Nadine Morano, le retour de l’identité génétique.

Capture d’écran 2014-05-19 à 00.02.28« Connasse est aussi dans le dictionnaire ». Voilà la teneur de pas mal de réactions suite à la sortie de Nadine Morano dans On n’est pas couchés. Elle y a dit que la France était « de race blanche » et quand Yann Moix et Léa Salamé lui ont expliqué que ça ne se disait pas, Nadine a asséné que le mot était au dictionnaire. Badaboum.

Au dictionnaire, oui, tout comme bicot, bougnoul, nègre ou youpin.

Comme d’hab, beaucoup ont sorti l’artillerie lourde contre ce retour du concept de race. Et de twitter sur l’absence de cerveau de la candidate de droite. Prendre Morano pour une cruche, c’est au fond le plus simple. Parce qu’en 2015, parler encore de « race blanche », ça ne peut être que de la bêtise. Et puis, ça fait du bien de penser qu’elle est conne.

Pétasse est dans le Robert.
Mais peut-on vraiment croire qu’une candidate à la présidence, ses conseillers, ses adjoints, puissent gaffer stupidement, et à ce point-là ? Quand on a une heure d’émission de grande écoute, on la prépare et on la débriefe ensuite. Quand on sait qu’un clash chez Ruquier peut amener des millions de vues, on se contrôle de bout en bout. Quand des concepts comme race blanche ou judéo-chrétien sont lancés, nous devons donc partir du principe que c’est qu’on l’a bien voulu. 

Ici, le choix est radical et pourtant subtil. Morano s’offre le luxe de dépasser Marine Le Pen sur son extrême droite en utilisant le mot race que les têtes du Front national ne peuvent elles-mêmes pas se permettre de brandir, elles seraient immédiatement qualifiées de nazies ! Seul Jean-Marie Le Pen a osé lui donner raison. Le choix est habile : Nadine, avec sa réputation de cruche de service, est la personne idéale pour réintroduire le concept en France. Les hésitations de son président de parti Nicolas Sarkozy à la blâmer montrent qu’elle gêne au sommet des Républicains. Même si la plupart des candidats à la primaire (sauf Estrosi, bien sûr) se sont rapidement désolidarisés de celle qui est désormais la racialiste de service.

Lier la race et le territoire était au cœur du projet nazi.

Elle devra faire son deuil de sa présence sur la liste des Républicains en Meurthe-et-Moselle, mais ne sera pas exclue du parti. Ça signifie que celui-ci tolère les concepts de race et de religiosité pour définir l’identité de la France. C’est grave.

Génocide est dans le Larousse.
Car cette réintroduction racialiste coïncide plus ou moins avec la fin de la « période de sécurité » sur la génétique identitaire. Pendant des décennies, le mot race a fait peur, il était directement lié à l’extermination de six millions de Juifs par les nazis, avec la complicité de certains de nos ancêtres français et belges. Mais la plupart des acteurs et des victimes sont morts aujourd’hui. Nous devons chercher la Mémoire dans l’Histoire, nous ne la possédons plus directement.

Nous nous rappelons cependant que lier une race à un territoire était au cœur de l’idée fasciste et ensuite, de l’idée nazie. Et nous nous rappelons de son absurdité. Alors que Mussolini avait, pendant une quinzaine d’années, maintenu que les Juifs faisaient partie de la stirpe italiana (la lignée italienne), il décida tout à coup en 1938 qu’ils étaient d’une autre race que les Italiens !

Morano elle-même tombe d’emblée dans l’un des innombrables pièges de cette intenable association race-territoire : la plupart des habitants du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont eux aussi de « race blanche ». Certains scientifiques classent même le Français moyen parmi les « peaux laiteuses ». Tandis que les Italiens et les Grecs seraient de « peau blanche » au même titre que… les Nord-Africains et des Syriens. Les Niçois seraient de ce point de vue là plus proche des Maghrébins que des Normands. Seraient-ils moins français, selon Nadine ? On demandera à Estrosi de répondre. Haha.

