L’ULB et l’étoile jaune, comment tout a dérapé.

Sur la page Facebook du BDS, aucune tendresse pour un dérapage à l'ULg.

Sur la page Facebook du BDS, aucune tendresse pour un dérapage à l’ULg.

Depuis mercredi passé, l’Université libre de Bruxelles, les cercles estudiantins, mais aussi les médias sont plongés dans un climat d’hystérie, sans parler des réseaux sociaux. Un climat qui ne peut qu’envenimer les relations entre Belges de convictions politiques différentes. Et qui alimente le ressentiment entre partisans et adversaires d’Israël. Non sans alimenter aussi l’antisémitisme, contre lequel une meute d’accusateurs prétendent se battre.

Chaque étape du scénario de la semaine passée a aggravé la précédente. Petit un, le cercle BDS mène une action où des slogans excessifs sont criés. Petit deux, le cercle de l’UEJB se fend d’une vidéo montée spécialement pour devenir un acte d’accusation dans un procès pour antisémitisme. Petit trois, au lieu de s’adresser au rectorat, ce même cercle appelle la Ligue belge contre l’Antisémitisme qui, petit quatre, ne s’adresse toujours pas au rectorat, mais s’empresse d’alerter les médias. Petit cinq, ceux-ci réagissent au quart de tour dès que quelqu’un prononce le mot antisémite, et glisse sur le minimum d’examen contradictoire en titrant, par exemple, Dérapage antisémite à l’ULB (Le Soir) ou Incident antisémite à l’ULB (La Libre).

De grands médias ont tiré des conclusions d’une vidéo montée sans donner la parole aux accusés. Déontologie ?

Que des journalistes tirent de telles conclusions d’une vidéo, sans laisser la parole à BDS et en présentant au public un court métrage qui donne clairement une vision tronquée d’événements donnés, et qui n’a pas été tournée par des professionnels de l’information — au mépris de toute déontologie —, montre déjà que certains a priori ne posent même plus question dans la presse. Et quand le recteur de l’ULB parvient à rédiger un communiqué conjoint et pacificateur entre les deux cercles, il suffit de 24 h pour que l’un d’eux se fende d’un texte pour dénoncer sa propre signature de la veille. Ce cercle est justement l’accusateur dans l’histoire.

Plus grave, c’est encore sur la foi d’un rapport unilatéral de l’UEJB sur ce qui se serait passé dans le bureau du recteur que le journaliste de profession Eddy Caeckelberghs s’est fendu d’un statut facebook d’une violence inouïe envers le rectorat de l’ULB. Sans même prendre la peine d’entendre l’autre version, que je publie ci-dessous sur la base de plusieurs témoignages.

À l’arrivée, des professionnels du journalisme ou de la politique publient des diatribes flamboyantes contre l’ULB, des étudiants, un cercle, partant d’une seule version des faits, oubliant que ce faisant, ils rendent service à tout sauf à la manifestation d’un semblant de vérité. Et encore moins à la lutte nécessaire — surtout aujourd’hui — contre l’antisémitisme, fut-ce celui de certains membres de BDS.

BDS ! Ex ! Cess !
Le cercle BDS (Boycott Désengagement Sanctions) défend un point de vue simple : après plus de 60 ans de conflit apparemment impossible à pacifier, il ne semble plus possible d’installer la paix en Israël/Palestine que par une action ferme de l’extérieur. C’est le boycott. Cette opinion peut choquer, mais elle n’a rien de répréhensible et doit donc être tolérée dans notre espace démocratique, sauf si la justice belge la qualifiait d’incitation à la haine — mais je me demande sur quelle base elle le ferait. La liberté, c’est d’accepter les opinions des autres, particulièrement lorsqu’elles nous dérangent, pour autant bien sûr qu’elles ne violent pas la loi.

L’opinion qu’on doit imposer un boycott à Israël peut choquer mais la liberté, c’est d’accepter les opinions qui nous dérangent.

On n’a pas qualifié, à l’époque de l’Apartheid sud-africain, le boycott de mesure antiblancs. Celui de BDS n’est pas plus antisémite (même si certains en profitent, bien entendu). C’est le gouvernement israélien, construit autour du Likoud de Benyamin Netanyahou, qui a lancé l’idée qu’il y avait un lien immédiat entre boycott et antisémitisme, et même avec le Hamas. Ce n’est pas notre problème, c’est le leur. De même, l’idée qu’il y aurait un Apartheid en Israël, ou plus précisément dans la Palestine occupée par Israël doit également être tolérée dès lors que les Palestiniens de Cisjordanie ne jouissent pas des droits fondamentaux garantis aux Israéliens, y compris de confession musulmane.

Néanmoins, si l’on en croit La Libre, « Le très polémique […] Boycott Désinvestissement Sanctions, a fait parler de lui pas plus tard que mercredi […] Des membres de cette association ont en effet insulté des étudiants juifs, les traitant de terroristes et de fascistes sur le campus de Solbosch. Le tout lors d’une manifestation censée protester contre l’occupations des territoires palestiniens par l’État d’Israël. » C’est l’introduction de l’article. Rien que ces trois lignes posent déjà de nombreuses questions. En quoi BDS serait-il « très polémique » ? Parce qu’il a des opposants ? Dans ce cas, il faut aussi écrire que le gouvernement Michel est « très polémique ». Ou que le PS dans l’opposition est « hyperpolémique ». Ensuite, les étudiants juifs présents n’ont pas été insultés parce que juifs. Cette conclusion, tirée vite fait d’une vidéo dont on ne connaît qu’un montage tendancieux, n’est pas journalistique. Enfin, la manifestation n’était pas « censée » protester « contre l’occupations (sic) des territoires », elle protestait, point.

Une seule solution ! La manifes- tation !
Au départ, la manif de mercredi devait durer une heure. BDS avait dressé un mur de tissu symbolisant celui qui sépare Israël de la Palestine. Les slogans du jour étaient de mauvais goût : « Sionistes, fascistes, c’est vous les terroristes ». Une réponse peu nuancée au sionisme tel qu’ils le perçoivent (à savoir la volonté des nationalistes israéliens actuellement au pouvoir de créer le grand Israël incluant la Cisjordanie) ; à ce qu’ils considèrent comme une oppression fasciste (et peut-être à la présence de l’extrême droite dans le gouvernement israélien) ; à l’accusation récurrente de terrorisme de la part du gouvernement Netanyahou (exemple ici où il accuse  Mahmoud Abbas de terrorisme et l’assimile au Hamas, en novembre dernier), mais aussi, à cette même accusation de la part des membres d’un autre cercle en particulier, l’UEJB.

Alors non, je ne trouve pas ce slogan bien choisi, mais depuis quand les étudiants feraient-ils dans la dentelle ? Qu’on se rappelle l’imbécile CRS-SS des manifestants de Mai 68. Et au fond, le slogan choisi pour la journée n’est pas pire que la montagne d’amalgames que la direction israélienne nous sert à longueur d’année et dont le seul objectif est de museler le mieux possible l’opposition à Israël, que ce soit sur son territoire ou dans le reste du monde. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’antisémites dans le mouvement BDS. Je dis que le cercle BDS ne peut être accusé d’antisémitisme sur des bases aussi minces.

Un mot sur le terme sioniste. Il est utilisé aujourd’hui dans une myriade de sens différents. Pour les plus radicaux des Israéliens, il correspond à la création d’un État israélien ethniquement pur, allant de la Méditerranée jusqu’au Jourdain, avec le Sinaï et Gaza si possible. Pour une partie de la gauche israélienne, c’est la création d’un foyer juif dans les frontières de 67, avec quelques échanges de territoires. Pour Benyamin Netanyahou, c’est officiellement le droit pour « le peuple juif » à l’existence d’un État. Mais dans les faits, de par la colonisation dont il est un ardent défenseur et sa coopération avec des nationalistes ethniques, s’il n’y avait plus qu’une infime minorité de Palestiniens entre Tel-Aviv et la Jordanie, et qu’Israël occupait l’ensemble, il trouverait ça formidable.

Le mot sionisme a autant de sens que de locuteurs.

Pour BDS et l’extrême gauche, le sionisme, c’est l’oppression israélienne envers les Palestiniens. Cette confusion, dont beaucoup, de part et d’autre, tirent un profit minable, pourrit d’autant plus les esprits qu’on a par ailleurs des Dieudonné ou des Soral pour qui le sionisme serait une espèce de bête impalpable implantée partout dans le monde qui vise à soumettre la planète au bon vouloir des « sionistes », entendez, des « Juifs ».

Le débat est empoisonné par la multiplicité des sens donnés à ce mot utilisé sans beaucoup de nuances pour accuser l’autre des pires maux, ce qui permet plus facilement de sortir des mots comme « terroriste » ou « antisémite ». L’UEJB a une interprétation assez particulière à cet égard. Sur sa page Facebook, il conclut d’une « histoire du sionisme » que : « Généralement la plupart des “antisionistes” ne cherchent même pas à définir ce terme : ils utilisent ‘sioniste !’ avec la même haine, le même refus de dialoguer, la même virulence que ‘juif!’. » En fait aujourd’hui être “sioniste”, cela n’a aucun lien avec le soutien à une quelconque politique menée par Israël, être “sioniste” c’est simplement refuser de diaboliser systématiquement Israël et les Israéliens, comprendre le besoin de sécurité des Israéliens et la réalité des dangers qui les menacent sans pour cela tout tolérer.

Joël Rubinfeld (LBCA) accuse BDS de préparer la Shoah. On l’a connu mieux inspiré.

D’où, le simple fait de s’en prendre aux « sionistes », est facilement considéré par l’UEJB comme de l’antisémitisme. Mais l’UEJB est un cercle étudiant. On ne peut juger ses idées comme s’il s’agissait d’une organisation d’adulte.

Toute autre doit être la critique de la réaction de Joël Rubinfeld (Ligue Belge contre l’Antisémitisme) qui relève souvent de justes agressions mais, cette fois, n’a pas hésité à déclarer face caméra que le cercle BDS « a cette fâcheuse tendance à coller une étoile jaune sur le dos des étudiants de confession juive ». Ces mots sont d’une dureté inacceptable. Pour rappel, coller une étoile jaune signifie envoyer à la mort, aux tortures, aux chambres à gaz. C’est de la pure diffamation, d’un niveau bien plus grave que le slogan de BDS « incriminé » ici. Mais ça, les médias ne l’ont pas relevé, ils ont au contraire diffusé à qui mieux mieux.

Étudiants, diants, diants.
Revenons aux événements. Alors que l’action-manifestation de BDS touchait à sa fin sur le slogan « Palestine vivra, Palestine vaincra », un étudiant s’est mis à filmer. Un quidam du cercle BDS, ne sachant pas s’il s’agissait d’un membre du cercle de l’UEJB (c’en était effectivement un), a alors crié sur un ton ironique « dites coucou à l’UEJB ». « Le mur [en fait, un drap qui était tenu par des membres du cercle BDS], dites coucou à l’UEJB… Ils sont là ! » L’étudiant-filmeur s’est ensuite dit terriblement choqué par cette épreuve. Rendez-vous compte, les horribles BDS se sont moqués de lui !

Un témoin qui manifestait avec BDS sans en faire partie explique que selon lui, il était maladroit de considérer qu’un étudiant « d’apparence juive » qui les filmait était forcément de l’UEJB. Mais chez BDS, on explique que les deux cercles ont pris l’habitude de filmer les actions de l’autre et que donc, il y avait peu de doute sur le fait que le caméraman était de l’UEJB, ce qui s’avèrera par la suite.

Autre précision utile, sur le campus, BDS et UEJB, sont probablement les deux cercles les plus opposés du moment.

L’étudiant choqué parce qu’on lui a dit « coucou ».

Pour la suite, plusieurs versions s’entrechoquent. Pour les uns, les « militants » BDS ont alors crié « sionistes, fascistes, c’est vous les terroristes » au jeune homme qui filmait la scène — là, on comprendrait mieux son choc, mais les images ne montrent pas cette scène. Pour les autres, les membres de BDS continuaient en fait à scander le même slogan qu’auparavant et ne s’adressaient pas particulièrement au « caméraman ».

