Pathétique, le discours royal ne nous met même pas à la fête.

IMG_1201Comme chaque année, après Albertke II, c’est aujourd’hui Flupke premier qui nous fait son royal discours(ke), plutôt unanimement applaudi par la presse ou alors les critiques sont aussi fades que le texte lui-même. Faudrait pas gâcher la fête nationale des Belges qui se prétendent si peu patriotes, hein ! Allez, un exemple. Pour Le Soir, « Le Roi ose aborder des thèmes délicats (immigration, crise de l’euro), mais dilue prudemment ses conclusions… » Ja wadde ! Le mot oser est bien le dernier que j’utiliserais pour parler de cet exercice de funambulisme discursif.

Je vais vous le dire tout net, ce respect exagéré pour la personne royale dans la presse indépendante me révolte. Le roi n’a pas été élu, sa légitimité est donc bien constitutionnelle, mais ni morale, ni forcément populaire. Ses discours ne sont pas des pièces de musée à commenter la bouche en cœur, la main sur l’Union qui fait la force, mais des déclarations publiques au peuple, cosignées qui plus est par le premier ministre. Ils sont pourtant écrits avec une plume si peu couillue qu’il faut une traduction journalistique pour que le bon Belge de base ait accès au sens soigneusement caché du discours qui, en principe, lui est pourtant adressé !

Depuis des décennies, le discours royal aurait pu être un exercice poussiéreux, qui consacre la symbolique royale dont le nec plus ultra est l’anoblissement pour de rire de grands intellectuels qui ne mouftent même pas. Amélie Nothomb, baronne pour de rire, ça grandit notre littérature, chers amis !

Pourtant, Berke Den Twiede (Albert II pour les non-locuteurs de la langue bruxelloise qui ne sont pas parvenus à s’intégrer après parfois une vie entière de présence sur le territoire de Brüxssels) était pourtant parvenu à y glisser des idées (sur le déchirement des Belges), sa générosité (en complimentant la population pour ses talents) voire des confessions intimes (sur les facéties de son couple dans une vie antérieure). Il avait ainsi rattrapé la vie moderne, perdue par le monarque précédent, son frère Baudouin.

Philippe, au contraire, vient de parvenir à ringardiser définitivement l’exercice, qui se rapproche désormais dangereusement du banal discours de patron de PME à la fête de la Saint-Éloi, entre la poire Williams et le fromage de Herve (s’il en reste).

Au moins, les prédécesseurs avaient à cœur, systématiquement, de dire un mot sur la misère, sur les perdants de la vie, et même sur les excès du capitalisme (entre les lignes et à l’encre sympathique, mais quand même). Cette année, donc, point de compassion. Non, bonnes gens, le roi vous parle d’Internet, de pépinières de startups, et vous recommande de voyager… en Chine !

« La surinformation nous arrive souvent sous la forme d’un ‘prêt à penser’ pré-formaté. »

Ânonnant pour commencer une litanie sur les réseaux sociaux (qu’il ne fréquente pas…), auxquels il consacre un tiers du discours (!), il en oublie de s’intéresser aux sans-abris, aux meurtris de la vie (un cinquième des Belges sous le seuil de pauvreté), aux chômeurs (50 % des jeunes dans certains quartiers près de son propre logis), oh non. Il s’intéresse au contraire à la misère relationnelle entre citoyens hyperconnectés ! Facebook, Twitter, Google, Instagram, waouw, ça en jette ! (non, il ne cite aucune marque)

Et il nous sert le « prêt à penser », mesdames, messieurs, ce drame qui circule sur les réseaux ! Ah, on ne peut pas lui donne tort, bien sûr. Il y a bien un risque d’enfermement dans un cercle limité de lectures sur les réseaux sociaux et sur les sites web — j’en parle dans mon prochain opus qui sort en octobre (autopromo). Il est toutefois le même que quand des gens ne fréquentaient, autrefois, qu’une librairie d’extrême gauche ou d’extrême droite. Il aurait mieux fait d’être plus précis, Flupke, et d’attirer l’attention sur les sites conspirationnistes, par exemple. Mais voilà, ça, il ne pouvait pas se le permettre apparemment. C’était déjà trop en dire. Du coup, il ne dit rien du tout. Et ça ne sert à rien.