Amusant, non ? Mais ne sourions pas trop. Parce qu’en utilisant le critère racial pour définir l’identité française, Nadine Morano a bien lié citoyenneté et génétique, une chose qu’on n’avait plus osé faire depuis la découverte du camp d’Auschwitz par les Alliés. Ne nous laissons pas berner par la dimension ludique ou clashatoire de l’émission de Ruquier : la candidate à la présidentielle s’y est bien présentée comme une nationaliste identitaire racialiste, au sens génétique du terme. Elle a profité de la réputation de légèreté de l’émission (ce n’est pas le grand débat politique du soir) et ce n’est pas par hasard qu’elle a choisi celle-là.

Réfugiés est dans le Littré.
Bien sûr, dans le contexte actuel, le concept manipulé par Nadine Morano sert à justifier la plus grande rigueur dans l’accueil des réfugiés. Et comme dans ce cas, la race (blanche) n’est pas un critère suffisamment distinctif (il n’exclut ni les Syriens, ni les Irakiens), elle a eu besoin d’en ajouter un second : « judéo-chrétien. » Mais il serait étonnant que ce ne soit pas là son credo fondamental. L’occasion fait la larronne. Elle a profité de l’ambiance délétère pour faire un coming out. Elle a eu raison, elle n’a pas été virée de son parti.

Pour elle, le Français idéal est donc « blanc » et d’origine juive ou chrétienne. Tout ce qui n’est pas ça lui est fondamentalement étranger. Le terme judéo-chrétien est presque passé inaperçu dans le clash, tant la « race blanche » a marqué. Pourtant, décrire les Français selon un critère religieux s’oppose aux principes mêmes de la République, qui est laïque dès la première ligne de sa Constitution. Pour un parti qui a choisi de s’appeler Les Républicains, c’est un comble !

Le Français idéal est blanc et chrétien.

On peut bien rejeter le politiquement correct et dire « boah, elle n’a pas tort, les Français de souche sont blancs », on sera peut-être scientifiquement correct, on ne le sera pas légalement. Car le traité de Lisbonne garantit l’égalité de tous les citoyens, indépendamment de leur prétendue race ou de leur religion. Députée européenne, Nadine Morano a doublement violé ce principe. De même, la Constitution française garantit à deux reprises l’égalité « de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » Là aussi, Nadine Morano a doublement trahi la Constitution. Et pas parce qu’elle est bête, mais parce que c’est le fondement idéologique sur lequel se fonde la nouvelle droite radicale qui, aujourd’hui, tente de tirer Les Républicains à la droite de l’extrême droite.
Petit à petit, cette droite conservatrice française, aidée par certains intellectuels, a fait revenir l’idée de judéo-christianisme comme qualifiant de notre « civilisation ». Or, s’il y a une civilisation européenne, c’est au contraire celle qui s’est opposée au monopole d’une religion pour imposer le respect de toutes les opinions, de toutes les croyances. Accepter de revenir à une caractéristique religieuse revient à effacer des siècles d’évolution. Et à effacer ce que nous sommes parvenus à développer : une société authentiquement libérale, néanmoins toujours menacée par les intérêts communautaires et économiques.

Comme si cette menace sur les principes républicains ne suffisait pas, voici qu’un membre éminent du parti qui sera probablement celui du prochain président français réintroduit le concept d’identité génétique, éradiquant d’un trait de bouche (ou de boue) 70 ans de lutte contre les discriminations ethniques, justifiées par le devoir d’empêcher à jamais le cataclysme auquel elles ont mené sous le joug nazi.

Prendre Nadine Morano pour une conne c’est fermer les yeux sur une trahison envers nos valeurs.

Ce que vous avez vu la semaine passée dans ONPC, ce n’est donc pas un clash, une imbécilité ou une connerie. Morano n’est ni une dinde ni une conne. Ce serait nous bercer d’une dangereuse illusion. La députée européenne n’a rien fait de moins que rouvrir la porte aux théories raciales et à l’oppression religieuse. Ce faisant, elle a clôt les portes de la seconde partie du vingtième siècle. Et elle permet aujourd’hui aux identitaires d’extrême droite de diffuser leur discours haineux et xénophobe. Ils peuvent désormais se défendre d’être des « extrémistes » : leur dialectique a été validée par une candidate-présidente d’un grand parti traditionnel et celui-ci n’a pas exclu la députée européenne qui s’est rendue coupable de trahison intellectuelle envers la République, l’Europe, l’humanisme, les Lumières, Charles de Gaulle, et bien d’autres choses encore.

