Je suis musulman, ou le slogan oublié.

Burion ils cassent l'ambiance

© Burion, 2014

La critique de l’islam est vive aujourd’hui. Souvent hypocrite. On traite les Européens de religion musulmane comme s’ils étaient étrangers. Si l’on a raison de pointer les défauts des religions (homophobie, inégalité de la femme dans le clergé, etc.), l’on ne peut partir du principe qu’elles sont incapables d’évoluer. Tous les cultes ont leurs progressistes. Stigmatiser l’islam en particulier va à l’opposé de l’intégration, du vivre ensemble, et du ciment national.

Pourtant, samedi dernier, le premier ministre français Manuel Valls a twitté

Vous avez remarqué ? Comme beaucoup, il n’a pas twitté #JeSuisMusulman. Une absence justifiée par le fait qu’on a limité les « Je Suis » aux « raisons » que les jihadistes avaient eues de tuer : ils ont assassiné des journalistes et des dessinateurs parce qu’ils faisaient partie de l’équipe de Charlie Hebdo. Je suis Charlie. Ils ont assassiné quatre jeunes hommes parce qu’ils se trouvaient dans un magasin cacher — parce qu’ils étaient juifs, donc. Je suis juif. Et ils ont assassiné des policiers parce qu’ils gênaient leur action — d’où l’on décide que c’était parce qu’ils étaient policiers. Je suis policier. Alors, puisque personne n’a été tué « parce qu’il était musulman », le premier français évite le mot-dièse #JeSuisMusulman. Cette explication m’a été donnée maintes fois, pour maints autres twits du même genre.

Ce faisant, Manuel Valls calquait la logique du #JeSuis sur celle des terroristes eux-mêmes : il ne se réclame que de leurs cibles primaires, sans manifester sa solidarité envers les pratiquants de la seconde religion d’Europe, celle qui est régulièrement agressée, discriminée. Il ajoute néanmoins #UnitéNationale. Dans Arrêt sur Image, Didier Porte montre à quel point l’amalgame envers les musulmans est toléré dans notre société soi-disant égalitaire.

Victimes collatérales.
Pourtant, les musulmans sont, sur le long terme, doublement victimes d’Al Qaeda et de l’Organisation « État islamique ». Non pas victimes au même titre que les malheureux qui ont été lâchement assassinés par les totalitaristes d’Al Quaeda et de l’OEI. Mais la communauté musulmane est néanmoins l’une des deux que les massacres d’il y a deux semaines ont le plus touchées et toucheront encore à l’avenir. Car ces organisations terroristes n’ont pas seulement pour but d’établir un soi-disant califat, mais aussi de susciter l’insécurité en Europe, en semant la division dans nos sociétés, sur le dos, principalement, des musulmans.

Elles s’attaquent en effet à des cibles non musulmanes sur notre territoire alors qu’elles tuent quotidiennement des musulmans ailleurs. Ils sont même les principales victimes de leurs exactions barbares. Ce faisant, Al Qaeda et l’OEI alimentent ici leurs alliés objectifs que sont le Front national en France, le Vlaams Belang en Belgique, PEGIDA en Allemagne, sans compter les innombrables élus et intellectuels de droite dérivante qui surfent, l’air de ne pas y toucher, sur la vague islamophobe, avec une redoutable efficacité à en juger par leurs lecteurs ou auditeurs sur les réseaux sociaux.

En Flandre, sur le facebook de Pegida Flandre, l’on peut lire des commentaires du style « Les musulmans ne sont pas de cette époque. Ils vivent encore au Moyen-âge. Dégoûtante religion de cons. » Ou encore « Vous avez besoin d’un bon Führer, qui ait quelque chose dans le pantalon. » Sans oublier les propositions de déportation de tous les musulmans hors d’Europe.

Chacun a une opinion sur les musulmans. Mais qui se soucie de ce qui se passe vraiment chez les musulmans de chez nous ? Dimanche passé, une commerciale m’a expliqué avoir rencontré un client musulman en larmes parce qu’il ne supportait pas qu’on tue au nom de sa religion, et qu’il se demandait ce qui allait encore tomber sur la tête de sa communauté religieuse.

Alors oui, l’islam européen est à la fois une cible de l’extrême droite, et une cible des terroristes qui provoquent leur rejet pour tenter de les radicaliser. Il me semble donc inconcevable de ne pas associer le slogan #JeSuisMusulman aux autres, surtout quand on se réclame du vivre ensemble. Faire comme s’ils n’étaient pas concernés, c’est nier qu’immanquablement, l’amalgame est et sera fait entre les musulmans et le terrorisme. Or, la population musulmane d’Europe est extrêmement variée, et les opinions qui y circulent le sont tout autant.

Je rappelle en plus qu’au moins un musulman a bien été tué, Ahmed Merabet, policier de son état. En ne l’associant pas aux autres, le pouvoir, sinon la majorité des manifestants de dimanche passé, laissent le slogan #JeSuisMusulman à ceux qui l’associent à #JeNeSuisPasCharlie (ce qui n’est pas encore dramatique) voire, pour les pires, à #JeSuisKouaichi. C’est une erreur déjà facilement récupérée, par exemple, par Dieudonné, avec son tristement célèbre « Je suis Charlie Coulibaly », choisissant de s’identifier à celui qui a tué des Juifs parce qu’ils étaient juifs.

On me dit de tout côté qu’il faut éviter le communautarisme. Mais sur les réseaux sociaux, les mêmes prêcheurs de bonnes pratiques font exactement le contraire : dès que je publie un twit signé « Je suis musulman », je suis retwitté par des musulmans et des gens plutôt de gauche. Dès que je publie un « Je suis juif », c’est plutôt à droite qu’on me retwitte, et dans les milieux trop philosémites pour être aussi islamophiles. Décevante constatation. Chacun campe dans sa soi-disant « communauté » (la première communauté étant la « blanche ») et crie que c’est la faute à l’autre. C’était le rôle du premier ministre français de s’y opposer clairement.