Un partisan de BDS assure que les membres du cercle ont proposé au garçon qui filmait de « venir discuter », ce qu’il aurait refusé. Je n’ai pas la version de l’UEJB à ce sujet.

Troisième temps, arrivent alors quelques étudiants sur le perron de l’entrée adjacente, surtout des jeunes filles, qui interpellent les activistes de BDS sur un ton assez vif (pour un autre témoin, c’était un ton « très agressif »). Elles crient qu’ils n’ont pas le droit de manifester, qu’ils soutiennent le terrorisme, qu’à Gaza, le Hamas ‘installe ses quartiers généraux dans des écoles’, qu’Israël ne fait que se défendre. Les militants, qui viennent d’être traités de « terroristes » eux-mêmes, relancent alors le slogan « sionistes, fascistes, c’est vous les terroristes » à l’attention des étudiant-e-s du perron, qui ne sont apparemment pas membres de l’UEJB, et dont personne ne se demande si elles sont juives. Ce n’est d’ailleurs pas à ce titre qu’elles se prennent le slogan, mais en tant que « sionistes », à savoir, dans l’esprit de BDS, de partisan-e-s de l’Occupation de la Cisjordanie et de la colonisation.

Aucune personne ne sera agressée autrement que verbalement. Pas de crachat, pas de coup, pas d’insulte directe, mais une bataille de slogans et de poncifs. Il n’y pas eu d’agression verbale de l’UEJB envers les militants de BDS. Mais le cercle juif semble avoir choisi une autre tactique : monter une vidéo dont le but était apparemment de faire exclure le cercle de l’ULB. À la fin de sa vidéo, l’UEJB se fend d’un joli procès d’intention, prêtant à BDS la volonté de crier « mort aux Juifs » et de demander « l’exclusion des étudiants juifs de l’ULB ».

Comme BDS ne crie pas « mort aux Juifs », l’UEJB le fait pour lui.

Pour voir dans ce déroulement-là un dérapage antisémite, il faut avoir perdu tout sens de la nuance, avoir effacé de sa mémoire tous ses excès d’étudiants. Et penser que le Libre examen serait au bénéfice unique d’Israël. Par ailleurs, la période est propice à une radicalisation des positions. Les récents attentats antisémites inquiètent à juste titre les étudiants juifs (alors qu’ils devraient inquiétant autant toute la société — we are one). Certains d’entre eux ont peut-être été victimes de l’antisémitisme réel qui infecte certaines de nos écoles secondaires, voire primaires, mais aussi le campus. Côté défenseurs de la Palestine, on est choqué par l’intervention de l’ambassadeur d’Israël dans l’organisation d’un événement à la VUB autour de l’Apartheid en Israël, suite, une fois encore, à l’intervention de la Ligue Belge contre l’Antisémitisme.

Hoog tijd. Voor een Vrije Universiteit !
Pour rappel, il s’agissait d’un « débat » centré autour d’une lecture de Lukas Catherine, — dont les opinions dépassent trop souvent la critique d’Israël — et qui devait se clôturer par une communication Skype avec Khaleda Jarrar, membre du FPLP, organisation considérée comme terroriste par l’Union européenne. Mais Jarrar elle-même ne semble pas être sous le coup de poursuites judiciaires en Israël. Elle est membre du Conseil législatif palestinien. En revanche, les autorités israéliennes l’ont un moment assignée à résidence, et lui ont interdit de quitter la Cisjordanie, même lorsqu’elle est invitée, par exemple, à une conférence sur les droits humains en Irlande. Ou pire, quand elle a besoin de soins médicaux. D’après Amira Haas, la fameuse journaliste israélienne de Haaretz, l’État hébreu lui a même interdit de se rendre à Amman pour un examen cérébral considéré comme urgent par son médecin. Les péripéties en sont hallucinantes. Pour la LBCA et l’ambassadeur d’Israël, au contraire, le procès est simple et immédiat : elle est affiliée au FPLP terroriste (1), donc, elle doit être censurée en Belgique. Là où la LBCA avait toutefois raison de s’énerver, c’est dans l’organisation de ces débats unilatéraux, sans contradicteurs, chose réparée depuis, semble-t-il.

Bref, l’ambassadeur d’Israël est aujourd’hui perçu comme un censeur à la VUB et au cercle BDS. Ce qui n’était pas de nature à rendre les slogans plus tendres.

Réunion ! Gnon ! Gnon !
Après les accusations d’antisémitisme copieusement relayées par la presse, le recteur de l’ULB, Didier Viviers, décide d’organiser une rencontre entre l’UEJB et BDS, avec aussi des témoins, pour tenter d’y voir clair avant de prendre quelque mesure que ce soit. Par exemple, interdire le cercle BDS et satisfaire ainsi, et l’UEJB, et la LBCA, et de nombreux pro-Israéliens et, bien sûr, l’État d’Israël, qui gagnerait ainsi un combat de longue haleine.

Une quinzaine de personnes vont alors se réunir pendant deux heures et demie et tenter d’y voir plus clair. Il y a là les représentants des autorités académiques, des membres et des témoins amenés par l’UEJB et BDS, ainsi que quelques témoins qu’on a pu trouver en un laps de temps assez court — une poignée seulement. Ceux-ci sont principalement membres des cercles COMAC (anticapitalistes) et EcoloJ, tous deux partisans du boycott et signataires de la charte de BDS. Il n’a pas été possible de retrouver les filles du perron que personne ne semblait connaître. Les témoins amenés par l’UEJB sont, selon une source, arrivés sur les lieux de « l’altercation » tout à la fin. Certains déplorent ce déséquilibre, dû au manque de temps. Mais la réunion n’est pas un tribunal, c’est plutôt de médiation qu’il s’agit. Les témoignages des membres du COMAC et d’EcoloJ sont aussi plus nuancés que ceux du cercle BDS qui, confronté à la critique de leur slogan, reconnaissent « assez vite » avoir été trop loin. Charlie Le Paige (COMAC) a d’ailleurs déploré l’utilisation du slogan « sionistes, fascistes, c’est vous les terroristes » sur son mur Facebook.

« Il n’y a pas eu la moindre menace de sanction envers l’UEJB, ce n’était pas ce genre de réunion. »

La réunion commence. Le recteur en appelle à la raison, à l’intelligence, à la compréhension mutuelle. Il veut faire comprendre à BDS que certains mots sont problématiques, et à l’UEJB que lancer des montages tendancieux dans la nature est maladroit. Les étudiants BDS reconnaissent que s’adresser à une personne qui a « l’air juive » en concluant d’emblée qu’il s’agit d’un étudiant UEJB est inacceptable.

Selon un participant, la réunion a trois objectifs : comprendre ce qui s’est passé, rappeler l’intérêt général de l’ULB, écrire une déclaration commune. Plusieurs participants rapportent que l’UEJB n’a refusé ce principe à aucun moment. Mais ils évoquent aussi une réunion « très émotionnelle ». À un moment donné, un étudiant juif membre de BDS aurait ainsi rappelé à ceux de l’UEJB qu’il était aussi un descendant de la Shoah [on me rapporte « de l’Holocauste »] et qu’il « en avait marre » de l’attitude de l’UEJB. BDS lutte aussi contre l’antisémitisme, rappelle-t-il. Il y a en effet régulièrement des statuts Facebook de BDS qui s’opposent à l’antisémitisme (comme sur l’image).

Et puis, il y a eu ce moment pacificateur, où les représentants des deux cercles visés abandonnent leur opposition systématique pour signer un texte commun où ils reconnaissaient leurs torts et acceptent par écrit de respecter les règles du libre examen, et de débattre. L’ULB publie le texte. Le lendemain, le recteur est interviewé par Bertrand Henne sur La Première (RTBF) et répond à l’accusation de remous propres à l’ULB : non, dit Didier Viviers, c’est toute la société que le conflit moyen-oriental enflamme, il serait au contraire étrange que l’ULB ne soit pas touchée. On peut difficilement lui donner tort.

Recteur ! Censeur ! Tu ne nous fais pas peur !
Mais à peine quelques heures plus tard, l’UEJB revient sur sa propre signature. Non seulement elle ne retire pas la vidéo de Youtube et Facebook, mais en plus, dans un geste apparemment dicté par l’émotion et la confusion, elle publie un communiqué qui accuse le rectorat de lui avoir forcé la main, et BDS de ne pas vouloir la paix sur le campus ! Il semble qu’au cours de la réunion, déjà, l’UEJB ait eu une attitude plutôt ambivalente. D’une part, elle était prête à discuter et à régler le problème, mais d’autre part, elle exigeait que le cercle BDS renonce à tout appel au Boycott. En gros, qu’il cesse d’exister… Ce serait donc ça, l’objectif ?

Quant à l’affirmation de l’UEJB que le rectorat lui aurait forcé la main, tous les témoignages que j’ai pu recueillir affirment le contraire. « Il n’y a pas eu de pression du tout, ce n’était pas ce genre de réunion ».

Pourtant, dans ce communiqué de l’UEJB, paru sur la page Facebook du cercle le 6 mars, celui-ci écrit que « ce 5 mars 2015 l’Union des Etudiants Juifs de Belgique (UEJB) a tenté d’obtenir de l’Université Libre de Bruxelles le soutien de ses actions légitimes [l’interdiction du BDS ? NDLA] et la condamnation claire des insultes et actes hostiles qui sont régulièrement portés à l’égard de ses membres ou supposés membres. » Il considère « invraisemblable comme l’affirme ce communiqué [que l’UEJB a pourtant signé et qui a fait l’objet de nombreux amendements de tous les participants NDLA] qu’il soit possible – humainement et concrètement — de tendre et se voir serrer la main par ceux-là mêmes qui font partie d‘un mouvement qui attise la haine quotidienne à l’égard des jeunes Juifs des campus. »

Dans sa réponse émotionnelle, l’UEJB contredit ses propres accusations d’antisémitisme envers BDS.

Mais plus étonnant, le communiqué de l’UEJB semble lui-même contredire l’accusation d’antisémitisme tout en gratifiant BDS d’un nouveau procès d’intention : « BDS ne renonce pas à ses discours et attitudes. Tout contradicteur juif mais aussi non-juif est immédiatement traité de ‘sioniste’ ou d’agent de l’UEJB et objet d’un boycott. » Le problème ici ? Si « tout contradicteur », qu’il soit « juif ou non juif » est l’objet d’un boycott (?), c’est bien que BDS ne s’en prend pas à des Juifs parce qu’ils sont juifs, mais à ses contradicteurs parce qu’ils le contredisent. Ce n’est pas très malin, mais on entend le même genre d’accusation de la part d’étudiants BDS. Difficile dans ces circonstances de se faire une idée exacte des torts des uns et des autres.

Au passage, l’UEJB accuse aussi BDS de « glorifier le Hamas », ce qui revient bien à l’accuser de terrorisme. Lors de la réunion, au moins un étudiant BDS a rappelé que le cercle considérait le Hamas comme un groupe terroriste et s’en désolidarisait.

C’est ensuite le rectorat de l’ULB qui est accusé d’avoir usé de son autorité : « l’UEJB s’est vue contrainte de choisir entre signer un texte aminima (sic) ou affronter la perte du soutien académique indispensable à la poursuite de ses activités avec les conséquences graves qui pourraient en découler. » Au contraire, les témoignages que j’ai pu recueillir sont unanimes : il n’a jamais été question de ce genre de « sanction » !

L’UEJB revient aussi sur son « aveu » quant au montage. Alors qu’elle avait reconnu que celui-ci ne reflétait pas la réalité, elle déclare subitement que « Les images produites et filmées par différents étudiants juifs à divers moments et proposées en montage ne trahissent ni l’esprit, ni le contexte haineux envers les étudiants juifs qui prévalaient sur les lieux. » Notons encore que ceci est une opinion interne à l’UEJB. Troilo ne considère pas non plus que sa série trahit le journalisme. À chacun de se faire une idée, mais tant qu’on ne disposera pas de tous les rushes qui ont servi au montage, cette opinion de l’UEJB n’a aucune valeur factuelle.