Nadine Morano a même fait pire : elle a trahi l’idée même que nous nous étions faite de la civilisation.


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Catégories :Fascismes, France

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58 réponses

  1. « …le Français idéal est donc « blanc » et d’origine juive ou chrétienne… »
    Pas du tout. « Judéo-chrétienne » est une qualification culturelle/religieuse et non ethnique/raciale.

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  2. Ce qui m’étonne, c’est que je n’ai vu personne (mais je n’ai pas tout vu, lu ou entendu) lui demander ce que cela impliquait par rapport aux départements d’outre-mer. Les habitants de ces dom n’ont pas vraiment la peau blanche, et quelle que soit leur religion actuelle, ils ne sont donc pas d’origine judéo-chrétienne. Il n’y a qu’une solution: militer pour l’indépendance de ces dom pour que cela ne soit plus la France « de race blanche et d’origine judéo-chrétienne ». Morano, leader des mouvements indépendantiste, fameux.

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  3. Je crains que ce soit cela l’Europe du futur, celle de Viktor Orban en somme. Celle de la peur, de la haine, du rejet de l’autre et du repli sur soi. Et donc du nationalisme et du racisme. Je me bats contre cela mais je n’ai plus aucun espoir, à terme du moins. Mais point n’est besoin d’espérer pour entreprendre.

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  4. Il est évident, ainsi que vous le démontrez très bien, qu’il ne s’agit en rien d’un dérapage mais bien d’une manœuvre tout à fait calculée par les Républicains pour récupérer une partie de leur électorat tenté de voter aux prochaines régionales et, plus loin, aux prochaines présidentielles, pour le Front National.

    Quant à la non-pertinence de cette notion de race, feu le généticien Albert Jacquard en a fait une éclatante démonstration, qui a le mérite de la simplicité et de la pédagogie: https://www.youtube.com/watch?v=0nsiHwtNvpw

    [NOTE DU CENSEUR SEL : VIDEO FACEBOOK REMPLACEE PAR UNE VERSION YOUTUBE]

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    • Aucun souci. L’important est la vidéo et non mon Facebook ;-). Si vous l’avez retrouvée sur YouTube, tant mieux pour vos lecteurs.

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    • A ce sujet, encore un élément intéressant:

      Nos origines remontent, selon les estimations communément admises, à 200.000 ans pour Sapiens, l’espèce d’hominidés dont nous faisons tous partie, sans exception. Pour autant, si nous partageons un dénominateur commun, Tim Lambert, Nicolas Brown et Nigel Walk s’appuient, dans leur documentaire, sur les dernières théories en date pour démontrer que, contrairement à ce qu’on avait pu penser jusque-là, notre ADN est métissé. L’avancée des techniques scientifiques le prouve: de légères traces de Neandertal sont notamment visibles sur tout le continent asiatique. Ce qui confirme l’idée selon laquelle l’homme moderne et l’homme archaïque se sont bel et bien rencontrés, puis accouplés. En Afrique, on a même étudié dans l’ADN de villageois des gênes datant de plus 300.000 ans. Autrement dit, nous sommes bien plus hybrides qu’on ne le pensait.

      Même si l’apparition d’une espèce n’est jamais facile à expliquer et que de nombreux éléments de mystère restent à éclaircir, Quand Homo sapiens peupla la planète, qui ouvre le bal ce samedi soir, nous emmène avec pas mal de pédagogie dans des âges que nous avons forcément du mal à appréhender. Comment notre espèce s’est-elle dégagée, y a-t-il un foyer unique où elle serait apparue, qu’est-ce qui explique que Sapiens ait survécu alors que toutes les autres branches du genre Homo se sont éteintes, comment peut-on expliquer les grandes migrations? Autant de questions qui trouvent dans ce film et dans ses quatre suites toutes les dernières réponses en date. Captivant.