Nettoyage de printemps (priapisme inclus)
L’islamophobie s’exprime notamment dans des discours politiquement très corrects, mais néanmoins imbuvables. L’on exige par exemple des « nouvelles communautés » d’adhérer à un panel de « valeurs » dont on ne détaille jamais le contenu. À la droite de la droite, on brandit l’Europe « judéo-chrétienne » tout en la prétendant « laïque », voire « neutre » ! Or, les « valeurs occidentales » au sens citoyen du terme sont tout, sauf « chrétiennes », et encore moins « judéo » : comment l’Occident pourrait-il se réclamer de l’héritage juif, lui qui n’a fait qu’assassiner des Juifs, et les obliger à se convertir, depuis les premiers siècles de l’ère chrétienne jusqu’en 1945 — sans compter la judéophobie toujours bien présente y compris chez certains qui, justement, se réclament judéo-machin ? Et comment peut-on se réclamer d’une neutralité durement acquise après des siècles de lutte contre le pouvoir religieux — qui n’a pas hésité à brûler des athées, hérétiques et des apostats — et affirmer sans blêmir que l’Europe est de « culture chrétienne » ?

La culture chrétienne de l’Europe, qui a fondé sa renaissance sur l’art et la philosophie gréco-romaine et son panthéon ?

Avant d’imposer une lecture de notre société aux musulmans, le minimum serait de nettoyer la nôtre de l’épaisse couche d’hypocrisie et de philosophie de bazar qui la brouille à nos propres yeux. Si l’on veut une Europe de souche, on la trouvera plutôt dans les pratiques des druides et les dieux germaniques. Rappelons que le catholicisme a dû créer des saints, toujours idolâtrés, pour satisfaire le besoin de panthéisme des Européens (jusqu’à déguiser Priape, dieu de la fécondité, en Saint-Guignolet). Ou au moins, intégrons aussi les apports arabes, turcs, indiens, qui ont participé à fonder nos sciences, tout comme notre philosophie. Non, l’Europe, au sens des valeurs publiques, n’est pas de caractère « judéo-chrétien », elle a au contraire mis des siècles à s’extirper du caractère chrétien qui lui a été imposé par le pouvoir papal et a trouvé tardivement le chemin de la démocratie, invention grecque de l’époque de Zeus.

L’idée que les musulmans (à savoir, dans l’esprit de certains, toute personne basanée a priori, à elle de se déclarer non-musulmane) doivent s’adapter « à nos valeurs » est elle-même une démonstration du glissement de notre mode de pensée global vers un conservatisme radical qui réjouit l’extrême droite. Elle part du principe que de facto, l’islam n’est pas compatible avec nos lois et qu’il faut donc que les musulmans s’y adaptent — ce qui implique en plus le soupçon que c’est une mission impossible. À cela s’ajoute un tsunami de vocations de « spécialistes » de l’islam autoproclamés et formés sur les réseaux sociaux qui reprennent quelques sourates soigneusement choisies pour démontrer que le Coran est un livre dangereux en soi. Ce sont les missionnaires d’un véritable Protocole des Sages de Sion en réseau qui plaident uniquement à charge, prétendant s’y connaître aussi bien après quelques lectures ou copier-collés que des imams qui étudient les textes depuis des décennies !

Lorsque des politiciens et des intellectuels commencent leur analyse en évoquant la soi-disant nocivité du Coran, ils disent en fait que les musulmans doivent se déconvertir ou partir. Bien sûr, cela n’est jamais dit tout haut, mais de Dieudonné à Geert Wilders en passant par Zemmour, nous sommes dans l’époque du non avoué, du politiquement correct xénophobe qui cache une hideuse conception des relations entre les êtres.

Des juifs et des musulmans plus catholiques que le pape.
D’autant que le christianisme n’est pas non plus facilement compatible avec « nos valeurs ». Le simple fait que le pape ait condamné les caricatures le montre. À l’inverse, Haïm Korsia, le grand rabbin de France nous donne un remarquable exemple de séparation du pouvoir et de la foi, proclamant le droit au « blasphème » dans Le Figaro, comme Guy Birenbaum (Europe 1) l’a relevé sur Twitter. »

« Il y a une notion de blasphème pour le croyant, mais on ne peut pas projeter notre interdiction sur les autres […] Si quelque chose est blasphématoire pour moi, je ne le regarde pas. Dire [que Charlie Hebdo est allé trop loin], c’est commencer à justifier. Si vous commencez à dire ‘liberté de la presse, mais’, le ‘mais’ est coupable. Il n’y a pas de ‘mais’. Liberté d’expression et liberté de la presse sont des fondements de notre démocratie. »

On peut trouver une interprétation tout aussi compatible avec les lois européennes chez l’imam Mohamed Barjafil : « Si on veut quitter la France, qu’on la quitte, mais pas pour des raisons religieuses, car aucun pays arabo-musulman n’offre la liberté qu’on y a. » Et une leçon à ses fidèles : « Ainsi chers tous, le prophète aurait répondu à Charlie, certainement pas à la barbare comme on l’a vu ces jours-ci… », une déclaration assortie d’une démonstration directement sortie des hadiths (vie de Mahomet) où l’on découvre que le Prophète n’a pas besoins de zélotes armés pour se défendre.

Contrairement à ce qu’a dit Éric Zemmour, l’Islam n’est donc pas moins compatible avec la République, ou « nos valeurs » que n’importe quelle autre religion. L’une des « valeurs » occidentales que l’on nous brandit le plus souvent — la laïcité — n’est déjà pas « respectée » par nos États et nos édiles — elle n’est du reste inscrite que dans deux constitutions, la française et la portugaise. En Belgique, l’on célèbre toujours la royauté lors d’un Te Deum catholique. Ajoutons à cela les références récurrentes à la religion — le seul fait de présenter l’Europe comme « judéo-chrétienne » —, qui ne font qu’ajouter à la confusion. En fait, l’islam d’Europe ne fait que calquer sa relation à l’État et à la neutralité sur celle de l’Église catholique.

Plus grave : en priant les immigrés, descendants d’immigrés, et adeptes de religions nouvelles en Europe de « s’adapter » à « nos valeurs », tout en laissant ce contenant imprécis au point qu’il est utilisé par des démocrates sincères autant que par des fascistes xénophobes, on leur impose une soumission à une formule parfaitement floue. Ce qui permet au législateur, et plus souvent aux intellectuels, d’en aggraver le sens au détriment des musulmans en fonction de l’actualité, de leur humeur ou du prix du baril.

