est un peu ce que j’écrivais dans un autre environnement plus français.
      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/il-faut-deporter-zemmour-161070#forum4195687
      C’est un peu un dilemme à notre époque quand il faut décider de parler ou de se taire pour ne pas faire de pub supplémentaire.

      Joyeux Noël, Marcel et à vos interlocuteurs….

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  5. Je reviens sur le début du texte, quid si un ouvrier d’Audi dit du mal de sa marque en public et que l’entreprise décide de le licencier? Généraliser est toujours dangereux.

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  6. Enfin une analyse intelligente et juste du phénomène! Et ô combien rare!!! Rien à ajouter, si ce n’est merci!

    A ma connaissance, la seule à avoir, jusqu’ici, cerné assez pertinemment la prose de cet idéologue des beaufs, est Mazarine Pingeot.
    Mais je ne lis pas tout ce qui s’écrit sur Zemmour, j’avoue… Et vous le comprendrez! 😉

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1273944-mazarine-pingeot-vs-eric-zemmour-sur-france-5-elle-a-reussi-a-demasquer-le-polemiste.html

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    • Zemmour est un partisan du viol. Zemmour demande la déportation des musulmans. Et si on ne vous croit pas, et qu’on trouve le procédé plutôt répugnant, c’est bof ?

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      • Vous n’avez pas lu le texte ou vous êtes intentionnellement de mauvaise foi?
        Ce qu’on reproche ici à Z n’est justement pas de « demander la déportation des musulmans » mais de présenter comme quasi inéluctable que la « Nation française » devra bien finir par y avoir recours, vu que « Les musulmans ont leur propre code civil: le coran ». C’est cette affirmation là qui est condamnable, par son attribution à une population entière d’un caractère commun et pégoratif (définition canonique du racisme), pas l’appel à la déportation dont il s’est bien gardé de le formuler lui-même.

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      • zemmour demande juste qu’on l’aime, c’est pathétique et dieudonnesque, d’autant plus qu’il dit à qui veut l’entendre qu’il n’en a rien à foutre qu’on l’aime, parce qu’on lui prendra pas sa liberté depensée

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  7. Le problème est que quand on a présenté en prrrraaaaïme taïme, et pendant des décennies, des penseurs qui ont soutenu l’Union soviétique jusqu’à leur dernier souffle et ont refusé de condamner les exactions de Pol-Pot, il est difficile de prétendre « défendre la démocratie » en condamnant Zemmour au silence.

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    • Je n’ai pas condamné Zemmour au silence et je ne le souviens pas des penseurs qui ont soutenu l’Union soviétique à la télévision. J’étais trop jeune, je suppose…

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      • Je ne m’adresse pas à vous en particulier. Je parle du PAF et de la « machine à bien penser parigo » qui sévit depuis des décennies.

        Vous ne vous souvenez pas de Sartre et de sa clique?

        Tiens, voici la réaction d’un dangereux idéologue d’extrême droite… :

        http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/12/21/31003-20141221ARTFIG00129-michel-onfray-eric-zemmour-est-un-bouc-emissaire-ideal-pour-la-gauche.php

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      • Certains s’amendaient, notez. Bel effort.

        Je vous laisse imaginer ce que ça aurait donné si un idéologue de l’autre camp nous avait proposé la bouche en coeur « un regard critique correspondant aux vues de la majorité des nazis français de la réalité du modèle nazi », avec en bref: la théorie n’était pas mauvaise et les militants pas du tout mal intentionnés, nous formulons cependant d’immenses regrets pour les quelques malencontreux dérapages survenus dans les camps.

        Cela aurait été très intéressant.

        Quand on lutte contre les extrêmes, il faut toujours veiller à éviter le sens unique. On ne peut pas banaliser le communisme et diaboliser le nazisme. Or, le PAF parigo l’a fait, le monde universitaire et éditorial parigo aussi.

        Au point où nous en sommes, je crois si on appliquait les critères actuels en revenant 40-50 ans en arrière, le général De Gaulle se ferait traiter de nazi.

        Alors, la France d’en bas grogne… fallait s’y attendre.

        On notera également que les anciens héros (les troupes des communistes) sont pour une bonne partie repassés au FN et sont donc devenus d’épouvantables dangers publics.

        Il se chuchote même dans les travées de la « droite démocratique » (mais la droite ne peut être démocratique -selon certains-) que le FN a un programme économique étrangement… communiste.

        Bien sûr, ils sont racistes mais finalement, je crois que le traitement des Baltes, Hongrois et autres non-Russes et même Russes orientaux du temps de l’URSS, c’était pas top non plus. Pol-Pot et le communisme han (euh… chinois) ont également toujours eu une vision très avancée de l’interculturalité et autres concepts bien comme il faut.

        Enfin, moi pour ce que j’en dis…

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    • Il paraît que, dans son bouquin, Zemmour chante son amour de Georges Marchais pendant dix bonnes pages. Comme l’a très bien compris Ambiorix, les français sont fous à lier. Et Marcel, arrêtez de faire votre coquette. Si je me rappelle de Georges Marchais, vous aussi !

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  8. Une erreur à propos de la mayonnaise: la nourriture casher ne mélange pas alimentation carnée et alimentation lactée, mais les œufs sont « neutres ». Le poulet est considéré comme viande. Aucune interdiction du « poulet mayonnaise ». cela ne change rien au sujet traité, mais les approximations culturelles sont à éviter.

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  9. On n’a pas assez de politiques ou conseillers économiques qui délirent en Belgique?

    La censure est permanente dans les médias belges.
    La liberté d’expression y existe beaucoup moins qu’en France, c’est évident : déjà il n’y a quasi pas de débats.

    M’enfin Zemmour, c’est pour la France! La France!

    Y a pas assez de sujets nauséabonds avec le gouvernement belge ?

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    • Zemmour va venir au cercle de wallonie? Et a Filigranes?

      Un débat Zemmour De Wever, ça ce serait hilarant.
      Ils seraient surement d’accord sur tout
      Et ils seraient surement d’accord sur rien
      En même temps.

      Sans le savoir.
      Mais en le disant avec brio.

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  10. Bonjour Marcel Sel,

    Quel plaisir de lire un article aussi bien rédigé et argumenté.

    Enfin, vous donnez les arguments nécessaires pour faire comprendre au troupeau (pardonnez-moi l’expression mais c’est celle qui colle le plus à la réalité) de gens qui n’ont ni l’envie, ni le temps de réfléchir, et qui gobent béatement tout ce que leur télévision déverse comme stupidités.

    Ce que dit Zemmour n’est pas de la liberté de parole, mais de l’incitation à la haine et du racisme anti-musulman à l’état pur.

    Malheureusement, pour un Marcel Sel qui débusque la vérité et qui prend le temps de faire un si long article documenté et argumenté, combien y a-t-il de Zemmour en culottes courtes pour noyer votre analyse sous un tsunami de mensonges, d’amalgames et de contre-vérités ?

    J’ai malheureusement peur qu’au rythme où évoluent les choses, les personnes de bonne volonté, desquelles vous faites partie, se retrouvent submergées par les flots grandissants de haine à l’encontre des musulmans et que Zemmour finisse par avoir raison: on va finir pas se sauter à la gorge les uns les autres.

    L’histoire n’est qu’une répétition, seuls les acteurs changent.

    Bonne continuation.

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  11. PS: votre installation WordPress est toujours à l’heure d’été 😉

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  12. Vous voulez déporter les cons ? Bonne idée mais impossible : il y en a beaucoup trop ! Installez plutôt les « jamais con » dans une réserve … Je pense qu’avec 1 cm², vous aurez une surface suffisante pour tout ce beau monde !

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  13. Marcel,

    Vous citez des chiffres : 17% de musulmans favorables chez nous à la Charia, 22,4 % en Tunisie favorables à une Charia applicable à tous, etc. Reconnaissez néanmoins que de telles minorités sont loin d’être anecdotiques ? Puis-je par ailleurs vous rappeler que c’est logiquement de ces groupes des tenants de la Charia, c’est-à-dire des partisans d’une observance stricte du Coran, que proviennent les intégristes, qu’ils soient salafistes ou wahhabites ?
    Bien sûr qu’une large majorité de musulmans sont favorables à la laïcité, à la séparation de la religion et de l’état, respectueux des lois, favorables à l’inscription de l’Islam dans la dynamique du monde moderne. Mais aujourd’hui, hélas, le problème n’est plus là ; il est précisément dans ces minorités qui, attachées à la lettre du texte, en vertu du principe qui veut que le Coran soit un texte révélé jusque dans sa forme « arabe classique » (pour rappel, au Xe siècle, les Fatimides ont fermé les portes de l’interprétation, rendant impossible tout travail d’exégèse sur les fondements mêmes du texte, qu’il soit philologique, métaphorique ou moral), mais aussi attachées à l’enseignement des « actes du prophète » (les premiers massacres le furent sous l’Hégire, celui notamment en 625 des Banu Qurayza (Juifs de Médine)), ont développé de facto une lecture rigoriste du Coran, jusque dans ses conséquences les plus radicales (sourates de l’Epée, application stricte de la Charia dans les quatre républiques islamiques (notamment en Mauritanie) : exécutions publiques, lapidations des femmes adultères, etc.).
    À la différence des autres religions telles que le Christianisme (quand bien même, au nom du Christ, ont pu être commis de terribles violences) et le Judaïsme (exception faite de certains versets du Deutéronome (Deut. XXII, 22) qui encourage par exemple la pratique de la lapidation des femmes adultères), l’Islam est une religion qui a, inscrite dans son texte sacré de référence, la violence comme moyen d’action et de conversion. Elle est par ailleurs, à la différence du Judaïsme, une religion prosélyte, mais dont le prosélytisme, à la différence du Christianisme, s’appuie sur le texte qui invite à recourir précisément à la violence. Ces fondements de la religion musulmane inscrits dans le Coran et dans les écrits relayant les « actes du prophète », s’ils donnent aujourd’hui lieu à une observance stricte, ce qui est de le cas des musulmans favorables globalement à la Charia et à un littéralisme ne souffrant aucune interprétation (musulmans formant des minorités qui peuvent aller de quelques pourcents à quelque 20 à 30, voire à 50 % selon les régions et/ou les communautés concernées), rentrent en conflit ouvert avec les principes mêmes de la laïcité de nos états dits « modernes » et « démocratiques ».
    Une fois admis cette réalité, qui n’est que celle des faits, vérifiables et relayés par les historiens de l’Islam, on comprend mieux aujourd’hui la concomitance des prurits de violence dans les différentes régions de l’Islam ou en contact avec celui-ci, sur des distances de plus de 15.000 kilomètres, du Nigéria de Boko Haram, en passant par le Centrafrique des milices Sekalas, par le Soudan du Darfour et du Sud-Soudan chrétien, par le nord du Kenya où s’illustrent tristement les milices Shebabs de la Somalie toute proche, par la Cyrénaïque (Libye) tombée aux mains de milices intégristes, par l’Egypte des Frères musulmans (massacres de Coptes), par la Syrie et l’Irak de l’EIL, par l’Arménie turque où le génocide pratiqué par les Ottomans d’abord (1895) et les Jeunes Turcs ensuite (1915) remonte tout au plus à un siècle, par l’Afghanistan des Talibans, par les massacres récents perpétrés au Pakistan, par les massacres récurrents au Cachemire, par les massacres au sud de la Thaïlande, ceux de Sulawezi, de Kalimantan, des Mollusques en Indonésie, ceux du groupe Abu Sayyâf aux Philippines, etc. etc. Ces faits, hélas terriblement mortifères, sont très loin d’être du registre de la simple anecdote. Ils sont le symptôme d’une crise profonde au sein de l’Islam lui-même, d’une rupture entre les « modernistes » ou les « libéraux » et les « intégristes », ces derniers ressentant le phénomène de la globalisation mondiale (notamment de l’économie capitaliste) comme un danger mortel guettant l’Islam, face auquel il convient d’opposer une réponse très forte. Le problème est que cette crise interne ne touche pas que l’Islam lui-même, mais bien, par extension, une grande partie de la planète, les pays « occidentaux » étant désignés par ces intégristes musulmans comme les agents de cet « empire du mal » que constituerait l’économie capitaliste mondiale. Agents au nombre desquels les Juifs, ceux d’Israël mais aussi de Wall Street, constitueraient en quelque sorte comme le bras armé du grand Satan.
    La question est donc bien la suivante : quelle réponse apporter à ce problème ? Ou, comment dissocier les minorités intégristes de cet Islam aux multiples visages, parmi lesquels ceux de la tolérance et de l’ouverture, voire de la modernité, dès lors que cet intégrisme est précisément nourri à la mamelle de son texte de référence même qu’est le Coran et abreuvé à la source des « actes du prophète », qui en est le fondateur, et est donc partie intégrante de ce même Islam, religion identifiée à son texte révélé ? C’est en quelque sorte un peu comme si, dans le patrimoine génétique de cette religion, se trouvait un programme biologique développant une immunité anarchique, sorte de maladie auto-immune consubstantiellement liée à son programme immunitaire même, et donc à ses fondements premiers. De là d’ailleurs, à mon avis, vient ce silence trop présent d’une grande partie de la communauté musulmane (à quelques exceptions retentissantes près) face aux dérives de l’EIL et aux actes terroristes dans nos régions. Le malaise est évident, il est profond.
    La situation s’apparente à l’évidence, de notre point de vue, à une quadrature du cercle qui pourrait se définir selon deux axes opposés, selon que l’on adopterait une attitude de grande tolérance de principe (gauche) ou de fermeté légaliste (droite) : (a) comment ne pas laisser le champ libre aux dérives les plus radicales et intolérantes de l’Islam en adoptant une attitude de grande compréhension et de grande tolérance, en dissociant systématiquement ce qui serait le fait d’une minorité et celui de la grande masse des musulmans de l’autre ? / (b) comment, à l’inverse, ne pas alimenter les sentiments les plus inavouables et la bave brune de l’identitarisme en adoptant une position de fermeté face à un Islam, identifié pour partie à une expression violente et intolérante, inacceptable dans nos systèmes laïcs et démocratiques ? Il va de soi que le spectre de la diabolisation anti-juive des années ’30 est ici bien présent à l’esprit de tous ceux qui, un tant soit peu honnêtes intellectuellement, identifient le phénomène dans sa complexité. Stigmatiser l’Islam aujourd’hui ne fait-il écho à la montée de l’antisémitisme dans l’Europe des années ’20 et ’30 ? Ce danger-là aussi (là est la raison pour laquelle Zemmour doit être dénoncé !) est à nos portes, qui commence déjà de façon très nette à montrer son visage : phénomène Zemmour en France, refus de plus en plus de municipalités de nos pays à laisser construire sur leurs territoires des mosquées, referendum suisse contre les minarets, constitution des groupes de réflexions contre l’islamisation de nos sociétés à Dresde, etc. etc.
    Double danger donc, que ne font à vrai dire que faire monter en puissance les dérives actuelles de l’intégrisme musulman, à une époque de la mondialisation de l’information via le web et la télévision (il ne se passe plus un jour sans qu’un titre de presse, un titre de JT, ne nous annonce un massacre commis par des musulmans au Nigéria, au Kenya, au Pakistan, ou des attentats commis par des intégristes (hier encore en France, à Dijon, … ou avant-hier (en juillet) à Doel semble-t-il, où le réacteur saboté pourrait l’avoir été par ce membre du personnel technique parti peu après en Syrie pour combattre dans les rangs de l’EIL). À vrai dire, la stratégie de la part de ces intégristes semble bel et bien mûrie : « provoquer un choc des civilisations » en poussant l’Occident dans ses retranchements et en l’amenant à trahir ses propres valeurs de tolérance et de neutralité de l’état pour l’amener à imploser, à rentrer en collision avec ses propres contradictions. Cette tactique a d’ailleurs été à maintes reprises revendiquée par certains penseurs de l’Islam radical, et le pire c’est que cela risque fort de marcher. Il suffit pour cela de constater tout le bénéfice qu’est occupé à en tirer le FN de Marine Le Pen. En 2017, il est fort à parier que le FN passera le cap du premier tour et dictera donc sa loi au second tour (quand bien même il ne parviendrait pas in fine à décrocher la présidence). Quelle victoire pour ceux qui, partisans d’une théocratie inspirée par le Coran, abhorrent nos régimes démocratiques ! La France a été désignée par ces islamistes comme une cible privilégiée en raison de son engagement au Mali et en Syrie, mais il semble également qu’elle l’ait été en raison de la fragilité de son paysage politique actuel. Mais il y a plus inquiétant encore : la montée de l’islamophobie dans un pays comme l’Allemagne où, même au sein de la classe des intellectuels, se constituent des groupes (tel celui de Dresde) qui ne pourront, à terme, qu’attirer en leur sein les lointains rejetons du monstre innommable que l’on sait.
    Je suis personnellement très pessimiste et, pour parler clair, je ne vois pas très bien à ce stade quelle attitude il convient d’adopter. La vigilance ? Certainement. Le légalisme ? Incontestablement. L’appel à la tolérance et au respect des convictions religieuses de tous ? Cela va de soi. L’autorisation donnée aux musulmans de pratiquer en toute liberté leur religion chez nous ? Bien sûr. … mais aussi, un appel à la communauté musulmane à clarifier sa position par rapport au respect de l’autre, au rejet des dérives intégristes, au recours à la violence (jusque et y compris dans la manière qu’il convient de lire ou d’interpréter les sourates de l’Epée … car l’origine du problème est aussi et surtout dans le texte).
    La crise que l’on connaît aujourd’hui est une véritable « crise de civilisation », et elle est double. Elle nous met nous tous, laïcs d’Occident, chrétiens d’Occident et musulmans face à nos inconséquences et à nos responsabilités : les laïcs, trop souvent crispés sur des convictions doctrinaires, au risque parfois de superbes intolérances et de belles contradictions ; les chrétiens, devenus trop mous, trop embourgeoisés, plus assez animés par les valeurs évangéliques dont ils se réclament (et qui ne renvoient donc plus l’exemple qu’ils devraient faire rayonner) ; les musulmans qui ont perdu de vue l’ère « pré-fatimides » qui fut la période la plus glorieuse de leur histoire, celle d’un développement culturel et de la pensée extraordinaire et qui était aussi, en son sein, une période de tolérance religieuse (expériences multiples, en Sicile, dans le sud de l’Espagne, etc.). Ce véritable défi de civilisation ne pourra être remporté qu’au prix d’une victoire de la spiritualité, mais de la vraie spiritualité, celle du cœur et de l’esprit … la vraie flamme de la pensée laïque qui est tolérance, le véritable esprit des évangiles, le véritable ferment des cinq piliers de l’Islam qui est d’abord tolérance et accueil. Ce n’est qu’à ce prix-là que l’on parviendra à remporter la victoire contre l’un des plus implacables dangers qui nous aient menacés depuis un demi siècle.

    Et Zemmour là-dedans ? … je dirais que son plus grand problème, plus encore que les schématisations et les dérives de sa pensée (s’il y a lieu chez lui de parler de pensée), est d’apporter les pires réponses qui soient aux constats sans nuances qu’il dresse.

    Et le danger qui nous guette ? … il est double. Soit un radicalisme identitaire qui ne peut que nous entraîner vers l’innommable (Zemmour en est en quelque sorte l’un des porte-faix), soit un relativisme aveugle qui n’apportera in fine aucune réponse et aboutira de facto à voir se multiplier (ce qui est occupé à se passer) les provocations de l’Islam radical et, dans la foulée, à voir se radicaliser en retour chez nous une islamophobie délétère. Le serpent se mange la queue ! Comme toujours, il faut encourager le « parler vrai », à équidistance du « parler faux » (identitarisme haineux) et du « parler faux » (relativisme de principe). Et ce « parler vrai » impose lucidité, débat véritablement ouvert et constructif, pédagogie, étude et lecture, tentative de comprendre, rencontre avec l’autre, autocritique, ouverture spirituelle (au sens large), respect des principes humains fondamentaux (respect de l’autre dans son intégrité morale et physique, de son identité, de ses convictions profondes). Et ceci s’adresse tant à nous qu’aux musulmans, à parts égales, avec la même exigence, avec la même intransigeance … car ces principes sont non négociables !

    La balle est autant dans notre camp que dans le camp de la communauté musulmane dans son ensemble !

    The last but not the least … au passage, il est bon de rappeler ce que la politique israélienne, dans son refus d’admettre les prescriptions de la résolution 242 de l’ONU, consécutive à la guerre des six jours de 1967, est totalement inacceptable, intolérable, scandaleux, et constitue donc bel et bien un élément fondamental du problème !
    Et il est bon de rappeler aussi, dans la foulée, que cet état de fait est lié aussi à la finance internationale, à Wall Street donc, et au soutien du lobby juif américain (ceci étant dit sans le moindre antisémitisme de ma part … trop respectueux que je suis de la culture hébraïque et l’héritage que les Juifs nous ont laissé à nous Européens).
    La solution du problème passe aussi par là … quand bien même rien, absolument rien, ne justifierait l’intolérance et la violence de l’Islam intégriste, qui est ni plus ni moins qu’à vomir !