      Source: http://focus.levif.be/culture/tele/a-la-tele-ce-soir-quand-homo-sapiens-peupla-la-planete/article-reportage-427141.html

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  5. Ach! Marzel… Tu sey, j’ai eu des voisins au sous-sol qui me traitaient de sale blanc, sale juif, de pédéy, et des tas d’autres choses du genre.
    J’étais moins blanc qu’eux, ils ne savaient pas grand chose de moi à part mon nom, et j’ai un nom à consonance Gaélique… Mais pour eux, ils appartenaient à une autre race que la mienne, celle du dessous, quoi – et ils cherchaient probablement laquelle, à tâtons, avec ces insultes minables.
    Mais bon, tu sey, Marzel, pour revenir à cette connasse qui n’en est pas une: qu’est-ce que ca peut faire qu’elle soit conne ou pas? Elle est minable, misérable et ses propos volent assez bas, quoi, non?
    Je crois qu’elle aussi appartient à une société de « l’en-dessous » qui ne rechigne pas à faire n’importe quelle cabriole grossière et vulgaire pour se valoriser – et de cette manière, elle est la parfaite prolongation de la morale judéo-chrétienne décrite par Nietzsche (« Généalogie de la morale ») et qui consiste à se valorise en dévalorisant d’abord quelqu’un d’autre…
    Tu sey Marzel pourquoi je dis cela? Parce-qu’à mon avis tu ne devrais pas, personne ne faisant pas partie de cette civilisation (ou race selon ses propos) d’en dessous ne devrait s’abaisser à ce niveau-là…
    Si tu es bon, tu affirmes ta bonté, ta blancheur, ta justice, tes valeurs, tu agis et tout cela sans te soucier de ceux qui ne fonctionnent qu’en s’inscrivant en faux contre cela pour se faire valoir.
    De cette façon, tu ne donnes pas de véhicule à leur propagande, Marzel, car là, j’ai l’impression qu’elle crache une fois de plus son venin en te lisant.

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  6. bon, en temps que belge, on fait quoi?

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  7. M’enfin, Marcel. Pourquoi vous perdez votre temps avec ça ? Tout le monde sait qu’elle est complètement à la masse. Même Marine Lepen n’en veut pas dans ses troupes, c’est dire ! Sorry, mais là, vous enfoncez des portes ouvertes.

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  8. En somme, le raisonnement est fondé, une fois (ou foi ?) de plus, sur la légende de la boîte de Pandore : si on laisse les gens aborder la question des races et autres différences, on risque l’épouvantable aventure nazie. Il faut donc créer des interdits, des principes, des lois, une censure, des punitions.
    Cela va peut-être limiter la liberté de parole, mais cela va-t-il anéantir la liberté de penser ?
    Je me permets d’en douter. Pire : à vouloir maintenir à tout prix la boîte fermée, la pression n’y fera qu’augmenter, mais sans qu’on sache exactement ce qu’il y a dedans.
    Ne serait-il pas plus pertinent de démonter les arguments sereinement que de chercher à les museler ?
    D’autant que, même si elle part d’un bon sentiment, la négation du concept de race est elle-même peu pertinente : le dictionnaire la définit comme « un (ensemble) d’êtres humains, actuels ou fossiles, qui présentent un ensemble de caractères physiques communs héréditaires ». Des individus peuvent porter génétiquement le caractère physique « noir » au lieu de « blanc ». Et ce n’est qu’un exemple.
    Différencier les droits des individus en fonction de leur race supposée est indécent, immoral ; leur attribuer des qualités intellectuelles et humaines différentes est aberrant ; c’est là que devrait se situer l’argumentation.
    Et il en va ainsi de la plus grande partie de l’argumentation bien-pensante… : certes, le traumatisme nazi laisse un souvenir terrifiant, mais cela justifie-t-il de ne pas traiter le citoyen en adulte ?
    …Même si, peut-être, à voir comment s’y prennent les médias, on n’a pas l’air de penser qu’il puisse l’être.
    Qui a raison ?

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  9. Une connasse! Une pétasse! Une conne! Une nazie!

    Que des insultes, rien que parce que quelqu’un a une autre vision sociétale que la vötre.

    On se croirait sur le site de La Dernière Heure.

    Vous me décevez, Marcel! Ce qui est excessif, devient insignifiant.

    Plus est en vous!

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    • « ….rien que parce que quelqu’un a une autre vision sociétale que la vötre »

      L’adjectif « äutre » n’est certainement pas la cause de ce billet. D’autres qualificatifs le sont. À moins que vous ne les trouviez inappropriés ou négligeables?