Le voile sur nos « valeurs », ce n’est pas le voile !
Ainsi, « nos valeurs » autorisaient naguère tout naturellement le port du voile à l’école. Il a été interdit. De même, le voile semblait légitime dans nos administrations. Il ne l’est plus. Le niqab (équivalent saoudien de la burqa) était autorisé en rue. Il est désormais interdit. Et peu importe si des princesses du Golfe Persique se font ensuite arracher les boucles d’oreilles par un fonctionnaire obtus, pour avoir fait ici comme elles font au quotidien là-bas. Je ne dis pas que je suis contre ces mesures, je dis qu’elles s’intègrent mal dans le concept de liberté qu’on brandit à tout bout de champ, et qu’on n’a pas cherché à mesurer leur efficacité sociétale. Elles peuvent être le signe d’une dérive populiste où, sous prétexte de neutralité, l’on impose aux religions une adéquation que l’on n’impose pas à la religion majoritaire. Elles sont difficiles à remettre en question publiquement quand, dans d’autres pays de libertés, elles sont vues comme stigmatisantes ou antilibérales. À l’heure qu’il est, je me demande si ces mesures ont amélioré le vivre ensemble.

Car la France et la Belgique, deux des pays à avoir exclu les signes convictionnels de l’école, sont aussi deux des plus gros fournisseurs de candidats-jihadistes. Ces mesures légales permettent aussi à des xénophobes de rue de se croire autorisés à s’en prendre verbalement et physiquement à des femmes voilées. Même s’il est audacieux de prétendre qu’il y ait là un lien factuel avec le « jihadisme », le débat devrait rester ouvert et se faire, non pas sur fond d’hystérie et d’hypocrisie (parler de signes convictionnels lorsqu’on vise précisément le voile…), mais sur des données factuelles.

Du côté des intellectuels, la situation est pire. Lire Zemmour prétendre que s’intégrer suppose qu’on donne à ses enfants des noms français (ou belges), est non seulement parfaitement ridicule (les parents de Kevin, Dylan, Shana, Yasmine et autres imports récents doivent être bien marris), mais c’est aussi une manière subtile de prétendre que les noms musulmans, et donc les musulmans, n’ont rien à faire dans nos pays. C’est une position purement nationaliste qui montre la dérive de notre société notamment médiatique : le général de Gaulle, homme de droite et défenseur de la France éternelle s’il en est, n’y aurait même pas pensé !

Aujourd’hui, ce genre d’opinion est émise à des heures de grande écoute par une nouvelle élite islamophobe à la face des Zorah, Fatima, Abdel, Mohammed, mais aussi des Tzipi, Moshe, Avigdor, Benyamin, ou encore, des Jan, Dirk, Sharon ou Douglas.

On trouve très élégant que l’un des plus grands auteurs français n’ait rien trouvé de mieux que de baser son dernier roman sur l’idée que la France deviendrait brusquement totalement musulmane, un concept qui semble valider les théories du grand remplacement, et pour tout dire, la grande peur populaire manipulée depuis des lustres par toute l’extrême droite européenne. Le contenu du roman est peut-être formidable, l’idée est idiote, elle ravit les extrémistes. Quand les grands romanciers ont-ils cessé de réfléchir ?

Quand ce n’est pas Michel Onfray qui prétend que la gauche serait islamophile par pur antisémitisme ! S’il y a bien des gauchos qui satisfont leur judéophobie en plongeant avec délice dans une pseudodéfense des Arabes, la gauche n’est pas plus ça que la droite n’est l’inverse. Mais les politiciens non plus ne nous épargnent pas, soignant chacun sa petite paroisse en invectivant l’autre. Notre époque serait-elle celle des imposteurs ? Ah, j’ai aussi oublié Valeurs Actuelles et les couvertures récurrentes de magazines plus mainstream, qui réduisent l’islam et les musulmans à un niqab.

Les valeurs vraiment actuelles
Tout ceci, sous le couvert des formidables « valeurs occidentales », pourtant si floues, si mouvantes. Il devient alors urgent de rappeler que les seules valeurs imposables qui aient cours dans un État de droit, ce sont les lois, y compris les traités internationaux que nos États ont ratifiés et en particulier le Traité de Lisbonne. L’article 1 de ce dernier est d’une clarté éblouissante :

« L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. »

Quant au contenu de la valeur de « non-discrimination », l’article 10 le précise :

« […] l’Union cherche à combattre toute discrimination fondée sur le sexe, la race ou l’origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle. »

Quand, dites-moi, avons-nous proposé cette définition claire « aux musulmans » ? Jamais ! Et l’une des raisons de cette coupable omission est que clarifier les choses n’arrange pas l’Église et ses défenseurs. Celle-ci n’a toujours pas admis, en Europe même, les conséquences de cet article premier du traité européen : la liberté implique que l’on peut se moquer des religions et les critiquer sans limites. La non-discrimination pour raisons religieuses implique que cette critique ou cette moquerie ne peut se transformer en opprobre ou en invitation à la détestation des croyants.

La laïcité permet de résoudre cette équation apparemment complexe : les religions ne doivent plus, en vertu de la neutralité, prétendre résoudre des questions publiques. Ainsi, le pape peut évidemment recommander aux catholiques de ne pas avorter ou de ne pas recourir à l’euthanasie. Mais il ne peut interférer dans les affaires publiques en soutenant une interdiction, dans un État, de l’avortement ou de l’euthanasie. Le problème, c’est qu’il continue à le faire.

Le pape peut bien entendu détester des caricatures du Christ ou d’autres figures théologiques. Il peut même dire qu’il trouve ça dégoûtant, tant qu’il est clair qu’il s’adresse aux croyants. Il peut interdire aux catholiques d’en dessiner ou de lire Charlie Hebdo. Mais il ne peut pas se présenter comme une référence universelle. C’est cette limite qu’il a outrepassée en légitimant la violence contre les caricaturistes : « Il y a tant de gens qui disent du mal des religions, qui s’en moquent, qui raillent les religions des autres. […] Ce sont des provocateurs. Et ce qui leur arrive est ce qui arriverait au docteur Gasparri s’il insultait ma mère [il peut s’attendre à prendre un coup de poing]. Il y a une limite. »

Comment aurait réagi l’aréopage intellectuel si un imam avait osé une déclaration similaire ? Celle du pape n’a pas fait l’objet de grandes condamnations. On impose aux musulmans de « s’intégrer », mais on leur refuse d’emblée un traitement égalitaire alors qu’une telle égalité est au cœur de nos « valeurs » ? Il faut changer ça, et vite !