    Que dire de plus ?

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    • Rholala, c’était long….

      Je me contenterais d’un commentaire : à mon sens l’adage « l’extrème-droite (ou Zemmour dans le cas présent) fait les bons constats mais apportent de mauvaises solutions » est non seulement faux mais nuisible. Ca fait 20 ans que les partis traditionnels l’ont adopté dans le but de récupérer l’électorat d’extrême-droite… ce qui est un échec. Car lorsqu’on fait les constats qui sont ceux de l’extrême-droite (ceux de Zemmour pouvant se résumer à « la présence des musulmans est nuisible », « l’affirmation des homosexuels est nuisible », « la fin du patriarcat est nuisible », « la mondialisation est nuisible »), il n’y a objectivement pas d’autre solution rationnelle que celles qu’elle propose. Mais ces constats sont erronés.

      La formulation des problèmes posés est tout aussi importante que les solution qu’on prétend leur apporter.

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      • Shanan Khairi place de grands espoirs en vous, Tourn’

        Alors que moi, c’est la Chambre correctionnelle de Paris, avec menottes et sans baldaquin. Direct.

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      • Je vois où vous voulez en arriver, des propos dans lesquels, un peu à la manière d’un « in cauda venenum », se logerait la dernière banderille. … ce qui revient, en plus subtile, à adhérer à la stratégie du couvercle.

        Qu’ai-je dit en somme ? Je me résume.

        (1) Qu’il y a dans la substance de l’Islam (son texte) des éléments qui potentiellement autorisent le recours à la violence. Ceci heurtera peut-être certaines chastes et laïques oreilles, mais il suffit pourtant de relire le Coran et de passer au peigne les actes du prophète, qui constituent une part essentielle de la Sunna !

        (2) Que certes la majorité des musulmans sont acquis au principe de la neutralité de l’état, au respect des lois et de la différence, mais que la minorité radicale, qui tire sa légitimité du texte, n’est plus aujourd’hui anecdotique ;

        (3) Que la seule manière de sortir par le haut de ce qui apparaît de plus en plus comme une « crise de civilisation » est d’ouvrir un débat ouvert, à charge et à décharge, sans diabolisation mais sans angélisme, en ayant pour objectif d’œuvrer au vivre ensemble harmonieux et à la rencontre enrichissante des cultures, que l’on ne peut imaginer une telle rencontre qui soit fondée sur la violence, de où qu’elle vienne ;

        (4) Que le refus de faire les vrais diagnostics finit toujours tôt ou tard par alimenter les mauvais discours, les relents putrides, et donc indirectement les dérives intolérantes, de où qu’elles viennent d’ailleurs ;

        (5) Que l’on ne fera pas l’économie de ce débat en rencontre étroite avec l’Islam, et que si l’on n’y parvient pas, ce sont les extrémistes de tous bords qui auront le dernier mot, ce que je ne veux pour rien au monde.

        Voilà très exactement ce que je voulais dire quand j’écrivais que Zemmour faisait parfois de bons constats mais y apportait les pires réponses qui soient, en clair, qu’il oeuvrait quant à lui à aspirer le débat vers le bas alors qu’au contraire, il faudrait tout faire pour le tirer vers le haut. Et je ne vois pas, très concrètement, en quoi affirmer une telle attitude peut s’avérer scabreuse, voire potentiellement nauséabonde.

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        • « Et je ne vois pas, très concrètement, en quoi affirmer une telle attitude peut s’avérer scabreuse, voire potentiellement nauséabonde. »

          C’est la menace olfactive, Tourn’. Un classique, depuis le petit poucet.

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    • « Et Zemmour là-dedans ? … je dirais que son plus grand problème, plus encore que les schématisations et les dérives de sa pensée (s’il y a lieu chez lui de parler de pensée), est d’apporter les pires réponses qui soient aux constats sans nuances qu’il dresse. »

      Je n’ai pas beaucoup d’estime pour Zemmour, mais j’en ai encore moins pour sa censure.

      Certes, il pense de travers, mais, lui, au moins, pense et observe un peu. Ce n’est pas ce qui risque d’arriver à la plupart de ceux qui le condamne ! Ce qu’on lui reproche, ce n’est pas de ne pas penser (le coup du mépris basé sur la suffisance morale de la gauche a le don de révolter pas mal de gens, ce qui est le début de la santé mentale), c’est de penser ce qu’il est interdit de penser, par la gauche moraline !

      Onfray, que je n’aime guère, se rallie à Zemmour. Au nom de l’anti-libéralisme et de l’anti-capitalisme, bien sûr. Bonne analyse politique, tout de même : tous ces antis ne feront jamais un programme.

      À part cela, c’est toujours très amusant de voir l’extrême-droite flamande, qui nous la joue « entreprenante », venir au secours du nationalisme franchouille, jacobin et étatiste, pour lesquels ils ne seront jamais que des tisserands vendus à l’impérialisme de la perfide Albion.

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      • Onfray met implicitement le doigt sur la plus grande contradiction de Zemmour : Zemmour dénonce avec justesse l’immense vacuité intellectuelle du progressisme – et la guerre acharnée de celui-ci contre le passé et la réalité (progressisme qui n’a plus que les intimidations pour se cacher derrière son petit doigt), il s’exprime au nom d’une transcendance qui fait cruellement défaut et, dans le même mouvement, est tout à fait incapable de proposer une transcendance qui ne soit pas de repli, nationaliste et identitaire – du mauvais roman nationaliste 19e, avec un zeste de rationalisme positiviste – qui doit bien plaire Onfray. Il y a de la détestation de soi, du ruminement, de l’échec et de la volonté d’échec là-dedans.

        Oserais-je dire que je pense qu’il pense ce qu’il pense parce qu’il est juif, et que l’identité juive s’accroche à la laïcité française (Napoléon), qui l’a émancipé et promue, comme au Sésame, comme à la planche de salut ?

        Il dénonce le vide, mais il est vide lui-même (d’où délire typique franchouille-à-l’hélium).

        Est-ce bien raisonnable d’offrir le spectacle et l’analyse du désarroi français aux véritables ennemis de l’identité française – qui existent bel et bien, à gauche et à l’extrême-droite ?

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        • « Il y a de la détestation de soi, du ruminement, de l’échec et de la volonté d’échec là-dedans. »

          l’association que vous composez de quatre éléments strictement (quoique pas nécessairement) indépendants ne montrerait-il pas votre vision de « l’identité juive[qui]s’accroche »…

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        • Il y a un peu de cela, Uit’. Mais je crois que c’est très inconscient, chez Zemmour.

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        • Enfin, Zemmour, Onfray, BHL, demain Houellebecq, Finkielkraut…

          Cela se dessine. La grande revanche des illettrés, le peuple contre les intellectuels. Anti-intellectualisme. Vous avez dit fascisme vert ? Avec Dieudonné et Ramadan en embuscade ? Les bêtes à Bourdieu bourdonnent, la momie de Mao luit dans la nuit : il jubile à l’annonce de la vague de suicidés de la société. Qin Shi Huang, mon amour, brûle tous les livres ! Pour que l’humanité soit enfin réconciliée avec elle-même ! Tous contre tous, au nom de la modernité, de l’humanité, pour cacher l’immonde vacuité de celle-ci.

          Salve Regina Merda ! Ubu-Roi ! Mahomet Premier Ministre ! L’Islam est LA solution !

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    • « l’intolérance et la violence de l’Islam intégriste, qui est ni plus ni moins qu’à vomir ! »

      #islamophobiegastrique #lapaura

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    • Tournaisien,

      Vous dites : « Une fois admis cette réalité, qui n’est que celle des faits, vérifiables et relayés par les historiens de l’Islam, on comprend mieux aujourd’hui la concomitance des prurits de violence dans les différentes régions de l’Islam ou en contact avec celui-ci… »

      Et si une partie des problèmes commençait là, quand on affirme refléter une « réalité » et des « faits » ?

      Je reprends votre premier paragraphe : « Vous citez des chiffres : 17% de musulmans favorables chez nous à la Charia, 22,4 % en Tunisie favorables à une Charia applicable à tous, etc. Reconnaissez néanmoins que de telles minorités sont loin d’être anecdotiques ? Puis-je par ailleurs vous rappeler que c’est logiquement de ces groupes des tenants de la Charia, c’est-à-dire des partisans d’une observance stricte du Coran, que proviennent les intégristes, qu’ils soient salafistes ou wahhabites ? »

      – Qu’entendez-vous par Charia ? Qu’entendent les sondés par Charia ?
      – Votre « logiquement » n’est pas étayé.
      – La Charia n’est pas une observance stricte du Coran.
      – Les intégristes ne proviennent pas des groupes « tenants de la Charia », ils imposent une lecture littéraliste du Coran et fantasment un islam des origines.

      Ensuite : « Bien sûr qu’une large majorité de musulmans sont favorables à la laïcité, à la séparation de la religion et de l’état, respectueux des lois, favorables à l’inscription de l’Islam dans la dynamique du monde moderne. »

      D’où sort une telle affirmation ? La majorité des musulmans vivent dans des pays où la laïcité est un impensé et où le débat sur la religion est interdit, non pour des raisons théologiques, mais pour des raisons avant tout politiques. Pour ce qui concerne nos pays et son immigration « musulmane », il faudrait être capable de déterminer ce qu’on entend par musulman (Croyant ? Pratiquant ? Culturel ? etc.), par laïcité (dont tout un chacun, musulman ou non, a une compréhension différente). Une grande partie de cette immigration provient de régions rurales où l’islam est autant une pratique cultuel que culturel, je doute fort que « l’inscription de l’Islam dans la dynamique du monde moderne » ait un quelconque sens pour elle.

      « Mais aujourd’hui, hélas, le problème n’est plus là ; il est précisément dans ces minorités qui, attachées à la lettre du texte… ».

      Quelles minorités ? Où ? Dans quel contexte ? L’Iran, république islamique, n’est pas une minorité que je sache. Pas plus que l’Arabie Saoudite.

      « en vertu du principe qui veut que le Coran soit un texte révélé jusque dans sa forme « arabe classique »… »

      Non pas jusque dans sa forme puisque Dieu s’est incarné DANS le texte et que le Coran est la Parole de Dieu.

      « (pour rappel, au Xe siècle, les Fatimides ont fermé les portes de l’interprétation, rendant impossible tout travail d’exégèse sur les fondements mêmes du texte, qu’il soit philologique, métaphorique ou moral). »

      Non. En 1009, le calife ismaélien al-Hakim déclare que les portes de l’ijtihad sont fermées ce que ne reconnaissent pas les chiites (dont l’ismaélisme est une branche). Si les thèses mu’tazilites sont abandonnées à la fin du IXe siècle, les falasifa (les philosophes) ont exercé une influence durable jusqu’au XIIe siècle. Par ailleurs, vous faites l’impasse sur la pensée réformatrice musulmane du XIXe et XXe siècle qui a eu (et a encore) une influence prépondérante sur l’ensemble des mouvements politiques ou théologiques contemporains.

      « mais aussi attachées à l’enseignement des « actes du prophète » (les premiers massacres le furent sous l’Hégire, celui notamment en 625 des Banu Qurayza (Juifs de Médine)), ont développé de facto une lecture rigoriste du Coran, jusque dans ses conséquences les plus radicales »

      Votre « de facto » n’est pas étayé et est contredit par ce même mouvement réformateur des XIXe et XXe qui donnera naissance à la Nahda tout en puisant sa raison d’être dans le même enseignement des « actes du prophète » (ce sont eux que l’on appellera en premiers les salaf).

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      • Oups, mon commentaire précédent est parti trop vite !

        Je m’en tiens là pour le moment, je n’ai fait que reprendre certains de vos « faits » qui reflètent selon vous la « réalité » et que je conteste. Il ne s’agit pas d’une réalité mais d’un récit auquel vous donnez l’apparence de la cohérence mais dont chaque terme peut être contesté en toute bonne foi. Et même si vous le faites dans un souci de « parler vrai » auquel j’adhère à 100 %, vous n’évitez pas une lecture essentialiste, a-historique et mono causale de l’Histoire qui est le véritable mur dans lequel notre vision du monde et de la « réalité » se cogne depuis quelques années alors qu’il n’a jamais été aussi facile d’en percevoir la complexité. Loin de moi l’idée de nier les multiples « problèmes » que posent aujourd’hui les manifestations de l’islam dans notre quotidien (qu’il soit horriblement médiatique ou banalement de proximité), mais les réduire à une histoire théologique ou culturelle tout en niant les contextes spécifiques ou les responsabilités individuelles (en résumé, un « musulman » agit toujours en tant que musulman jamais en tant qu’individu) me semble relever d’une logique… zemmourienne.

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        • Votre propos s’appuie à l’évidence sur une très solide connaissance de la religion musulmane. Vous invoquez par ailleurs la complexité du problème, que je n’ai jamais nié.

          Vous semblez toutefois, au terme de cette belle démonstration, m’assimiler à une sorte d’imprécateur essentialiste (je condamnerais le musulman en ceci qu’il agirait avant tout en qualité de musulman, et non en vertu du libre arbitre qui l’animerait au même titre que chacun d’entre nous). Je reconnais que mon propos pouvait le donner à penser.

          Je vous répondrai toutefois en vous rappelant une loi physique et biologique qui avait été dictée par le physicien Prigogine de l’ULB, une loi qui s’appuie sur l’observation du comportement des fourmis.
          Prigogine avait constaté que les fourmis se déplaçaient toujours en colonnes, et que ce comportement s’expliquait par la production de marqueurs sensoriels laissés par elles, renforçant à chaque passage le sillon ainsi tracé. Mais il devait noter aussi que, contre toute logique apparente, certaines fourmis parfois se détachent de la colonne, sortes de comportements aberrants mal expliqués. Là où les choses toutefois deviennent intéressantes; explique-t-il, c’est quand, de façon apparemment fortuite et aléatoire, deux fourmis quittent à la suite la colonne, laissant leurs marqueurs sensoriels sur le sol, marqueurs qui s’additionnant sont alors susceptibles de concurrencer le tracé odorant de la colonne. Ainsi s’explique que, pour des raisons a priori tout à fait aléatoires, certaines colonnes de fourmis changent parfois subitement de cap.

          Qu’est-ce à dire au juste ? Que dans nos sociétés, ce n’est pas la complexité qui fait loi (l’individuation des marqueurs sensoriels de chaque fourmi) mais bien les dominantes comportementales qui en définitive constituent le seul visible du comportement collectif (la colonne de fourmi). Et que donc, quand un comportement se différencie collectivement du comportement initial visible, il constitue un autre fait visible, et devient donc lui-même déterminant d’un point de vue éthologique, ce qui est de nature à remettre en cause le scénario visible initial (la colonne qui bifurque au détriment de la colonne initiale). Ce qui revient à dire en l’espèce que, quelle que soit la complexité des tenants, des aboutissants, des substrats identitaires, culturels, cultuels, comportementaux, au sein de l’Islam, ce qu’il convient in fine d’apprécier est bien ce qui détermine son visible, c’est-à-dire ses comportements collectifs, des comportements suffisamment prégnants et visibles que pour faire sens et impliquer de façon directe le rapport à l’autre, à la différence.

          Votre analyse fine de l’Islam force incontestablement le respect. Il est apparemment pertinent, ou du moins le serait-il totalement si, diluant les faits dans une infinité de ramifications sociologiques, théologiques, historiques et cultuelles, il n’aboutissait pas à occulter une réalité qui, structuralement parlant d’un point de vue comportemental, constitue aujourd’hui l’un des faits de culture les plus visibles, les plus criants.

          Vous écriviez vous-même que « Dieu s’est incarné dans le texte », que ce texte ne peut donc être modifié, il va de soi, mais que son interprétation, au moins d’un point de vue philologique, n’est guère possible. Or, si l’on essaie de remonter des effets à la cause première, s’agissant de l’Islam historique et contemporain, là est bien l’un des problèmes essentiels : celui du texte qui inclut des éléments (préceptes) qui comportent une violence indéniable (les fameuses sourates du Glaive), et c’est précisément, dans le chef des littéralistes de l’Islam (wahhabites, salafistes) ce qui pose problème.

          Si la part essentielle de la colonne de fourmis continue son chemin (image utilisée sans la moindre intention ironique, je vous rassure), force est de constater que depuis une dizaine d’années, une colonne importante s’en est détachée, qui prend une toute autre direction. Que les raisons en soient multiples et complexes, cela est évident, mais en l’espèce ce qui fait sens, en ceci que cela a une incidence directe sur la scène internationale, est bien la direction qu’elle prend. Et cette divergence, qu’on le veuille ou non, tire sa source des mêmes présupposés qui mettent en mouvement la colonne initiale de fourmis.

          Le problème n’est donc pas tant les différents courants au sein de l’Islam, dont certains d’une incontestable ouverture et richesse intellectuelle et spirituelle, que la capacité qu’a l’Islam, ou du moins un certain Islam, à vivre en harmonie avec les autres cultures (j’entends ici par le mot « cultures » les modes de croire, les us cultuels, en clair la Weltanschauung d’une façon générale). Je crains donc que le problème ne soit bien global et n’impose une réflexion à un niveau global.

          Ceci étant, j’adhère pleinement à ce que vous avez écrit quand vous affirmez que dans nos pays, « la laïcité est un impensé et (où) le débat sur la religion est interdit, non pour des raisons théologiques, mais pour des raisons avant tout politiques ». Vous avez mis là le doigt sur un aspect essentiel du problème, qui explique dans une large mesure l’incompréhension profonde de nos cultures respectives. Dois-je rappeler que, quand j’en appelais plus haut à l’ouverture d’un débat profond avec l’Islam, je stigmatisais tout autant les dérives actuelles de l’Islam radical que nos propres inconséquences et incohérences ? Et dois-je souligner ici (-mais vous l’avez sans doute compris-) que je suis quant à moi chrétien, croyant et pratiquant, et que cette affirmation, j’y adhère bien évidemment au-delà de ce que vous pouviez imaginer.

          Je vous remercie par ailleurs pour cette précision concernant « calife ismaélien al-Hakim (et la fermeture) des portes de l’ijtihad ». Tout ceci démontre qu’il serait plus que temps que, dès les premières années du secondaire, et encore à l’université, on puisse bénéficier de solides cours d’histoire comparée des religions (Islam, Judaïsme et Christianisme au premier chef). Si c’était possible, je m’y inscrirais dès demain … et avec le plus grand enthousiasme.

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        • Tournaisien,

          Je vous préviens, ça va être long…

          Je ne vous assimile pas à un « imprécateur essentialiste ». Vos propos sont clairement à visée humaniste mais usent de procédés essentialistes tout à fait dans l’air du temps. Ce que je leur reproche avant tout, c’est de nier l’espace et le temps dans le but de créer un récit cohérent (voire édifiant) où le présent n’a plus d’horizon au-delà de lui-même (et ça, c’est très zemmourien). Si j’avais à illustrer ce processus, je dessinerais deux point aux deux extrémités d’une feuille de papier correspondant l’un à la révélation coranique et l’autre à l’époque actuelle et, plutôt que de chercher à remplir l’espace qui les sépare afin de comprendre le processus qui mène d’un point à l’autre, je replierai la feuille sur elle même dans le but de se faire toucher les deux points et de prouver la cohérence de la démonstration. Ironie de l’histoire, c’est exactement le procédé utilisé par les « islamistes » (je simplifie afin de ne pas alourdir inutilement le propos) qui sont persuadés que le temps du Prophète est éternel et qu’ils peuvent y avoir accès en récitant trois sourates dans une langue qu’ils ne comprennent pas tout en se déguisant en… Afghans ou en candidats de Koh-Lanta.

          Précision : mon propos n’est pas ici de défendre l’islam. L’islam est une religion, qui, comme toute religion, s’est érigée sur des dogmes qui ne souffrent d’aucune discussion tant qu’elle n’est pas menacée dans son essence (et donc son pouvoir). A ce titre, il est un carcan moral qui bride la liberté individuel et freine à dessein l’autonomie de ses adeptes. N’ayant personnellement aucun attrait pour un quelconque système coercitif, je ne suis pas-là pour louer les bienfaits d’un au-delà plutôt que d’un autre. Par contre, l’islam est également une civilisation, une culture et une spiritualité et mérite très simplement de bénéficier des mêmes outils d’analyse, de la même rigueur, que n’importe quel autre « objet » de notre histoire.

          Mon propos n’est donc pas non plus de diluer les faits en ayant recours à une hypothétique érudition afin d’occulter la violence dont « l’islam » se rendrait coupable. Non. Comme vous, comme la plupart, je vomis à l’idée d’un corps égorgé, de massacres de masse ou de viols en série au nom d’Allah. Mon propos, c’est juste de tenter de « vous » faire quitter le terrain du culturalisme pour une vision simplement plus pragmatique et efficiente du réel (rien que ça).

          En l’occurrence, vous ne ne prenez pas en compte les instruments qui vous permettent de définir votre colonne initial de fourmis à l’instant T, ni la colonne concurrente. Vous n’avez pas plus conscience, et pour cause, que ces mêmes instruments ont justement une influence sur la bifurcation apparente de la colonne concurrente.