      Je ne pense pas qu’il faille deux pages pour démonter ce propos. Il suffit de préciser que les arabes, les Turcs, les Russes et autres…vivant en France et ayant acquis le nationalité française sont de race blanche.Mais par contre, pour les DOM, j’ai comme une doute (comme précisé par ailleurs sur ce fil) 😉

      Pour rassurer ceux qui volent très bas, il faut voler à leur niveau. Serait-ce du populisme? Pauvre « peuple », dans ce cas!

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  10. Sarkozy ne s’opposait-il pas à l’entrée de la Turquie dans l’Europe en invoquant des raisons similaires?

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  11. @ Marcel Sel « Nous nous rappelons cependant que lier une race à un territoire était au cœur de l’idée fasciste et ensuite, de l’idée nazie ».
    Y a-t-il une si grande différence avec la volonté flamande de lier un territoire (la Flandre) à une « communauté  (sauf qu’ils ne veulent pas -encore- exterminer les Francophones) ? Et on voit ce qui se passe quand une communauté ne dispose pas de territoire, comme les Palestiniens -c’est tout comme-, les Kurdes, …et bien d’autres qui veulent de plus en plus se définir comme « communauté(s) ». Doit-on faire taire tout le monde ?

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    • Quand on décrit les Flamands comme une « race », comme le fait le Vlaams Belang implicitement, oui, c’est grave. Mais on peut aussi dire qu’être flamand, c’est simplement adhérer à un projet sociétal et parler plus ou moins bien la langue. Ça me paraît déjà limite, mais ça n’a rien de « raciste ».

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      • Pourquoi cela vous paraît déjà « limite »?

        Dans beaucoup de pays démocratiques et développés on trouve cette définition de citoyenneté tout à fait normal.

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        • Non, en effet, exprimé comme le fait Marcel Sel dans sa dernière phrase, on peut considérer que c’est « normal ». Sauf que, justement, ce n’est pas seulement cela être aujourd’hui Flamand de Flandre. Car cette Flandre territoriale-là s’est construite aussi et essentiellement sur le rejet des Francophones. Il ne s’agit donc pas seulement d’un projet d’adhésion, mais aussi d’exclusion de tout ce qui présente un caractère « latin ». On n’est tout de même pas si loin du racisme. L’adjectif « limite » me semble donc tout à fait pertinent.

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      • thomas
        svp, ne faites pas l’imbécile incapable de comprendre la complexité de son propre pays…

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  12. Allons, allons… Les Américains établissent des recensement raciaux sans que cela ne choque personne…
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Race_(recensement_des_%C3%89tats-Unis)

    Oui, il y a des blancs, des noirs, des asiatiques, etc… On ne va quand même pas occulter une évidence pour faire plaisir à quelques bobos pétris de politiquement correct ?

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  13. Tropppp vite, votre dernier article est passé trop vite… Il était trop beau… A vrai dire le seul digne d’intérêt depuis que vous écrivez ce blog. On est reparti dans le deux poids deux mesures. Oulalala elle a dit un truc pas bieeennn, pendons la et son parti avec et la société toute entière. Oui mais et lui? Non lui ce n’est pas grave, c’est un mouton noir d’une minorité religieuse ou ethnique. Hummmm, je suis perplexe. Je vais bientôt me demander qui vous finance mais c’est un autre débat. « Nadine Morano a même fait pire : elle a trahi l’idée même que nous nous étions faite de la civilisation. » J’en connais beaucoup des personnes qui font ça mais pour eux il faut se taire. Ce n’est ici qu’une feuille de chou, torchée à la va vite. M Sel, ma chienne s’est faite faire des petits par un berger allemand dont l’arrière grand père du maitre était un officier nazi, que dois-je faire s’ils se mettent à lever la patte? Voila un bel objet pour votre prochain article, « une nichée de nazi chez les Unis, il est temps d’exterminer les bergers d’Allemagne ». Triste inspiration M Sel… Dommage l’espace d’un instant j’y avais cru…

    Amicalement,

    André,

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  14. Quand elle dit « la France est de race blanche » on peut l’entendre de deux façons.
    Une façon est descriptive : la majorité est comme cela. C’est une évidence. Il faut lui donner raison.
    Une façon raciste : ce qui est demandé c’est d’être conforme. Il ne faut pas qu’il y ait de changement.
    Quelle est la façon de Morano ? Je ne suis pas capable de le dire à sa place.