Pour se convaincre de la nocivité des propos du pape François, il suffit d’écouter les imams en formation à la grande mosquée de Paris. Non seulement ils ont la même position que lui, mais de surcroît, c’est de lui qu’ils se réclament ! Alors, sont-ils extrémistes ? Le pape est-il extrémiste ? Ou a-t-il oublié d’utiliser son autorité pour expliquer que, dans sa dernière couverture, Luz (Charlie Hebdo) n’a rien fait d’autre qu’utiliser sa liberté d’expression ?

L’église au milieu du village laïque.

Ce privilège d’opinion laissé à l’Église, elle y tient parce qu’elle y trouve un semblant de ce pouvoir qui l’a corrompue pendant des siècles et continue à la corrompre — même si le travail du pape François au niveau de la Curie est d’un courage bienvenu. Au lieu d’un message d’amour et de fraternité, elle nous sert un message communautariste, celui de la « communauté des religions » contre celle des citoyens. Le fait que ce message ne provoque pas un tollé pose problème : comment des musulmans vont-ils admettre qu’on leur impose « d’être Charlie » jusqu’au bout des ongles alors que le pape clame ne pas l’être du tout ?

Tout ceci montre que le travail de neutralisation de notre société est loin d’être abouti. Nous avons mis plusieurs siècles à obtenir un semblant de séparation des églises et de l’État. Mais l’Europe n’est jamais arrivée à éviter l’immixtion du catholicisme en politique. Le combat pour une citoyenneté réellement neutre n’aboutira en fait jamais, et la veille doit donc rester permanente. À l’inverse, des athées radicaux rêvent toujours d’abolir les religions, que nous devons défendre. Nous devons donc à la fois protéger et subvertir les cultes.

Du côté subversif, l’anticléricalisme actif est l’une des caractéristiques fondamentales de notre société. Elle n’a toutefois jamais été expliquée aux musulmans qui arrivaient en Europe voici quelques décennies avec une conception très différente de la relation entre État et religion. La liberté d‘expression extrême héritée de la Révolution française leur étaient — et leur est souvent encore — totalement étrangère. Ils n’avaient ni les codes, ni la pratique pour gérer les « blasphèmes de presse ». Si un nombre important de musulmans ont compris comment traiter cette notion liée à la liberté de la presse, force est de constater que beaucoup n’ont pas reçu les codes nécessaires au décryptage. Les imams, trop souvent importés, n’ont pas fait ce travail, l’État ne l’a pas fait, nos politiques et éducateurs ne l’ont pas fait. Ou du moins, trop peu souvent.

Lost in translation
De nombreux musulmans se sont alors vu mettre les caricatures du Prophète sous le nez sans le moindre contexte. Des médias, des intellectuels leur ont trop souvent expliqué qu’ils devaient se les prendre dans la gueule en se taisant et en encaissant. La violence d’une telle attitude explique que même la sortie de quatre millions de Français dans les rues, y compris pour défendre le fait qu’il ne fallait pas assimiler les islamistes aux « musulmans modérés » (drôle d’expression, au passage) n’a pas permis de les convaincre que les caricatures de Charlie Hebdo ne les visaient pas personnellement, ni même ne parlaient ou ne représentaient réellement le Prophète ! Aucune mise en contexte ne leur a été proposée.

Si aujourd’hui, certains imams ont compris qu’il était idiot de penser qu’un humain, non-musulman de surcroît, était en mesure d’insulter une idée aussi puissante que celle d’un être suprême ou de son prophète, la plupart en sont toujours à considérer toute représentation comme un tabou, y compris en-dehors de l’islam. Ils ne font en fait pas pire que bien des curés, tout aussi rétifs à expliquer à leurs ouailles comment être à la fois bon croyant et bon citoyen.

Ajoutez à cela la discrimination et la violence à l’encontre des altérités et aujourd’hui, particulièrement, des musulmans et des juifs, et vous aurez une situation explosive. Le travail urgent n’est donc pas d’expliquer aux musulmans pourquoi ils doivent se prendre ce qu’ils considèrent comme une insulte dans la tronche sans broncher, mais bien de prendre conscience de notre devoir de défendre leur liberté de culte et l’honorabilité de leur religion avec la même énergie que l’on défend le droit des humoristes à s’en moquer. Au lieu de ça, on entend un Philippe Tesson, ex-rédacteur en chef, assimiler les musulmans aux terroristes !

Plutôt que de proposer de repérer et de rééduquer les jeunes qui n’ont pas respecté la minute de silence (faisant usage de leur… liberté d’expression), il est urgent de leur dire qu’ils ont parfaitement le droit de crier publiquement qu’ils ne sont pas Charlie, qu’ils haïssent ces dessins, qu’ils souhaitent que les dessinateurs brûlent en enfer — pourvu que cela reste au niveau du langage ; aucune violence n’est tolérable, ni aucune incitation à la violence ou apologie du terrorisme. Leur expliquer qu’en vertu des lois, Charlie Hebdo a le droit de se moquer de la religion, et que la religion a le droit de détester, d’abhorrer Charlie Hebdo, qu’ils ont le droit de ne pas participer au silence s’ils le souhaitent. Leur proposer des équations simples : ceux qui ne supportent pas la religion et considèrent qu’elle est une insulte à leur liberté ne sont pas obligés d’entrer dans un lieu de culte. Ceux qui ne supportent pas Charlie Hebdo ne sont pas obligés de l’acheter, ni même d’en regarder la couverture.