          Je m’explique. Par exemple (et je pourrais en citer une dizaine d’autres), pourquoi prendre en compte la Révélation coranique comme outil qui déterminerait l’action de chaque individu de la colonne (et qui date, je vous le rappelle, de 14 siècles et à laquelle vous êtes, comme tout un chacun, musulman y compris, parfaitement imperméable) et pas plutôt le temps présent de la mondialisation contemporaine et l’échange d’informations en temps réel qui lui est consubstantiel ? Vous croyez vraiment qu’Hervé Gourdel a été égorgé parce que le bug « violence » de l’application islam était programmé pour se manifester 14 siècles après qu’un des membres du clan des Banû Hâchim se soit réfugié dans une grotte de la région de La Mecque ? Toujours à titre d’exemple, pourquoi ne pas prendre en compte les autres colonnes concurrentes qui se sont notamment exprimées lors des « printemps » arabes et revendiquaient le respect de leur dignité d’individu en dehors de tout projet transcendant ?

          Je pousse l’analogie plus en avant : imaginons que la colonne principale représente la civilisation chrétienne et la colonne dissidente le nazisme et son idéologie antisémite. Vous viendrait-il à l’idée de chercher la cause de cette dissidence dans l’Evangile de Saint-Jean, considéré comme le premier texte anti-Juif de l’ère chrétienne ? Non. Avec raison.

          Dieu s’est incarné dans le Texte, celui-ci étant l’équivalent islamique du Corps christique. Le Verbe est reçu par Marie et Muhammad dans un état virginal ; l’une n’a jamais connu l’acte de la chair, l’autre ne sait ni lire, ni écrire. Le Verbe s’incarne en un corps et s’incarne en un Livre. C’est le même mythe incarnationniste. Nul n’a jamais posé comme solution à la violence manifestée par le christianisme au cours des âges l’abrogation du dogme de l’incréation de Jésus. Vous nous dites plus haut que « l’islam, à la différence du christianisme, s’appuie sur le texte qui invite à recourir précisément à la violence. » C’est juste. Ce que vous oubliez, c’est que le christianisme a justifié sa propre violence, non seulement au nom du Christ, mais en s’appuyant notamment sur un texte, le Nouveau Testament, qui invite à recourir, lui, à l’amour de son prochain. Robert le Moine dans sa Hierosolamytana expeditio, met dans la bouche du pontife Urbain II des paroles évangéliques censées justifier la première croisade : “Quiconque aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Quiconque abandonnera pour moi sa maison, ou ses frères, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, en recevra le centuple et aura pour héritage la vie éternelle.”

          Le Coran est en général le moyen par lequel l’enfant s’initie à la langue arabe coranique, langue très très différente de l’arabe dialectal, qui est un idiome archaïque assimilable aux langues mortes. Le texte est très obscur et est surtout marqué par une majesté spectrale ; le signifiant, proche de la musique, prime sur le signifié. Il existe des ouvrages sur la théorie et la pratique de la psalmodie coranique, le privilège y est toujours accordé à la forme et non à l’accès au sens. 

Grâce à la fiction de l’incréation de la parole transcrite de Dieu, cette langue humaine devient langue divine et occupe donc dans les imaginaires une place prépondérante. Un dogme a été créé afin de démontrer l’impuissance humaine à percer les mystères du Texte : l’i’jâz. Le Texte est donc protégé et sa langue sacralisée et sanctifiée. Curieusement ce dogme a constitué un défi tout à fait explicite pour les écrivains qui ne craignaient en rien la démarche transgressive, sûrs de leur capacité à produire une prose tout aussi musicale et suggestive (c’est notamment le cas de al-Maʿarri, poète syrien du XIe siècle : « Deux sortes de gens sur la terre : « Ceux qui ont la raison sans religion, Et ceux qui ont la religion et manquent de raison. »).



          Il y a donc deux « instances » qui « s’occupent » du Coran, une instance esthétique et une instance exégétique. La première magnifie la lettre comme signifiant (et nourrit le symbolique et l’imaginaire) tandis que l’autre cherche (je devrais dire guette) la clarté du sens, là où justement se rencontrent l’équivoque et l’étrange. L’individu se structure dans la tension entre ces deux « instances ». Le travail des fanatiques, c’est de réduire et d’annuler l’instance esthétique (et la métaphysique qui la sous-tend) afin de ramener le vécu religieux à une pratique ostentatoire du culte et en soumettant les foules à la clarté du sens.



          Ce qui est en jeu ici, ce n’est donc pas le Texte, ni même les intercesseurs (essentiels aux sens mais dont la créativité a été réduite depuis plusieurs siècles à l’exception notable de la franche chiite où le rôle de l’imam est prépondérant dans le dévoilement du sens du Texte dans un mouvement souvent mystique), mais bien le pouvoir qui leur est conféré par l’instance politique ou ce qui en fait fonction. Dans le cas de l’Iran, la République islamique d’Iran, dans le cas d’une mosquée de banlieue, l’imam formé en Arabie Saoudite qui se vit comme un franchisé d’Allah.

          Après une période d’adhésion euphorique aux promesses de construction nationale prodiguées par les régimes post-coloniaux, des oppositions politiques sont apparues pour faire triompher un modèle islamique contre les orientations « laïcisantes » des mouvements nationalistes de libération.

          C’est ainsi que le Jihâd a été remis en honneur pour une lutte plus radicale contre « I’Occident » – ce même « Occident » vilipendé par les régimes nationalistes afin de justifier gabegies et corruption. Une surenchère mimétique (c’est le mot important) s’engage entre les États et leurs oppositions sur la monopolisation de l’islam comme instance suprême de légitimation politique, éthique et culturelle à l’intérieur de chaque État-nation. Le fondamentalisme islamiste atteint une expansion mondiale dans les années l990 en alimentant des guerres civiles et un terrorisme international qui atteint son apogée avec l’attentat du 11 septembre 2001. « Jihâd » versus « McWorld » deviennent les deux figures symboliques mondiales de la lutte du Bien contre le Mal. Ainsi, tous les régimes qui ont inscrit l’islam (souvent ré-inscrit d’ailleurs) comme religion d’État ou officielle dans leur constitution soutiennent le maintien de la clôture dogmatique en laissant aux « ‘Ulamâ » officiels ou officieux la charge d’opposer un magistère doctrinal obscurantiste contre la violence armée de l’islam radical (c’est une question de survie). Les intellectuels critiques sont obligés soit de se taire, soit d’épouser le conformisme officiel, soit de s’expatrier.

          Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’islamisme radical et plus largement la pensée politique islamiste n’est pas l’enfant égaré de la Révélation coranique, mais bien un mouvement moderniste qui trouve sa raison d’être dans ce qu’on a appelé la Renaissance arabe (la Nahda) qui se met en place dès la moitié du XIXe siècle. La Nahda est constituée d’un double mouvement, l’un, littéraliste, qui redécouvre le passé islamique, l’autre, d’ouverture, qui se confronte à l’altérité européenne. Le temps fort de cette modernisation réside notamment dans les écrits de Qâsim Amîm et de Taher Haddâd, deux théoriciens de la libération de la femme arabe et de sa sortie de la condition de réclusion dans laquelle elle était cantonnée, sous couvert de religion et de tradition. C’est de la Nahda que va émerger un courant conservateur qui prendra une tournure idéologique après la Seconde Guerre mondiale et deviendra l’islam politique.

          J’ai dit que je serais long (et je pourrais continuer pendant des pages), pas complètement illisible. Qu’est-ce à dire ?

          D’abord que l’islam a une historicité, n’en déplaise à Zemmour, et que les mouvements qui l’agitent en sens contradictoire nous parlent avant tout, et du présent, et du lieu dans lesquels ils se manifestent. Ensuite, que le sacré est un mode de représentation globale de l’univers qui exige la soumission de l’homme, lui définit des prescriptions et des interdits. C’est le sacré qui donne à l’homme son identité et sa raison de vivre. Et, pour la défendre, le sacré peut conduire cet homme à « sacrifier » sa propre vie ou celle des autres (merci René Girard). Enfin, que nous venons peut-être de nous tirer une très grosse balle dans le pied en laissant al-Sissi commettre son coup d’État en Égypte (Le Caire est le siège d’al-Azhar, l’un des « Vatican » de l’islam) soutenu, c’est important de le préciser, par une partie de la population. Comme je l’ai souligné plus haut, ce sont les dictatures (pseudo-laïcisantes et autres) qui ont produit leur antidote sous la forme d’un islam politique de plus en plus fanatique et ont surtout cadenassé tout débat et instauré une clôture dogmatique. L’unique chance de sortir de ce cercle vicieux est de promouvoir un processus démocratique qui garanti la liberté d’expression et son corollaire, le débat d’idées. Hors de ce cadre, point de salut. L’Égypte aurait pu représenter une planche de salut pour l’ensemble du monde sunnite, l’Arabie Saoudite et l’Europe en ont décidé autrement.

          Bien à vous.

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        • « Vous croyez vraiment qu’Hervé Gourdel a été égorgé parce que le bug « violence » de l’application islam était programmé pour se manifester 14 siècles après qu’un des membres du clan des Banû Hâchim se soit réfugié dans une grotte de la région de La Mecque ? »

          Oui, à 100 %

          Nietzsche : l’histoire n »en a rien à carrer des peuples, la seule histoire sérieuse est celle des religions.

          Qui a dit « La loi est faite pour l’homme, et non l’homme pour la loi. » ? Qui a dit « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » ? Pas Mahomet.

          Le Christianisme n’enseigne pas la soumission, mais la distanciation.

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        • « ce même « Occident » vilipendé par les régimes nationalistes afin de justifier gabegies et corruption »

          Mahomet Sissi Imperator avait sa carte au PS wallon, jenétaissûr

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        • Pfff,

          « Oui, à 100 % »
          « Qui a dit « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » ? »

          Forcément, ça relève de la même logique. Cas typique de la « brève de forum » répétée à satiété – et notamment par la fachosphère – sans aucun souci critique. Le plus amusant, c’est que ce genre d’argument procède de la même pensée magique à l’œuvre dans la propagande islamiste contemporaine et s’apparente par bien des aspects au concordisme d’inspiration chrétienne. Cerise sur le gâteau, la validation de ce type de raisonnement (en l’occurrence, on devrait plutôt parler de « résonnement ») s’appuie en général sur la certitude de l’absolue supériorité de la « civilisation chrétienne » sur les autres et principalement, on s’en serait douté, sur l’islam.

          Ceux qui l’utilisent ne se rendent manifestement pas compte (ou plutôt, là n’est absolument pas leur intérêt) que la séparation des pouvoirs temporelles et spirituelles est en totale contradiction avec la tradition, l’histoire et les mentalités romaines où le « politique » et le « religieux » coexistent étroitement, comme éléments nécessaires à la civitas.

          Pour les chrétiens, les pouvoirs politiques doivent tenir de Dieu leur propre justification. Pour s’en convaincre, il suffit pourtant d’aller sur le site du Vatican et de jeter un œil à l’utilisation que fait le Catéchisme de l’Eglise catholique du « Rendez à César ». C’est sobre, mais précis :
          « Dès le commencement de l’histoire chrétienne, l’affirmation de la seigneurie de Jésus sur le monde et sur l’histoire (cf. Ap 11, 15) signifie aussi la reconnaissance que l’homme ne doit soumettre sa liberté personnelle, de façon absolue, à aucun pouvoir terrestre, mais seulement à Dieu le Père et au Seigneur Jésus-Christ : César n’est pas « le Seigneur » (cf. Mc 12, 17 ; Ac 5, 29). « L’Église croit (…) que la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine se trouve en son Seigneur et Maître  » (GS 10, § 2 ; cf. 45, § 2). »

          Bref, c’est un exemple caractéristique de « présentisme » (le néologisme est de l’historien François Hartog) où l’historicité d’un « fait » est nié pour le faire coexister avec d’autres dans l’unique but de créer une cohérence apparente. C’est de la logique shadok.

          Chacun devrait quand même savoir que les hommes fabriquent de l’origine pour se donner une destination. On ne sait pas ce que Jésus a dit. On ne sait pas s’il a existé. On part d’une phrase de certains évangiles canoniques, choisis par l’Église parmi une cinquantaine d’Évangiles possibles. Ce n’est donc pas le Christ qui a produit le christianisme mais le christianisme qui a produit le Christ. Instrumentaliser une phrase en en faisant un fondement d’origine alors que cette origine s’est construite dans le temps n’a donc strictement aucun sens.

          Pendant 1900 ans, personne ne s’est jamais intéressé au sens pour le moins trouble de la réponse de Jésus aux Pharisiens jusqu’au jour où Aristide Briand se référa plusieurs fois à ce passage lors des discussions sur la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, « estimant que certains chrétiens, avec les stoïciens, avaient été parmi les premiers à nier que l’État ait un rôle déterminant à jouer dans la relation de Dieu avec les êtres humains, de sorte que l’expression pouvait aussi signifier l’idéal de Laïcité »… C’était évidemment une parole d’apaisement (et un détournement génial) destiné avant tout à se mettre dans la poche les catholiques les moins rétifs à l’idée d’une nécessaire neutralité de l’État par rapport au fait religieux.

          Aujourd’hui, certains « laïcs » acharnés veulent voir dans Jésus l’inventeur de la laïcité à la française comme d’autres voient dans le coran les prémisses de la physique quantique. C’est juste tordant (et un peu tragique au niveau de la rigueur intellectuelle, je vous l’accorde).

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        • « Ceux qui l’utilisent ne se rendent manifestement pas compte (ou plutôt, là n’est absolument pas leur intérêt) que la séparation des pouvoirs temporelles et spirituelles est en totale contradiction avec la tradition, l’histoire et les mentalités romaines où le « politique » et le « religieux » coexistent étroitement, comme éléments nécessaires à la civitas. »

          C’est vous qui identifiez les chrétiens aux romains, alors que le virus chrétien a profondément bouleversé le monde romain (demandez à Tacite ce qu’il en pense). Songez à la fin de l’esclavage, à la fin de l’hédonisme (le christianisme a introduit une limite, au sein d’une civilisation qui courrait à sa perte et qui ressemblait fort à ce que la notre est devenue).

          « C’était évidemment une parole d’apaisement (et un détournement génial) »

          Pas si génial que cela : la laïcité est présente au sein du christianisme et s’y est développée pendant des siècles. Le mot laïc est catholique. Figurez-vous l’Église comme des cercles concentriques, avec la Trinité + Marie (d’où l’importance du dogme doublement verrouillé – je dis cela pour Uit’, le seul qui suis – de l’Immaculée Conception) dans le premier et seconde cercle.

          Quant à l’apaisement, après avoir fait tiré sur les processions catholiques (un acte d’une folie, d’une sauvagerie et d’une irrationalité folle – un acte de haine pure du christianisme, déjà complètement effacé au 19e), vous me permettrez de douter de sa génialité (la MPT n’est pas française par hasard).

          « il suffit pourtant d’aller sur le site du Vatican et de jeter un œil à l’utilisation que fait le Catéchisme de l’Eglise catholique du « Rendez à César » »

          Je suis au regret de vous dire que vous ne m’apprenez rien sur ma religion. Figurez-vous qu’en leur fors intérieur, les catholiques sont catholiques, et se méfient du pouvoir comme de la peste. On ne fera jamais d’un catholique un socialiste : la société, le monde commun, soulève le cœur du catholique. Il n’y a pas, pour un catholique de « bonne société ». Le Royaume n’est pas de ce monde. Le Christ n’est pas, en aucun cas, le « législateur des chrétiens » : abjection 19ème caractéristique.

          « On ne sait pas ce que Jésus a dit. On ne sait pas s’il a existé. »

          Oh si, on sait. Il y a des témoignages, appelés évangiles.

          Il n’y a que les islamistes pour dire le contraire.

          Vous allez me dire que Jésus n’était qu’un homme.

          Vous avez raison.

          Parfaitement et complètement homme, et parfaitement et complètement Dieu. Cela s’appelle la consubstantialité. Les catholiques aiment beaucoup les paradoxes.

          Je ne vous demande pas d’y croire. Je vous demande d’y croire.

          « Dieu s’est incarné dans le Texte, celui-ci étant l’équivalent islamique du Corps christique. »

          Dieu s’est incarné. Un livre n’a point de carnation. Réification ou incarnation, ce n’est pas DU TOUT la même chose.

          « le premier texte anti-Juif de l’ère chrétienne »

          Le Christianisme est ambivalent lorsqu’il parle du judaïsme. En fait, c’est la vision Saint Paul, Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin qui s’est imposée au cours de l’histoire : les juifs sont les idiots utiles du christianisme. L’Europe n’aurait jamais été évangélisée sans les Juifs, et les premiers chrétiens en étaient très conscients.

          Inutile de rappeler que l’Église a changé de vues, suite à la Shoah.

          « Pendant 1900 ans, personne ne s’est jamais intéressé au sens pour le moins trouble de la réponse de Jésus aux Pharisiens »

          Pour la bonne et simple raison que le sens n’a rien de trouble. Jésus ne parle pas par métaphores ; il le dit explicitement : je ne parle pas par métaphores. Je comprends le sens de cette parole et, visiblement, le Vatican aussi. Vous (ne parlons pas de ce pauvre Marcel), c’est moins sûr.

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        • « Chacun devrait quand même savoir que les hommes fabriquent de l’origine pour se donner une destination. »

          L’alpha et l’omega ?

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        • Les bases

          « Le Père est cela même qu’est le Fils, le Fils cela même qu’est le Père, le Père et le Fils cela même qu’est le Saint-Esprit, c’est-à-dire un seul Dieu par nature ».

          « Chacune des trois personnes est cette réalité, c’est-à-dire la substance, l’essence ou la nature divine »

          « Celui qui est le Fils n’est pas le Père, et celui qui est le Père n’est pas le Fils, ni le Saint-Esprit n’est celui qui est le Père ou le Fils ».

          « C’est le Père qui engendre, le Fils qui est engendré, le Saint-Esprit qui procède ».

          Sinon, nous avons aussi les paroles de Saint Corleone, qui parle avec un fort accent sicilien chargé d’ail :

          « Il est pitit nicessaire que ti zigouille cit ispice de counasse de poétesse juive, ci twa qui vwa, mais si ti prifère garder ta tite sur ti épaules, il faudrait voir à que cela prenne pas di plombes »

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        • « Qui a dit « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » ?

          « répétée à satiété – et notamment par la fachosphère  »

          WRONG ANSWER !

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        • « Oh si, on sait. Il y a des témoignages, appelés évangiles.
          Il n’y a que les islamistes pour dire le contraire.
          Vous allez me dire que Jésus n’était qu’un homme. »

          Oh non, je ne vais rien vous dire. Après avoir lu qu’un islamiste était quelqu’un qui remettait en cause la réalité historique des Évangiles, je ne vais pas risquer une nouvelle fois de cracher mon Cahors sur l’écran de mon ordi, j’ai trop mal aux côtes.

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        • Un islamiste, c’est quelqu’un qui remet en cause l’existence même d’un témoignage.

          Marrez-vous atanahan.

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      • @Tourn’

        il semble en bon « idiot utile du hamas » que vous ayez dit:
        « 17% de musulmans favorables chez nous à la Charia, 22,4 % en Tunisie favorables à une Charia applicable à tous, etc. Reconnaissez néanmoins que de telles minorités sont loin d’être anecdotiques ? »
        perso j’aimerais avoir vos sources de chiffres pour chez nous en tout cas (pour la tunisie, j’ai moins d’illusion)
        ainsi qu’en plus vos précisions sur:
        qu’est-ce qu’un musulman?
        qu’est-ce qu’un favorable?
        qu’est-ce que la charia?

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    • 1cm² ne suffira pas.

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    • « Que dire de plus ? »

      Sur l’islamisme et les appels neuneus à une réforme de l’Islam (comment peut-on proférer de telles conneries, en conscience ?), j’avais déjà écrit quelque chose il y a quelques semaines. Mon post n’est pas passé et je ne crois pas que ce soit une erreur.

      Comme vous n’y croyez pas vous-même une seconde, pourquoi faites-vous semblant de croire que les autres vont faire semblant d’y croire ?

      Toute réforme est un retour à la littéralité. C’est bien ce qui a été accompli, du Caïre (le grand-papa de Tariq Ramadan), à l’Arabie Saoudite.

      Vous voulez une réforme de l’Islam ?

      Mais elle vous est servie sur un plateau, comme la tête de Saint Jean !

      Actes de vie de Mahomet, propos de table de Luther, propos de tables d’Hitler, citations de Napoléon, discours indirect chez Don Corleone

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      • « Votre « de facto » n’est pas étayé et est contredit par ce même mouvement réformateur des XIXe et XXe qui donnera naissance à la Nahda tout en puisant sa raison d’être dans le même enseignement des « actes du prophète » (ce sont eux que l’on appellera en premiers les salaf). »

        Si en plus, la gauche me soutient.