    De la même façon on peut dire : « les chefs d’entreprise, les chefs d’état sont des hommes,
    les prix nobel sont américains,
    en France, on parle français
    C’est vrai statistiquement et majoritairement vrai.
    Il est aussi vrai qu’il existe des exceptions minoritaires qui sont tout aussi valables à mes yeux.
    Certaines femmes sont chefs d’entreprise
    Sardou évoquait même une femme qui deviendrait président de la république.

    En France, certains parlent allemand en Alsace et pourtant ils sont français car ils partagent le projet commun républicain qui n’est pas lié à une langue particulière et majoritaire.

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  15. Que Morano ait préparé son coup avec ses sbires n’empêche pas qu’elle soit tout de même très conne et qu’elle croit très probablement à ses inepties. Elle se sent libre et décomplexée de débiter ses âneries parce que le moment est propice.

    Dans un registre un peu plus hard, Hitler était un bon tacticien politique, il n’empêche pas moins qu’il en tenait une sacrée couche de connerie et d’ignorance, tout comme Heidegger.

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  16. Linkebeek mon amour.

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  17. a.h. « bon tacticien politique, il n’empêche pas moins qu’il en tenait une sacrée couche de connerie et d’ignorance »
    ne minimisez pas la shoah en la limitant juste à « une sacrée couche de connerie et d’ignorance »

    pas aussi sûr que vous que le jean-paul sartre de la forêt noire s’en soit aussi mal sorti dans son domaine qu’ a.h. dans son Undergang

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  18. J’ai pas de bol moi vraiment m’sieurs Marcel, bien que de race blanche je me retrouve exclu de la majoritée du fait de non conformité avec le concepte pas tres claire d’ailleurs de Judeo-Chretiens!
    Le seul Judeo-Chretiens qui semble avoir existé se limite a Jesus Christ sans certitude aucune qu’il fut été de Race-Blanche.
    Sarkozi me laissait encore une chance, celui d’etre méritant, intégré, modéré, assimilé aux Valeurs Républicaine itou itou, avec Morano n’est net couper mes racines fieuuu

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  19. Bonjour M. Sel, un petit article sur la visite de ce grand démocrate qui a agité les foules ce weekend, rassemblant autour de lui 3000 fidèles acquis à sa cause? je cite, je cite, je cite : Recep Tayyip Erdogan.
    Ca fait plus de monde que pour Morano… le Marine Lepen Turc est tranquillement dans nos rues a prêcher que la femme ne doit pas sourire quand elle est en public, qu’elle doit porter le voile, qu’elle ne peut être l’égal de l’homme et doit se soumettre à sa volonté et vous écrivez des futilités. Parfois votre silence est encore plus écœurant que la qualité de vos articles. 3000 quand même, ce n’est qu’une minorité, n’est-ce pas M Sel quant on sait que 70% de la communauté turc établie en Belgique vote pour lui ça laisse songeur tout de même? Pardon, je vais anticiper votre modération: je suis Xénophobe, raciste et à tendance Nazi. Comme vous voulez, ça permet de ne pas trop réfléchir à une autre modération plus constructive, mais je respecte certaines valeurs humaines et philosophiques qui disent que l’homme et la femme sont égaux en droit, que la religion n’a rien à faire dans les affaires de l’Etat et que peu importe que l’on soit de droite en étant noir, jaune, blanc ou autre, j’en ferai le même cas.

    Amicalement,

    André

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    • Pour la énième fois, je choisis mes articles et je n’accepte pas qu’on tente d’influer, encore moins qu’on fasse comme si ce choix avait en soi un caractère politique. j’ai déjà parlé d’Erdogan dans des termes sévères et lisez mes twits. Ne recommencez pas, ce serait censuré. J’ai déjà peu de temps pour écrire, j’ai franchement autre chose à faire que gérer vos petits et minables procès d’intention.

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  20. La seule identité inébranlable est l’identité sexuelle. Celle qui fonde notre personnalité. En touchant à celle-ci (mariage gay, théorie du genre) nous prenons le risque énorme et prévisible d’un retour extérieur et bien plus régressif: celui de l’identité nationale et de race.

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    • Évidemment faux : ceux qui sont contre le mariage gay sont généralement aussi des grands chantres de l’identité nationale, et ceux qui défendent la race blanche défendent aussi le mariage hétérosexuel.