C’est ça, le deal fondamental de notre société. Mais il doit être mutuel. Il a fallu que 17 personnes meurent pour que je voie enfin un reportage empathique sur les musulmans de France à la télévision ! Il faut en finir avec ce cloisonnement qu’on leur impose. Il faut en finir avec ces explications qu’on exige d’eux à chaque attentat et qui ne peuvent — le cas échéant — venir que de leurs représentants. Il faut en finir avec la négation de la discrimination. Quand on voit la jeunesse des frères Kouaichi (une mère qui a dû se prostituer pour nourrir ses enfants et s’est apparemment suicidée parce qu’elle n’y parvenait pas), le moins qu’on puisse dire, c’est que la misère joue un rôle dans certains parcours de « jihadistes » — c’est aussi vrai pour Mehdi Nemmouche. Ça ne retire rien à leur responsabilité. Or, nos gouvernements lancent de grandes mesures contre le terrorisme, mais si peu pour redonner un semblant de justice aux zones abandonnées par la société. Et cela, sachant qu’il faudra une bonne décennie pour que tout plan un tant soit peu ambitieux ne commence à produire ses effets.

L’humour du prochain.
Les grandes manifestations de dimanche passé en France célébraient la liberté et la fraternité. Elles resteront lettre morte tant qu’on négligera la base fondamentale qui permet aux deux valeurs précitées de fonctionner : l’égalité.

Il est fondamental et urgent d’expliquer tout ça à l’heure où sept millions d’exemplaires du dernier Charlie Hebdo circulent dans le monde. On peut se réjouir de cet engouement, mais aussi craindre que l’incompréhension s’aggrave au sein de notre société. Surtout lorsque le pape lui-même prend une position clivante, à l’opposé de la pédagogie dont nous avons un besoin immédiat. Pour lui, Charlie Hebdo a mis de l’huile sur le feu. Je trouve au contraire que la couverture est une réponse magnifique à la violence. Le magazine ne pouvait répondre à un horrible massacre contre des dessinateurs désarmés en « laissant béton ». C’eût été donner raison aux barbares. On ne peut décemment abandonner une lutte qui a coûté la vie à autant de collègues. Chacun peut le comprendre, même celui qui a détesté les dessins produits auparavant.

Sur cette couverture, une chose est remarquable : cette fois, elle attribue des vertus humaines, sensibles, au Prophète. Elle propose le pardon, une qualité très haut placée dans toutes les religions. Elle propose la solidarité, dès lors que le Mahomet dessiné par Luz se revendique de Charlie Hebdo. Comment trouver cela scandaleux ? Le prophète dessiné devrait-il se trouver plutôt dans le camp des assassins et revendiquer « je suis Kouaichi » ? C’est ça qui serait une insulte aux musulmans ! La couverture de Luz, je la trouve formidable (alors que j’ai trouvé d’autres caricatures condamnables) parce que justement, elle n’est pas stigmatisante. Au contraire, elle est empathique.

On ne peut inviter les musulmans à aimer cette caricature, ni même à la supporter. Mais on peut les inviter à prendre acte de la présentation honorable et du message pacifique qu’elle contient. À comprendre qu’il ne s’agit nullement d’une insulte, mais d’une main tendue. Et en même temps, puisque beaucoup de musulmans sont aussi propalestiniens, il serait bon de leur rappeler régulièrement que s’il y a une politique contre laquelle Charlie Hebdo a été particulièrement féroce, c’est bien celle d’Israël. Comment ont-ils pu oublier de mettre ça dans la balance ?

Les imams avec nous !
C’est à présent aussi aux imams d’expliquer que les musulmans n’ont pas le droit d’exiger que les athées appliquent un précepte (l’interdiction de représenter le Prophète) intrinsèquement musulman. Ils peuvent uniquement l’exiger de musulmans. Et encore, il n’y a pas de contrainte en religion, selon le Coran. Et cette exigence ne peut en aucun cas passer par la violence. Ils feraient bien d’expliquer aussi que l’interdiction de représenter le Prophète n’est pas coranique. Et enfin — et là, je parle en ancien catholique — que penser que Dieu puisse être humilié par un dessin fait par un humain, c’est avoir une bien piètre idée de sa grandeur. Quand j’étais croyant, je pensais que Dieu avait, non seulement un amour infini, mais aussi un humour infini.

Aux imams de digérer et de faire comprendre à leurs fidèles la complexité de notre système légal, qui leur ouvre cependant une liberté qui n’existe dans pratiquement aucun pays musulman aujourd’hui. Mais ils ne seront crédibles que si les xénophobes ferment leur clapet, si la société les soutient, si de l’ensemble de nos actes, nous pouvons inspirer aux jeunes « issus de l’immigration » un sentiment de justesse, sinon de justice.

À nos médias de cesser de focaliser sur les crimes commis au nom d’un dieu en particulier, par des barbares, en rappelant plus souvent que d’autres crimes, et non des moindres, sont commis au nom d’autocrates, de dictateurs, de régimes athées, du christianisme, du judaïsme ou du bouddhisme. En Syrie, aujourd’hui, selon certaines ONG, malgré toute l’horreur des meurtres commis sous la bannière de l’Organisation « État islamique », le pire assassin de la région resterait — et de très loin — Bachar El-Assad, au nom du baasisme, mais surtout de son propre pouvoir. Malgré ça, les « barrel-bombs » qu’il envoie quotidiennement sur des enfants ne paraissent jamais chez nous. Une décapitation d’Occidental semble plus grave… 

Les musulmans du Myanmar, pas beaucoup mieux lotis que les yézidis d’Iraq, sont pratiquement absents de nos journaux. Les meurtres épouvantables d’étudiants au Mexique sont passés inaperçus. Le traitement inhumain des Amérindiens au Canada, victimes d’un racisme policier, a fait l’objet d’un petit reportage. Les assassinats de peuplades entières en Amazonie semblent ne titiller personne. Et qui a mis le massacre d’enfants musulmans au Pakistan à la une ?

L’équilibre de notre société dépend d’abord de sa capacité à ouvrir la porte à un islam européen, à l’aider à se développer et à se moderniser. Mais elle dépend aussi de la volonté des musulmans d’Europe à s’inscrire dans un projet de société commun qui inclut, et leur liberté de culte et d’ouverture de mosquées, et le respect des libertés fondamentales. Ceci implique aussi la condamnation sévère des propos islamophobes, comme on en lit tous les jours sur les réseaux sociaux, ou tels que proférés publiquement par des politiciens, des journalistes, des intellectuels dont on défend bec et ongles le droit à la parole. Un petit con qui crie « Je suis Kouaichi » prend 6 mois de prison. Les jolis intellos médiatisés qui sous-entendent qu’il serait bon de déporter les musulmans ne prennent rien.