BDS ! SS !
Curieusement, l’UEJB se plaint ensuite que l’ULB ne se soit pas engagée « à faire [du] refus [du] boycott prôné par le BDS, sa position et politique officielles. » Autrement dit, l’Union des Étudiants juifs de Belgique voudrait imposer à l’Université une attitude donnée vis-à-vis d’Israël, et s’estime en droit d’exiger que celle-ci soit mise sur papier. Une étrange conception du Libre Examen. D’autant plus étrange que BDS, de son côte, reproche justement à la même ULB de collaborer avec des universités israéliennes ! Parce que oui, les autorités académiques, que certains sur la toile, Facebook ou ailleurs n’hésitent désormais plus à accuser de soutenir le boycott, voire d’être antisémites, sont elles-mêmes la cible des attaques du cercle BDS ! Mais collaborer avec des savants israéliens n’est pas suffisant pour l’UEJB, l’ULB devrait donc s’engager à inscrire cette réalité sur une charte !

Pour finir, l’UEJB affirme « que les étudiants juifs de l’UEJB savent dorénavant qu’ils pourraient être la cible de pressions s’ils n’étaient pas conformes à une attitude de silence respectueux souhaitée par l’ULB. » Le recteur aurait en effet reproché à l’UEJB d’avoir porté l’affaire dans les médias avant de tenter de la régler en interne. Mais il n’y avait pas de ton menaçant, m’assurent les participants interrogés.

Tout ceci est d’autant plus étonnant que l’UEJB était connue par le passé pour ses opinions progressistes et sa critique d’Israël. Au cours de la réunion, le cercle a d’ailleurs répété qu’il était progressiste, mais qu’il n’acceptait pas que l’on prône le boycott.

Un débat interne après la réunion au rectorat pourrait expliquer le revirement de l’UEJB.

Selon des étudiants interrogés par ailleurs, l’UEJB n’est pas uniforme, pas plus que BDS. Les opinions y sont variées, parfois même opposées. Le débat a probablement continué après la réunion, ce qui expliquerait le revirement.

L’absence d’uniformité dans l’UEJB signifie que le cercle juif n’est pas un « mur » exclusivement favorable à la politique israélienne actuelle même s’il en donne parfois certaines apparences (comme les drapeaux israéliens dans certaines vidéos, l’en-tête à l’étoile de David bleue sur le site, etc.) Et quand bien même il le serait, ce serait son droit le plus strict. En revanche, lorsque l’UEJB fait pression par voie de presse et via Facebook pour que l’ULB interdise un autre cercle, ou exige que celui-ci se saborde en renonçant à ses fondamentaux, il empiète clairement sur le droit de l’autre.

Communauté ! Assiégée ! Tu dois te libérer !
Jusqu’ici, je ne vois que le résultat d’une opposition d’un radicalisme vain entre deux cercles. Un étudiant m’explique que l’UEJB s’est « radicalisée » depuis l’affaire Merah. C’est un bien grand mot. Il semble plutôt qu’elle ait un réflexe de protection tout à fait compréhensible dans l’ambiance actuelle. D’autant que, selon son site Internet, elle se serait fait huer lors d’un événement à l’Université Paris VIII, où elle proposait le dialogue avec des étudiants israéliens. Et qui a empêché cette animation ? Eh bien, des étudiants d’un collectif Palestine — affiliés à BDS, selon le cercle juif. Les slogans ? « UEJF dehors ! Israéliens hors de la Fac ! »

L’UEJF fait aussi régulièrement référence à des chants antisémites (« Tuez les Juifs ») par des supporters de BDS à l’université de Wit, en Afrique du Sud, pour incriminer le mouvement. Le chant « Abattez les Juifs », sur un vieil air anticolonial ( « Abattez les Boers ») a bien été chanté en septembre 2013 à l’extérieur de l’université où avait lieu un concert de jazz d’un quartet israélien. Mais cet acte clairement antisémite a immédiatement été déploré par la direction du BDS local.

En Afrique du Sud, des militants qui se disaient BDS ont bien crié « abattez les Juifs ».

C’est un peu comme si j’exigeais l’interdiction du Likoud en Europe sous prétexte qu’un de ses députés a, en août 2014, recommandé la déportation ou l’éradication de tous les Gazaouis, aucun n’étant « innocent ». Et de raser Gaza. Oui, c’est authentique, c’est arrivé.

Mais j’insiste, au-delà de ces accusations par personne ou faits lointains et interposés, on doit comprendre que l’UEJB est le seul cercle qui doive bénéficier d’une protection. C’est le cas de tous les locaux liés à ce qu’on appelle idiotement « la communauté juive » — beaucoup de Juifs en Belgique ne se reconnaissent pas dans ces institutions qui affirment les représenter — les écoles, les centres culturels et à présent les musées, les synagogues et à Paris, les magasins, se voient transformés en forteresses, assiégés dans notre cité par des barbares qui, eux, portent l’antisémitisme au front, et au bout de leurs immondes canons, fusils, et couteaux à décapiter.

N’importe quelle « communauté » qui subirait un tel affront permanent au droit de vivre en paix n’en sortirait pas indemne. Accessoirement, nous ne pourrons nous prétendre civilisés que lorsque toutes les « communautés » de notre pays admettront qu’il est tout à fait anormal que, parce qu’on est juif, et qu’on en porte, par exemple, les signes extérieurs (kippa, peyes, étoile au cou), l’on se fasse agresser dans la rue, à l’école publique, dans un mémorial ou, bien sûr, à l’université. Aujourd’hui, comme l’assassinat d’un simple gardien de synagogue l’a montré à Copenhague, la communauté juive est de loin la plus visée, en vertu particulièrement de son petit nombre.

Proportionnellement, la communauté juive est de très loin la plus visée.

J’aimerais donc bien voir BDS proposer un dialogue aux étudiants israéliens de la fac, et leur assurer leur soutien contre toute forme de récrimination. Parce qu’au final, quoiqu’il se passe à Ramallah ou à Haifa, nous avons d’abord notre propre société à défendre, et on ose espérer qu’un jour, les minorités lutteront ensemble contre les discriminations dont elles font l’objet, comme les Noirs et les Juifs américains l’ont fait pendant des décennies aux USA. Hélas, des forces contrariantes font tout pour l’empêcher. Et ce, y compris l’État d’Israël, ou plutôt, son gouvernement actuel — la propagande de certains groupes palestiniens n’étant pas non plus admissible.

Likoud ! Likoud ! Arrête de semer la poudre !
L’attitude de Benyamin Netanyahou après les attentats à Paris n’a rien fait pour apaiser le manichéisme qui se développe de façon hystérique dans notre société, à 4.000 km du conflit. La propagande d’État israélienne fait l’amalgame entre les Palestiniens et le Hamas, qu’il amalgame à son tour à l’Organisation État « islamique ». En face, tout drapeau israélien et même toute citoyenneté israélienne sont présentés comme des affronts alors que, pour rappel, être israélien-ne ne signifie pas soutenir le régime Netanyahou, c’est notamment en Israël qu’on trouve les plus ardents et les plus efficaces des défenseurs d’une Palestine libre. Je rappelle aussi que défendre Israël, y compris Netanyahou, est un droit démocratique dans notre société au même titre que défendre le boycott d’Israël. Il doit être respecté aussi sur nos campus.

Si la situation s’envenime aujourd’hui, ce dont l’ULB a fait les frais cette semaine, c’est parce que d’une part, un certain nombre de pseudodéfenseurs de la Palestine usent de ce combat légitime pour apaiser leur antisémitisme. Et qu’en face, un certain nombre de défenseurs d’Israël se plaignent de l’amalgame fait entre Israël et judaïsme alors qu’ils en sont les premiers responsables, quand Bibi appelle les Juifs à émigrer en Israël ; que les manifs contre l’antisémitisme se font sous le drapeau d’Israël (et pas un seul petit drapeau, mais cinquante !) ; quand certaines organisations juives — particulièrement dans la France que nous écoutons et regardons — prétendent représenter les Juifs de France, tout en ne ratant pas une occasion de glorifier… Israël. Ou quand Bernard Kanovitch, directeur du CRIF, déclare sur France 24 qu’il y a une « détestation historique, coranique, on peut le dire, vous entendez ? du Coran !, qui trouve son application aujourd’hui. » Il évoquait en ces termes la tuerie de l’Hyper Cacher. Aucun média ne le lui a reproché. Il faisait pourtant bien l’amalgame entre les adeptes de l’Islam et un tueur antisémite.

Un directeur du CRIF fait l’amalgame entre musulmans et assassins. Les médias ne relèvent pas.

Ce manichéisme qui marque la société et particulièrement les relations entre deux minorités qui s’opposent principalement sur un conflit qui a lieu à des milliers de kilomètres d’ici, est entretenu. L’ULB n’est qu’un des lieux où il se manifeste et répand ses détestables effets secondaires. Après cette affaire, le rectorat a tenté de raisonner et a voulu refuser une vision simpliste qui arrange certains intervenants extérieurs qui placent leur idéologie au-dessus de leur responsabilité sociétale. Autant d’idéologues moisis qui pourrissent le débat.

Ce dont nos jeunes ont besoin, ce n’est pas que leurs aînés alimentent leur guéguerre froide, c’est qu’on leur explique ! Qu’on les alimente en concepts innovants. Qu’on imagine, pour commencer, un drapeau de la diaspora qui permettrait aux Juifs qui le souhaitent de défendre leur identité sans pour autant se réclamer d’Israël. Qu’on rappelle qu’ici, en Belgique, un étudiant de droite israélienne doit pouvoir se présenter devant un étudiant BDS en disant « je soutiens le Likoud » sans se faire traiter d’assassin. Et qu’un étudiant pro-boycott de gauche puisse se présenter devant un étudiant de l’UEJB sans se faire traiter d’antisémite ou de complice du terrorisme.

Un étudiant israélien pro-likoud a droit au même respect que n’importe quel autre.

Ce dont nos jeunes ont besoin, c’est qu’on leur rappelle qu’il n’y a pas une once de différence entre les larmes d’un enfant sous les roquettes à Sderot, et celles d’un autre sous les bombes à Gaza. Que nous ne devons pas nous battre contre les peuples, mais contre leurs gouvernements qui les mènent parfois aux pires horreurs. Et pour commencer, je leur dirai, aux jeunes que j’ai autant de respect dans le débat avec un pro-Netanyahou qu’avec un Palestinien du Fatah. Parce que si nous laissons les propagandes nous empoisonner, non seulement nous éloignons toute perspective de paix là-bas, mais en plus, nous importons une guerre dont nous ne sommes que des observateurs ici.

Le débat doit permettre aux uns de prendre acte des arguments des autres et, si possible, de travailler à une vision minimale commune qui permettrait, peut-être un jour, de tracer un chemin vers la paix, cette chose que les deux camps ont, par leurs erreurs respectives, transformée en chimère. Apparemment, les adultes n’ont pas l’intention de guider les jeunes sur cette voie.

Un Ulbiste me dit que le campus souffre d’un climat délétère où certaines personnes ont des stratégies dont l’objectif est d’opposer les uns aux autres. C’est ça, l’hydre qui se cache derrière le barnum médiatique suite à ce que ce témoin de la scène qualifie de « non-événement ». C’en est arrivé à un tel point que quand l’ULB tente une conciliation, elle se retrouve sur le banc des accusés. Et les juges, la commissure baveuse et la peur aux yeux, ont écrit le procès d’avance. Cependant que toute la société recule. Encore. Et encore.