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      • Je pense que tout cela est plus nuancé qu’il n’y paraît. Beaucoup d’opposants au mariage gay ne le sont pas du tout pour des raisons liées à l’identité nationale mais bien de convictions religieuses ou philosophiques. Il en est ainsi de l’écrasante majorité des croyants, qu’ils soient juifs, chrétiens, ou musulmans.

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      • Mon point de vue est simplement psychologique et reprend l’analyse d’une grande psychanalyste (juive), particulièrement clairvoyante, voici bientôt quarante ans. Extrait: « J’ai eu l’occasion de relever un symptôme significatif du meurtre de la réalité auquel nous sommes à même d’assister en France, mais aussi dans d’autres pays occidentaux. Il s’agit de l’effacement de la différence des sexes (qui comme je l’ai dit, va de pair avec la différence des générations), patent dans la mode « unisexe » certes, mais surtout dans la place de plus en plus grande qu’occupent le travestisme et le transsexualisme, envahissant la rue (dans certains quartiers), le music-hall (l’Alcazar), la scène, l’écran, voire la chanson ou la presse……
        Or, dans un passé relativement récent, nous avons assisté à une pareille tentative d’éradication de la double différence. En témoignent, par exemple quelques films réalisés ces dernières années sur le nazisme et, surtout, sur ses prémisses. Non seulement les metteurs en scène ont utilisé leurs souvenirs personnels ou des témoignages, mais ils ont saisi, avec une intuition que les psychanalyste peuvent leur envier, l’importance décisive de certains phénomènes psychosexuels auxquels ils confèrent dans leur oeuvre une place centrale.

        Ainsi « Cabaret », de Harold Prince, qui se passe à Berlin en 1931, commence dans un music-hall de travestis où « le meneur de jeu », au sens propre et au sens figuré, maquillé comme une poupée, à la voix haut perchée, représente le diable (ou, si l’on veut, Hitler in uns), celui qui connaît les hommes, les manipule et les conduit jusqu’à l’accomplissement inéluctable de leur destin. Tout le film est scandé par les séquences qui se déroulent dans le cabaret de travestis, microcosme où apparaissent, comme grossies à la loupe et stylisées comme dans un cauchemar, les étapes successives de la montée du nazisme » (1978 Oedipe et psychanalyse d’aujourd’hui).

        Il m’étonnerait que Marine Le Pen ait ce genre de lecture dans sa bibliothèque…

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        • Vous confondez le droit à la différence et l’effacement des sexes. Les sexes sont plutôt généralement protubérants dans notre société. Certains préfèrent les « effacer » ou vivre simplement leur sexualité, non basée sur celle qui paraît « normale » à certains. Cette liberté, c’est ce qu’accorde la civilisation.

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      • Marcel, vous voulez parler du Pape François?

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    • Mélanippe: « La seule identité inébranlable est l’identité sexuelle. Celle qui fonde notre personnalité. »

      Elle est bien bonne!
      Il existe donc une « personnalité féminine » et une « personnalité masculine » au point que rien qu’en analysant la personnalité, nous découvrirons le sexe de l’intéressé!
      Et de plus, une personnalité « inébranlable »: ouf! Nous voilà rassurés: les clichés sont donc inébranlables: je me posais justement quelques questions sur l conduite des voitures… et autres inepties.
      Si Mélanippe est une femme, étrange qu’elle se contente (ou se rassure?) des rôles trop souvent de second plan que les hommes réservent aux femmes!
      Si « elle » est un homme, normal qu’il se rassure en voyant ses « privilèges » disparaître peu à peu.

      Heureusement, il ne me semble pas faire partie des « ces hommes-là » :p
      Pour moi, partage, harmonie, compréhension et… adaptation ont encore un sens… INÉBRANLABLE 😉

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    • « La seule identité inébranlable est l’identité sexuelle. »

      perso la mienne n’est pas très innée, mais ébranlable et branlable aussi d’ailleurs

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  21. [Rebelotte, insinuation d’un lien entre la couleur de peau et le comportement censuré. Ceci est la racine du racisme. Note du censeur Sel]

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  22. Morano citait de Gaulle. Mal, peut être, et c’est bien là son seul tort.
    On peut considérer que le propos est daté, et tout ceci serait encore moins grave si les mécanismes d’assimilation n’avaient pas été cassés. Par la gôche.

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