        Enfin, vous avez raison : devenez tous experts en Islam. Il y a une logique. Surtout quand on a renoncé à faire partager sa culture, parce qu’on y a renoncé, en criminalisant l’entièreté de son passé.

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      • Pfff … j’en ai même ri, figurez-vous. Vous, vous êtes un sacré loustic, et ce n’est pas peu de le dire !

        « Comme vous n’y croyez pas vous-même une seconde, pourquoi faites-vous semblant de croire que les autres vont faire semblant d’y croire ? »

        La question n’est pas là, elle est dans l’évidence d’un principe de réalité. L’Islam existe en ce qu’il est, complexe certes, mais en même temps d’une très forte (et terrible, diront certains) cohérence. Le fait est là, il n’est pas négociable.

        Alors que fait-on ?

        Plusieurs solutions :

        (a) On se convertit tous à l’Islam … même Marcel (gooosshhhh) !
        (b) On organise une grande croisade apocalyptique qui mettrait les 85 % de la planète à feu et à sang (et au passage, on règlerait la question de la surpopulation qui menace notre pauvre planète) ;
        (c) On fait comme si de rien n’était en déclarant que tous les actes terroristes, les exactions de Daesh, d’Abu Sayyaf, des Shebabs, etc. sont uniquement le fait de schizophrènes (putain, ce sont les psy qui vont en avoir du boulot !), … avec le risque que de notre côté, les Marine et autres Pim Fortuyn ne décrochent des timbales pointées ;
        (d) On adopte une stratégie de réponses graduées, ce qui aura au moins pour mérite de faire tourner nos usines d’armement (au moins, en Wallonie, la FN reprendrait des couleurs) ;
        (e) … ou alors, on essaie de se parler, de mettre le débat sur la table, une sorte de grand divan mondial en somme, où tout le monde pourrait s’épancher (ce ne sont plus des serviettes qu’il faudra pour éponger les flots de bave, de larmes … et d’autres secrétions que je n’oserais ici désigner).

        Vous avez le choix, cher Pffff !
        Perso, je vous avoue que j’hésite entre le divan (ça me permettrai au moins de faire la sieste) et la grande croisade apocalyptique (j’ai toujours eu la fibre écolo).

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        • Les deux jusqu’au-boutismes essayent de nouveau de nous coincer.

          À la fausse opposition communisme/nazisme succède la fausse opposition islamo-gauchisme/replinationaliste. Les deux veulent imposer la pire violence à la société. Ils seront toujours d’accord pour en découdre.

          La solution, c’est l’Europe, évidemment. Et toujours écouter le Pape, il a raison, par définition.

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        • Tourn’
          Αποκάλυψις

          Pfff
          vu que le pape n’a raison que depuis le xixe, sûr que l’europe a raison pour le xxie

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  14. Les idées nauséabondes de Le Pen et de Zenmour contaminent insidieusement l’UMP, mais aussi la NVA et le MR. Pas étonnant que ces deux derniers aient fait alliance. Heureusement, aucun autre parti de Wallonie, ni à l’intérieur du gordel ne s’est compromis avec ces anciens du Vlaams Belang accueilli les bras ouverts par la NVA, même pas le FDF accusé pourtant d’extrémiste par la Flandre. Notre honneur est sauf et comme je l’ai déjà dit je ne pourrai plus voter à l’avenir pour des membres estimables du MR pcq ce serait voter encore pour un parti qui nous a trahi.
    Ferai-je comme tant de belges qui ne votent plus ce qui fait que la NVA qui gouverne le fédéral ne représente sans doute que 10% du corps électoral belge. Démocratie n’est pas particratie (voyez plutôt l’exemple de la Suisse et des votations). Crédibilité zéro pour un gouvernement qui s’est installé en ne respectant que la lettre et pas l’esprit d’une organisation fédérale qui est déjà de fait confédérale.
    La Belgique est mal partie si elle ne remplace pas le fils Michel par Kris Peeters. Sinon le gouvernement portera bien son nom de kamikaze. Les kamikaze japonais se sont cassés la figure mais ce sont les japonais en ont payé les pots cassés avec Hiroshima et Nagazaki.

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  15. Michel remporte le mayo jaune asocial

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    • Ou plus exactement

      à sauce (y a le) riche!

      Ingrédients pour 6 personnes

      – 1/3 l. de sauce blanche (beschamel) (càd pas noire)
      – 180 g. de champignons (à la crême evd)
      – 1 dl. de Cognac (Martel en tête)
      – 1 truffe (voir pif)
      – poivre de Cayenne (i porsche 32)

      Préparation

      1. Préparer une sauce blanche
      2. Verser dans cette sauce un verre de cognac Michel hors d’Âge .
      3. Ajouter une petite truffe « baisse des charges » et des champignons hachés (pieds bleus).
      4. Assaisonner avec une pincée De Poiver de Cayenne.

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  16. Marcel Sel, thermomètre d’une gauche en perdition

    « Mais l’ampleur des crétineries que débite le cador est telle qu’il faudrait un chapitre de Proust pour réfuter le moindre de ses articles. Sa nocivité tient justement au fait qu’il ne se base que très rarement sur des faits, et monte des concepts qu’il débite sur antenne en quelques secondes, et sont d’autant plus compliqués à réfuter qu’il faut s’armer d’une bibliothèque pour vérifier chacune de ses affirmations, et aligner les preuves qu’il s’agit souvent d’inepties. »

    Il me paraît que ce Zemmour est en bonne compagnie… Donc rien dans l’extrait incriminé ne permet de juger Zemmour, mais heureusement qu’on l’a viré

    et dans le dernier billet tu nous casses les oreilles avec chialement sur le sort de la pauvre Raymonde excédée (par qui? une gérante qui n’obéit pas assez vite à ces instructions?) qui « est victime de cette situation plus que coupable de quoi que ce soit » car « elle n’a pas agi pour son intérêt personnel, au contraire. Elle a agi par conviction. Pour les autres. Pour tout le monde. »

    Purez, comment oses-tu. C’est bien l’incroyable arrogance de gauche de se sentir investie de la mission sacrée d’imposer son point de vue aux autres, aux autres, à tout le monde, au nom de l’humanisme intergalactique.

    « On ne devient pas secrétaire régionale d’un syndicat si on ne pense qu’à soi. C’est tellement plus simple de rentrer à la maison le soir et de savourer tout ce que les syndicats ont obtenu pour nous tous depuis que la lutte ouvrière existe. »

    ah oui, parce la pauvre Raymonde ne peut pas être simplement quelqu’un qui veut imposer son opinion par la force et la menace. Ben, peut-être qu’elle est seule, et qu’elle a besoin de ce poste pour se faire valoir, Qu’en sais-tu? Ah non, c’est qu’elle est contre le gouvernement et pour la solidarité intergalactique! ce qui arrange Marcel

    Mais ce Zemmour, lui, il n’était pas au top de l’histoire des communautés belges, bof, il y a avait bien des premier ministres qui confondaient un peu la France avec la Belgique…

    mais soit, Zemmour, n’est pas d’accord avec la solidarité intergalactique imposée par Marcel, donc il faut le virer!

    ah oui, il ne faut surtout pas légitimer des pratiques illégale en les présentant comme licite et de ce fait dépassér les limites autorisées du droit à la liberté d’expression et surtout pas des professionnels des médias et de l’expression et ceux qui revendiquent la maîtrise des mots…

    C’était quoi encore? Raymonde est victime de cette situation plus que coupable de quoi que ce soit? Elle ne blesse personne, sinon l’amour propre de la gérante? oui, on peut dire la même chose de la maffia

    mais Zemmour! oh! Zemmour! lui il a osé parler du Coran!

    ouais, si un texte issu de Dieu justifie la polygamie, l’égalité homme-femme me semble assez difficile à réaliser

    mais là, on remballe ses principes hein Marcel? tant que ça sert ton idéologie

    ce que tes billets montrent nous montrent donc, c’est que la société est en train de dériver. Et vous êtes coresponsables, vous, les gens des médias, parce que vous ne calmez pas les ardeurs des maîtres à penser de la gauche qui sont passés en mode agressif, en mode primitif, même.

    et t’en es un bel exemple

    « le gouvernement belge a pris des mesures purement idéologiques qui ne peuvent que précipiter la chute », donc du style ce gouvernement va nous tuer tous…, merci pour cette pensée apaisante, ou encore, « La direction gouvernementale s’est apparemment enfermée dans sa forteresse blindée, n’écoute plus qu’elle-même, tourne en boucle comme un logiciel bogué, et ne produit plus que de l’opposition », donc ce gouvernement est un logiciel défectueux et doit être changé urgemment, ce qui est également très consensuel… « Avant que tout ça ne dérape définitivement, salariés, fonctionnaires, indépendants et patrons de bonne volonté devraient commencer par s’écouter. Et affronter le gouvernement ensemble
    ah oui, partons à la guerre contre le gouvernement, et pour le reste on dira qu’un type qui pète un plomb parce qu’il est pris en ôtage sur la voie publique par des mecs qui vident des cannettes de jup’ en rouge équivaut quelqu’un qui ferme des magasins sous la menace de violence

    non Marcel, ce n’est pas du tout la même chose

    Zemmour est peut-être le suicide de l’intelligence, Marcel Sel est celui des valeurs.

    Joli Marcel, vraiment joli

    VV

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    • « C’est bien l’incroyable arrogance de gauche de se sentir investie de la mission sacrée d’imposer son point de vue aux autres, aux autres, à tout le monde, au nom de l’humanisme intergalactique. »

      Je suis toujours étonné par le fait que les tenants de ce que d’aucuns appellent improprement les néo-conservateurs et moi des extrémistes de droite s’offusquent que les autres donnent leur avis… alors qu’ils passent eux-même leur temps à hurler qu’on tente de les museler. Ils sont d’ailleurs tellement muselés qu’on les entend hurler partout. Ces gens sont au-delà de toute raison.

      Mais ils réussissent à contaminer les orphelins politiques de tous bords. Ainsi Michel Onfray, hédoniste en perdition, a réussi à nous pondre une tribune dans le Figaro dans laquelle il reprenait tous les poncifs de la fachosphère : bobos (Onfray qui dénonce les bobos parisiens… marrant non ?), gauchos, pensée unique, censure, dictature, totalitarisme intellectuel etc etc. Me demande s’il se sent vraiment terrorisé ce pauvre Onfray… s’il croit vraiment ce qu’il dit… ou s’il tente tout simplement de se refaire une jeunesse médiatique…

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    • « ce Zemmour est en bonne compagnie »

      en vrai FR je crois que tu voulais dire : ce Zemmour est « de » bonne compagnie…

      il pourrait t’accompagner dans le suicide de ton intelligence que tu pourrais plutôt utiliser à autre chose, trouver un travail par exemple

      courage, VValli, coerage

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  17. « tolérance religieuse (expériences multiples, en Sicile, dans le sud de l’Espagne, etc.) »

    Vous croyez sincèrement que l’Islam s’est répandu dans le Maghreb à la faveur de la tolérance religieuse ? Vous croyez sincèrement que la colonisation de l’Espagne fut un âge d’or ? Au fait, qu’est-il advenu des peuples, des cultures chrétiennes qui vivaient là-bas, avant l’arabisation ?

    Qui a dit ?

    « Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l’influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l’Islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d’un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme.»

    Qui a dit ?

    « L’époque arabe fut l’âge d’or de l’Espagne la plus civilisée. Puis vint l’époque des persécutions toujours recommencées. »

    Non, Amin Maalouf n’a pas de petite moustache.

    Qui a dit ?

    « Le paysan doit savoir ce que l’Église lui a dérobé : l’appréhension mystérieuse et directe de la Nature, le contact instinctif, la communion avec l’Esprit de la terre. C’est ainsi qu’il doit apprendre à haïr l’Église. Il doit apprendre progressivement par quels trucs les prêtres ont volé leur âme aux Allemands. Nous gratterons le vernis chrétien et nous retrouverons la religion de notre race. »

    Non, ce n’est pas le scandinave tellurique Onfray.

    Qui a dit ?

    « Cette philosophie [japonaise], qui est une des raisons principales de leur succès, n’a pu se maintenir comme principe d’existence du peuple que parce que celui-ci est resté protégé contre le poison du christianisme. Comme dans l’Islam, la religion japonaise est dépourvue de tout terrorisme et contient seulement l’espoir de la félicité. Le terrorisme est seulement une idée juive répandue par le christianisme. »

    Non, ce n’est pas Tariq Ramadan

    Qui a dit ?

    Je détruirai l’Église catholique. J’humilierai leurs prêtres.

    Lors des plus célèbres « propos de table » depuis ceux de Luther.

    Non, ce n’était pas Béatrice Delvaux lors d’un dîner sushis chez les FEMEN.

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    • Juste après la guerre, la minorité catholique a pris le pouvoir, dans les ruines des idéologies merdeuses. Schuman, De Gasperi, Adenauer était des quasi-mystiques. Cela a donné l’Europe. Puis, les idéologies ont repris le pouvoir en Europe, socialisme et nationalisme, avançisme et mythologie ontologique. Ils ont réclamé la main. On voit ce que cela donne.

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    • Sacré Pfff !

      Vous pointez les incohérences de notre société. Il en est de fait de belles, de superbes ! Je vous l’accorde.

      Vous dites en substance que jamais, en nos pays, les mots ne sont assez durs pour condamner cette Eglise catholique vouée aux gémonies, et qu’en comparaison, ce que l’on peut lire ou entendre des dérives de l’Islam n’est que roupie de sansonnet. Et vous avez raison, de fait !

      Mais ce que je sais, c’est que l’Histoire est irréversible. Il en va de l’Histoire comme du principe d’entropie dans la nature. Pour illustrer mon propos, cette image : « Prenez une grande marmite dans laquelle a réparti, moitié par moitié, avec précaution mis du sable noir et du sable blanc. Plongez-y ensuite une grande cuillère de bois et tournez la dans le sens des aiguilles du montre de façon régulière, aussi longtemps qu’il le faudra, jusqu’à ce que votre sable devienne gris. Ne sortez pas ensuite la cuillère de bois du sable et commencez à tourner à la même vitesse, avec la même régularité, mais dans l’autre sens désormais. Jamais vous ne retrouverez votre sable blanc et votre sable noir ! ».

      Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un tournant, et d’une certaine façon c’est l’Islam qui nous met face à nos propres devenirs, aux enjeux qui nous touchent au plus profond. La réalité de l’Islam d’Occident et de la concomitance de l’Islam violent met l’Occident, et l’Islam lui-même dans la foulée, face à une alternative :
      – ou bien nos sociétés, arcboutées sur leurs principes, englués dans les dictats de leurs pensées prémâchées, parviennent à s’extraire de leurs aliénations multiples et à animer une sorte de grand débat de fond avec l’Islam, qui permette d’interroger tant ce dernier que nous-mêmes sur nos incohérences profondes respectives, et à dépasser nos contradictions mutuelles (la question de la violence dans l’Islam doit bien sûr au premier chef faire partie de ces questions) ;
      – ou bien nous en sommes incapables, et le débat sera alors dans un premier temps aspiré par le bas (ce à quoi l’on assiste en une certaine mesure avec quelqu’un comme Zemmour), avant que les extrémismes des deux bords ne finissent par imposer leur loi, dans une confrontation qui pourrait être, pour nos sociétés, véritablement apocalyptique en ceci surtout qu’elle nous amènera à perdre nos âmes.

      Ce qui va se passer en 2017 sera le grand révélateur de cet enjeu auquel nous sommes aujourd’hui confrontés, et auquel les acteurs de la vie publique et politique pour la plupart sont incapables d’apporter les répondes qui conviennent. La vraie question en France aujourd’hui est la suivante : le FN, dont il est d’ores et déjà acquis qu’il passera le premier tour, est-il en mesure de remporter le second tour ? Personne aujourd’hui n’ose poser le problème en ces termes, de la même manière qu’à la veille du premier tour en 2002, personne à gauche comme à droite n’imaginait que Jean-Marie Le Pen pût détrôner Lionel Jospin. Et pourtant, la vraie question est bien là. En une certaine mesure, l’affaire « Zemmour » est terrible avant-coureur de ce qui risque fort de se produire, car ce qui est en jeu est le refus diffus, infus, de ce qui est de plus en plus identifié, désormais par une majorité de citoyens, au « système ». Le « tous pourris », renforcé hier d’une façon sans égal par la censure de fait imposée à Zemmour (je crois que ce qui s’est passé a été, de fait, une terrible erreur politique) ne pourra qu’y trouver une surpuissante caisse de résonance. Par cette censure, qu’elle se justifie ou non sur le fond (et je crois que de fait, Zemmour est un homme dangereux), ce que les politiques en France (ceux de gauche en l’occurrence) n’ont pas compris, c’est qu’ils allaient contribuer à démultiplier d’une façon exponentielle la vague de « refus du système », poussant dès lors, ne fût-ce que par volonté de créer un électrochoc, une part de plus en plus importante de l’électorat vers un FN qui n’a eu de cesse depuis quelques années d’arrondir ses angles et de se faire plus fréquentable. Les conséquences, tout à fait prévisibles, en seront terribles. Je n’ose imaginer ce que pourrait être une France tombée aux mains du FN, déchirée au grand jour entre un identitarisme absurde et haineux et ces millions d’immigrés poussés dans leurs retranchements. Voilà assurément qui serait un scénario catastrophe.

      Je ne crois plus personnellement en la gauche française, doctrinaire, arrogante, idéologique, moralisatrice et en définitive terriblement intolérante. Je ne me retrouve plus non plus dans une droite trop longtemps identifiée à un populiste de bas-étage, lui-même arrogant, si ce n’est totalement méprisant, qui s’appelle Sarkozy. Je suis hélas terriblement déçu par le Centre, lui-même identifié avec Bayrou à des ambitions strictement personnelles. Il est loin, hélas, le temps des Delors, des Rocard, des Mendès-France … et des De Gaulle (vous me laisserez au moins placer ici un acteur de la droite française). Pour qui voterai-je en 2017 ? Certainement plus pour Bayrou, comme je l’ai fait jusqu’ici … certainement pas pour Sarkozy, encore moins pour Hollande, dont le mandat présidentiel aura été une catastrophe absolue. … Juppé, du bout des doigts, peut-être, ou mieux, Fillon, qui aujourd’hui est à la limite le seul qui, à mes yeux, tire encore son épingle du jeu.

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      • Et Le Maire ? Moi, je voterais Le Maire : il a l’air normal.

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      • « Zemmour est un homme dangereux. »

        Oui et non. L’anti-libéralisme, l’anti-capitalisme et le nationalisme sont dangereux. Y compris pour les étrangers.

        Zemmour ne fait que surfer sur cette vague qui vient de très, très loin, en France. Mais elle est partagée, de Le Pen à Mélenchon, de Polony à Meyronnis, qui préfèrent ranger dans une petite case de leur tête que « ce qu’on ne peut pas acheter est hors de prix »*. Alors pourquoi Zemmour ?

        L’argent, c’est ce qu’on a trouvé pour que les gens ne s’égorgent pas chaque fois qu’ils doivent acheter un paquet de clopes (ou de chipolata, pour les bizarres qui ne fument pas) !

        Vous aimez les étrangers, y compris sub-saharien ? Alors défendez l’Europe, bec et ongles, parce que si on retourne dans nos grottes nationalistes …

        Pour le reste, il faut arrêter avec l’islamisation de l’Europe.

        La question est celle de la liberté négative ou positive.

        Ou on refuse toute transcendance européenne ( et on prépare le terrain pour le nationalisme ET l’islamisme), et on décrète que l’on peut tout faire sauf ce qui nuit DIRECTEMENT à autrui, ou on accepte que notre génération n’est qu’une misérable petite chose dans le déluge des générations, que notre être est fini, limité, ou pour parler en chrétien, que notre cœur est circoncis, que nous sommes des pécheurs empreints de la faute originelle, que le Temps nous dépasse infiniment et que nous devons conserver, défendre, améliorer ce que nous avons reçu des générations précédentes pour le passer aux générations suivantes.

        Inutile de souligner que la gauche est l’ennemie acharnée de toute forme de transmission, y compris la lecture. Un gouvernement qui propage les méthodes de lecture globale, en sachant très bien qu’elles ne fonctionnent pas, est un gouvernement tyrannique.

        La gauche mène la guerre contre la culture au nom de la culture.

        *Muray

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        • Mourir pour le libéralisme économique

          Je n’arrive pas à trouver le texte des tracts de la Rose Blanche sur Internet, mais le texte de leurs tracts était dirigé contre autarcie économique, les théories de suffisance nationale, qu’elle avait identifiée comme source du mal dont souffrait l’Allemagne.

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        • Ah, voilou :

          « Quelle conclusion tirer de cette guerre, qui ne fut jamais nationale?