On ne peut pas imposer aux musulmans de s’intégrer plus qu’en respectant simplement les lois. On n’a pas le droit de leur imposer des noms d’enfants ou un code vestimentaire. Le faire revient à violer les « valeurs » que nous voulons maintenir et développer en Europe. Mais on peut, on doit leur dire que toute évolution vers une société plus cohérente et respectueuse passe aussi par eux. Nous avons de grandes choses à faire ensemble. En commençant, par exemple, à donner tout son sens au mot « valeurs » si souvent brandi en vain, pour accuser l’autre. Brandissons-le plutôt pour parler d’avenir.

Une bonne façon de le faire est d’écouter l’interview de Jamel Debbouze, de la passer dans toutes les écoles, d’en faire la une dans tous les journaux. D’avance, merci.



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104 réponses

  1. Marcel,

    C’est l’article de trop. Là, vous tombez les masques.

    Les raccourcis de votre texte sont sidérants. Un exemple : la Renaissance qui ne se définirait que comme une redécouverte des références et valeurs de l’Antiquité gréco-romaine, laissant entendre que ce mouvement culturel et intellectuel allait enfin submerger l’héritage chrétien médiéval, monument d’obscurantisme. C’est oublier que l’Italie de la Renaissance fut d’abord fondamentalement chrétienne, que parmi les plus grands mécènes de la Renaissance, tant dans le domaine des lettres que des arts, se trouvaient au premier chef des papes tels de Nicolas V, Pie II Piccolomini, Sixte IV, Jules II, Léon X, Clément VII. C’est oublier que la redécouverte des lettres classiques fut d’abord le fait d’ecclésiastiques, au nombre desquels en particulier le fameux Poggio Bracciolini (dit communément « Le Poge »), qui ne rechigna pas à transcrire et faire recopier jusqu’au De natura rerum de Lucrèce, l’une des pierres angulaires de ce que sera l’athéisme par la suite (théorie de l’atomisme). C’est oublier que cette église même, tant honnie par une gauche « bien pensante » (quel plaisir que de pouvoir cracher sur ses pères, sur l’héritage qui nous a été légué), a contribué également à remettre à l’honneur certaines des institutions de l’Antiquité, au travers des Cicéron, des Tacite, etc., cette église chrétienne qui, au début du XIVe siècle déjà, avait déjà donné naissance à un Guillaume d’Occam, celui-là même qui avait formulé deux des fondements qui seront ceux de l’esprit moderne et contemporain, à savoir l’irréductibilité des lois de la nature (indépendamment de toute forme de transcendance) et la séparation de l’Eglise et de l’état (dans le cadre de l’après « querelle des investitures »).
    Vous semblez par ailleurs oublier que le « Christianisme » a été traversé par des tendances diverses, par des théologies diverses, qui ont abouti à la Réforme (déjà annoncée par le Hussisme). Catholiques, protestants de diverses tendances, mais aussi les orthodoxes, moins nombreux chez nous, ont modelé l’Europe qui est la nôtre aujourd’hui, une Europe où l’on peut faire le choix de ses convictions, fort de fondements que vous retrouvez jusque dans les Evangiles (« Rends à César ce qui est à César » … quel plus beau plaidoyer pour la laïcité, celle de la neutralité ?).
    À vous lire, c’est même encore plus grave : le chrétien serait un hypocrite, un ancien fauteur de troubles (et vlan que je te balance les sempiternelles inquisitions et croisades (comme si les Musulmans n’avaient pas été partie prenante dans ce grand conflit)), alors que le musulman serait un incompris. Et vous feignez, au passage, d’ignorer que les fondements textuels du Nouveau Testament et du Coran, de même que de la Sunna, des Hadiths, du Fi’qr (désolé de vous apparaître comme « un spécialiste improvisé de l’Islam par réseaux sociaux interposés ») sont de nature radicalement différente. De même que vous ignorez, sans doute à dessein (car vous êtes généralement bien informé), que la lecture du Coran est déterminée par le principe d’abrogation qui veut que les dernières sourates écrites, celles de Médine, sont celles qui donnent le ‘la’ de la lecture et de la compréhension de l’ensemble du texte du Coran, que l’une de ces dernières sourates précisément est la sourate 9 qui appelle explicitement à tuer le Juif et le Chrétien. Vous semblez oublier de même que la lapidation de la femme adultère est prescrite dans les hadiths (même si dans le Coran il est recommandé de la frapper de cent coups de fouet), que l’ablation de la main du voleur ou la décapitation de l’apostat, que la mise à mort pour blasphème sont inscrits eux-mêmes dans le Coran. Vous ignorez, à dessein toujours sans doute, que le « blasphème » du dernier Charlie Hebdo (couverture sur fond vert, couleur d’Islam, avec au coin de l’œil de Mahomet une larme, qui renvoie sans doute à ce code d’honneur des prisons qui signifie qu’on a tiré sa vengeance en tuant … une critique terrible, mais ici assurément subliminale) a eu pour conséquence la destruction de plusieurs églises au Niger et la mise à mort de dix chrétiens, qui n’avaient rien demandé à personne, d’autant moins que ces « caricatures » précisément ne sont pas dans l’esprit du chrétien qui quant à lui recommande de la retenue par rapport aux religions, en particulier par rapport aux autres que la sienne.
    À vous lire, le grand méchant, au moins en filigrane, n’est autre que cet hypocrite qu’est le chrétien. Ce faisant, vous donnez raison à ceux, au nombre de la communauté chrétienne qui pensent et qui disent à mi-mots, que l’islamisme, en particulier dans ses formes violentes en Afrique, au Centrafrique, au Nigeria, au Niger, est du pain béni dès lors que ceux qui en prennent pour leur grade sont en définitive ces chrétiens envers lesquels les laïcs, nourris à la mamelle d’un anti-cléricalisme combattant, n’ont pas de mots assez durs depuis maintenant près de deux siècles, comme si l’Eglise d’aujourd’hui restait encore un pouvoir oppressant, un état dans l’état (et la loge maçonnique, au fait, qu’en est-il ?).