Du coup, tout ça sonne faux, terriblement.

On a l’impression qu’il cherche absolument à donner une image « moderne mais humaine » à sa fonction. Ça ne nous intéresse pas. Les conseils relationnels sur l’Internet, on les trouve ailleurs. D’ailleurs, ce n’est apparemment qu’une façon rhétorique d’amener à sa leçon du jour où, tel le curé de Cucugnan du haut de sa chaire, il nous encourage à développer nos relations humaines :

« Plus que virtuelles ou immédiates, nous avons besoin de relations réelles et profondes : elles seules développent la personnalité et l’esprit critique, encouragent à donner le meilleur de soi-même, elles seules permettent aux talents de s’exprimer pleinement et à chacun de trouver sa place dans la société. »

Oh my god, que ferions-nous sans cette grande leçon de vie que le roi, du haut de sa merveilleuse expérience dans la vraie vie, nous offre céans !

Et juste ensuite, il fait la promotion de « nos déplacements dans le pays, la Reine et moi […] », où il rencontre des écoles, des entreprises, et a tout de même une ligne pour « les personnes fragilisées ».

Signe des temps ou du gouvernement, la fragilité cède la place à l’autopromotion, dès lors que Flupke premier recommande de créer « des liens réels forts et sincères entre les peuples », dont il a pu constater l’importance « lors de [sa] visite d’État en Chine ». Bigre ! Ça c’est du personal branding. À moins bien sûr qu’il ne recommande de suivre son exemple, de sortir vite des réseaux sociaux et de nous acheter un billet pour Pékin, pour vivre notre vie d’êtres humains connectés « en profondeur » aux autres « peuples » !

Un nouveau tiers du discours est donc consacré à justifier l’action royale, les visites en Belgique et la visite en Chine (qui fut décriée par le gouvernement flamand, rappelez-vous…). Ça aussi, c’est nouveau. Ça montre la réduction  de la dimension de la fonction royale qui n’est plus qu’une excroissance kitch du gouvernement, une potiche qui sert le branding de la nation (et maintient, parallèlement, un lien diffus mais réel avec l’Église lors du Te Deum par exemple).

Certes, Albert était lui aussi une excroissance du gouvernement. Mais au moins disait-il quelque chose de compréhensible. Il défendait l’action du premier ministre, ce qui est logique pour un chef d’État. Mais il se passait quelque chose, il transmettait quelque chose, il disait de vraies inquiétudes sociétales, il n’était jamais superficiel.

On cherchera chez Philippe en vain la phrase sur la diversité, dans le style d’Albert II qui avait, dans son dernier discours, clamé : « Avec une population si riche de ses talents, de sa diversité, de son énergie, de sa générosité, l’avenir de notre pays est entre de très bonnes mains ! » Eh non. Tout dans ce discours n’est qu’autopromotion et recommandation.

Là où son père mettait en garde contre « le repli sur soi et le populisme », le nouveau roi (de seconde main : il a le même âge que moi et inversement), nous met en garde contre l’hyperconnectivité sur internet ! Amaai !

On cherchera l’émotion qui menait Berke à commencer son discours de 2012 par le drame de Sierre.

On cherchera le politique, qu’Albert II n’hésitait pas à aborder, défendant la politique gouvernementale ou s’inquiétant clairement, comme en 2011, du blocage du pays.

Et sur l’ensemble du discours d’Albert en 2012, pas une seule allusion sur les actes royaux, les visites ou les voyages ! Mais une fois encore, l’encouragement au vivre-ensemble, à la solidarité, et l’émerveillement face à la diversité.