          D’où qu’elle vienne, la puissance impérialiste ne doit jamais s’instaurer dans l’État. Un militarisme prussien ne doit plus jamais parvenir au pouvoir. Les peuples européens auront à se connaître et à s’unir pour jeter les bases d’un relèvement commun. Toute force de nature dictatoriale, comme celle que l’État prussien a tenté d’établir en Allemagne et dans toute l’Europe, doit rencontrer une opposition irréductible. L’Allemagne future ne peut être que fédérale. Seule une conception saine, et fédérale, de l’État donnera une nouvelle vie à l’Europe affaiblie. Un socialisme bien compris libérera la classe des travailleurs de la plus basse forme d’esclavage qui est la sienne. L’économie particulariste doit cesser en Europe. Chaque peuple, chaque individu a droit aux richesses du monde.

          Liberté de parole, liberté de croyance, protection des citoyens contre l’arbitraire des états dictatoriaux criminels, telles sont les bases nécessaires de l’Europe nouvelle. »

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  18. Je suis allé consulter le site pétitionnaire (sans signer, il va sans dire) lancé par le site « Minurne.org » qui, fermé depuis le 3 décembre sur ordre du gouvernement, vient de rouvrir en Suisse. Ce que j’y ai lu est édifiant. Cette pétition est manifestement une trainée de poudre (en une seule journée, alors que le site n’est pas encore vraiment connu, il a récolté plus de 6 à 7000 signatures, et cela ne fait que grimper de façon vertigineuse. Les commentaires surtout sont incroyables. La plupart invoquent la « liberté d’expression » et, dans la foulée, le peu de cas que l’actuel gouvernement fait de la liberté d’opinion. On en pensera ce que l’on veut, mais le fait est que cette vague, qui pourrait ressembler de plus en plus à une vague de fond, ne sera pas sans conséquences dans les deux ans à venir. Ce qui ne fait que me conforter dans ma conviction que Le Pen, bel et bien, sera au second tour, et que même au second tour, elle pourrait encore constituer une menace.
    On aura alors beau jeu de se lamenter sur la connerie humaine, sur les tentations réductrices, l’identitarisme primaire et l’islamophobie larvée ou déclarée, le fait est que l’on n’aura pas été en mesure d’endiguer ce mouvement de masse. Certains diront sans doute que la faute en incombe aux populistes de tous bords, Zemmour le premier. Des explications qui auront sans doute le mérite de les dédouaner, mais ici encore, le fait est que la classe politique de droite et de gauche n’aura pas été à la hauteur de la menace.

    Je l’ai déjà écrit, et je le répète : ce n’est pas en continuant à adopter une position proche de la doxa en minimisant les problèmes réels que l’on résoudra le problème de la dérive identitaire et islamophobe dans nos pays. La seule réponse est celle d’un « parler vrai » adossé à un « débat ouvert et respectueux » et à une véritable « démarche de pédagogie », en interaction étroite avec les musulmans eux-mêmes. Car ce débat concerne tout autant les citoyens musulmans et les citoyens non musulmans de nos pays. Se contenter d’affirmer des principes en masquant partie du problème, en mettant le couvercle, ne pourra qu’attiser toujours plus la réaction viscérale d’un grand nombre qui, de façon infuse, appréhenderont cette attitude comme une forme de dictat du soi-disant « politiquement correct ».

    En clair, si l’on doit travailler nos mentalités et nos consciences, nous Occidentaux, l’Islam de son côté ne peut faire non plus l’économie d’une véritable introspection et d’un débat interne sur la violence et ce qui, dans ses écrits, en priorité dans le Coran, lui est intrinsèquement lié. La question de l’Islam et de ce que l’on appelle « modernité », dans un monde globalisé, est aujourd’hui incontournable. C’est devenu, alors que les dérives se multiplient un peu partout de l’Atlantique à l’Indonésie, une véritable nécessité. Et ce travail qu’elle est appelée à faire, à vrai dire, ne peut qu’être pour elle bénéfique à tous les niveaux, que ce soit au niveau politique, au niveau socio-économique, au niveau culturel … voire même au niveau spirituel. Si elle devait se refuser à le faire et à participer à ce débat de fond avec les citoyens de culture occidentale de nos pays (laïcs, chrétiens, juifs), en revanche, je crains alors que les choses ne se dégradent très rapidement, beaucoup plus vite qu’on n’aurait pu voici peu encore le soupçonner. Les présidentielles de 2017 seront le révélateur de l’état de conscience de la société française. Et celui-ci sera lui-même le révélateur de l’état de conscience de l’ensemble de nos société européennes. Laissera-t-on donc encore les choses se dégrader longtemps ?

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    • @Tourn’

      toujours braqué contre l’islam mon cher, j’imagine sorry car j’ai pas tout lu, trop braqué perso contre votre bienveillance pour le colonialisme sioniste,
      Pfff est plus sensible aux deux ou trois bouquins que zemmour se contente de lire pour lâcher une connerie,(avec le soutien d’onfray qui lui en lit une dizaine mais sans discernement)
      eviv roumez !

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    • Á propos de parler-vrai, dans la novlangue avançiste, il y a une expression qui est en passe de détrôner l’irremplaçable vivre-ensemble (alors que tout le monde a compris que c’était l’exact contraire) à la place d’expression numéro un du comique involontaire degôche. Ne dites plus attentat-suicide, dites suicide agressif. Sans rire.

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  19. Aucun rapport, me direz-vous?
    Vous êtes sur?
    Réfléchissez, réfléchissez bien…… Les Francais ont un gouvernement de gauche (encore combien de temps?) aussi nul soit-t-il , il protège encore un peu, on verra quand Marine sera là:

    J’ai envie de me répéter:
    Quand ils sont venus chercher les communistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas communiste.
    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas syndicaliste.
    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    Je n’ai pas protesté,
    Je n’étais pas juif.
    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    Je n’ai pas protesté,
    Je n’étais pas catholique.
    Puis ils sont venus me chercher,
    Et il ne restait personne pour protester

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    • mille pardons! j’avais posté mon commentaire avant l’article qui m’a interpellé, le voici:

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    • @Niemöller.Très didactique votre histoire. Effectivement quand on n’est pas sourd, on peut entendre s’exprimer ceux qui sont du bon côté:  » les chômeurs ne veulent pas travailler, les malades sont des fainéants qui se laissent aller, les fonctionnaires des parasites et il faut payer pour tout ça… ». Quand leur tour viendra, ils seront tous seuls pour crever comme les autres, mais tout seuls.

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  20. Qu’est-ce qui choque le plus? Que l’Office des étrangers veuille forcer la porte des sans-papiers qui refusent de gentiment leur ouvrir (lire ici)? Ou que le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), se penche sur cette demande? On hésite. Mais dans tous les cas, ça fait froid dans le dos. Un frisson glacé, glaçant.
    Il arrive en effet que la police locale, envoyée par l’Office des étrangers pour intercepter, à leur domicile, des personnes sans titre de séjour, trouve porte de bois. Actuellement, le seul moyen d’entrer, pour les policiers, est de brandir un mandat de perquisition délivré par un juge d’instruction. Compliqué, inefficace, chronophage, juge l’Office des étrangers, qui voudrait qu’on modifie la loi sur la fonction de police. « On ne veut pas aller jusqu’à faire nous-mêmes les perquisitions », indiquait lundi Geert De Vulder, porte-parole de l’Office des étrangers, dans « De Standaard ». Y aurait-il songé? Mais l’Office rêve quand même de se passer de l’avis d’un magistrat et de donner l’ordre, lui-même, aux policiers de pénétrer dans un domicile « avec l’intention d’arrêter une ou plusieurs personnes ». Au cabinet Francken, on confirme ne pas être insensible au « problème » soulevé par l’administration. Un groupe de travail se penche sur cette question, comme sur d’autres. « C’est prématuré de répondre. Aucune décision n’est prise. Il est très important que la réponse soit en accord avec les droits fondamentaux des gens », y insiste-t-on.
    Vraiment? Mais alors, il faut enterrer cette idée sans même l’examiner! L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme proclame, entre autres, le droit de toute personne au respect de sa vie privée et familiale et de son domicile. L’article 15 de la Constitution belge stipule aussi que le domicile est inviolable. Que l’habitant soit présumé violeur, meurtrier ou… sans papiers.
    Des restrictions à ce droit sont prévues par la loi: c’est un magistrat qui doit ordonner une perquisition, un mandat d’amener, un mandat d’arrêt. Autoriser la police à agir sans l’intervention d’un juge, c’est donner le champ libre à un Etat policier. Ca fait froid dans le dos. Si on commence avec les sans-papiers (qui ne sont pas des délinquants, ose-t-on répéter), on pourra poursuivre avec les chômeurs, les endettés, les pauvres… Leurs administrations ont aussi beaucoup de « problèmes ».

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    • Notez que Theo Francken n’a pas dit qu’il réfléchissait au fait de permettre aux agents de l’OE d’entrer sans mandat chez des sans papiers mais à une solution. Actuellement, la magistrature ne donne pratiquement pas de mandats par désintérêt ou manque de temps. Pour le coup, Francken n’a rien fait de « mal », il a au contraire rappelé le caractère sacré du droit à la vie privée.

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      • A lire d’urgeance par ceux qui ont moins de 40 ans:
        d’Erick Larson (un journaliste, trés attaché aux références précises ) « Dans les jardins de la bête » on y montre comment l’amour de la liberté de pensée , de la culture Allemande (justifié) et des financiers pour la récupération de leur dette… Ont conduit le monde à tolérer de plus en plus et de plus en plus loin, l’ascension de Monsieur Adolfe…
        Le côté amusant de la chose, c’est que si l’on remplace Von Papen (qui avait fait entrer Hitler au gouvernement en pensant , ainsi le compromettre et le contrôler) Par Kris Peeters on fait un saut de 50 ans et de quelques Km en Europe et l’on se retrouve dans la Belgique d’aujourd’hui…
        J’ai cherché vainement dans le passé :Charlot, mais je n’ai trouvé qu’Iznogoud, ce qui ne fait pas très sérieux, pour un politicien qui, comme lui, a la frite…
        Sinon, si vous préférez un peu de fiction à l’histoire un peu hardue, lisez « Il est de retour » par Timur Vermes si vous êtes capable d’adhérer au début, un peu surréaliste (il imagine qu’Hitler se réveille de nos jours!!!) vous verrez que cette fiction, décrit ,trés exactement, ce qui se passerait aujourd’hui… Comme l’obsession d’Hitler pour les juifs, il se trouve , aujourd’hui des gens pour penser au sujet de Zemour et de son obsession pour Arabes « il n’a pas tout à fait tort, peut-être même qu’il a raison »

        Mais, on est toujours le Juif, L’Arabe, le Wallon , le noir de quelqu’un… C’est si commode ça permet à tout minable qui n’est ni Juif, ni Arabe, ni Wallon, ni noir, de se sentir si supérieur…

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      • Il n’est en effet pas question de Francken cette fois (enfin, attendons de voir quelle sera sa position). Mais de l’office des étrangers. Que cette administration soit dirigée par des hauts fonctionnaires (avec les costumes, l’éducation et les salaires qui vont avec) qui pensent normal de faire une telle demande est sidérant. Car il n’est pas tant question ici de la politique d’asile que d’Etat de droit (lois ou applications de la loi différentes selon l’individu) et de séparation des pouvoirs (transfert de prérogatives du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif). Je pense qu’il est ridicule de prétendre que les quelques centaines de réfugiés se soustrayant au contrôle administratif posent un réel problème pour l’Etat. Faut avoir un raisonnement zemmourien pour le faire. Mais, même si cela était, cela ne justifierait en aucun cas l’adoption de mesures d’exception.

        Ca n’est pas pour rien que la Ligue des Droits de l’Homme a utilisé le mot « rafles » dans son communiqué sur la question.

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        • perso vu le désaroi des gens qui travaillent à l’o.e. je pense que dans une génération nous apprendrons les noms de justes qui ont sciemment saboté le système détourné par les populistes flamingants d’extrême droite NL soutenus par le mr FR

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    • « Si on commence avec les sans-papiers (qui ne sont pas des délinquants, ose-t-on répéter), on pourra poursuivre avec les chômeurs, les endettés, les pauvres… Leurs administrations ont aussi beaucoup de « problèmes ». »

      Très juste. C’est inconstitutionnel.

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      • « inconstitutionnel » …,,,????

        Anticonstitutionnellement vôtre,

        Lachmoneky :p

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        • c’est trop long !

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        • vraiment pas si long pour un NL et sûrement pas assez pour un populiste flamingant d’extrême droite

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        • Longueur de temps, Uit’, longueur de temps

          « Naturellement, je pense encore et toujours que les problèmes structurels de la Belgique pourraient être résolus par une réforme de l’Etat fondamentale. Mais cette réforme n’aura pas lieu durant la législature du gouvernement Michel. Ce gouvernement fédéral est toutefois une solution temporaire. »

          BDW

          Et voilà, il va laisser gentiment le MR se dépatouiller, pendant que les conséquences de la sixième réforme de l’État se font sentir, jusqu’à devenir intolérables pour les francophones. Le temps ne joue plus pour nous. Le ver est dans le fruit. La banqueroute est inévitable.

          Si, un jour, les francophones pouvait pendre ou brûler Di Rupo, ne serait-ce qu’en effigie, je serais un peu moins amer. Parce que, pour le reste, vous pouvez vous agiter tant que vous voudrez, nous nous en fichons bien, Bart et moi.

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        • Et mon erreur vient de unconstitutional, Uit’. Pas de grondwet pour moi.

          Je djause encore dix fois plus en engliche qu’en françois, Uit’, dans la journée/semaine/mois/année/décénie.

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  21. Allaouakbar ne veut probablement pas dire « mes freins ont lâchés », ni « Bouddha est gros », ni « sans les mains ».

    N’oublions pas de présenter nos condoléances aux victimes et à leurs familles, comme un Premier Ministre en service minimum.

    Donc, en France, un type a pris une petite fille par les cheveux, l’a collée contre un mur, et, de son autre main, lui a logé une balle dans le front. Pas en Ukraine, en 1943. En France.

    Ils disaient « plus jamais cela ». Ils mentaient.

    Houellebecq, il y a quelques années : les français vont « donner » Israël à la vindicte arabe, parce qu’ils sont lâches.

    Zemmour en victime expiatoire. Le fait qu’il soit juif est sûrement une coïncidence.

    Bon, maintenant, est-ce que vous ne trouvez pas que la couverture médiatique de BHL est une atteinte aux droits de l’homme ? On n’entend plus que lui. Comment cela, il est juif ? Je l’ignorais.

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    • Tout mais pas BHL, de grâce.
      Jusqu’ici, je pouvais encore rire gentiment … mais là, ça en deviendrait littéralement hilarant, au risque de l’éventration.

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      • Les goûts et les couleurs … BHL est moins con que ce con en dit. Il vient souvent avec des trucs auxquels on n’avait pas pensé. Je lis ses éditos dans le Point avec plaisir. Son livre sur les derniers jours de Beaudelaire – le seul que j’ai lu – 5/10 – ce qui le place nettement au dessus de ce qui se publie. Je ne suis pas souvent d’accord avec lui.

        Il y a une volonté de le ridiculiser (les tartes à la crème, j’ai déjà dit ici le dégout profond que ce genre de pratique m’inspire), d’attaquer sa personne, sa fortune (un juif cousu d’or), de déplacer le débat loin des idées, pour le pourrir – on renifle ici la trace caractéristique des attaques de la gauche olfactive (en fait, elle pue des pieds). Il écrit beaucoup, et parfois un peu vite (Botul).

        Mais, dans le fond, je respecte ses engagements. Je suis choqué de la façon dont il est violemment rejeté par les musulmans, alors qu’il a souvent soutenu les musulmans (Bosnie, Tunisie, renversement du régime de Kadafou – de quoi la kadafou-nostalgie est-elle le nom, chez les tiers-mondistes ? – beaucoup de non-dits et d’hypocrisies). Surtout, je trouve qu’il est nettement moins nul que ses détracteurs, qui n’ont que le nombre pour eux.

        Non, non. Si vous voulez vraiment faire taire un type d’une suffisance infernale doublée d’une médiocrité intergalactique, occupez-vous d’Attali. Comment cela, il est juif ? Je l’ignorais.

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        • bhl est aux « (un juif cousu d’or) » ce qu’Élio dr est à l’italie descendant l’escaut
          « une suffisance infernale doublée d’une médiocrité intergalactique »
          tarte à la crême en mons (capitale de la cul’ etc) en moins veux-je dire

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        • BHL est d’abord un homme des médias qui met l’essentiel de son énergie à cultiver son image. Il y a avec lui une confusion des genres permanente, en sorte que n’est plus reconnu son statut de philosophe. On ne peut à la fois se dire philosophe (la philosophie étant une discipline de l’esprit rigoureuse, qui présuppose une maîtrise des différents systèmes de pensée qui ont précédé et impose donc une exigence stricte, faite de renoncement dans le travail) et descendre en permanence dans l’arrière-boutique des plateaux télévisuels pour s’y produire comme il le fait, armé de son éternelle mèche de cheveux, le torse en partie dépoitraillé de dessous une grande chemise blanche en coton remarquablement repassée. Le déni de BHL a commencé avec les milieux intellectuels anglo-saxons, en particulier américains, qui le considèrent comme le parangon de la fatuité bien française, et en une certaine mesure, il faut quand même bien l’avouer, ils avaient raison. Dieudonné s’en est à son tour donné à cœur joie dans ses vidéos, où il n’eut de cesse de lui planter des banderilles. Dieudonné est certes ce qu’il est, mais les vidéos, elles, n’étaient pas des montages : certaines des interviews de BHL, celles en particulier où il se risque à la langue de Shakespeare, sont du plus haut comique, pour ne pas dire grotesque (hélas pour lui). Comment dès lors accorder encore un tant soit peu de crédit après cela à ce « philosophe bobo », produit typique des mondanités parisiennes ?
          Quant à Jacques Attali, je vous accorde que le personnage confine lui aussi à la baudruche médiatique. À vrai dire, je crains que l’on soit, avec lui, en présence d’un profil proche de BHL : le spécialiste de l’économie, à vrai dire plus homme médiatique et politique qu’autre chose. Les choses, le concernant, avaient d’ailleurs bien mal commencé lorsqu’il parvint (comment ?) à s’imposer comme LE conseiller es-économie de François Mitterand. On a vu ce que cela a donné. L’une des conséquences de cette « influence », si je ne m’abuse, a été l’éviction du premier Premier ministre de son second mandat présidentiel, en 1988, Michel Rocard. La vision plus « orthodoxe », et incomparablement plus sérieuse, de Rocard et de son « livre blanc des retraites » ne pouvait évidemment satisfaire les approximations ronflantes d’Attali, sur la dette publique de l’état français notamment (… j’ai eu l’occasion de lire son « Tous ruinés dans dix ans », qui fondamentalement ne nous apprend rien, sauf à nous abreuver d’arguties relatives au bien fondé de la dette, ou du moins d’une certaine dette).

          Quant au fait qu’ils soient tous deux juifs, personnellement, je n’en ai rien, strictement rien à foutre ! Cela ne constitue pas pour moi, et ne constituera jamais, un critère de jugement.

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        • Pouvez-vous préciser, Pfff, ce que vous essayez de préciser quand vous écrivez de BHL « un juif cousu d’or » ? Êtes-vous dans le cliché ou dans le rejet du cliché. J’aimerais comprendre avant de censurer éventuellement. Merci.

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        • Ah oui, Tourn’, je vous l’accorde. Il est très beau, en plus. Il fait rien que de nous énerver. 🙂

          Marcel, quand même, vous savez bien que quand on parle de juifs et d’argent, la plupart des gens deviennent dingues ! Par exemple, Dieudonné parle de lui comme du « philosophe-milliardaire ».

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        • Et quand je dis complètement dingue : Dieudonné précise toujours que le père de BHL a fait fortune dans le bois d’Afrique (ce qui est tout à fait exact : il a importé des poutres en bois pour la reconstruction après la guerre de 40-45).

          Bois d’ébène-juif, est-ce que je dois vous faire un dessin ?

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        • Sur BHL et les américains, il est amoureux du cinéma, qui ne l’est pas ? , qui ne rêve de son actrice/acteur préféré(e)? Son film était nul, vieillot avant d’avoir vécu. Le cinéma vieillit mal. Mais il nous a quand même permis de revoir Lauren Bacall (l’équivalent goy de la Shiske stellaire), de voir Karl Zéro en acteur. Bon, quand il fantasme sur Sharon Stone, je ne le suis plus (Paul Verhoeven, tout de même, il y a des limites). Mais bon, les goûts et les couleurs …

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    • Pfff:

      Zemmour ou le suicide de l’intellect français: 75 commentaires, 22 à votre compte
      Raymonde, thermomètre d’une société en perdition: 218 commentaires, 58 à votre compte

      On n’entend plus que vous, ça en devient lassant d’autant plus que ce que vous dites est abscons et, jusqu’à preuve du contraire, n’intéresse que vous.

      Votre « Zemmour en victime expiatoire, le fait qu’il soit juif est sûrement une coïncidence » est immonde, abject, ignoble et intolérable. Comment Sel a-t-il pu laissé passer cela me dégoûte.

      Moi, je change de crèmerie, ça pue un peu trop par ici.