    Pour tout vous avouer, vous m’aviez habitué à mieux. Votre texte est d’un parti pris scandaleux, d’une malhonnêteté intellectuelle absolument sidérante. Car en plus, vous laissez entendre qu’en définitive, l’islamophobie serait alimentée par l’Eglise elle-même ou ses suppôts, suggérant à mi-mots que les groupes d’extrême-droite auraient été abreuvés d’hosties ou de que sais-je encore ? Saviez-vous par exemple qu’Anne-Marie Delcambre, l’islamologue (qui parle parfaitement l’arabe et lit les textes sacrés de l’Islam dans l’arabe classique) que d’aucuns présentent comme une islamophobe forcenée (ce que j’admets … mais elle le fait, elle, en s’appuyant sur les textes, ce qui ne justifie pas pour autant un tel acharnement), était une agnostique déclarée, très critique par ailleurs par rapport au Christianisme ? Préférez-vous en revanche quelqu’un comme Alain Soral, dont les déclarations brunâtres et nauséeuses sont ouvertement antisémites et à vomir, cet Alain Soral qui exprime publiquement son appui à l’Islam, qui reconnaît à son attitude par rapport à la femme notamment une justesse fondée sur le respect de ce qu’il estime être des valeurs qui nous manquent ? Dites le moi, écrivez le moi, je veux vous lire : Alain Soral serait-il donc parmi vos lectures de chevet ?
    Votre texte est empreint d’un parti pris absolument incroyable. Aucune mesure, une réutilisation de l’histoire que vous n’hésitez pas à distordre, au prix s’il le faut de superbes anachronismes (… de ces anachronismes qui vous amène, vous comme tant d’autres, à juger les 2000 ans de christianisme avec les yeux d’un contemporain, arrière-petit-fils des Lumières … un peu comme si un Chinois de Mao se mettait à juger des bienfondés ou non de la civilisation inca à l’aune du contenu du petit livre rouge). Du grand n’importe quoi, du tout grand n’importe quoi !

    Je vous ai souvent trouvé pertinent … mais ici, vous dérapez. Et je vais vous dire pourquoi : tout simplement, parce que vous êtes profondément injuste dans vos appréciations et que, ce faisant, vous perdez toute mesure … toute mesure et toute lucidité, au point de nier des évidences, les faits, la réalité d’un Islam où l’on tue au nom de la religion, du moins dans certaines parties de l’Islam. Et dire cela, j’en suis désolé, ce n’est pas faire preuve de racisme anti-musulman : c’est tout simplement faire un constat, le constat d’une réalité difficile, souvent cruelle, celle de l’application de la charia en Mauritanie, en Arabie Séoudite, celle de la tolérance scandaleuse de la part du régime soudanais, de son président Omar el-Bechir, vis-à-vis des hordes de janjawids qui tuèrent des milliers de chrétiens et d’animistes au Darfur, celle des exactions sans nom des shebabs somaliens contre les chrétiens du Kenya (avec notamment ces « tris » horribles, où les musulmans étaient extraits des groupes promis au massacre).

    Avec un texte tel que celui-là, vous avez perdu toute crédibilité, vous venez de mettre bas le masque, de montrer que vous n’étiez en réalité pas au-dessus de la mêlée, mais bien au contraire immergé sous une marée de préjugés et de postures idéologiques. Avec au passage, une sacrée dose de ressentiments … que je m’explique mal. Pour tout vous avouer, ça me déçoit énormément de votre part.

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    • Tournaisien: ce n’est pas la couverture qui a causé les remous au Niger: les Nigeriens ne l’ont meme pas vue! C’est le radicalisme des agitateurs locaux. La couverture de Charlie Hebdo n’etait qu’un prétexte. Mon article explique la confusion au sein de l’islam d’Europe, resultat de la confusion au sein de l’Europe dans sa dimension chrétienne. Une dimension, parce que si certains se pensent Européens chrétiens, pour moi, je vois plutôt dans l’Europe d’aujourd’hui et ses « valeurs » le résultat de la déchristianisation. Mais bien sûr qu’il y avait une dimension chrétienne dans la renaissance, il y a même eu une référence à Dieu dans le discours d’ouverture de … l’ULB! Comme quoi.

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      • « il y a même eu une référence à Dieu dans le discours d’ouverture de … l’ULB! Comme quoi. »

        pas dans celui pompé au nègre de chirac ,des foies ! 🙂

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      • Marcel,

        Il me semble important de rappeler deux dimensions : (a) la laïcité est, si l’on relit bien le texte du chrétien, à savoir les évangiles, inscrite au cœur même du Christianisme (« rends à César ce qui appartient à César »), et si certes il y eut un Christianisme politique in illo tempore, ce que je ne nie nullement, il faut lui concéder du moins que cette religion avait en elle tout ce qu’il fallait pour évoluer et s’adapter à notre modernité (ce qui est d’ailleurs le cas, ne dépit ce que certains affirmeront) ; (b) le Christianisme a, dans son projet de vie et dans sa vision du monde, inscrit également au plus profond l’humanisme, c’est-à-dire qu’il replace l’homme au centre de ses considérations, et ce quand bien même il fonderait cet humanisme sur la foi en Dieu, donc en une transcendance.

        Je tiens par ailleurs à rappeler, toujours en dépit du conservatisme de certains (en dépit aussi de ceux qui revendiquent la bannière d’une Europe chrétienne .. il s’agit là bien plus d’une forme de récupération réactionnaire, dans laquelle l’Eglise en tant qu’institution et bonne partie des chrétiens ne sont pas impliqués), que le pape, déjà sous Benoît XVI, encore sous François Ier, a lancé des ponts vers l’Islam, dans une démarche d’œcuménisme. De grâce, que l’on ne prête donc pas d’intentions fausses à l’église des Chrétiens.