Ce n’est qu’aux « portes de l’Europe » que Philippe trouve des drames. Il évoque des guerres civiles, sans les citer, dans lesquelles la Belgique est pourtant impliquée (Libye, Syrie, Iraq). Il ne va pas jusqu’à toucher aux victimes du terrorisme dans ces pays. Rien sur la Tunisie. Ni recommander un accueil plus ouvert des réfugiés (ils se contentent chez lui « d’affluer »). Et pour résoudre les guerres civiles, sa solution est de soutenir « les forces qui prônent la participation politique et le partage économique. » Bonne chance pour les trouver !

Tout ça pour finir sur la crise grecque dont il dira juste qu’il ne faut pas dresser les pays d’Europe les uns contre les autres « mais approfondir les liens qui nous unissent sur base d’une confiance retrouvée ». On peut faire encore plus jésuite, mais c’est difficile. Même Merkel est plus engagée que ça dans le maintien de la Grèce dans l’Union européenne, c’est dire !

Mais le pire de tout, c’est que contrairement à tout ce qu’a fait son père, le roi Philippe se pose ici en conseiller de son « bon peuple », de surcroît sur des sujets qu’il ne maîtrise pas. Il se pose aussi en exemple de ce qu’il prône (les relations « profondes » qu’il noue dans ses voyages), le tout dans un discours d’autorité, ex cathedra, où il n’intègre plus, comme le faisait Albert-Père, cet échange avec la population qu’il recommande pourtant du haut de son trône désormais branché deux point zéro.

Jamais discours royal n’a sonné plus faux !

Au final, c’en est fini du roi social et sociable qui avait une attention pour les autres, était conscient de la vétusté de sa fonction mais s’imposait deux fois par an par un discours d’échange.

Nous avons aujourd’hui un roi-princier, un roi-establishment, qui semble avoir subi la contagion de l’arrogance de certains membres du gouvernement, premier ministre en tête, et qui n’utilise pas son maigre pouvoir pour rassembler, mais pour jouer au consultant informatique incompétent, faire du personal branding gros comme une maison, et donner sa petite leçon du jour, un peu comme si, à côté du poète national (oui, la Belgique a un poète national !), nous avions aussi désormais un prof national.

Jamais discours royal n’a sonné plus faux. Cela dit beaucoup sur la dissolution de la fonction, totalement soumise au gouvernement conservateur, au point de ne même plus promouvoir ses succès ! Alors, soit Charles Michel n’a pas trouvé, dans son action, de succès humains suffisamment probants que pour les glisser dans la bouche du roi. Soit, le gouvernement noyauté par la N-VA extirpe de la fonction royale ce qui lui restait d’intéressant, ce petit peu de vie et de sincérité qu’il nous transmettait une fois par an. Pour que la fonction royale soit à ce point symbolique qu’il ne touche plus, dans ses discours, qu’à sa propre impuissance.

Elio Di Rupo usait et abusait du discours royal pour renforcer son image. Le roi et lui étaient alors deux mamelles d’un même engagement, non pas socialiste (Elio oui, le roi non), mais social. On peut le déplorer parce que ce faisant, Di Rupo tirait la fonction à son profit, ou du moins à celui de son action. Mais au moins, le tout donnait du lustre, de la vie, à la fonction du chef d’État belge.

Je suis républicain, mais à tant faire qu’avoir un roi, autant qu’il serve à quelque chose. Celui-ci — ce discours-ci — ne nous sert strictement à rien. Et ne nous met même pas à la fête. Un 21 juillet, c’est un comble !

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Catégories :Belgique

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28 réponses

  1. Question relations réelles et profondes, il en tient une couche…

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  2. Absolument, et en plus ce ton monocorde, ces hiatus, cette impression d’annoner…difficile de se concentrer jusqu’au bout! Rien que des portes ouvertes enfoncées, et en plus, comme vous dites, une bonne dose d’autosatisfaction. Ah, ce voyage « d’Etat » (quid?) en Chine! La muraille de Chine pour soi tout seul, génial! Et un peu de soutien à un pouvoir politique branlant, au passage…
    Mais rien de rien sur l’évolution de la Belgique, et des convictions européennes tellement tièdes et banales… Pouvait-on vraiment s’attendre à autre chose avec ce roi, pale copie de Baudouin (avec Mathilde, clone de Fabiola, c’est bien parti)?
    Quelle barbe ces gens finalement…

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  3. bah: Michel & Philippe, même combat des faibles.