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      • Chacun commente autant qu’il veut sur mon blog. Quant au soupçon d’antisémitisme lancé par pfff, c’est une opinion et je pense possible que certains s’en prennent en effet à Zemmour par antisémitisme. Bref, je n’ai pas censuré parce que je pense que c’est une opinion courante. Aux autres commentateurs de la commenter et de la descendre s’ils pensent que c’est nécessaire. Je ne peux pas tout contrôler non plus.

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        • tant que zemmour n’a pas rallié la marine fn on ne pourra être sûr de sa judaïté…

          Pfff dit n’importe quoi !

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        • Oui, et ça devient censurable.

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        • Tiens, et cela Marcel, cela devient censurable ?

          « Les deux touristes [israéliens] visés* à Bruxelles travaillaient pour les services secrets israéliens selon Le Soir et d’autres sources qui se recoupent… S’agit-il d’antisémitisme ou de manœuvre de diversion quant aux vrais motifs et aux exécutants ? Il faut cesser de nous prendre pour des imbéciles »

          Je ne le prends certains pas pour un imbécile. Il y en à d’autres, en revanche.

          « Pas d’Ali au pays des Kevin » Il ne faut pas s’arrêter à un prénom pour juger les gens, Marcel.

          *tués, en fait-ndlr. Il y avait trois victimes. Par un fou chantant, comme tous les fous.

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  22. « Bizarre, il n’y a personne pour faire remarquer qu’on censure aussi Domenach. Ah, j’oubliais, il est plutôt de gauche. Ça ne dérange pas. En revanche, qu’on retire un homme plutôt d’extrême droite de l’antenne, c’est un crime contre la liberté d’expression »

    Heu… à vrai dire, personne ne pense que ce soit Domenach qui ait été « censuré », vu qu’il ne « dérangeait » pas vraiment! Qu’il soit de gauche, de droite ou de n’importe où!

    Avant de coller une étiquette « censure » sur un discours, il faut peut-être analyser ce qui motive la « censure ».
    Si le discours n’est que polémique, fait d’approximations, de généralisations, d’amalgames, et d’appel à la ségrégation, au rejet, à la haine et au manque de respect (pour la gent féminine, entre autres!!!) , il est au contraire bien triste qu’il faille attendre aussi longtemps pour arrêter cette logorrhée nauséabonde.

    Il ne faut pas tomber dans le cliché « gauche-droite », mais plutôt analyser… le fond.! Et celui-ci est bien putride!

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  23. http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/12/22/31002-20141222ARTFIG00300-jean-d-ormesson-nous-sommes-en-guerre.php

    J’ai toujours admiré d’Ormesson ; je l’admire encore plus aujourd’hui pour ce qu’il écrit. Ce sage vient d’écrire très exactement ce qui devrait tous nous réunir, et il a le courage de dire les choses comme elles sont, de dénoncer l’inavouable, ainsi par exemple cette attitude des plus ambiguës, pour ne pas dire absolument répugnante d’Erdogan, ce piète personnage, ce minus infâme, cette pourriture (appelons le par son nom) qui ne mérite pas le crédit qu’on lui accorde trop souvent.

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    • Au bord

      « Mais les chrétiens de la région et les yézidis sont tout simplement au bord d’un génocide qui les ferait disparaître jusqu’au dernier. »

      Nous avons fait un grand pas en avant. La vérité est que ce génocide est déjà accompli, dans un silence assourdissant, après l’éradication totale du judaïsme en terre d’Islam (obscénité des iraniens qui montrent « leurs juifs » comme des ours de foire), qui vient lui-même après le génocide arménien, mais avant trente ans de génocide culturel chrétien et animiste en Afrique sub-saharienne.

      L’Occident n’aura pas manqué de se taire, dans toutes ses langues, couvrant même la voix des assassinés en tapant dans des casseroles palestiniennes.

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    • Je vous remercie d’avoir porté à notre connaissance cet article. La vieillesse est souvent un naufrage et ne pas l’oublier est le meilleur moyen de s’en prémunir.

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    • « Nous devrions crier que nous sommes tous des yézidis et des chrétiens de Syrie et d’Irak. »

      On peut surtout compter sur la presse (entre 97 et 100 % des étudiants journalistes qui se déclarent degôche – ils savent ce qu’on attend d’eux, les petits soldats) pour regarder à côté et se contenter du service minimum. Il ne faut pas désespérer le 9-3.

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      • Yézidis partout, chrétiens nulle part

        Je vous conseille d’aller sur les sites du Monde, de Libération : c’est exceptionnel, c’est incroyable. Le mot chrétien a tout simplement complètement et radicalement disparu des compte-rendu de la situation en Irak. Je sais que le Monde appartient à ce soi-disant de Bergé, mais tout de même. Quelle très grande abjection.

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        • Attali qui se réjouit que les systèmes de contrôle social s’améliorent. « Un jour viendra où on pourra condamner les criminels, avant même que le crime n’ait été commis. » Et ce sera le bonheur ?

          On peut demander à Zemmour ce qu’il en pense ? Être condamné pour avoir dit « la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes », il fallait déjà le faire. Mais là, il est viré d’une chaîne (où il est le seul à faire de l’Audimat – ndlr), pour un truc qu’il n’a jamais dit, ensuite pour ne s’être pas vigoureusement opposé à un truc qui n’a jamais été prononcé en sa présence, enfin, on ne sait plus trop pourquoi, mais c’est la victoire contre la bête qui pue, on ne va pas mégoter.

          La gauche est un grand projet pédagogique de terreur généralisée, à base d’illettrisme.

          Le Monde qui « omet » les chrétiens, totalement, dans ses articles sur l’Irak.

          On voudrait donner raison à Houellebecq, on ne s’y prendrait pas autrement.

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    • perso jean d’orme’ me rappelle l’époque où un vent de liberté flottait sur saïgon…

      pour les yésidis… daesh lave pas hallal, mais m’a révélé leur existence

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      • Je les connaissais personnellement depuis bien longtemps, mais je ne savais pas qu’ils étaient encore si nombreux (plus d’un million, répartis sur la Syrie (150.000), l’Irak (plus de 600.000), la Turiquie (quelques milliers, dont une communauté significative sur le lac de Van), l’Iran (plus de 200.000).
        Ces Yésidis sont en réalité les héritiers du mihtraïsme iranien (ou mithracisme) (à ne pas confondre avec le Zoroastrisme, dont les héritiers iraniens s’appellent « Zerthosht »). Le mithracisme s’était exporté dans l’empire romain aux IIe et surtout IIIe siècle, diffusée via les légions (ce sont en priorité les milieux militaires semble-t-il qui se convertirent à cette religion). En Belgique, on a retrouvé les traces d’un mithraeum (cave mithriaque, sorte de salle cultuelle souterraine ou aménagée dans des grottes) près de Tirlemont, de même qu’un vase cultuel mithriaque sur le site de la Loucherie (IIIe siècle) à Tournai, ce que l’on appelle un « vase à serpents » (pour une photo : http://www.fpg.be/images/stories/docs/2012/2012-11-10-diogene/diogene-PG2012-776×766.jpg). Pour une liste de ces mithrea : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_mithraea#France

        Leur tentative d’extermination par Daeh, de façon plus systématique encore que vis-à-vis des chrétiens, s’explique par le fait que les musulmans les plus intégristes les assimilent à une sorte de secte diabolique.

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        • Était-ce dans ces caves que se pratiquaient un rite à base d’égorgement de taureau, l’initié étant aspergé dans une cave inférieure ? Il me semble que ce rite est décrit dans les mémoires d’Hadrien.

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        • J’ai bon, comme disent les hardeuses wallonnes (Marc Moulin). C’est aussi l’origine des bonnets phrygiens. Il ne faut pas venir avec des trucs pareils, Tourn’. Si un français passait par ici, il pourrait renouer avec leur vieille pratique de l’égorgement !

          On se rappelle que chez les fondus d’Outre-Quièvrain, Vincent Peillon proposait encore récemment d’instaurer une religion d’État et que Valls renouait avec la vieille tradition robespierriste de profanation de l’autel de Notre-Dame à base de femmes à poils. Le culte de l’Être Suprême de poulet, avec une donzelle debout sur l’autel, en voile transparent (le fantôme de la Houri primordiale) entre deux décapitations. Heureusement, les FEMEN ne sont pas montées sur l’autel (les talons). Elle a accouché d’un foie de veau*, sous l’autel. C’est Noël !

          *mais je crois que cela ne compte pas pour Mithra, comme taurobole

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        • Encore un élément à verser au dossier de l’intégrisme islamiste des jacobins, ou le charmant 19e siècle positiviste et rationaliste

          Outre l’interdiction de la prostitution, et la déportation et l’enfermement des prostituées pendant la Terreur, au 19e siècle, en France, la pratique de l’excision des femmes adultères, ou simplement trop portée sur la chose, s’est généralisée, ce que j’ignorais complètement avant d’entendre l’auteur de l’Histoire du vagin. C’est tellement honteux et monstrueux, cette histoire, que cela ne se retrouve pas dans les livres. Aucun auteur français qui en parle.

          La chute de l’Ancien Régime et du christianisme fut une catastrophe pour les femmes, première victime des Lumières et du positivisme rationaliste.

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        • Ohlala. Milles confuses. Le livre s’appelle « La chair interdite », ce qui est mille fois moins vulgaire, il faut bien l’admettre. L’auteur, Diane Ducret, est née à Anderlecht.

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      • « pour les yésidis… daesh lave pas hallal, mais m’a révélé leur existence »

        Vous prenez les yésidis pour de pauvres taech ? DAESH lave plus blanc !

        Islam et pureté révolutionnaire, cela va si bien ensemble. L’art d’égorger sans se tâcher, auquel chaque homme est prié de se former.

        Dilemme : abandonneriez-vous votre tonnelet de poudre DAESH pour un couple d’OMO micro ?

        Cela pourrait être utile, dans le cadre toujours plus strict de ce que Lévi-Strauss appelait la religion des corps de garde.

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  24. Quel caryotype blindé dans la carriole de l’Iscariote ?

    (du bon emploi du suicide par procuration)

    Sortant d’un temple à l’éthique impeccable, un roitelet déplumé cherche une aigle qui l’amènerait, plus haut qu’estrades et pupitres, sur les hauteurs où admirer le Harz et Göttingen. De prime abord, ça paraît inintelligible. Chaque Un du Tout, cependant, en y mettant du sien, soyons-en sûrs, s’y reconnaîtra. Tôt tard venu, en droite ligne, DD’, ce roitelet contemple, en pleurant, l’amour transi, comme un, en pointe, transpercé par une flèche. N’ayant pas un poil de graisse, celui-ci a gagné en vitesse et va, consensuel, en tout sens. Las ! Sur place.

    L’esprit n’est-il plus que têtes-à-queues insondables, bêlant après bélier et klaxonnant aux heures de pointe ? Combien de sondages pour en attester ? En fera-t-il sa tasse de thé ? Il se palpe, se tâte, la vie n’est-elle que tripotage ? Cent mil milliards de questions, sur l’horizon noirci, pèsent, qui en accentuent la dépression. Souvent le stylo se rebelle contre son capuchon qui l’entrave. C’est à lui tout de même que revient l’éternelle mission : remplir la page blanche. À moisir ainsi, il court, comme l’alouette bondissante, le risque du pâté. L’histoire tournée en farce.

    S’ouvre un vortex, l’unique occasion de s’arracher aux pesanteurs terrestres qui le tirent à hue et à dia. Comme la philosophie le cherche, il trouve la navette opportune : aigle, coq à pointe, roitelet expectorant. Un totem trois-étages-tabous-en-un. Reste à énoncer la formule pour s’envoyer en l’air, qui surgit en lui soudain, comme une pulsion : Gott ist tot ! Les discours mielleux ont besoin d’un peu de vinaigre pour s’épanouir en paroles communicatives. De même que l’aigle et le coq ont pour rampe, le droit chemin.

    Nouvel Icare, il s’élance par-delà le dédale de questions qui ne mènent nulle part, soleil pour fond d’horizon sans frontière. Ses forces fatalement décroissent au fur et à mesure du réchauffement. Mais comme il n’a pas pu se libérer des pesanteurs terrestres, pierre, plouf ! à toute vitesse, retombe dans un château gothique, où il finit emmuré. Tout est à refaire. En attendant, le château, ciel et cierge, sert de musée aux épices. Le visitent les gardiens de prisons-modèles, repartant avec des airs carrés, nourris de mystères, circulant dans l’infernal archipel, pavé d’îles paradisiaques.

    Il faut bien vivre.

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  25. De cette crise, si les tout puissants cousins d’Amérique y concèdent, pourrait naître un état indépendant du Kurdistan. Un état dont on ne peut qu’espérer qu’il instaurera un régime de grande tolérance où tous, musulmans, chrétiens et yésides, vivraient en harmonie (sorry, Pffff, ça me reprend … les bons sentiments neu neu).

    Ce serait bien là le seul aspect positif de toute cette gabegie.

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  26. Les choses vont bien plus loin que d’arrêter le contrat de Zemmour sur i-télé. Une élue communale demande maintenant de prendre des mesures pour l’empêcher de s’exprimer à Bruxelles.
    La stricte question d’i-télé, en soi, ce n’est pas un mal : les débats théâtraux entre Domenach et Zemmour étaient à la joute verbale, ce que le catch est aux sports de combat. Quand on a assisté à une dizaine de ceux-ci, on se lasse. Cette fatigue ambiante, le départ de la jolie Léa, la difficulté à suivre Zemmour sur RTL, i-télé et son émission de Canal+ à la fois ont achevé de rendre intéressante cette émission. Cela simplifie la donne, pour suivre les méandres de la pensée zemmourienne qui enrichissent le débat, on pourra se focaliser sur une ou deux émissions maximum.

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  27. Tournaisien, grande première : quinze messages censurés. Non pas parce que vous y donnez des exemples d’extrémisme musulman, mais parce que vous insinuez dans votre formulation que cela aurait un rapport avec « l’islam tolérant. » C’est une incitation à la haine des lors que vous sous-entendez que l’islam ne peut être que meurtrier. Merci de revenir à une critique un tantinet plus acceptable comme vous en avez du reste l’habitude. Et joyeux noel.

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  28. – « Le Pape, combien de divisions ? »
    -« Zéro division »

    #cestdanslenomCONNARD

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  29. Merci pour cet excellent billet. Ça fait du bien à lire en ce soir de Noël !

    En temps que Français, je ne peux qu’être consterné de voir que 20 siècles de civilisation nous ont conduit à ça. Le pays des Montaigne, Boileau, Montesquieu, Toqueville, Renan, Durkheim, Aaron, qui s’effondre au niveau d’un Zemmour, d’un BHL ou d’un Emmanuel Todd. Il est vraiment là le suicide français !

    Votre compère Jean Quatremer a dit que la langue française redeviendra attractive le jour où elle aura à nouveau de grands penseurs qui exprimeront des idées originales et à la pointe de la pensée mondiale dans cette langue, et je pense qu’il a bien raison. C’est sûr que ce n’est pas avec un Zemmour qu’on va faire rêver le reste de la planète de parler français.

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  30. Marcel à Onfray.

    « Notre civilisation a inventé le meurtre de masse.  » Donc ,ferme-la, quand tu défend des opprimés en Arabie Saoudite, au nom de notre civilisation.

    Mais où placer le curseur, à qui donner la médaille Lépine ?

    Et si c’était en Ukraine (désolé, les arméniens), début des années 20, quand de braves et gentils révolutionnaires ont pris de mesures drastiques pour convertir une société récalcitrante aux valeurs degôche.

    Une chose est sûre, on a allègrement dépassé les millions de victimes, à cet endroit, à cette époque, et on a mis en place un système de meurtre industriel et massif. Les méthodes de gazages dans des camions blindés, reprises, puis abandonnées, par les nazi, au profit des chambres à gaz, ont été inventé là, vingt ans avant la Shoah.

    Alors, Marcel, est-ce « notre civilisation » qui est responsable, ou ses ennemis acharnés ?

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    • Je dis juste que donner des leçons à d’autres « civilisations » est minable de la part d’un philosophe.

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      • Marcel,

        Est-ce donc faire acte d’islamophobie que de déclarer qu’il y a, dans l’Islam, un problème avec la violence ? L’affirmer ne signifie pas pour autant que la grande majorité des musulmans est violente, loin s’en faut, mais cela conduit à affirmer du moins que certains fondements de l’Islam (certaines de ses sourates et certains des références empruntées aux actes du prophète) comportent des éléments qui sont de nature à fonder la légitimité du recours à la violence et d’une forme d’intolérance religieuse. La nuance est importante ; elle permet me semble-t-il d’aborder ce problème sans tomber dans l’islamophobie en rejetant les musulmans pour ce qu’ils sont, mais elle permet aussi, dans le même temps, de pointer l’un des aspects de cette religion aujourd’hui qui, qu’on le veuille ou non, posent problème.

        Je trouve même cette manière d’aborder les choses a priori plutôt positive, car ce n’est à mon sens que de cette manière qu’on peut engager un véritable débat de fond avec l’Islam, un débat qui nous conduira nous-mêmes également à faire un travail d’autocritique nécessaire (nous sommes loin d’être des blanches colombes) et qui devrait dans le même temps amener nos amis musulmans à ouvrir pleinement le débat au sein de leur propre communauté religieuse. Ce qui se passe aujourd’hui est en effet très loin d’être anodin : non seulement, ce sont les relations de l’Islam avec les autres cultures et religions qui sont en jeu, et donc dans une certaine mesure le futur même de l’Islam, mais aussi nos propres systèmes démocratiques dans la mesure où la montée de la violence ne peut que radicaliser nos populations et alimenter tous les populismes. Je l’ai déjà écrit : ma conviction est que Marine Le Pen, en 2017, passera le cap du premier tour des présidentielles, et la vraie question est : pourrait-elle être en mesure de les remporter au second tour ? Comment peut-on aujourd’hui ne pas voir là le danger qui se profile ?

        En clair, on ne peut pas éluder les vraies questions. La politique de l’autruche est une très mauvaise réponse, qui ne peut qu’ouvrir la voie dans un premier temps à des Zemmour (Le suicide français), voire à des Finkielkraut (L’identité malheureuse), et dans un second temps à des profils encore nettement moins sympathiques. Je suis personnellement pour le vrai débat, un débat ouvert, où l’on désigne les choses par leur nom, mais toujours avec en point de mire le respect de l’autre et la volonté de tirer ledit débat vers le haut pour aboutir à de vraies solutions. Or ce débat ne peut faire l’économie d’un questionnement sur la violence et l’Islam, non que tous les musulmans une fois encore seraient violents, mais que cette réalité est consubstantiellement liée à un certain fondement de l’Islam (j’ai bien écrit « consubstantiellement » et non pas « culturellement », vous aurez saisi toute la nuance). La vraie portée de la question est à mon sens celle-là, et je suis personnellement convaincu qu’il est possible d’alimenter ce type de questionnement de façon constructive, respectueuse et prospective, dans le respect de tous, en affichant sa foi en une religion nommée Islam qui soit capable d’améliorer son rapport, non pas à une « modernité » érigée en aboutissement suprême, mais à un vivre ensemble, dans le respect des différences, sans pour autant renoncer à ses propres convictions.

        Vous étonnerais-je si je vous affirmais que j’étais très favorable aux ouvertures oeucuméniques entre l’Eglise catholique et l’Islam ? Ceci affirmé en dépit parfois de mes agacements face à ce que j’identifie à tort ou à raison comme étant une certaine forme de malhonnêteté intellectuelle, agacements que vous avez très récemment recadrés (à raison).

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      • Et bien, cela va aider à enrichir l’immense tradition d’esprit critique en terre d’Islam. On se rappelle que quand un Pape a invité, avec des circonvolutions infinies, en prenant des exemples aussi distants que possible, l’Islam a se poser des questions sur un éventuel problème de violence, la réponse, très éloquente, fut : assassinat de prêtres, brulage d’Eglise, viols et meurtres de religieuses.

        Le tout sous les youyous du PCF et de toute la nébuleuse islamo-gauchiste (entre autres).

        Je ne vois pas l’Islam comme une civilisation, mais comme un immense glacis, entre les deux civilisations. On peut discuter si ce qui se trouvait sur les territoires fort divers qu’il a recouvert, et fini par étouffer, étaient des civilisations. Mais comme il n’en a pratiquement rien laissé subsister, c’est une discussion d’un intérêt assez limité. J’imagine mal une quelconque Renaissance sur les héritages perse, syrien, égyptien ou abyssinien.

        Ne parlons même pas de l’héritage grec ou chrétien, ce serait un peu obscène, non ?

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    • Ha. Nous y voila. Les nazis n’ont rien inventé mais n’ont fait que reproduire ce que les méchants gochos ont fait avant… On n’en est pas encore au négationnisme mais le couplet révisionniste vient de sortir. Même Zemmour, qui n’en pense pas moins lorsqu’on l’écoute attentivement, bien conscient de la loi Gayssot, n’a pas osé la sortir telle quelle celle là.