Note : aucune des personnes interrogées ne font partie de BDS ou de l’UEJB. Pour ces deux cercles, j’ai principalement travaillé sur leurs propres déclarations écrites. Ils sont d’ailleurs libres de faire état ci-dessous de leurs remarques ou de me demander un correctif, le cas échéant. Certains témoins font partie de mouvements qui ont signé l’appel au boycott d’Israël, sans faire partie de BDS pour autant. D’autres ne font partie d’aucun cercle ou de cercles totalement étrangers au débat.

(1) corrigé après une remarque pertinente de Joël Rubinfeld, j’avais d’abord écrit « le FPLP au passé terroriste » alors qu’il aurait encore revendiqué un attentat en novembre dernier.



Catégories :Antisémitisme, Belgique, Journalisme

77 réponses

  1. Bizarre cette manie que vous avez de tous les « disqualifier » sous prétexte qu’ils sont « jeunes » et qu’à leur âge, vous étiez un pire « foutriquet »… J’ai suivi l’affaire dans la presse et même si je n’ai pas accès à vos (re)sources d’information, je m’étais douté qu’il y avait de la diabolisation de tous les côtés. C’est facile, il y en a toujours pour tout, à croire que c’est devenu la règle dans les rapports sociaux !

    Ca m’interpelle vraiment que vous minimisiez leur querelle à cause de leur âge… Ce sont des adultes, pas des adolescents, non ? De plus, ils m’ont l’air plus éduqué et évolué (je ne dis pas intelligent, ca n’a rien à voir) que l’humain adulte moyen. Peut être sont ils moins posé ? Bof, bof, à voir…

    Peut être avez vous l’espoir qu’au lieu de se conduire comme des êtres humains, la jeunesse actuelle initiera un nouvel âge d’or de respect et de tolérance…

    Je suis désolé de vous l’apprendre mais nous sommes des humains : capable parfois du meilleurs mais souvent du pire !

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  2. ah si j’étais le bon dyeux je noierais l’ulb-bb dans l’or du rhin
    et je serais plus économe de « maussade uejb » et de « bds-ss » 🙂

    tiens Marcel, vous qui connaissez la maison ya une ugnon des étudiants cathos ou des étudiants musulmans de belgique à l’ulb ?

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    • « le cercle BDS mène une action où des slogans excessifs sont criés. »

      un cercle au nom excessif «b.»«d.»«s.» peut-il vraiment proférer des slogans plus excessifs que son intitulé ?
      pourquoi vouloir diaboliser celui qui a foutu gentiment les gentils dehors et leur interdit de revenir…
      (si ce cercle est juste dédié à la terre sainte, ses gated cities, ses bantoustans)

      « cercle de l’UEJB se fend d’une vidéo montée spécialement pour devenir un acte d’accusation dans un procès pour antisémitisme »

      Djaap ! encore un complot légaliste de ces fendus, on comprends pourquoi le camp d’en face n’est pas trop à la hauteur…
      en plus soutenir des gens qui revendiquent leurs attentats, franchement c’est injustifiable…

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  3. Pendant ce temps, l’ULB a rétrogradé de façon drastique dans le classement de Shangaï !
    Cherchez l’erreur.

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    • franchement Tourn’ si « l’ULB a rétrogradé de façon drastique » à cause des cercles étudiants,

      on cromprend ce que vous pensez de shangaï 🙂

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    • Ah la la la la, Tournaisien, vous êtes vraiment indécrottable.

      Le classement 2014 de l’ULB est EN PROGRES par rapport aux années précédentes… (http://bit.ly/1GxnTpi )

      Dommage pour vous, encore un (pseudo)argument qui fait pschitt…

      Franchement, vous en devenez, comment dire, un tantinet heu rigolo (ça vous va ? Je pensais à un autre mot, mais vous eussiez (!) pu le prendre mal)

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      • Sorry … j’avais en mémoire le Times Higher Education World University Ranking 2014-2015, qui a fait passer l’ULB sous la barre des 200 !
        Cfr http://www.lesoir.be/669318/article/actualite/belgique/2014-10-02/l-ulb-sort-du-top-200-des-meilleures-universites … / http://www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings/ … Ceci vous convient-il mieux ?
        Le classement Shanghai est, pour mémoire, très controversé.

        Dois-je vous rappeler ceci : https://ulbencrise.wordpress.com/

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        • Vous êtes … mignon … (et un peu pathétique).

          Le « Times Higher Education World University Ranking 2014-2015 » sera publié DEMAIN (mercredi 11 mars, à 22 heures (heure de Bruxelles, qui est aussi l’heure de Tournai): « The fifth annual list of the world’s 100 most prestigious universities, as judged by 10,000 senior academics from across the world, will go live online at 21.00 GMT on Wednesday 11 March 2015 ». Je suis très honoré de pouvoir correspondre avec vous, qui détenez des informations en primeur.

          « Le classement Shanghai est, pour mémoire, très controversé ». Ah bien tiens, si vous le dites… c’est vrai que ce classement donne un résultat qui vous déplaît…

          Quant à « ULB en crise », ils ont le courage de dire clairement qui ils sont (Clément Dessy, Margaux Hardy, Benoît Majerus, Benjamin Mertens, Patricia Naftali, Emmanuelle Raga, Grégory Sempo et Sarah Van Praet) soit « plusieurs membres du corps scientifique qui ne s’estiment plus représentés par la délégation actuelle du corps scientifique au CA de l’ULB (dite liste « interfac ») et qui ne se reconnaissent plus dans les informations diffusées par cette délégation depuis la crise liée à la démission du recteur ». Bref, de la littérature sous-syndicale.

          Voila. Bonjour chez vous, qui vivez peinard à l’ombre de cinq clochers.

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        • Vous avez lu la page du Soir (premier lien ci-dessus) ? … date de l’article : octobre 2014 !

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        • @ funeste Hilarion … ne seriez-vous pas en définitive un tantinet polémiste, et surtout partial dans vos jugements ?
          Le déclassement de l’ULB en 2014 est une information qui avait été largement relayée, à commencer par la presse belge. Et si je me souviens bien, celui-ci avait été mis au compte d’une crise interne par certains médias, … une crise de la gouvernance s’entend.
          Que vous le vouliez ou non, le fait est que l’ULB est une université terriblement politisée, et quand je dis politisée, c’est à plusieurs niveaux, à la fois au niveau du corps enseignant dont certains représentants sont engagés en politique active, mais aussi au niveau étudiant. Qui plus est, aujourd’hui, le clivage idéologique reste fort, paradoxalement beaucoup plus fort que dans une université telle que l’UCL qui a pourtant conservé le « C » de catholique. La charte de la libre pensée n’est pas un leurre, et elle n’est pas sans présenter de superbes contradictions dès lors que l’adhésion à cette charte (du moins dans les facultés de sciences humaines) constitue un prérequis à la carrière au sein de l’honorable maison.
          Je vous en parle d’autant plus librement que, quoique sorti quant à moi de l’UCL, plusieurs de mes enfants sont passés par l’ULB.
          Pour me résumer, je trouve que le spectacle offert la semaine dernière par l’altercation médiatisée des cercles d’étudiants pro-israéliens et anti-sionistes, et la caisse de résonance qu’elle a créée au sein de l’institution universitaire elle-même, n’est pas de nature à redorer le blason d’une ULB dont nombre de chercheurs et d’enseignants qui en font partie reconnaissent eux-mêmes qu’il y a depuis quelque temps un gros problème, à la fois de gouvernance et de prévalence idéologique. Je ne pense pas en effet que ce soit là susceptible de créer un climat favorable au développement d’une recherche et d’un enseignement de qualité.
          J’espère qu’avec votre intelligence, vous comprendrez qu’à un tel post, il serait peut-être de bon ton de répondre autrement que par des sarcasmes.

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    • Le classement de Shanghai ne vaut rien. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi presque aucune grande école/université française ne figure dans le haut du classement?
      Ce classement ne prend pas en compte la qualité de l’enseignement, des infrastructures, les perspectives d’emploi etc. qu’offrent les universités. Il prend simplement et uniquement en compte le nombre – oui, le nombre, pas la qualité – d’écrits que produisent les chercheurs des universités. Cela veut dire que lorsque vous n’avez pas de centre de recherche dans l’université (ce qui n’est pas le cas dans la plupart des universités françaises) ou lorsque vous ne faites pas payer 10.000€ par tête et par an aux étudiants, vous n’avez pas beaucoup de chances de figurer dans le haut du classement.
      Les anglo-saxons peuvent garder leur classement de Shanghai, je préfère pour ma part une éducation abordable pour tous.

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  4. Marcel, «coller une étoile jaune sur le dos des étudiants de confession juive» est bien ce que les BDS ont fait la semaine passée en invectivant des étudiants juifs, en insultant des étudiants (parce que membres de l’UEJB, c’est-à-dire parce que juifs) de «terroristes» et «fascistes». Ceci est inqualifiable et je m’étonne de ta mansuétude par rapport à pareille abjection. Faudrait-il l’expliquer par ton tropisme pro-palestinien/anti-israélien qui entamerait ton sens du discernement dans le cas présent? Quant au glissement hâtif vers les chambres à gaz que tu voudrais voir dans mes propos, il semble utile de te rappeler que l’étoile jaune a, dans un premier temps, servi à identifier les Juifs, à les singulariser du reste de l’humanité. C’est de cela qu’il s’agit: les BDS, en essentialisant les membres de l’UEJB – parce que juifs -, ont bel et bien «collé une étoile jaune sur le dos des étudiants de confession juive» qui étaient sur place mercredi dernier. D’autre part, je voudrais revenir sur un autre passage de ton texte dans lequel tu sembles balayer du revers de la main le caractère intrinsèquement terroriste du FPLP (ah! tropisme pro-palestinien/anti-israélien, quand tu nous tiens…). En effet, tu t’indignes de l’intervention de la LBCA suite à la présence annoncée à la VUB, via Skype, de Khaleda Jarrar, membre de l’organisation terroriste FPLP. Cette fois, tu sors les violons («l’État hébreu lui a même interdit de se rendre à Amman pour un examen cérébral considéré comme urgent par son médecin») et prends fait et cause pour la représentante d’une organisation terroriste (cf. liste de l’UE des organisations terroristes), ce qui devrait suffire pour la disqualifier d’une tribune à la VUB, mais qui de surcroît prône une idéologie qui suinte l’antisémitisme par tous les pores, comme en témoignent, entre autres, les détournement d’avions perpétrés par le FPLP et durant lesquels ses commandos faisaient le tri entre les passagers juifs et non-juifs pour n’en garder que les juifs, singeant ainsi les nazis qui, lors des rafles dans les écoles, baissaient les pantalons des enfants pour n’en garder que les circoncis. Quant au «passé terroriste» du FPLP que tu évoques, tu sembles ignorer que ce «passé» est encore tout à fait d’actualité: le FPLP a revendiqué l’attentat commis le 18 novembre dernier contre une synagogue à Jérusalem. Mené à la hache, au couteau et au pistolet, cet attentat a coûté la vie à quatre fidèles qui étaient en train de prier dans la synagogue, les laissant au sol, phylactères au bras et baignant dans leur sang, ainsi qu’à un policier qui tentait de mettre fin au massacre. Enfin, je conclurai sur le mauvais procès que tu t’essaies à instruire de l’UEJB. Le journaliste d’investigation que tu es semble plutôt paresseux sur ce coup-là. Dans le cas contraire, tu aurais révélé le véritable scoop de toute cette affaire: l’objet de la pression exercé sur les étudiants de l’UEJB lors de cette fameuse réunion ULB-UEJB-BDS. Je ne vais pas ici t’en dévoiler la teneur mais t’incite néanmoins à creuser un peu plus pour informer tes lecteurs du véritable scandale de cette affaire, scandale qui, en temps normal, devrait sans nul doute faire tomber une (des) tête(s) du côté de l’ULB. Bref, tu nous a habitué à mieux que cela sur ton blog mon cher Marcel… PS: Lorsque tu écris «J’aimerais donc bien voir BDS proposer un dialogue aux étudiants israéliens de la fac», je n’ose croire que tu te sois trompé en parlant d’étudiants «israéliens» plutôt que d’étudiants «juifs», car c’est bien ce que le contexte de la phrase laisse entendre. Subconscient BDS, sors de ce corps!