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  4. En même temps, Marcel,….N’est pas Zoé Konstantopoulou qui veut….!

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  5. A la décharge du monarque, je dirai qu’aucun de ses prédécesseurs n’a eu à régner avec une coalition comparable à celle en place. Je crains qu’avec la NV-A au gouvernement, il y a toute une série de sujets qu’il ne peut tout simplement pas se permettre d’aborder, même à mots (très) couverts.

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    • J’ai l’impression que le mouvement flamingant est au bout du rouleau. Il n’y a plus rien à revendiquer. Donc on est dans la platitude politique et on s’endort avec le roi lui-même pour qui régner en Belgique ne doit pas être très excitant.

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  6. Même en « famille », crétins ne savent plus se piffer sans mensonge… Alors l’unité nationale heu… Raté, même les flics en Non, Marre de risquer leur peau. Ben ouip, eux aussi ont des gosses à protéger. Ben tiens nombril impuissant et le show à paillettes, Minable.

    https://laguenon.wordpress.com/2015/07/21/la-plage-de-vallaurys-fermee-pour-satisfaire-lego-dun-emir/

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  7. Marcel,

    Je perçois ce que vous ressentez … mais alors, prêtons-nous au jeu de la critique (si possible constructive) jusqu’au bout. Et puisque vous invoquez l’illégitimité (certes non pas constitutionnelle, mais au moins morale) du pouvoir dont disposerait (en réalité, si peu !) notre Flupke Ier, pourquoi ne pas précisément s’en prendre à ceux qui, eux, ont été portés au pouvoir par le scrutin populaire. Oui, vous l’avez bien compris, c’est de nos politiques que je veux parler.

    Je ne voudrai qu’une seule preuve de l’illégitimité de leur pouvoir à eux aussi, non qu’ils n’aient pas été élus ceux-ci, mais que les fondements du pouvoir qui leur est conféré se trouvent entachés de solides zones d’ombre : la confusion scandaleuse (osons dire les choses !) entre des niveaux de pouvoir souvent cumulés, qui pourtant devraient être dissociés. Je fais ici allusion à la possibilité donnée à certains de cumuler dans les faits (quand bien même existerait un statut de « faisant fonction ») les fonctions mayorales et ministérielles. La preuve en est, d’ailleurs, du fait que ladite confusion est non seulement assumée, mais même entretenue, certains n’ont pas craint voici peu d’introduire dans la formulation un nouveau label pour désigner les « bourgmestres faisant fonction », à savoir celui d' »échevin délégué à la fonction mayorale ».
    Sont-ce donc ces gens-là, les Demotte, Di Rupo et Furlan, qui auraient le toupet de venir nous donner une leçon sur l' »illégitimité morale » de la fonction royale, quand bien même notre souverain s’appellerait aujourd’hui Flupke Ier ? Allons bon !
    La confusion ministre/bourgmestre va bien au-delà de la seule problématique, en soi déjà totalement répréhensible, du cumul des mandats politiques. C’est qu’il s’agit bel et bien ici d’une double casquette, dont les dérives à la clef s’appellent dévoiement de la fonction ministérielle, confusion des rôles au niveau communal, clientélisme politique, … j’en passe et des meilleures. Où donc sont aujourd’hui, dans notre pauvre pays, les vrais municipalistes ? Y a-t-il encore seulement des municipalistes au sens noble du terme ? … Allez, je vous en concède l’un ou l’autre : Alfred Gadenne à Mouscron, en voilà un bel exemple !