      Pour rappel, si on veut s’improviser historien, il faudrait voir à pas oublier que le premier génocide et les premiers camps de concentration de l’ère contemporaine (il y en a eut malheureusement beaucoup bien avant) furent connus par les Indiens d’Amérique du Nord. Que les premiers camps de concentration politiques furent instaurés en Afrique du Sud par les Britanniques. Que l’utilisation des premiers gaz à visée criminelle l’ont été durant la première guerre mondiale par les Français et les Allemands. Et que moult horreurs ont suivi de par le monde. Mais que tout cela n’enlève rien à la singularité de l’entreprise nazie. Personne jusque là n’avait mis en oeuvre une industrie génocidaire visant à la destruction planifiée de peuples entiers, des handicapés, des opposants politiques, des malades mentaux et des homosexuels. Personne. C’est assez simple.

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      • « Personne jusque là n’avait mis en oeuvre une industrie génocidaire visant à la destruction planifiée de peuples entiers »

        Je vous assure qu’il y avait des gens au Maghreb avant l’arabisation. Ne faites pas votre israélien, par Mahomet, Tamerlan, Kubilaï Khan (liste non exhaustive). Toujours pas d’arméniens à l’horizon.

        Le seul négationnisme qui se porte à merveille, c’est celui de la gauche, qui n’a jamais entendu parler de la Kolyma. Regardez Marcel, qui a poussé ses youyous juvéniles, lors du plus formidable massacre humain de notre glorieuse histoire, de la plus formidable destruction de civilisation que l’humanité ait connue, est-ce que cela le turlupine ? Est-ce que cela l’empêche de lancer une fatwa par semaine ?

        « La Kolyma est une région de l’Extrême-Orient russe devenue un centre majeur d’extraction minière au cours du XXe siècle. » Source: wikipédia

        Ben voilà. Excavons.

        « Que les premiers camps de concentration politiques furent instaurés en Afrique du Sud par les Britanniques. »

        Arme apartheid !

        « (il y en a eut malheureusement beaucoup bien avant) furent connus par les Indiens d’Amérique du Nord »

        Fils barbelés sur la plaine. (l’invention du fil barbelé et celle du camp de concentration sont concomitantes, mais je ne crois pas qu’on l’ait utilisé contre les indiens). Les indiens d’Amérique du Nord ont été décimés par des maladies européennes, ce qui était une façon de les remercier pour la syphilis. Les réserves ? Les couvertures infectées et gentiment distribuées par l’armée US ? N’essayez pas de faire partager votre indignation à un américain, même démocrate. De vrais turcs.

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      • « la singularité de l’entreprise nazie »

        La seule singularité de l’entreprise nazie est qu’elle ait eu lieu en Europe, en contradiction absolue avec ce qu’est, ce qu’à toujours été l’Europe. Mais nous ne sommes pas arrivés à ce degré sans de nombreux stades intermédiaires, non plus. Cela commence en 1789, cette négation acharnée de l’Europe.

        « Le bonheur est une idée neuve en Europe, et vous allez déguster. »

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      • J’espère au moins que ces « petits » rappels historiques en forme de propos de comptoir ne laissent entendre à vos yeux qu’ils suffisent à exonérer ou relativiser ce qui passe aujourd’hui en Syrie. Rassurez moi !

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        • Quel rapport Mr Tournaisien ? Qui a parlé de la Syrie ? Je répondais à pffff qui s’aventurait à relativiser le nazisme en évoquant ses passions anti-gauchistes. Mais pas un instant il n’a évoqué la Syrie.

          Dites, rassurez moi, vous n’avez pas encore cuvé votre réveillon ? Où bien votre obsession des musulmans vous fait tout simplement raconter n’importe quoi ? Pouvez pas vous en empêcher hein ? Fallait que vous la sortiez la Syrie ?

          La seule chose positive dans la rhétorique que vous et pfff étalez, c’est que plus vous le faites, plus vous en revenez à la phraséologie habituelle de la fachosphère… Au moins ça se clarifie. Les extrémistes de droite tentant de se faire passer pour de braves citoyens, ça ne tient pas la route bien longtemps…

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        • Shanan Khairi,

          Non, je ne relativise pas les crimes du nazisme. Vous illustrez à merveille la Grande Parade.

          À gauche, tout le travail de mémoire reste à faire, ou presque. Le ton que vous prenez suffit à démontrer l’ampleur de l’instrumentalisation.

          Je me dois de préciser que c’est évidemment la faute de la gauche, et non des victimes de la Shoah, pour me mettre à l’abri de vos sophismes. Ce qui est pénible en soi, et me met de méchante humeur.

          Je dirais même plus, Shanan Dupont, vous vous réfugiez derrière le nazisme, comme l’avorton derrière la grosse brute psychopathe, pour cacher les crimes de la gauche « révolutionnaire » (infiniment plus longs, vastes et nombreux).

          De cette façon, vous les faites vôtres. Vous voilà criminel contre l’humanité. Cela vous pendait au nez.

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        • merci de ne pas porter d’accusations aussi graves envers d’autres commentateurs. Que je ne vous y reprenne pas!

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        • « merci de ne pas porter d’accusations aussi graves envers d’autres commentateurs. Que je ne vous y reprenne pas! »

          Vous avez entendu, Shanan Khairi ? Sinon, cela va barder pour votre matricule !

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        • @pff : Je pense que ce commentaire s’appliquait à votre accusation de « criminel contre l’humanité » à mon encontre qui, comme d’habitude avec vous, dépasse le cadre du débat raisonné et, dans d’autres lieux, pourrait vous valoir un procès pour diffamations.

          Pour ma part je vous conseille de vous modérer, car contrairement à ce que vous semblez croire, l’utilisation d’un pseudonyme ne vous rend nullement anonyme. Et, bien que n’étant pas procédurier, je suis à la limite de déposer une plainte en justice à votre encontre. A bon entendeur…

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    • Désolé les Vendéens aussi. Parce que si Marcel parle de « meurtre de masse », j’imagine que le populicide peut faire valoir ses droits au même titre que le génocide.

      « Alors, Marcel, est-ce « notre civilisation » qui est responsable, ou ses ennemis acharnés ? »

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      • Allaouakbar

        « Il faut exterminer tous les hommes qui ont pris les armes, et frapper avec eux leurs pères, leurs femmes, leurs sœurs et leurs enfants. La Vendée doit n’être qu’un grand cimetière national ; il faut expulser de son territoire les Royalistes non armés, les Patriotes tièdes, etc., et couvrir ce pays du plus pur de la Nation. Repeuplez-le de bons Sans-Culottes. »

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      • « La révolution russe, elle, n’a pas connu de Thermidor qui ait su l’arrêter. Elle a entraîné notre peuple jusqu’au bout, jusqu’au gouffre, jusqu’à l’abîme de la perdition. Je regrette qu’il n’y ait pas ici d’orateurs qui puissent ajouter ce que l’expérience leur a appris, au fin fond de la Chine, du Cambodge, du Vietnam, nous dire quel prix ils ont payé, eux, pour la révolution. L’expérience de la Révolution française aurait dû suffire pour que nos organisateurs rationalistes du bonheur du peuple en tirent les leçons. Mais non ! En Russie, tout s’est déroulé d’une façon pire encore et à une échelle incomparable. »

        Discours de Soljenitsyne à l’inauguration du mémorial des Lucs, en Vendée.

        Quelle barbe, ce Soljenitsyne !

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  31. Ca y est, je sais où notre illustre Eric Zemmour a trouvé son inspiration et ses idées sur la déportation des musulmans d’Europe (même s’il jure ne jamais avoir prononcé le mot): de l’autre côté de l’Atlantique !

    Il a du étudié un livre d’histoire qui parlait d’Abraham Lincoln et son projet de déport… pardon, d’exiler tous les noirs américains « ailleurs », pour le bien de tous.

    Un article à portée historique d’Atlantico sur le sujet:
    « Au cœur de la Maison Blanche : le jour où Abraham Lincoln a voulu exiler les Noirs des États-Unis »

    http://www.atlantico.fr/decryptage/au-coeur-maison-blanche-jour-ou-abraham-lincoln-voulu-exiler-noirs-etats-unis-1920131.html

    J’adore le paragraphe d’introduction de l’article, qui résume bien la situation:

    « « Pourquoi les gens d’ascendance africaine doivent-ils partir et coloniser un autre pays ? Je vais vous le dire. Vous et moi appartenons à des races différentes. Il y a entre nous plus de différence qu’entre aucune autre race. Que cela soit juste ou non, je n’ai pas à en discuter, mais cette différence physique est un grand problème pour nous tous, car je pense que votre race en souffre grandement en vivant avec nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons des deux côtés… Si on admet cela, voilà au moins une bonne raison de nous séparer… »

    Remplaçons ici et là quelques mots-clés et revoyons le nouveau texte:

    « « Pourquoi les gens d’ascendance *musulmane* doivent-ils partir et coloniser un autre pays ? Je vais vous le dire. Vous et moi appartenons à des *religions* différentes. Il y a entre nous plus de différence qu’entre aucune autre *religion*. Que cela soit juste ou non, je n’ai pas à en discuter, mais cette différence *confessionnelle* est un grand problème pour nous tous, car je pense que votre *communauté* en souffre grandement en vivant avec nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons des deux côtés… Si on admet cela, voilà au moins une bonne raison de nous séparer… »

    Et bingo ! Cela pourrait sortir aujourd’hui de la bouche de n’importe quel politicien opportuniste et populiste, et susciter des tonnes d’applaudissements de la part d’un grand public dans l’attente d’une solution au « problème musulman » en Europe.

    Lincoln va même jusqu’à faire porter le poids de la responsabilité de la guerre de sécession sur les épaules des esclaves noirs américains, qui fait que des blancs tuent d’autres blancs.

    La question que je me pose personnellement est la suivante: en cas d’accélération des événements et de légitimation de la persécution des musulmans, y aura-t-il des non-musulmans pour se lever contre l’injustice et prendre la défense des musulmans, à l’image des Nordistes lors de la guerre de sécession ?

    Ou alors nous bornerons-nous tout simplement à observer le « spectacle » tout en le dénonçant avec des mots simplement ?

    Je me pose la question car l’actualité ne cesse d’aller dans ce sens, comme cet événement en Suède: http://www.lesoir.be/742728/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2014-12-25/incendie-dans-une-mosquee-en-suede-cause-d-un-engin

    Je pose donc officiellement la question à tous les lecteurs et commentateurs de l’article de Marcel Sel, ainsi qu’à ce dernier: que feriez-vous dans pareille situation ? Y avez-vous déjà réfléchi ?

    Je pense qu’en ces temps incertains et troubles, il est particulièrement important de réfléchir sur ce à quoi nous tenons le plus dans ce monde.

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    • « La question que je me pose personnellement est la suivante: en cas d’accélération des événements et de légitimation de la persécution des musulmans, y aura-t-il des non-musulmans pour se lever contre l’injustice et prendre la défense des musulmans, à l’image des Nordistes lors de la guerre de sécession ? »

      Vive le général Robert Edward Lee, qui a affranchi tous les esclaves de sa plantation ! Les Nordistes, c’est torto flamins ! Look away ! Look away ! Look away !

      Certes, il est question d’un certain Will De Weaber, mais, avec un nom pareil, on peut être sûr que c’est un bon gars !

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  32. Zemmour a beaucoup de succès car il ose mettre en doute ce que martèle le président de la république françaises. Selon ce dernier l’immigration est une chance pour la France et la multiculturalité est un progrès à tout point de vue.
    Personnellement j’ai rencontré une sorte de fantôme habillée de noir car on ne voit pas même les yeux,
    (une femme je suppose mais il n’est pas possible de l’affirmer)
    en allant faire des courses à Bruxelles il y a quelques années au Lidl du coin
    Cette « rencontre » m’a fait prendre conscience que certaines personnes n’ont aucune intention de s’intégrer mais bien veulent vivre ici comme en Arabie Saoudite.
    Cette façon de se conduire me fait réagir négativement sur ce blog mais selon Amnesty et selon François Hollande, c’est moi qui ait un problème de tolérance vu mon émotion négative.
    J’aurai du avoir une émotion positive et fraternelle selon le code de bonne conduite de François Hollande.
    Finalement mes actes dépendent plus de ma raison que de mes émotions, heureusement et j’ai enregistré l’émotion de rejet mais sans réagir. De plus le pétrole n’a pas d’odeur et je n’ai pas envie de me passer de pétrole.

    Ceci dit je n’irai pas acheter le livre de Zemmour que je ne veux pas soutenir.

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    • La muiticulturalité est, par définition, une réalité plurielle, et donc complexe. Les réponses qu’il convient d’apporter doivent donc conduire à faire la part des choses, selon que l’on est confronté à tel ou tel type d’identité culturelle, ou plus exactement selon les réponses qu’induisent ces différentes identités culturelles.
      Je vais vous donner un exemple simple : je suis enseignant, et j’ai au nombre de mon public de nombreux étudiants d’origines polonaise et italienne. Ces descendants de la troisième, parfois de la quatrième génération, de l’immigration en provenance de Pologne et d’Italie sont issus donc d’horizons culturels apparentées au nôtre, ces deux pays étant profondément catholiques et ayant donc, peu ou prou, évolué comme sous nos propres latitudes. Or il est frappant de constater que là où, de façon systématique, les étudiants portant des noms se terminant en « ski », « czky » ou « bla » ont zappé l’histoire ancienne de leurs familles, jusqu’à être incapables de préciser d’où leurs grand-pères ou leurs arrière-grand-pères étaient originaires en Pologne et de prononcer leurs noms un tant soit peu correctement (du moins selon les normes de la phonétique polonaise), les descendants d’immigrants italiens, par contre, sont tous en mesure de vous dire qu’ils viennent, qui des Abruzzes, qui du Val di Pasubio en Vénétie, de l’arrière-pays d’Agrigente en Sicile ou du nord des Pouilles ou du Molise, n’hésitant pas à vous signaler d’ailleurs qu’ils retournent en été tous les deux ou trois ans en moyenne dans leur lointaine famille italienne. Ainsi donc, les descendants de ces deux communautés, pourtant forgées à la source d’une même culture religieuse (d’une même « Weltanschauung »), ont-ils développé des réponses radicalement différentes, les premiers ayant renoncé de façon radicale et définitive aux racines mêmes de leur ancienne identité (au point que cela en a même quelque chose d’assez heurtant), les seconds au contraire restant fiers d’être d’origine italienne (ce que personnellement, je conçois sans aucune difficulté).
      Je vais maintenant vous prendre deux autres cas de figures : j’ai parmi mes étudiants encore de nombreux Maghrébins, Algériens d’origine pour la plupart, parfois quelques Marocains, plus rarement des Tunisiens, mais aussi quelques Iraniens venus chez nous pour étudier. Tous d’ordinaire sont musulmans, les premiers il est vrai étant d’obédience sunnite (quelques-uns d’entre eux toutefois se disent agnostiques), les seconds d’obédience chiite. Ce qui les réunit en apparence est donc une même appartenance à cette religion (ou culture religieuse) qu’on appelle Islam. Or que constate-t-on ici encore ? Que le rapport aux études, à la langue française, voire même à la réalité religieuse plurielle de nos régions est totalement différent selon que l’on a à faire à des étudiants de la première ou de la seconde catégorie. Autant les Maghrébins se définissent, soit par un rejet radical de l’Islam, soit par un retour en forme d’adhésion tout aussi radicale à cette religion, développant pour certains d’entre eux une attitude qui peut apparaître hostile, en tout cas très critique, vis-à-vis du système d’enseignement mis en place dans nos pays, autant les Iraniens, garçons et filles confondus, s’avèrent être d’excellents étudiants, parmi les meilleurs qu’il m’ait été donné de rencontrer sur ma déjà longue carrière, et ce d’autant plus que ces étudiants ne sont pas issus de l’immigration dans nos régions mais sont de nouveaux arrivants, maîtrisant à leurs débuts chez nous très mal le français (mais qui après trois ou quatre mois parlent la langue de Voltaire comme vous et moi). Ainsi ici encore, ce qui constituait en apparence le ferment culturel commun de ces étrangers ou étudiants d’origine étrangère, à savoir la religion islamique, ne conduit-il pas aux mêmes comportements, à la même attitude, voire même à la même perception du fait culturel et religieux de nos pays, les Iraniens se montrant d’ordinaire beaucoup plus curieux et ouverts, n’hésitant pas à rappeler que chez eux toutes les religions ont droit de cité, qu’il s’agisse du christianisme monophysite des Arméniens, communauté très importante dans le nord-ouest de l’Iran, du yésidisme issu de la vieille religion iranienne mithriaque, du zoroastrisme qui compte encore de nombreux adeptes dans le Luristan, du chiisme bien sûr, très largement majoritaire, mais aussi du sunnisme dans la région du sud, non loin du détroit d’Ormuz, face au sultanat d’Oman.
      De la même manière, les communautés iraniennes en Europe et aux Etats-Unis sont globalement bien intégrées, et ne posent aucun problème en termes de comportements civiques et de respect de la différence et de la culture des pays d’accueil. La question qu’il conviendrait de se poser est : pourquoi ? Pourquoi, de la même manière, l’Iran, pays musulman lui aussi, est-il inscrit dans une dynamique beaucoup plus moderniste, quand bien même le régime politique y est bien sûr de nature théocratique (république islamique)?

      Ce que vous décrivez se retrouve bien sûr aussi en Iran, où de nombreuses femmes sont voilées. Mais l’Iran, dans le même temps, est un pays où il y a un vrai combat des jeunes générations pour faire sauter ce carcan, et ce alors que l’on observe bien au contraire dans les pays de tradition sunnite une forme de marche-arrière, de réponse réactionnaire, de retour et de repli sur des formes beaucoup plus crispées d’expression de la religion. Je crois personnellement que ce problème est lié à un aspect de l’Islam sunnite (j’ai bien écrit un aspect, car il y a aussi des courants très libéraux dans le sunnisme, tel que le soufisme), mais un aspect dominant, très prégnant, que l’on peut globalement identifier au wahhabisme d’une façon générale, et plus encore bien sûr à ses formes les plus radicalisées (intégrismes multiples, salafisme, etc.), un aspect par ailleurs qui modèle jusqu’aux modes d’éducation, contribuant à renforcer le côté machiste des jeunes hommes, ces derniers étant adulés par leurs mères qui imposent en revanche à leurs filles de les servir sans discuter. Le nœud du problème, pour moi, se trouve là, et il aboutit à une terrible ambiguïté de la part de certains de ces pays de tradition sunnite, en particulier les pays producteurs de pétrole qui font le grand écart permanent entre une soi-disant modernité fondée sur le culte insolent de l’argent des pétrodollars et un rigidisme intolérant lié à une lecture littéraliste et intolérante du Coran. Ce sont ces formes-là de l’Islam qui, fondamentalement, posent aujourd’hui les problèmes les plus aigus, jusque dans nos communautés musulmanes en Europe, majoritairement sunnites.

      Et c’est cet Islam-là en priorité qui, de concert avec nous, dans le cadre d’une vraie discussion, d’un véritable débat ouvert, doit impérativement faire un travail de conscience sur le rapport à l’autre, à la différence, à la liberté de conscience des uns et des autres.

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      • Chez beaucoup d’Iraniens issus de la bourgeoisie qui étudient chez nous, tout simplement une haine à peine cachée du régime des mollahs, eux qui savent ce que ce régime a fait de leur pays.

        Je parlais de Renaissance perse ; on peut songer aux spectacles kitschissimes que produisait le Shah d’Iran, en essayant de prendre un peu de distance avec cette culture mortifère.

        Sacrilège ! Badaboum ! L’Ayatollah Khomeini ! Inutile de rappeler que nos petits gauchistes « total respect », surtout avec les violents (éternel gage d’authenticité à leurs yeux), étaient à fond pour Khomeini, qui avait pu compter sur la France.

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      • « Et c’est cet Islam-là en priorité qui, de concert avec nous, dans le cadre d’une vraie discussion, d’un véritable débat ouvert, doit impérativement faire un travail de conscience sur le rapport à l’autre, à la différence, à la liberté de conscience des uns et des autres. »

        Le débat avec l’Islam est complètement faussé dès le départ, par la prétention des musulmans à tenir la vérité ultime, du fait de la révélation tardive du Coran, et la pratique du Taqqiya, qui permet de mentir et de tromper le non-musulman, dans la vie quotidienne ou religieuse.

        San Eddigio a débouché sur une impasse. Les catholiques se sont aperçus qu’ils se faisaient complètement rouler dans la farine, avec un interlocuteur de mauvaise foi (oui, Uit, c’est le cas de le dire). Ils ont poliment repris leurs billes et ont conservé l’infrastructure dans le but de maintenir un canal de dialogue pour dénouer certaines crises.

        Le dialogue inter-religieux a été repris par François, en plein génocide chrétien, parce qu’il caresse l’ambition de se refaire un prénom vis-à-vis de son Saint homonyme. C’est le grave penchant nominaliste des catholiques, qui nous perdra tous, Tourn’.

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      • Tournaisien,

        Vous comparez des torchons et des serviettes en les réduisant à un unique facteur cultuel et en déduisez des conclusions sans vous intéresser une seule seconde aux autres facteurs qui pourraient invalider votre thèse de départ.