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    • Voir ma réponse sur ton profil Facebook, Joël.

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    • L’antisionisme, qu’on le veuille ou non, est bien l’une des voies d’entrée de l’antisémitisme. Et il l’est sous trois formes essentiellement :
      – l’homme de gauche excédé par ce qu’il considère, à tort ou à raison comme une attitude discriminatoire d’Israël, voire oppressive, finit par jeter le bébé avec l’eau du bain, en venant à mettre dans le même sac, au moins implicitement, les Juifs et les Israéliens, de tous bords confondus d’ailleurs ;
      – l’homme de droite extrême, par nature antisémite (au moins les plus nostalgiques d’entre eux), a eu tôt fait de trouver dans le combat antisioniste une cause à sa mesure ;
      – le musulman horrifié par les injustices commises à l’encontre de ses « frères de sang » et ses « frères en religion » n’hésite plus depuis longtemps à afficher un antisionisme teinté d’antisémitisme de façon explicite (cfr le statut officiel d »un texte tel que le « protocole des Sages de Sion » dans des pays comme l’Arabie Séoudite ou l’Iran).
      Il est par ailleurs significatif que les défenseurs de la cause palestinienne :
      – fassent systématiquement l’impasse sur le terrorisme commis par les Palestiniens, des actions qui sont par nature aveugles, discriminatoires et criminelles ;
      – ne prennent fait et cause qu’aux côtés desdits Palestiniens, oubliant au passage la gauche israélienne qui pourtant milite pour la reconnaissance des frontières de 1967 ;
      – se refusent à reconnaître les liens, pourtant avérés, entre l’antisémitisme européen (dès les années ’30) et nombre de mouvements arabes, qu’ils soient d’ailleurs laïcs ou d’inspiration islamique.
      Je ne suis donc nullement surpris par ce qui s’est passé à l’ULB la semaine dernière, et ce quand bien même certaines nuances (qui restent à prouver) seraient à apporter aux informations relayées par la presse.

      L’ULB n’a-t-elle pas mieux à faire que de se donner en spectacle comme elle le fait une fois de plus ? L’engagement universitaire (enseignement, recherche) me semble suffisamment chronophage pour que ce qu’on nous présente comme l’élite de la nation (au moins au niveau intellectuel) dépense l’essentiel de son énergie à des combats qui finissent de toute façon, tôt ou tard, par se terminer en eau de boudin.

      Pendant ce temps-là, à l’UCL et à Liège, on bosse !

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      • « Pendant ce temps-là, à l’UCL et à Liège, on bosse ! »

        on bosse pour devenir des boss

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      • Si je cherche une définition du mot antisionisme sur Google, je tombe sur celle-ci: « hostilité à l’existence ou à l’extension de l’État d’Israël » (Larousse.fr).
        Prenons trois hypothèses: la première est que je me situe dans la deuxième catégorie, je reconnais parfaitement le droit à l’État d’Israël d’exister, mais je m’oppose à sa politique colonisatrice. La seconde est que je suis ce que vous appelez un antisioniste de gauche, puisque je ne suis ni musulman ni d’extrême-droite. La dernière est que je suis français, et que j’ai intégré le fait que l’action coloniale et post-coloniale de mon pays en Afrique a été fondamentalement néfaste. Pourquoi ne devrais-je pas m’opposer la politique colonisatrice d’Israël?
        Il s’agit pour moi d’une simple question de cohérence, et non une porte d’entrée vers l’antisémitisme. La critique de la politique guerrière des États-Unis peut également engendrer une haine envers les américains, la critique du terrorisme islamiste peut avoir les mêmes effets envers la communauté musulmane dans son ensemble. Cela ne justifie pas leurs actions pour autant, et donc les critiquer me semble non seulement légitime, mais encore essentiel.
        Je n’aime pas votre manière de préjuger que « l’antisioniste de gauche, » incapable d’avoir des principes ou de réfléchir rationnellement, va inexorablement confondre juif, israélien et sioniste et sombrer tôt ou tard dans l’antisémitisme.

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    • Vous vous êtes plaint d’un bus de la STIB sur lequel le chauffeur a apposé un drapeau palestinien. Par cet acte, vous avez mélangé défense du gouvernement israélien et lutte contre l’antisémitisme. Deux domaines qui n’ont aucun lien si ce n’est votre personne. Se servir d’une cause juste pour défendre une opinion politique personnelle, c’est vraiment honteux. Vous êtes une personne nuisible pour la communauté juive.

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      • Euh… vous trouvez admissible de poser un drapeau d’un pays sur un bus du service public ?

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        • Vous avez très bien lu ce que j’ai écrit. Un drapeau n’a rien à faire sur un bus de service public, tout comme M. Rubinfeld devrait, en sa qualité de président de la lutte contre l’antisémitisme, ne pas prendre une posture de défense de la politique israélienne (en tout cas pas publiquement). Ce ne sont pas des rôles compatibles.

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    • M.Rubinfeld,

      Le jour où vous comprendrez que les agissements d’Israël sont la première cause de la haine des juifs qui lentement s’enracine dans certains terreaux, le jour où vous vous désolidariserez d’un gouvernement criminel qui a rétabli une pratique moderne de l’apartheid, méthode que l’on pensait pourtant révolue, ce jour-là vous aurez fait non seulement un grand pas dans votre compréhension du monde, mais aurez rendu un grand service à la diaspora juive en Belgique, c’est-à-dire très exactement les personnes que vous prétendez défendre.

      Bien à vous

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      • Je pense que dans son esprit, le fait d’être outré par la politique israélienne est forcément dictée par une haine des juifs. C’est difficilement compréhensible par quelqu’un qui n’a pas ce côté ‘passionné’, mais je pense qu’il y a de cela malheureusement.

        Perso, ce conflit me saoule depuis si longtemps que j’y suis presque devenu indifférent. Par contre, je n’accepte pas que l’on salisse systématiquement des personnes qui ne font que s’opposer à des pratiques qu’ils jugent inhumaines. On n’apprend pas l’histoire de Pierre et le loup partout visiblement…

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      • la « diaspora » juive, vraiment?

        D’où provient-elle? d’Israël? un état créé dans les années 40?

        Ce alors que la présence juive en europe est avérée depuis près d’une dizaine de siècles?

        il n’y a pas de « diaspora » juive cher Monsieur.

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      • par ailleurs: Isréël est la cause de la haine du juif?

        Me semble que cette haine existe depuis bien longtemps mais qu’Israël fournit un « catalyseur » bien commode pour jusifier cette même haine, qui, depuis un certain A. Hitler, n’a plus très bonne presse.

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    • Pour une fois je vais défense monsieur Marcel Sel, quand face aux Palestiniens nous avons un gouvernement qui considère comme légal les assassinats ciblés, les détentions arbitraires, les bombardements de zones avec civils avec des moyens lourds et à des membres du gouvernement qui appellent à la déportation et aux meurtres de masse, je pense qu’il ne faut angéliser les gens du Hamas, Hezbollah et autres mais plutôt penser aux palestiniens qui sont un peu gênés que les seuls combattants survivants qui ralentissent un peu les bulldozers soient de cet acabit-là mais que côté israélien, sans un soutien complètement aveugle américain et le fait d’une protection par statut politique et diplomatique, un bon quart du gouvernement pourrait objectivement aussi être qualifié de « terroriste » et penser un peu plus à la population civile israélienne qui en plus doit offrir en offrande pendant de longues années ses jeunes dans un service militaire de tous les risques dont celui de mourir mais aussi de passer du côté des monstres en étant mis dans des situations de dangers ou d’impunités extrêmement astreignants pour l’âme sans compter le danger permanent dans la vie civile qui est néanmoins moins élevé dans la réalité côté israélien que palestinien ce qui se marque cependant moins dans sa dimension psychologique ou une menace floue est souvent moins bien vécue qu’un danger physique et palpable. Ce qui est absurde mais parfaitement humain.

      Dans cette ambiance un homme avait réussi à mettre les contraires d’accord, il est regrettable que cette performance ne soit ni applaudie, ni copiée.

      Vous vous imaginez un homme avait réussi à mettre d’accord des pro-palestiniens et des pro-israéliens et tout ce que vous trouvez à faire, c’est chicaner sur les mots, c’est sincèrement un manque de maturité.

      Un homme a allumé un espoir, ruez-vous pour apprendre, comprendre et disperser ce lumignon au lieu de piétiner par pinaillage sans importance.

      Certains combattants palestiniens sont des monstres et des terroristes mais pour beaucoup d’autres, lisez leur parcours de vie et demandez-vous si vous mêmes, dans de telles circonstances de violence et de désespoir vous auriez réussi encore garder votre humanité.

      Votre argumentaire, monsieur Rubinfeld n’est pas faux et en relisant le texte à son éclairage, je le comprendrais aussi assez bien mais je pense que vous avez raté l’essentiel.

      Vous déshonorez ici vos fonctions en ne prenant pas l’exemple de monsieur Vivier quoi est pourtant légèrement pro-israélien mais qui s’affranchit de ses opinions personnelles que pour endosser sa fonction.

      Or vous devriez faire la même chose, ne plus êtes Joël Rubinsfeld mais être membre de la LBCA dont le but n’est pas la victoire d’Israël mais bien la victoire de la paix et de l’Humanité.

      Si les gens peuvent se parler, si ils peuvent trouver une plateforme commune et voir par l’œil de l’autre alors tout ceci disparaîtra et semblera si ridicule que vous-mêmes aurez honte des fadaises que vous avez crues tant d’années.
      Votre intervention ne montre que de l’obscurantisme et un désir de victoire des uns sur des autres or c’est cet instinct qui justement rend un conflit lointain et qui nous concerne peut si long et sans issue.

      Si vous voulez la paix alors il faut la bâtir, un homme a montré une voie, c’est l’essentiel, ne vous focalisez pas sur les détails, c’est médiocre.

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    • En remplacement: En réponse de la réaction de monsieur Joël Rubinfeld à l’article de monsieur Marcel Sel ainsi qu’à la Carte Blanche de monsieur Goossens:
      Pour une fois je vais défendre monsieur Marcel Sel, quand face aux Palestiniens nous avons un gouvernement qui considère comme légal les assassinats ciblés, les détentions arbitraires, les bombardements de zones avec civils avec des moyens lourds et à des membres du gouvernement qui appellent à la déportation et aux meurtres de masse, je pense qu’il ne faut pas angéliser les gens du Hamas, Hezbollah et autres mais plutôt penser aux palestiniens qui sont un peu gênés que les seuls combattants survivants qui ralentissent un peu les bulldozers soient de cet acabit-là mais que côté israélien, sans un soutien complètement aveugle américain et le fait d’une protection par statut politique et diplomatique, un bon quart du gouvernement pourrait objectivement aussi être qualifié de « terroriste » et penser un peu plus à la population civile israélienne qui en plus doit offrir en offrande pendant de longues années ses jeunes dans un service militaire de tous les risques dont celui de mourir mais aussi de passer du côté des monstres en étant mis dans des situations de dangers ou d’impunités extrêmement astreignants pour l’âme sans compter le danger permanent dans la vie civile qui est néanmoins moins élevé dans la réalité côté israélien que palestinien ce qui se marque cependant moins dans sa dimension psychologique ou une menace floue est souvent moins bien vécue qu’un danger physique et palpable. Ce qui est absurde mais parfaitement humain.
      Donc la présentation parlant des dérives agressives et terroristes me semblent à la limite du racisme tant les torts sont partagés dans cette affaire. Et on pourrait dénoncer une enième prise d’otage morale pour en fait un conflit qui ne devrait même pas nous concerner et encore moins concerner une personne belge plus ou moins juive d’autant qu’elle a décidé de ne pas résider en Israël ce qui explicite généralement son opinion sur la question.