    Marcel, nous commencerons réellement à parler des soi-disant problèmes d’illégitimité de la fonction royale (pour ce qu’il en reste ! … et quand bien même notre Flupke Ier serait le parangon des tartuffards) quand nos politiques, normalement les garants de la chose publique (qu’ils sont les premiers à dévoyer), feront eux-mêmes leur examen de conscience. Que chacun balaie devant sa porte …! Car si vous voulez mon avis, la facture des dévoiements de notre monde politique pèse autrement plus lourd que le « dernier récif » de ce lambeau de fonction royale … qui n’est là somme toutes (désolé pour cette pierre dans votre jardin) que pour permettre à d’autres tartuffes, dans le genre vestales enveloppées dans leurs principes, de jouer la posture.

    Ils voyaient la paille qu’il y avait dans l’œil du voisin, mais ne voyaient pas la poutre dans leurs propres yeux ! Le vrai débat démocratique aujourd’hui est celui de la modernisation de notre « code de la démocratie locale » … et croyez-moi, sur ce terrain, il y a sacrément du chemin à faire. N’en déplaise à monsieur Uyttendaele … à qui au passage on serait d’ailleurs tenté de rappeler que le respect de la chose publique eut voulu, aussi, qu’une majorité des grands dossiers juridiques sous le mandat ministériel de madame Onkelincx (à l’époque sa femme légitime) ne lui fût pas transmise.

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    • Mais tout ça est légitime du point de vue démocratique dès lors que les lois ont été votées par des élus de la population belge. On n’a jamais demandé à la population belge si elle voulait un roi ou un président.

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      • Moi aussi je plaide pour la démocratie directe via le référendum. Mais l’exercice est périlleux. Surtout quand il est commandité par des populistes comme vient de le prouver la Grèce. L’accord ou le rejet du plan de réforme (par ailleurs déjà obsolète au moment du vote !) devait être accompagné de son corollaire : oui ou non au grexit ! Car c’était cela le véritable enjeu. Et cela, Tsipras ne l’a pas osé et le résultat, c’est que malgré le non au referendum, le pays se retrouve avec un plan plus dur que celui rejeté. Quand on organise un referendum, on ne peut l’improviser, il faut bien faire connaitre toutes les conséquences tant du oui que du non à la population.
        Question : que se passerait-il si en Belgique on organisait un referendum sur la hausse des taxes & impôts ? Je crains que même les meilleurs pédagogues du monde politique ne sauraient faire approuver une telle mesure quand bien même elle serait fondée (attention, c’est une fiction, nous savons tous que notre pays n’a aucun soucis budgétaire et encore moins de dettes )
        Un autre écueil à surmonter est que cela ne doit pas se transformer en referendum pro ou anti gouvernemental. La France connait bien ce cas : la constitution européenne fut ainsi rejetée car certains (Fabius, etc…) s’en servirent pour se promouvoir personnellement. Résutat final : la constitution fut remaniée très très très cosmétiquement (le changement le plus notable fut l’abandon du terme même de consitution) et ensuite approuvée par le parlement français.

        En conclusion, le referendum, c’est utile et cela met le citoyen devant ses responsabilités, mais il faut malheureusement en connaitre les limites. Pour éviter le cas français décrit plus haut, il faut une culture du referendum (ou votation à la Suisse), c-à-d que ceux-ci doivent être fréquents et non exceptionnels. Bref, c’est pas gagné.

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      • Vous savez aussi bien que moi que cette « légitimité démocratique » fondée sur le scrutin universel, au regard de la manière dont les scrutins sont organisés (cases de dévolution de tête … j’en passe et des meilleures) et du fonctionnement politique que l’on connaît (clientélisme à tous les étages, cumuls des mandats, etc.), est une vaste foutaise, pour ne pas dire une farce.
        La légitimité démocratique, ce n’est pas uniquement un malheureux bulletin dans une urne (surtout quand le vote, en Belgique, reste obligatoire … à qui sert le crime ?), c’est bien autre chose à mes yeux. Le jour où certains de nos politiques auront le cran (et l’honnêteté !) d’envoyer leurs pieds dans cette fourmilière, alors on pourra en reparler.