        Je convoque demain dans votre auditorium des étudiants iraniens issus du sud de Téhéran et des gamins bien nés du quartier d’Anfa à Casablanca et vous obtiendrez un résultat inverse en tout point.

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        • atanahan,

          Vous êtes du côté des gentils pauvres #fôtalazoziété ou des méchants bourgeois dépravés par le mode de vie occidental d’Anfa ou du quartier Nord de Téhéran ? Ce que l’on fait au plus petit des zivaslamistes, c’est un peu à vous qu’on le fait ? Le quartier Nord de Téhéran, on en sort plus difficilement qu’un chameau du chas d’une aiguille* ?

          *Ceci n’est pas une métaphore ; je répète : ceci n’est pas une métaphore.
          J-C avait l’humour surréaliste vachard, c’est tout.

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  33. Bart De Wever: « je veux sortir de ma réserve »

    Un indien dans la ville (d’Anvers)

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  34. En décembre, traditionnellement, les adeptes du poète Roumi se rassemblent à Konya, dans le centre de la Turquie pour lui rendre hommage. Ce poète était un adepte de la tendance soufie dans l’Islam, l’une de celles historiquement les plus ouvertes … et les plus tolérantes. Ces adeptes, en accord avec ces convictions profondes, ont profités de cet anniversaire cette année-ci pour dénoncer l’horreur de Daesh et ses exactions.
    C’est par ailleurs à cette tendance que se rattache la confrérie fondée par l’intellectuel Fethullah Gülen, lui-même favorable à une confrontation ouverte de l’Islam avec les enjeux de la science contemporaine et avec les autres religions (il est aujourd’hui réfugié aux Etats-Unis).

    Erdogan, président presque auto-proclamé de Turquie, a voulu rebondir voici un jour ou deux sur ces hommages annuels rassemblant les sympathisants du soufisme turc pour se lancer dans une violente diatribe contre la confrérie Gülen. Une telle prise de position révèle avec plus d’acuité encore toute l’ambivalence du personnage vis-à-vis de Daesh, une ambivalence qui apparaît de plus en plus avoir été du soutien, au moins larvé (rachat de pétrole, voire soutien financier et fournitures d’armes).

    Jusque quand l’Europe continuera-t-elle à tolérer à ses portes un régime dirigé par une telle ordure ? Ce piètre personnage me rappelle étroitement la figure de quelqu’un comme Franco, soi-disant neutre au niveau international mais les deux mains trempées dans le cambouis de la peste brune !

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    • Les soufis se font très communément traiter de pédales ou de chrétiens par les autres musulmans, Tourn’, et cela ne date pas d’hier. Le petit père des turcs (un cycliste remarquable*) les a persécutés bien plus que le reste des musulmans turcs. Ils ont très mauvaise réputation car ils sont pacifiques : I can relate to that.

      Cela me fait infiniment moins rire que quand Philip Roth traite J-C de « plus grande pédale d’Israël », cette histoire, allez savoir pourquoi.

      Alors, moi, je veux bien crier « nous sommes tous des soufis » et apprendre à danser le derviche (qui n’a jamais tenté de perdre l’équilibre dans la cour de récréation, en tournant comme une toupie ?) , mais

      1. cela ne va pas arranger leur cas aux yeux de l’Islam majoritaire, bien au contraire
      2. cela ne va pas arranger nos relations avec l’Islam majoritaire, quoiqu’on essaiera de nous faire croire le contraire

      * C’était imprimé dans une brochure du ministère de l’éducation de la communauté française, qui visait à promouvoir les joies du cyclisme, avant que la communauté turque de Belgique n’exige le retrait de la dite brochure, le cyclisme n’étant pas compatible avec l’Islam et l’identité turque.

      Ce qui fut immédiatement fait : il faut bien voir que le prosélytisme cycliste gouvernemental est la traduction d’une soumission anticipée à l’islam ; il ne s’adresse bien sûr pas aux musulmans. NVB est très claire là-dessus et ne manque jamais une occasion pour tenir un double langage là-dessus, dans la grande tradition musulmane, qui, selon moi, exclut tout dialogue, selon qu’elle s’adresse aux sous-chiens, qui sont tous des Poulidor potentiels, comme leur dénomination collective l’indique, ou à ses électeurs, qui sont piétons de profession, comme le mentionne Djamel Debouzze,

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  35. @ marcel…

    http://www.bvoltaire.fr/jeansevillia/le-terrorisme-intellectuel-nest-pas-nouveau-il-dure-depuis-des-annees,148134

    ik kan me eerder vinden in deze mening dan de jouwe die ik eerder situeer bij de 99% procent waarvan melding in dit artikel…

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    • Boulevard Voltaire is radicaal zelfs extreem rechts. Wat een lectuur!

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      • allé Des, ge weet toch da’g’alleen de objectieve lectuur van het AFF moogt bezigen…

        de vrijheid van opinievorming geldt duidelijk maar voor zover je ze links draagt…

        VV

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      • kijk Marcel, ik lees links, rechts, extreem links en wat jij noemt extreem rechts… hoe zeggen jullie zo mooi in het frans « du choc des idées jaillit la lumière »…

        ik heb geen nood of behoefte aan een gedachtenpolitie die mij voorschrijft wat ik al dan niet kan lezen.. en sinds wanneer is een journalist van Le Figaro al extreem rechts… dat zegt veel of over jouw ideeën over wat al dan niet aanvaardbaar is om te lezen..

        op deze blog worden heel veel dingen die ik courant en normaal vind en die dat ook in zeer veel westerse landen zijn, weggezet als extreem rechts…. voor wat mij betreft totaal foute aanpak, maar toch blijf ik jouw stukken lezen…

        prettig NJ gewenst!

        Des

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      • Tiens Ramadan, qui veut bien Zemmour, mais qui demande que l’on interdise Voltaire ?

        Qui oserait demander l’interdiction de Voltaire en Occident, depuis … l’encyclopédie ?

        Les frères Ramadan, de concert. Mais, bon, on fait l’autruche.

        Alleï, Marcel : l’islamophobe le plus con, c’est quand même Voltaire.

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  36. http://www.lalibre.be/actu/belgique/theo-francken-et-hitler-evoques-dans-les-voeux-d-un-echevin-bruxellois-549c2c063570e99725286b9b#media_1

    Je pensais que la pratique des vœux de nouvel an était animée par des sentiments positifs, pas par des volontés de se positionner électoralement en faisant de la polémique de bas étage.

    Tout simplement grotesque, à la limite même scandaleux. Ceci étant indépendant de ce que l’on peut bien entendu penser de Théo Francken.

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  37. Sarko a bien limogé PPDA,un journaliste ,un écrivain talentueux et humain alors Zesansamour !… Et merde pour une fois ,je me permets d être un peu impolie ,ce sera mon petit cadeau de fin d année!
    MEILLEURS VŒUX DE BONHEUR ET DE BONNE SANTÉ A VOUS TOUS ET A MONSIEUR SEL .

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  38. Un peu off topic, mais très intéressant article dans Humo cette semaine : trois jeunes écrivains flamands/néerlandais d’origine maghrébienne, qui discutent les problèmes (d’intégration) structurelles de jeunes musulmans dans notre société.

    Il est raffraîchissant de constater que le sujet y est abordé d’une façon nuancé.

    Asis Aynan :

    « Je trouve que la responsabilité est partagée, mais là tu n’entends jamais personne le dire. Pour moi, c’est trop facile de toujours blâmer l’homme blanc ou la femme blanche. Il est nécessaire d’initier la révolution chez soi. Pourquoi ces jeunes gens ne se rebellent pas contre leurs parents ? Essayez une fois de radicaliser contre cela.

    La meilleure exemple, je trouve, ce sont les jeunes qui sont partis faire la guerre en Syrie. Beaucoup de parents sont en train aujourd’hui de pleurer parce que leurs enfants sont partis en Syrie. Or, je n’ai entendu aucun de ces parents dire : « vous savez, c’est MA faute qu’il est parti, le responsable c’est d’abord MOI ». Au contraire, ils blâment la police, la société, l’école, le marché de l’emploi.

    Pourtant, ces parents ont toujours dit à leur enfant : « Tu sais, il y a un paradis et il y a un enfer. Cet enfer, c’est où iront tous les chrétiens, les juifs et les mécréants. Et les musulmans sont les bons gens, eux iront au paradis ». Aucun de ces parents n’a dit que ce n’est qu’une histoire, du genre dont on a besoin en tant qu’êtres humains.

    Voilà pourquoi il est nécessaire que ces jeunes disent à leurs parents : « c’est vous les coupables ». Il faut agir au lieu de pleurnicher contre la société. »

    Ça donne espoir qu’il ait toujours les esprits éclairés musulmans pour exprimer certaines opinions nuancées, interdites depuis longtemps par la pensée unique de la gauche aux illuminés non musulmans. Cette pensée unique qui met cruellement et sans la moindre honnêteté intellectuelle dans le même sac les pires racistes congénitaux et des gens modérés qui, après réflexion, comettent l’erreur d’oser remettre en question l’opportunité ou la désirabilité d’une religion encore trop vivement vécu dans une société moderne, à peine rétabli depuis quelques décennies de secouer le joug de sa propre arriération.

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  39. « Zemmour », grigri, patte de lapin…

    (réponse à un manuel de précision, en voie de décomposition)

    apostille dédié au vierge enfant de Marivaux et de Céline, amoureux de sa langue

    beurre ranci, toast rassis,
    assistant à son propre suicide
    en spectateur averti hi hi hi
    ne cessant sur lie de mettre grain
    infiniment cuit cuit archicuit
    et mu par le souci des pensées volatiles
    que l’espace laissé libre préoccupe

    NB : tout ce qui précède est écrit
    uniquement par amour de la langue
    Honey qui mal pense

    PS : savoir raccourcir une plaisanterie
    longue de 546 pages

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  40. Monsieur Sel, je me suis délecté en lisant vos œuvres en 2014 ainsi que les réactions de vos lecteurs.
    Aujourd’hui, permettez-moi une fois de vous souhaitez une bonne annee 2014 dans notre beau pays.
    (S) un petit belge

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  41. Plutot une ejxcellente annee 2015!

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  42. http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/02/01003-20150102ARTFIG00061-la-suede-touchee-par-une-flambee-d-actes-antimusulmans.php

    La Suède, comme l’Autriche, est un des pays d’Europe où l’extrême-droite était très implantée dans la population, mais ce pays en raison de sa neutralité durant la guerre, à l’instar de l’Autriche, mais celle-ci grâce ou à cause de l’Anschluss, a toujours cru pouvoir se dédouaner des tendances inavouables qui l’avaient contaminé. Il est symptomatique que l’extrême-droite et ce que l’on pourrait appeler un nazisme larvé constituent un thème récurrent des polars suédois (cfr les romans de Stieg Larsson), de même également que des polars norvégiens d’ailleurs … cfr Jo Nesboe). Ce génome nazi larvé est ce qui explique le passage à l’acte, ce qui fait la différence avec le racisme ordinaire. Qu’on se souvienne du massacre perpétré par Breivik, de l’assassinat d’Olof Palme ou encore de la montée inquiétante du Fremskrittspartiet en Norvège !

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    • Eh oui, Tourn’ : l’extrême-droite a fait une proposition pour limiter l’immigration, et un bond dans les sondages.

      Du coup, tous les autres partis ont fait l’union sacrée. Le Premier ministre a d’abord voulu convoquer des élections, pour sacrer cette coalition, puis s’est ravisé, en disant que les sondages (pas les mêmes que les premiers cités, visiblement -ndlr) prouvait que des élections ne changeraient rien.

      Voilà où cela mène, lorsqu’en démocratie, on criminalise systématiquement les voix discordantes et on ne fonctionne plus que par interdits. Ceci dit, ce genre d’actes, franchement abominables, ne font que renforcer l’irrationalité du débat, et in fine, servent la coalition au pouvoir.

      Jusqu’au jour où, la crise aidant, on se ramassera l’élastique en plein tronche.

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    • Vive la reine Christine ! Vive Kierkegaard ! À bas IKEA !

      Je préviens le (la) petit(e) couillon(ne) qui me met tout le temps des thumbs down !

      S’il persévère, j’argumente !

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  43. Transfert du chômage vers les CPAS, du fédéral vers le communal : accentuation, accélération, précipitation d’une logique déjà à l’oeuvre depuis des années.

    Comment cela va se passer, lorsque les CPAS ne pourront plus payer, que nos villes (déjà plombées à bout portant par le fédéral avec Dexia) déposeront le bilan ?

    Le Soir se fendra d’un éditorial pour expliquer que tout cela, c’est la faute aux mauvais gestionnaires locaux, toute honte bue. La RTBF nous pondra des reportages sur la méchante mondialisation.

    Dans les CPAS, on procédera comme on procède déjà aujourd’hui, par arbitrage, et puis, par copinage. Le clientélisme va opérer en plein ; le PS va être relancé, pour un temps.

    Fin de la sécurité sociale, fin de la répartition du risque par mutualisation, retour des classes dangereuses, retour de la criminalisation de la pauvreté, justice expéditive, dans le cadre explosif d’une société de l’anomie, complètement décomposée, déstructurée dans toutes ses composantes traditionnelles (familles décomposées – filiation problématique – religion détruite comme lien social – consumérisme hédoniste – acculturation, illettrisme vindicatif, rebellitude ultra-conformiste comme seule culture) .

    On peut déjà compter sur la gauche pour crier à l’injustice sociale, et pour empêcher toute mise à jour de son écrasante responsabilité dans la mise en place de la sixième réforme de l’État et de ses conséquences.

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    • Quant à l’immigrationisme, il pourra bientôt accrocher la peau de l’Europe à son mur des cons, en trophée, en commençant par la liberté de circulation.

      Bravo ! C’est le bonheur !

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  44. lettre ouverte à Zemour,
    Vous êtes juif, paraît-t-il.
    Vous ne pouvez, dés lors, ignorer comment cela s’est passé dans les années 30:
    l’Allemagne avait besoin d’un bouc émissaire, la banque juive avait des créances sur l’Allemagne (comme toutes les banques), et celà à suffit à déclancher l’enfer.
    Des imbéciles malfaisants avaient besoin d’assouvir des rancunes et des sentiments d’infériorité, donc la banque juive (comme toutes les banques) mettait l’Allemagne à genoux, il fallait faire la chasse aux juifs, ces gens là maniaient le négoce (on oubliait que jamais ils n’avaient été autorisés à possèder des terres, il fallait bien qu’ils vivent de quelque chose!) et ce fut l’hécatombe…
    Vous, aujourd’hui, juif , qui devriez connaître mieux que moi, le poid de la haine raciale, vous vous servez des mêmes ressorts vis à vis des Arabes, pour vendre votre copie… Je vous méprise Monsieur, vous êtes peut-être d’une race opprimée, mais celà ne vous donne pas le droit de semer la haine.
    Oui il y a des Arabes qui sont des truands , oui, il y a des Arabes qui sont de violeurs , oui il y a des Arabes qui sont des égorgeurs, oui , tous les Arabes ne sont pas des saints.. Mais; Dutroux est Belge et je ne me sens pas le goût de recenser toutes les ordures de France.?
    Il faut arrêter de généraliser,c’est trop stupide . Les femmes ne sont pas des putes, même si certaine les sont, les hommes ne sont pas des brutes, même si certains le sont les juifs ne sont pas des génies de la finnance , même si certains le sont ,les a-Arabes ne sont pas des mathématiciens hors pair , même si certains le sont zet certainement pas des ordures, même si cedrtains le sont et les Belges ne sont pas des pédophiles, même si certains le sont.
    Chaque peuple à ses brebis galeuse et chaque peuple a ses gens biens et melanger les défauts des uns et des autres est lamentable, mais mélanger leurs qualités, pourrait certainement produire un monde meilleur..
    Je vous méprise,monsieur Zemour, par ce que vous ayant vu à la rélé, je suis presque sur que vous n’avez , en réalité aucune pensée profonde, vous surfez sur l’air du temps pour vendre la copie que vous pissez si facilement, je vous méprise et méprise ceux qui vous invitent, car, le « cercle de Lorraine » n’est pas composé de malheureux des quartires difficiles qui auraient à souffrir de la petite déliquance qui agace tant les détracteurs des Arabes et je soupconne ces happy few de vouloir détourner ainsi la colére du peuple due à la gestion désastreuse, de la crise…
    Tout est en place, même (en Belgique )le nouveau Fürer pour que commence la piéce, le décor est planté , la piéce peut commencer et grâce à vous et vos emblables elle sera sanglante merci à tous les Zemour qui aiment tant généraliser Ils verront le résultat de leur connerie

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    • Non, peut-être

      Di Rupo aux funérailles de Tindemans, qui salue un homme qui a défendu une Belgique unie.

      On pensait, assez trivialement, que Di Rupo était un wallon inverti. Pas du tout.

      Di Rupo est un indien contraire, de ceux qui disent blanc pour noir, bonjour pour au revoir, et bienvenue pour va te faire cuire un oeuf.

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  45. Morts de peine

    La semaine prochaine, notre pays renouera avec la tradition d’exécuter les prisonniers. Celui-ci réclame, au nom des droits de l’homme, qu’on l’exécute. 15 autres se joignent à sa supplique.

    Comment refuser, quand c’est demandé si gentiment ?

    Le progressisme n’aura pas tenu longtemps dans ses impostures, et se sera jeté, avec gourmandise et avidité, sur le corps des suppliciés. L’être humain est si plastique, n’est-ce pas.

    À côté, pas loin, il y a encore, mais plus pour très longtemps, le corps du Supplicié, celui qui avait séduit Simone Weil. Un point fixe, qui s’estompe au profit du chaos et de ses thuriféraires.

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    • Le Soir

      « Ces circonstances doivent nous faire admettre que l’on est face à une situation exceptionnelle qui ne doit pas du tout être vue comme la réintroduction larvée d’une peine de mort abolie dans les faits depuis 1950. »

      Il est gentil, le Soir ; il vous dit déjà ce qu’il est interdit de penser. Comme si on risquait grand-chose de ce côté-là en Gelbique.

      La fine fleur du progressisme : à chaque fait, une interprétation qui empêche d’en prendre la mesure. Il faudrait le rebaptiser la Tisane du Soir.

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  46. Pif-Paf-Pouf : il faudrait que l’on condamne sévèrement le nationalisme, au Vatican.

    Parce que Zemmour, tout de même.

    Crime de lèse-divinité ! Sacrilège !

    On ne rigole plus. Tout le monde dans les rangs !

    Hegel, bonnet d’âne !

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  47. Oh! Qu’est ce que j’aimerais lire plus d’articles de gens comme vous. Je viens de découvrir votre blog et c’est un bonheur intellectuel. Quel esprit!

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  48. Marcel,

    Vous dites :

    « Ainsi, lors d’un sondage CSA de 2008 publié par Le Figaro, 75 % des musulmans de France interrogés se disaient favorables à la laïcité et à la séparation des églises et de l’État. Quant à appliquer « leur » code civil, la charia, seuls 17 % jugeaient qu’elle devait « être appliquée intégralement quel que soit le pays où l’on vit. » »

    Dans l’article mentionné, on voit « Concernant la loi musulmane (charia), (…) 37% qu’elle doit être appliquée en partie et adaptée aux règles du pays où on vit. Au contraire, 17% jugent que la charia doit être appliquée intégralement quel que soit le pays où on vit. »

    D’après les chiffres Wikipédia, il y aurait 4 710 000 musulmans en France (je n’ai pas vérifié plus loin), ça ferait donc +/- 37% de 25% de 4,7 millions = 430 000 de personnes qui pensent que la chariat devrait s’appliquer en partie (adaptée) où l’on vit.
    Ca ferait également +/- 17% de 25% de 4,7 millions = 200 000 de personnes qui pensent qu’elle devrait être appliquée intégralement quel que soit le pays où on vit.

    C’est censé être une bonne nouvelle ? Et ce sont des chiffres de 2008. Vu les évenements ces dernières années, j’aimerais voir l’évolution de ces chiffres depuis 6 ans.
    Je sais que la partie de texte quotée est un argument contre la généralisation que fait Zemmour mais il ne faudrait pas non plus atténuer les chiffres.
    Personnellement, je ne m’étais même pas posé la question et si on me l’avait demandé, j’aurai tout au plus pensé à quelques centaines d’individus, quelques milliers… mais surement pas près d’un demi-million.

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  49. Dans le même ordre d’idée, je trouve que les réponses globales sont toujours les plus justes comme votre article. Un penseur ne manipule pas que les chiffres mais aussi des données historiques c’est votre cas (merci) mais pas celui de Zemmour malheureusement.
    Un autre article qui va dans le sens de votre réponse à lire sans modération http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/zemmour-ebola-meme-combat-158457

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Rétroliens

  1. Soutenir #zemmour, c’est soutenir l’incitation à la haine raciale, pas la liberté d’expression #iTélé | les échos de la gauchosphère
  2. Marcel Sel: Je ne suis pas Charlie. |

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