      Je suis mal à l’aise cependant de voir que tant des propalestiniens se prennent pour des palestiniens que des pro-israéliens, belges juifs ou non, se prennent pour des israéliens, ce conflit n’est pas le nôtre et nous avons essentiellement le droit de l’apaiser, pas de l’aggraver. Sur ce plan, la Carte Blanche de monsieur Goossens est troublante, troublée et assez floue, elle semble un écho de l’appel à l’Alyah de monsieur Netnyahou et un espoir que la situation s’aggrave encore au lieu de chercher … l’apaisement dans un pays étranger à ce conflit et entre des personnes n’ayant généralement ni la nationalité israélienne ni palestinienne.

      Dans cette ambiance un homme avait réussi à mettre les contraires d’accord, il est regrettable que cette performance ne soit ni applaudie, ni copiée. Vous vous imaginez un homme avait réussi à mettre d’accord des pro-palestiniens et des pro-israéliens et tout ce que vous trouvez à faire, c’est chicaner sur les mots, c’est sincèrement un manque de maturité.

      Un homme a allumé un espoir, ruez-vous pour apprendre, comprendre et disperser ce lumignon et qu’il devienne contagieux au lieu de piétiner par pinaillage sans importance. Certains combattants palestiniens sont des monstres et des terroristes mais pour beaucoup d’autres, lisez leur parcours de vie et demandez-vous si vous mêmes, dans de telles circonstances de violence et de désespoir vous auriez réussi encore garder votre humanité.
      Votre argumentaire contre monsieur Sel, monsieur Rubinfeld n’est pas faux et en relisant le texte à son éclairage, je le comprendrais aussi assez bien mais je pense que vous avez raté l’essentiel. Vous déshonorez ici vos fonctions en ne prenant pas l’exemple de monsieur Viviers qui est pourtant légèrement pro-israélien mais qui s’affranchit de ses opinions personnelles que pour endosser sa fonction.
      Or vous devriez faire la même chose, ne plus êtes Joël Rubinsfeld mais être membre de la LBCA dont le but n’est pas la victoire d’Israël mais bien la victoire de la paix et de l’Humanité et non une officine communautaire de plus destinée à faire du lobbying communataire obscène.
      Si les gens peuvent se parler, si ils peuvent trouver une plateforme commune et voir par l’œil de l’autre alors tout ceci disparaîtra et semblera si ridicule que vous-mêmes aurez honte des fadaises que vous avez crues tant d’années. Il est évident que ce serait un séisme pour vous que de vivre d’abord comme un humain et de d’abord regarder autrui comme des humains, avant les étiquettes pourtant cela simplifie grandement les choses et, curieusement, fait disparaître énormément de sujets de contrariété et de fâcheries.

      Votre intervention ne montre que de l’obscurantisme et un désir de victoire des uns sur des autres or c’est cet instinct qui justement rend un conflit lointain et qui nous concerne peu si long et sans issue.
      Si vous voulez la paix et la justice alors il faut la bâtir, un homme a montré une voie, c’est l’essentiel, ne vous focalisez pas sur les détails, c’est médiocre. Ne tombez pas dans les détails qui finalement ne font que réalimenter le conflit et aller plutôt comprendre comment éteindre un conflit, une telle leçon est si rare que vous devriez avoir honte d’ainsi non seulement passer à côté d’un espoir mais en plus de travailler à le détruire.

      Quand on prétend occuper vos fonctions, il est de bon ton de laisser arrogance et petits intérêts et de devenir la fonction au lieu de faire du nationalisme/communautarisme larvé caché sous un faux vernis d’antirascisme. Car malheureusement ce que nous lisons sur ce fil est du communautarisme voire quelques commentaires racistes (ce qui est mieux et plus civilisé que des coups, balles et bombes, j’en conviens).
      Donc, en conclusion, assumez donc votre vrai rôle, décidez d’être ou le chantre de la tolérance et du vivre ensemble ou le président d’un CRIF belge mais ici, c’est la valse hésitation et ce n’est pas plus intellectuellement honnête que les amalgames grossiers du BDS ou le montage diffamatoire de l’UEJF, chose que les uns et les autres avaient admise jusqu’à ce que des « adultes » viennent leur rappeler que leur devoir et mission sacrée était plus important que le reste.

      Je vous laisse le soin d’effacer mon post qui n’étant guère à votre avantage ne devrait pas faire long feu.

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    • « Reductio ad Hitlerum » il me semble dans ce cas précis comme dans d’autres nombreux cas.

      N’est il pas finalement nocif à Israël et aux juifs d’en revenir systématiquement à la Shoa. Il s’agit ici d’un souci posé par la colonisation d’une autre nation et de critiques émises vis à vis de la politique expansionniste d’un gouvernement.

      A qui profite réellement le crime? C’est une question que je me pose depuis de nombreuses années.

      A ton meilleur souvenir Joël

      Pascal

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  5. ah Marcel ! j’attendais avec impatience ce billet .il fallait que la raison triomphe dans ce magma hystérique. Encore une fois le travail des journalistes laisse à désirer . Oui , la démocratie c’est permettre l’expression d’idées ( dans le respect de la loi ) qu’on a pas envie d’entendre .Et il faut que cela continue .

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  6. Excellent article Marcel!

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  7. Article nécessaire faisant le point sur un « non-événement » qui est pourtant très dérangeant. J’apprécie l’investigation auprès des témoins, le ton de l’article et la mise en avant des faits et des témoignages. Merci.

    En revanche, j’ai deux modestes critiques. Si je suis d’accord avec le fait qu’il « n’y a pas une once de différence entre les larmes d’un enfant sous les roquettes à Sderot, et celles d’un autre sous les bombes à Gaza » (c’est indéniable), j’estime qu’il y a lieu de s’inquiéter du fait que beaucoup plus d’enfants palestiniens que d’enfants israéliens sont victimes du conflit actuel. Il y a une asymétrie dans le conflit israélo-palestinien que les médias ont trop souvent tendance à masquer en mettant les deux peuples sur un pied d’égalité.

    Par exemple, en disant que « nous ne devons pas nous battre contre les peuples, mais contre leurs gouvernements qui les mènent parfois aux pires horreurs », vous avez parfaitement raison. Mais dans le contexte du conflit israélo-palestinien, cette phrase introduit une égalité vicieuse entre l’une des meilleures armées du monde (disposant de la bombe atomique) et un peuple sans état reconnu dont une partie est réfugiée depuis un demi-siècle.

    Je lis bien que vous ne pensez pas à mal mais, selon moi, il faut être encore plus prudent que vous ne l’êtes.

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  8. Très bon article Marcel, toujours un plaisir de te lire.

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  9. Etudiants israéliens? De qui parlez vous? Lapsus révélateur. Avez vous interviewé des étudiants appartenant à. L U E J B ? Tenez vous compte de leur situation sur le campus depuis l acceptation de ce  » cercle étudiant » B D S et de la manière dont il est arrivé à se faire admettre ? Être juif a l ULB est devenu risqué. C’est inadmissible. Quant aux partisans de boycott Israël qu’ils prônent la paix et le dialogue pas la stigmatisation comme le fait. L UEJB lors de ses activités. Merci de vous renseigner sur celles ci.

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    • Etudiants israéliens : l’UEJB s’est plaint d’avoir été « viré » de Paris VIII pour avoir tenté de créer un dialogue entre étudiants ISRAELIENS et autres étudiants. Je parle donc bien du fait que j’appelle BDS à défendre les étudiants israéliens, une citoyenneté qui, pour certains, est devenue une insulte en soi. Je pensais que c’était clair. Il n’y a aucun lapsus et aucune révélation.
      J’ai dans l’article largement tenu compte de la situation de l’UEJB et des étudiants juifs sur le campus. Je vais même plus loin, j’exige le droit de tous les étudiants à exprimer des idées qui ne plaisent pas aux autres sans subir ce que l’UEJB appelle « un boycott ». J’ai longuement parcouru les pages FCBK de l’UEJB et de BDS avant d’écrire l’article. J’ai interrogé des étudiants d’autres cercles mais aussi des personnes non engagées dans le « conflit » sur le campus.

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  10. M. Marcel Sel, vous écrivez ceci : « De même, l’idée qu’il y aurait un Apartheid en Israël, ou plus précisément dans la Palestine occupée par Israël doit également être tolérée dès lors que les Palestiniens de Cisjordanie ne jouissent pas des droits fondamentaux garantis aux Israéliens, y compris de confession musulmane. »

    Puis-je vous inviter à rencontrer un réfugié israélien (nationalité) arabe (groupe « ethnique ») palestinien (terre d »origine) chrétien (confession) pour qu’il puisse vous expliquer à quel point la ségrégation est virulente voire violente AUSSI à l’intérieur du territoire israélien fixé par la ligne d’armistice de 1948 et ça même à l’égard de gens ayant officiellement la nationalité israélienne ? Et vous dire à quel point les droits des palestiniens arabes de toutes les confessions sont violés, y compris par la main-mise sur les terres ancestrales ?
    C’est une personne que je vous ferai rencontrer à votre 1ère demande.

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  11. J’aime bien lire les textes de Marcel. On y apprend que Le Soir a un a priori plutôt philosémite. C’est drôle parce que, quand je lis le Soir, j’ai l’impression que c’est le contraire.

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  12. Mais que voilà le beau procédé d’un soit-disant « journaliste éclairé » ! Donc Marcel Sel me lit mais ne prétend pas me contacter pour disposer d’infos Non il sait ! et crucifie ! Marcel Sel était présent à Héger, au rectorat, sur le terrain, depuis toujours. Marcel Sel connait BDS et la noblesse de ses combats. Il affirme. Il prétend mais ne prouve RIEN ! et au passage insulte à son tour des jeunes étudiants juifs qui malgré leur jeunesse ont probablement fait plus que Marcel Sel pour la démocratie. Parce qu’il pense, Marcel Sel, que la chronique lui donne la science véritable !

    Ah donc BDS -nobles défenseurs de la cause palestinienne – n’ont rien de disqualifiant. Ils ne soutiennent aucune cause ou discussion ou scénario politique en particulier. Mais oui bien sûr ! C’est pour ça qu’avec Comac ils réservent d’abord une salle à la VUB pour parler de « forages pétroliers au Pérou » alors qu’ils vont parler de « boycott d’Israël ». Qu’il réservent « un stand avenue Héger » qui se transforme l’an dernier en « check point » discriminant pour les étudiants contrôlés et cette année en « mur de la honte ». Qu’ils hurlent « sionistes, fascistes, c’est vous les terroristes » mais non seulement ne parlent pas de « politique »(c’est bien entendu, n’est-ce pas !) mais en plus en s’adressant à de jeunes Juifs (les témoignages directs et indiscutables existent !) et en leur assénant cela ne font pas d’antisémitisme par assignation. BDS parle de l’UEJB dans plusieurs tracts en notre possession de l’UEJB comme d’une organisation soutenant Israël (tout comme le fait l’ABP !) mais il n’y a pas d’amalgames !

    Et â tous les relativiseurs de service voila ce que disent des membres anciens membres et sympathisants BDS ULB sur leur page officielle lorsqu’on fait etat du fait que Elias Sambar ambassadeur de Palestine â l’UNESCO condamne le boycott académique et culturel prôné par BDS ULB et BDS international :

    « Vous citez toujours les propos des membres collabos de l’autorité palestinienne, tous issus du FATAH, un mouvement corrompu dont les membres ne cherchent que des profits personnels. Allez demander les avis au peuple palestinien qui souffre sur le terrain. »

    Et le commentaire n’est pas démenti par BDS !!!
    (inutile de le déliter à présent les printscreens existent !)