        Quant au roi … qui n’a certes pas été élu, je suggère qu’on remette cette question sur la table, mais uniquement quand nos « élus de la nation » auront montré qu’ils sont dignes du pouvoir que le « système » leur confrère (j’ai bien écrit le « système » et non pas les citoyens … car ceux-là, dans leur grande majorité, il y a belle lurette qu’ils ne se font plus d’illusions).

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      • Eh, Marcel, non hein peï ! Tu sais tout comme moi que le concept démocratique est à géométrie variable et que la présence d’un Roy, tout flupke qu’il est, pèse pour du beurre dans la balance commerciale de notre quotidien. Souvent, la vraie dictature se rencontre dans nos communes…

        Quoi ? Remonter en 1830 pour justifier l’aspect non-démocratique de notre Roi ? Pourquoi pas attaquer Rome en Justice tant que tu y es 😀 ?

        A l’heure actuelle, j’estime personnellement que notre système monarchique est au moins aussi efficace, voire plus, qu’un système dit républicain.

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  8. Très bon, Marcel, zeer goed, sehr gut ! (Fête National oblige…) 😉

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  9. Euh, Nationale, of course !

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  10. « des déclarations publiques au peuple, cosignées qui plus est par le premier ministre. »
    merci Marcel de désigner le coupable ce [censuré] premier FR du gvt n-va l’mr michel [Censuré] wallifornienne ravi d’aider les nationalistes flamingants à se trouver des ambassadeurs parmi les connards surpayés par l’Entité fédérale de l’Etat belge

    « Berke Den Twiede » (al Berdeux en FR) ne nous avait pas donné de délire plus catastrophique (si et seulement si les belges sont moins cons qu’ils n’en ont l’air)…

    perso I like Flupk’One, valons-nous mieux que ce type très moyen bombardé roi ? perso j’adore l’europe et bruxelles (pas celle qui bruxellait) qui délire sous-réaliste avec tous ces bruxellois forcés

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  11. En effet il y a quelques années j’étais encore royaliste pensant que riche au départ la tentation est moindre de le devenir au cours d’un mandat.
    Actuellement il devient patent que cette institution est obsolète.
    Même les présidents de parlement régionaux ou de région du fédéré flamand ne se présentent plus aux festivités nationales et ceux obligés de s’y coller par leur « fonction » de président de la chambre ou de ministre de l’intérieur y vont en faisant la moue et en déclarant bien fort qu’ils ne sont pas royalistes ce que la lecture de l’article 1 de leurs statuts proclame avec le souhait souvent prononcé que  » la Belgique crève ».
    Le seul espoir est qu’il persistent dans leur rêve de créer leur vlaamsbrol ( ils ne revendiquent même pas le terme belgië) et qu’ils débarrassent la BELGIQUE du joug flamingant.
    Pourvu que les BELGES Wallons, Bruxellois et Germanophones ( les plus Belges) comprennent que « l’union fait la force « .
    Je propose une BELGIQUE francophone (pléonasme) ouverte aux langues de travail de l’Europe en tant que Capitale de l’Europe, sans divisions ni régionales ni provinciales ni communales avec au moins un agent au service de la population dans chacune des anciennes communes ( d’avant les fusions) donc plus proches que maintenant pour les aider dans leurs contacts avec l’administration centrale dégraissée à raisons de 6 ministres ayant chacun 6 membres de cabinet ayant chacun 6 collaborateurs…. jusqu’au 5ièm niveaux soit « seulement » environ 280.000 fonctionnaires centraux. Internet existe !
    Un projet sociétal HUMANOLOGIQUE est disponible par http://humanologie.eu/

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  12. Flupke est le meilleur promoteur de la République : toutes ses actions, ses discours, ses comportements prouvent que la monarchie est complètement dépassée en 2015.

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    • soyons de bon compte flupke preums n’a pas posé avec son fusil le pied posé sur le cadavre d’une espèce en voie de disparition qu’il aurait triomphalement butée
      son altesse royale a juste des problèmes avec son prompteur, ses lunettes etc, ses nègres sont nuls et ses experts en com’ sont soit carrément mongolmery soit pas à l’hauteur du blème.

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  13. 1. La république n’est pas la panacée. Comme le fait remarquer un monarchiste éclairé comme Michel de Grèce, la Grèce des années 2000, ou l’Italie dans les années 70, n’aurait peut-être pas connu une pareille dérive de sa classe politique avec une monarchie constitutionnelle pour jouer les garde-fous. (même si elle n’avait empêché en son temps ni le fascisme, ni les colonels!)
    2. Aucun média belge ne s’est penché sur le rôle qu’a joué le Palais dans la mise en place de l’actuelle coalition « suédoise ». On sait pourtant que si le Roi n’a pas de pouvoir de décision, il peut jouer un rôle de consultation ou d’injonction non négligeable. Il y a bien longtemps déjà, le bruit courait que Philippe avait des opinions bien plus ancrées « à droite » que son père ou son oncle que l’on pouvait qualifier de « chrétiens-démocrates ». En tout cas, il ne semble pas avoir d’état d’âme à l’égard du gouvernement en place.

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  14. Perso je suis également viscéralement opposé à la monarchie. Mais le problème de ce discours est plus large : le problème principal et dramatique de tous les pays européens n’est pas abordé. A savoir la dévalorisation phénoménale des revenus du travail par rapport à la rente, entraînant paupérisation des classes populaires et moyennes inférieures, augmentation de la grande pauvreté et de la pauvreté infantile, explosion des écarts de richesses, accroissement des discriminations ethniques, replis individualistes et autoritaires. Il n’aurait dû parler que de ça. Il n’en a pas dit un mot comme vous l’avez souligné.

    On ne peut pas reprocher à nos dirigeants d’échouer à le résoudre. On peut s’étonner cependant qu’ils n’en parlent pas à chacune de leurs interventions en nous exposant leurs plans d’action en la matière et en tentant de mobiliser la population pour ce faire. On peut leur reprocher (et le mot est faible) de continuer les politiques qui nous ont mené à cet état. A ce titre, Philippe n’est apparu que comme tous nos ploutocrates imbus de l’idée qu’ils nous bâtissent le seul monde possible. Un monde dont ils occupent le sommet qui ne cesse de s’éloigner de sa base… C’est ça que nous montre ce discours, pas spécialement l’anachronisme de l’institution monarchique.

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  15. Ce pauvre homme n’a aucun talent pour cette fonction. Il communique mal, il est terrifié à l’idée de commettre une erreur, ne peut s’appuyer sur aucun charme. Son intelligence semble limitée. Il exerce cette fonction par devoir, je crois, drillé depuis la plus tendre enfance, perpétuant un terrible malentendu: il crois servir une nation qu’en réalité il dessert. Il assume un rôle qu’il est en train de détruire par sa profonde inadéquation. Peut-être, grâce à lui serons-nous un jour pas trop lointain débarrassé de la monarchie.. A son grand mais subconscient soulagement.

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  16. Je vous donne raison Marcel,Flupke est vraiment i i i .
    Il se comporte comme quelqu un qui n a aucune émotion,le Peuple a tant besoin de se sentir respecté !
    Quant aux politiques ,ils nous coûtent un fric fou ,ce serait bien de fouttre un bon coup de pied dans ces fils de …et on tourne dans la soupe et c est toujours les mêmes.
    Ce vote obligatoire n est qu une escroquerie de la liberté des braves gens.
    Nous sommes victimes de manipulations médiatiques politiciennes.
    Je n ai plus confiance mais votre texte m aura beaucoup fait rire ,j adore quand vous parler brusseleir.
    A u bal populaire de la place du jeu de balle,on n aura pas vu beaucoup de stoefer politiciens,même Mayeur,c est abstenu,il est préoccupé par son open Bruxelles Qu il a transformé en bac à sable !Je suis allée boire un petit half en half au cirio près de la bourse,j étais contente de rentrer chez moi,je ne me suis jamais sentie aussi stressée dans mes STROTJES de ma ville.C Est quoi ce bazar!
    J’espère que le grand Jojo va nous faire une petite chanson sur ce Brol!

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