    Pas plus que celui-ci (plus politiquement correct ?) venant d’un ancien membre de BDS Mauro Gasparini

    « Je suis un ancien de BDS-ULB. La position d’Elias Sanbar relève d’une distinction artificielle entre colonies et Israël. Il y a donc un désaccord en matière d’analyse de l’appareil économico-militaire de l’apartheid israélien, et donc de la tactique/stratégie à adopter pour arriver à contrer cette machine de guerre coloniale permanente. http://www.info-palestine.eu/spip.php?article10929 »

    Ou encore le même Gasparini ancien de BDS

    « Eddy Caekelberghs, l’appel BDS soutenu par des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne a tout autant droit au chapitre et tout autant de légitimité, sinon plus, que l’Autorité palestinienne qui n’a rien pu faire depuis 20 ans pour enrayer l’oppression des palestinien.ne.s, la colonisation, etc. Pour moi c’est clair, Elias Sanbar, que je respecte, a son opinion, mais elle ne vaut pas vérité universelle pour tout défenseur de la libération de la Palestine et des droits égaux. »

    Vous voyez on disqualifie l’autorité palestinienne que l’on appelle pourtant â reconnaître comme état, puis on disqualifie l’ambassadeur et on parle de corrompus, on voit d’autres tactiques et acteurs plus « propices » ? Notez que lorsqu’on évacue l’Autorité palestinienne il ne reste que le Hamas… Notez encore que BDS ULB défend la charte du Hamas et son article 4 ! Notez enfin que la même semaine on invite a la Vub une membre du FPLP (qui pratique toujours le terrorisme actif crf 18 décembre dernier à Jérusalem !) et on pointe des Etudiants Uejb jusqu’au rectorat de l’Ulb pour leur dire que les séquences filmées ne prouvent rien. Et pire ! L’autorité ULB qui devrait s’indigner pratique la mise à égalité des personnes et des discours parce que insister à démontrer la haine à l’égard des Etudiants juifs assimilés « sionistes fascistes et terroristes », insister en ce sens, pourrait indisposer l’autorité académique qui est « jusqu’ici contre le boycott mais si on insiste … »

    Voyez vous je touche à la fin de mon mandat de President des anciens de cette ULB mais cette ULB là avec ces discours de haine là déclarés recevables n’est PAS l’Ulb que nous défendons ! Le reste est verbiage !!!

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    • Ravi d’apprendre que pour écrire un article sur l’ULB, il faut vous contacter. C’en est presque drôle. Étonné d’apprendre que les opposants au Fatah sont de mauvaises personnes. Enfin voilà.

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      • perso j’ai adoré « jeunes étudiants juifs qui malgré leur jeunesse ont probablement fait plus que Marcel Sel pour la démocratie »
        et pour le sionisme si on insiste…

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    • Eddy Caekelberghs s’enflamme : « BDS parle de l’UEJB dans plusieurs tracts en notre possession de l’UEJB comme d’une organisation soutenant Israël (tout comme le fait l’ABP !) mais il n’y a pas d’amalgames ! » Eddy Caekelberghs voudrait que tout brûle sous son souffle.

      Alors, tout posément rappeler que l’UEJB est une des 39 organisations réunies au sein du CCOJB dont la mission officielle stipule, je cite, « le soutien par tous les moyens appropriés à l’État d’Israël ».

      Cette information n’est pas seulement « en notre possession » : elle est accessible sur le site Internet du CCOJB ( http://www.ccojb.be/qui-sommes-nous/mission-du-ccojb ).

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      • Soutenir Israël, quelle horreur. Alors que ce méchant état est soutenu par une conspiration médiatique mondiale (avec un grand con) de chiens couchés de l’américo-sionisme, comme l’a très bien démontré Marcel, et qu’il est né le cul bordé de nouilles (ces juifs) et de peuples qui brûle d’un immense désir d’amour et de paix. Non, franchement, soutenir Israël, c’est criminel. Surtout quand on compare avec l’humanité de DAECH, ou la tolérance des frères musulmans, auxquels nos partis francophones ouvrent les portes en grand, en remerciement de leurs bonnes actions. (bon tortionnaire et méchant tortionnaire)

        Bon, comment attendrir un prisonnier, avant décapitation ?

        1. tu lui fais subir un grand nombre de fausses exécutions, pour qu’il s’habitue à « en réchapper »
        2. tu lui donnes un nom arabe, pour qu’il se sente partie du groupe
        3. tu lui confie, en aparté, que contrairement à ses camarades de détention, lui n’a rien à craindre

        Cela donne un condamné à mort tout à fait passif, résigné, confiant, qui se laisse égorger mieux qu’un mouton. Effet cinématographique de domination garanti. Porno hallal.

        On pensait que DAECH était une extension de la télé-dé-réalité. C’est l’acteur-studio. On est loin du gang des barbares de Fofana.

        Comment attendrir l’Europe, avant soumission ? Je vous laisse répondre à cette question.

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        • Pfff, vous avez peut-être raison de considérer que soutenir Israël est une horreur. Mais je ne cherchais pas à trancher cette périlleuse question. Je me contentais de rigoler d’un Caekelberghs capable de s’offusquer que des tracts du cercle BDS puissent faire passer l’UEJB pour « une organisation soutenant Israël ». On verra bientôt le même Caekelberghs s’offusquer qu’on puisse faire courir le bruit que le pape est catholique.

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      • Le texte est effectivement assez contradictoire:
        « Le CCOJB a pour but de lutter pour la défense, l’étude et le développement des valeurs juives en Belgique, contre l’antisémitisme, le racisme et la xénophobie, pour le maintien du souvenir des épreuves et des souffrances des membres de la Communauté juive, la mémoire de la Shoah et la lutte contre toutes les tentatives de banaliser ou de déformer la Shoah, pour la défense des droits moraux et matériels de la Communauté juive de Belgique, de ses membres et de leurs ayants droit, victimes du nazisme et des conséquences de la Seconde Guerre mondiale, et pour le soutien par tous les moyens appropriés à l’Etat d’Israël, centre spirituel du judaïsme et havre pour les communautés juives menacées.

        C’est ainsi que le CCOJB lutte contre la désinformation, contre l’importation du conflit du Moyen-Orient en Belgique, contre le négationnisme et contre la délégitimisation de l’Etat d’Israël. »

        Le CCOJB a pour but « …le soutien par tous les moyens appropriés à l’Etat d’Israël, » et lutte « contre l’importation du conflit du Moyen-Orient en Belgique, … et contre la délégitimisation de l’Etat d’Israël. »

        Je ne vois comme on peut apporter un soutien à Israël d’une main et ne pas importer le conflit en Belgique.
        Apporter un soutient à Israël revient à importer effectivement et structurellement le conflit en Belgique, il aurait été au moins un peu subtil de se déclarer indépendant de l’Etat et de ne parler que de population ou de lieux de culture mais pas de l’état lui-même évidemment.

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    • Je dois avouer que je me suis bien énervé en ayant lu le mur Facebook de monsieur Rubinfeld et Eddy fut le premier avec qui je me suis accroché alors qu’il était en fait le plus raisonnable. Ce qui est effrayant c’est cette banalisation du racisme, on le voit chez l’autre et pas chez soi. On dirait que du moment que l’on défend une cause, tout est permis.
      Je pense qu’Eddy fait une erreur importante, ce sont juste des étudiants et même si ils sont majeur, à un moment, surtout quand on a trempé dans le douteux, quand les autorités académiques sonnent la fin de la récréation, on range.
      Ici, chacun veut son son de cloche alors que le rectorat a voulu une solution de convergence entre à priori l’inconciliable et il y est arrivé.
      Maintenant, je suis bien navré mais monsieur Caekelberghs cite souvent des arguments du registre de la propagande telle qu’elle est par exemple en libre-service pour les membres du JIDF dont j’ai bien failli faire partie du temps où j’étais encore sioniste.
      Alors, sinon, j’ai vérifié une petite info sur l’UEJF, elle appartient bien au CCOJB qui fédère un peu tout et n’importe quoi mais elle a une petite tendance quand même à entretenir elle-même une certaine confusion entre juif et Israël d’une part et s’est parfois fendue de quelques communiqués pas très adroits (le silence vaut parfois mieux que se positionner sur une situation pourrie surtout quand on sera ou accusé de parti pris ou de trahison).
      Bref, la paix quand on voit la qualité de raisonnement des acteurs, ce n’est pas pour demain mais d’un autre côté, ce n’est pas dans notre pays non plus et la priorité serait d’essayer de garder la paix dans notre propre maison, pour commencer.
      Notons aussi que l’attentat du musée juif a été perpétré par un algérien naturalisé français et arrêté à Marseille, preuve que la belge de souche ou importée est extrêmement loin de la virulence antisémite que messieurs Goossens et Rubinfeld essaient de fabriquer à grand coup de propagande.
      On ne va pas dire qu’il n’y a rien du tout mais de mes souvenirs, on parlait beaucoup plus des juifs, et souvent en mal ou en caricatures il y a 20 ans qu’aujourd’hui. Ce n’est pas compliqué les discussions ne tournent autour des juifs et/ou d’Israël que lors du nième incident dont on n’est jamais certain de qui l’a provoqué car chaque camp ne donne que le segment qui l’arrange ou d’un rare attentat.
      Bien entendu, il reste les excités sur Internet mais ici je parle de la population standard, de la masse, celle qui en 1930 aurait été à 80% antisémite de culture.

      C’est pour cela que je défends la politique d’apaisement parce que les choses se calment et dans les attentats de Paris, les terroristes ont failli oublier d’être antisémites, comme si Coulibaly avait soudainement consulté une liste et de se dire « merde j’ai oublié quelque chose ». On sent bien que le cœur n’y est plus, même les plus crétins se rendent compte que le ressort est usé et que d’aider les palestiniens, c’est justement d’arrêter d’être antisémite.

      Mais cela n’arrange pas du tout ni les autorités israéliennes, ni les différentes autorités juives des communautés de par le monde parce que la paix, c’est bien mais les membres ne veulent plus obéir, le financement et le placement des proches des dirigeants est plus compliqué, ils deviennent comme un parti politique en perte de vitesse: pertes financières, perte de prestiges, pertes d’influence et pire que tout pour des chefs, perte du rôle et de sa visibilité. Alors pour les communautaristes les plus acharnés aussi, une horreur se profile pendant la paix: les mélanges. Lentement au début puis le pli est pris et les gens reprennent leur individualité et leurs droits.

      Alors ces responsables veulent la paix d’un côté et c’est leur job mais si une pression minimale n’est pas exercée, les communautés se délitent et ils commencent à avoir autant de monde qu’à la messe du dimanche et alors c’est la dissolution de bien des associations. Donc il faut maintenir dans les communautés ce sens du danger et surtout que les non-juifs sont des antisémites par défaut qui attendent seulement que la garde soit baissée pour frapper.
      Alors tout incident impliquant un juif sera retourné dans tous les sens que pour en faire un acte antisémite et on cultive aussi un esprit de défiance et de mépris recouvert par un sentiment que l’Histoire et la culture juive rendent presque impossible qu’un juif soit raciste ou intolérant.
      C’est un discours tellement convenu qu’il crée un sentiment d’impunité et, là, les dérapages sont possibles.
      Alors du côté musulman, ce n’est pas si différent, souffrant de racismes divers et de tensions internes profondes, ceux qui se disent de la meilleure des religions se pensent comme justes et donc que leur posture étant couverte par la moralité du Coran, ils ne peuvent pas être racistes non plus.

      Alors quand vous êtes dans une confrontation avec deux types communautaires chacun se disant parfait et victime, ça clashes.

      L’angélisme européen envers l’Islam et la politique culpabilisante envers les communautés juives n’ont pas aidé, les autres européens se sentant en dette et essayant de ne pas stigmatiser ont cru à tort qu’en étant gentils, ouverts et patients, cela se tasserait.

      Et ils n’ont pas tout à fait tort sauf que les regroupements familiaux côté musulman et les rapports ambigus entre les responsables juifs internationaux n’aident pas et alimentent ce fond.

      Maintenant, dans la pratique, il faudrait simplement expliquer qu’aucun musulman n’a à se justifier du terrorisme islamique sauf si il l’a soutenu, financé ou pratiqué et aucun juif non-israélien n’a à se justifier de la politique israélienne, c’est la même chose.

      Au lieu de cela, une cohabitation pacifique en dehors de ces régions seraient le meilleur moteur pour la paix en démontrant qu’avec de la bonne volonté, c’est possible.

      Mais confronter un mouvement telle la LBCA dont l’UEJB est en partie dépendante où des réflexions xénophobes voire racistes semblent banales à des BDS dont les qualificatifs virent à l’outrance et à la diffamation en un quart de tour. Ces deux organismes se prétendent pour la paix mais quand on consulte les discussions entre leurs membres et sympathisants, on se rend assez vite compte qu’ils ne font ni dans l’antiracisme ou pour la paix, ils cherchent seulement à gagner des points pour leur camp et à faire accepter leur racisme au détriment de celui de l’autre camp.

      En clair, c’est une situation stérile et à la limite l’ULB aurait dû rendre un jugement de Salomon en dissolvant les deux cercles car les deux génèrent des tensions et sont ouvertement des mouvements de type pression et lobby. Il a été préféré une conciliation qui semblait avoir réussi, en vain, preuve que le contenu et les membres de ces deux organisations n’ont pas assez de recul et de maturité que pour comprendre comment cohabiter.

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  13. Vous ne saisissez pas – vous n’êtes pas le seul – que le problème ne réside pas dans un supposé amalgame entre Juifs, sionistes et israéliens (de gauche, de droite, pro ou anti Netanyahu, etc) mais dans la criminalisation-démonisation du sionisme au sens large. La majorité écrasante des membres de la « communauté juive » (qui contrairement à ce que vous écrivez existe bien même si ce n’est pas une entité absolument définie – et pour cause, la Belgique ou les autres Etats occidentaux ne reconnaissent pas de communautés autres que confessionnelles – et même si tous les Juifs ne se reconnaissent pas en elle) se considèrent comme « sionistes » ou se verraient qualifiés comme tels par les antisionistes (on est toujours assez sioniste pour ces derniers). Leur identification à l’Etat d’Israël présente des degrés variables mais elle est toujours constitutive au moins pour une part de leur identité (donc oubliez ce conseil paternaliste de créer un drapeau diasporique.. d’autant plus pour une communauté qui n’existerait pas…). Et en tout cas, dans cette communauté, personne ne remet en cause l’évidence de l’existence d’un Etat juif. Autrement dit, des propos antisionistes très explicites, tels que ceux du cercle BDS, parce qu’ils sont l’expression d’une « passion palestinienne » qui devrait être interrogée, parce qu’ils révèlent un climat de détestation permanente, relèvent objectivement d’une forme de rejet ou de haine des Juifs (exception faite du « bon Juif de service » qui, en règle générale, n’est juif qu’à cette occasion-là et qui ne ressent, dirait-on, que de la jouissance à jouer ce rôle). Les Juifs, en tout cas, ne sont plus acceptés, et avec quel malaise, dans la société, que s’ils se désolidarisent explicitement d’Israël (dans des modalités elles aussi variables, selon les exigences de leurs contradicteurs). C’est absolument détestable et totalement invivable. Ma fille, lycéenne, n’ose pas dire qu’elle est juive dans son école pour ne pas être prise à partie au sujet des Palestiniens et se faire traiter de « sale juive » (« sale sioniste » ne suffisant manifestement pas). A ce niveau-là de harassement, ce n’est pas de la critique politique, c’est du harcèlement antisémite.

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    • Je crois avoir fait état, dans mon article, des discriminations que des Juifs subissaient dans l’enseignement secondaire.

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      • Dans l’enseignement secondaire officiel et « laïc » (mouah-ah-ah-ah-ah-ah). Rassurez-vous, Marcel, cela n’arrivera plus : l’enseignement officiel de la communauté française est judenrein ou judenfrei (c’est comme antisioniste ou antisémite, on hésite). Non, il reste l’ULB pour apprendre aux sous-évolués confessionnels que nous sommes les joies du vivre-ensemble. Par l’exemple, bien sûr.

        Non, les juifs qui n’ont pas pu trouver refuge dans les écoles juives ont trouvé refuge dans les écoles catholiques et LIBRES.

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    • [Note du censeur Sel, certaines expressions de ce commentaire peuvent choquer mais j’y perçois de l’ironie. Merci Zuiltje de me confirmer ou d’infirmer]

      « personne ne remet en cause l’évidence de l’existence d’un Etat juif »
      « personne », même pas personne, un arabe lambda c’est donc personne

      si vous parlez de l’État juif … traitez-nous en plus d’antisémite 🙂
      fuck le sionisme, israël ne pourra jamais vivre sans arabe [référence effacée — note du censeur Sel]
      nétanyahu c’est marine lepen en moins sexy et en plus nazi que bdw (c’est dire!)

      peut-on préféré la diaspora (porteuse de progrès universel) au sionisme (pâle avatar du colonialisme)?

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  14. Marcel, il est piquant de voir que vous accusez les journalistes de manque de déontologie et de n’avoir pas vérifié leurs sources, alors que vous récitez l’entrevue chez le recteur comme si vous y étiez sans aucune vérification ni interview des jeunes de l’UEJB. Sur le déroulement de l’histoire, vous nous refaites le film comme si c’était vous qui l’aviez tourné sans vérifier avec celui qui l’a tourné et sans vérifier auprès de l’UEJB comment les choses se sont passées et comment ils ont ressenti ces cris de haine. Ma perception est que ce que le rectorat a fait est inacceptable, c’est à dire de prôner le « lavons notre antisémitisme/antisionisme en famille »…

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    • Je n’ai pas non plus parlé avec les adhérents à BDS pour tenter d’avoir un point de vue le moins biaisé possible. Quand je vois que de grands journaux n’ont parlé qu’à l’UEJB, je me dis que mon blog n’a pas à rougir.

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  15. Bon, je commence. 1er paragraphe.

    « Non sans alimenter aussi l’antisémitisme, contre lequel une meute d’accusateurs prétendent se battre. »

    La meute qui tue, ici, en Europe, on me rappelle laquelle c’est ?

    Il n’aura pas fallu longtemps, dites donc. Du coup, je me demande si je vais continuer.

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    • Pfff,
      « meute prétendant se battre »?
      « la meute qui tue,ici, en europe » :
      onze septembre français trois charlots, 17 morts
      utoya un viking, 77 morts

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      • Ah, les vikings, ces grands incompris : http://www.levif.be/actualite/sciences/les-vikings-ne-sont-pas-des-monstres-sanguinaires/article-normal-314567.html

        Extraits:
        « Les Vikings étaient plus proches des libres-échangistes. »

        Toutes les nonnes s »en souviennent.

        « Les Vikings souffrent surtout d’une mauvaise image de marque. Comme ils attaquaient une société plus lettrée que la leur, la plupart des récits proviennent de leurs victimes.  »

        Des fils du vent, horriblement calomniés. Bourdieu a-t-il écrit contre les méchants moines bénédictins, qui préparaient des siècles et des siècles de reproduction du discours dominant anti-Viking ?

        « D’après le professeur, les Vikings sont même à l’origine de l’économie monétaire en Europe. Leur commerce a en effet stimulé l’entrée en Europe des dirhams arabes, ce qui a préparé le passage du troc à une économie monétaire. »

        Avant le dirham, les roumi vivaient dans des grottes. Ils ont émis des tas de monnaies romaines par la suite, pour faire croire qu’ils étaient évolués.

        « les Vikings gagnaient toutes les guerres parce qu’ils adoraient leurs guerriers comme des héros et ne se souciaient pas du tout de la mort »

        Cela me rappelle quelque chose, mais quoi ?

        « Winroth explique le nombre considérable de victoires des Vikings par la qualité et la rapidité de leurs navires, capables de surprendre l’ennemi. »

        Que je vous présente mon vaisseau du désert liquide : dromadaire. Et mes compagnons d’armes : Olaf Il Britanni, Bardaf Il Belgici et Grosbaf Il Baraqui

        Bon, je vous laisse. Je vais sonner le tocsin.

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        • Je me rends bien compte que j’ai été un peu vache avec la journaliste, qui débute peut-être. Alleï, cela ira mieux la prochaine fois.

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  16. Je pense que sous l’occupation nazie , les résistants étaient qualifiés de terroristes par les nazis. Bref, à chaque envahisseur ses terroristes !

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  17. Ce qui est lamentable dans toute cette histoire, c’est que le comportement assez puéril de la branche ULB de BDS escamote entièrement le fond du problème, ce qui est probablement, aux yeux de la LBCA et de l’UEJB, sans parler de la droite et extrême droite israélienne, une victoire autrement plus importante que les chamailleries entre Marcel dit Sel, Joël Rubinfeld, Eddy Caeckelberghs et autres.

    BDS est, à l’origine en 2005, un mouvement d’organisation palestinienne (http://www.bdsmovement.net/) qui se constitue sur base d’un diagnostic et d’une tactique politique très précis. L’anti-sionisme n’y a rien à voir, sauf à penser que vouloir forcer une solution au conflit israelo-palestinien est anti-sioniste et / ou anti-sémite (ce que la droite et l’extême droite israélienne semblent parfois bien prompts à insinuer).

    BDS considère que depuis la guerre de 1967, Israël occupe des territoires à l’encontre des décisions de la communauté internationale (les résolutions de l’ONU). Dans ces territoires, BDS considère qu’Israël mène des politiques condamnées par la communauté internationale. BDS constate que les actions menées sur le terrain (guerre de 1973, intifadas etc) et les actions multilatérales (accords d’Oslo, de Camp David, de Wye River etc) ne font pas avancer le dossier. Dès lors, BDS se propose de mobiliser les opinions publiques extérieures, principalement aux Etats Unis et en Europe, comme l’ANC réussit à le faire dans le cas de l’Afique du Sud.

    BDS milite pour le boycott, le désinvestissement et l’adoption de sanctions (économiques, culturelles et politiques) à l’égard d’Israël, afin d’augmenter la pression extérieure sur Israël et d’ainsi précipiter une solution durable au conflit israélo-palestinien.

    Le modèle de BDS est évidemment l’Anti-Apartheid Movement (« AAM », fondé en 1959) qui, en 25 ans quand même, finit par accoucher d’un large consensus mondial à propos de l’Afrique du Sud, ce qui finit par mettre le régime à genoux et à le forcer à négocier avec l’ANC.

    L’Afrique du Sud du bon vieux temps a eu son lobby belgo-flamand (Protea) qui, évidemment, vomissait l’AAM. Certains (je n’en suis pas) considèreront que la LBCA et l’UEJB sont des lobbies d’Eretz Yisrael Shelanu, mais une chose me semble claire: ils n’aiment pas le BDS, qui, malheureusement, par naïveté politique et maladresse crasse, le leur sert sur un plateau d’argent.

    Voila. En d’autres mots: l’initiative Boycott Divest Sanctions est autre chose que ce que les agités de l’ULB, de la presse et de la blogosphère en font. A vous de décider ce que vous en faites pour vous.

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  18. Le boycott est interdit en droit belge, non ? Un anti-sioniste, c’est quelqu’un qui est contre le droit d’Israël d’exister, non ?

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  19. Je ne suis pas souvent d’accord avec Marcel Sel mais là, rien du tout à rajouter.

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  20. Pendant ce temps, la colonisation continue et personne ne s’en inquiète vraiment. Que dire des bombardements aux phosphores sur des populations civiles (affaire classée internationalement, mais toujours disponibles sur youtube). Le rappeler me condamnera sans doute à la terrible étiquette d’antisémite, d’antisioniste ou, le point Godwin rapidement atteint, de néonazi.

    Les coloniaux d’Afrique du Sud auraient dû s’inspirer de la politique d’Israël, Mandela serait resté en prison avec la bénédiction de la communauté internationale.

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Rétroliens

  1. NOUDNIK | Revue du web 27/02- 09/03/2015
  2. BDS-ULB : 75 Alumni égarés dans un combat partisan. | UN BLOG DE SEL

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