        J’insiste enfin sur la dimension plurielle du Christianisme qui, au lendemain de l’inquisition et des guerres de religion (l’Histoire est ce qu’elle est), a abouti à l’amorce d’un dialogue sous une forme élargie, et œcuménique. La réalité du Christianisme, c’est aussi celle là, c’est cette image de la diversité, du dialogue, quand bien même il ne fut pas toujours facile. C’est donc aussi, qu’on le veuille ou non, en dépit de personnalités conservatrices (tels mgr Léonard ou d’autres), un esprit d’ouverture, de débat interne qui va beaucoup plus loin que vous ne pouvez l’imaginer. Je suis par exemple convaincu que l’un des points sur l’Eglise va être amenée prochainement à évoluer le plus sera celui de l’homosexualité. Je suis prêt à vous en prendre le pari. D’ailleurs, regardez la sortie de l’évêque d’Anvers à ce propos qui, j’en suis sûr, présage d’avancées significatives prochainement sur ces questions.

        L’Eglise a été ce qu’elle a été, car elle a été une institution inscrite dans l’Histoire comme bien d’autres institutions humaines qui elles aussi ont connu leurs hauts et leurs bas. De grâce, ne tombons donc pas dans le piège facile des stigmatisations anachroniques. On ne peut juger de l’histoire d’une religion par exemple, à un moment donné de l’Histoire, avec des yeux de quelqu’un du XXIe siècle, ou alors il faut impérativement prendre en compte à tout le moins le prisme déformant de l’Histoire.

        Ce qui me choque dans l’Islam d’aujourd’hui, je l’ai déjà écrit, n’est pas sa différence, ce n’est pas sa tradition, qu’il s’agisse de la pratique de l’alimentation halal ou même du port du voile chez les femmes. J’ai a priori un respect de cette religion, de même que je l’ai d’autres tels le Judaïsme, le Bouddhisme, etc. Et je sais, pour l’avoir étudiée naguère, que la civilisation musulmane a donné naissance à des productions absolument remarquables, en architecture, en littérature, dans le domaine des arts mineurs, etc. Non, ce n’est pas cela qui me gêne, que du contraire ! C’est la pratique de la violence, c’est le peu de cas que certains musulmans peuvent faire de la vie humaine. Cela, en tant que chrétien mais aussi en tant qu’homme occidental acquis résolument à l’évidence de l’état de droit, je ne peux l’admettre. Cette pratique de la violence dont, hélas, les événements du Darfur, les Shebabs de Somalie, les Janjawids du Soudan, les pratiques de la lapidation dans certaines régions de l’Islam (en Afghanistan par exemple), les exactions sans fin de Boko Haram .. tout cela me rend irréductible à l’islamisme bien sûr, mais aussi à un Islam qui continue à refuser d’ouvrir le débat sur ses textes, textes qui légitiment pour partie significative (soyons de bon compte et reconnaissons le) de tels agissements.

        Je suis de ceux qui considèrent que la religion est en quelque sorte un héritage, héritage par lequel s’exprime chez les uns et les autres cet appel vers une forme de transcendance que l’on appelle Dieu. Et je suis persuadé qu’en soi, il n’est a priori pas un héritage qui soit irréductiblement supérieur aux autres. En clair, a priori pour moi, la foi d’un musulman mérite tout autant le respect que celle d’un chrétien ou d’un juif. En revanche, l’expression de cette foi ne peut se déployer, s’exprimer aux dépens des humains, et la liberté de conscience, de croire ou de ne pas croire, reste un fondamental, une loi intangible, elle fait partie du respect nécessaire que nous devons tous nous porter les uns aux autres. Ce qui revient à dire, en clair, que pour moi, l’Islam a encore un sacré bout de chemin à faire … un peu comme celui que le Christianisme, bon an mal an, a été amené lui-même à parcourir.

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        • aub Tourn’

          un peu de bon sens
          « (a) la laïcité est, si l’on relit bien le texte du chrétien, à savoir les évangiles, inscrite au cœur même du Christianisme (« rends à César ce qui appartient à César »),  »

          le coeur de l’évangile une parole soi-disant dite alors que l’église n’existe pas et que son prophète n’est pas trop en bonne posture…

          et dès que la secte a conquis l’empire… rome est à qui déjà?

          (b) le projet pour l’homme : l’humanisme… au ciel,
          et le pognon à rome, pas de petit profit dans une chrétienté « où l’on tue au nom de la religion, du moins dans certaines parties de » la chrétienté

          tiens la morale et le capitalisme et le colonialisme et le communisme et le droitdelomisme etc etc c’est pas aussi l’invention des vos bons calotins…

          je me sens très premier degré ce soir presqu’autant que vous avec l’islam

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        • J’aime beaucoup ces deux affirmations :

          1. « On ne peut juger de l’histoire d’une religion par exemple, à un moment donné de l’Histoire, avec des yeux de quelqu’un du XXIe siècle, ou alors il faut impérativement prendre en compte à tout le moins le prisme déformant de l’Histoire. »
          2. « … la laïcité est, si l’on relit bien le texte du chrétien, à savoir les évangiles, inscrite au cœur même du Christianisme (« rends à César ce qui appartient à César »),… »

          Catéchisme de l’Eglise catholique :

          « Dès le commencement de l’histoire chrétienne, l’affirmation de la seigneurie de Jésus sur le monde et sur l’histoire (cf. Ap 11, 15) signifie aussi la reconnaissance que l’homme ne doit soumettre sa liberté personnelle, de façon absolue, à aucun pouvoir terrestre, mais seulement à Dieu le Père et au Seigneur Jésus-Christ : César n’est pas « le Seigneur » (cf. Mc 12, 17 ; Ac 5, 29). « L’Église croit (…) que la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine se trouve en son Seigneur et Maître » (GS 10, § 2 ; cf. 45, § 2). »

          Ce n’est pas le Christ qui a produit le christianisme mais le christianisme qui a produit le Christ. Si la réponse de Jésus aux Pharisiens est liée à la laïcité, c’est uniquement parque Aristide Briand s’y référa plusieurs fois lors des discussions sur la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905. Depuis quelques années, les courants identitaire et culturalistes ont décidé d’en faire l’alpha et l’oméga de leur démonstration sur la supériorité de la culture occidentale (et forcément chrétienne). Aucun historien sérieux ne tombe évidemment dans le panneau.

          A part ça, le texte de Marcel est très faible.

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    • Merci pour ce commentaire qui m’epargne de devoir en ecrire un, c’est tres detaille et parfaitement correct.

      Un seul autre exemple: si notre civilisation se clame comme judeo-chretienne, c’est parce qu’elle se fonde historiquement sur l’appartenance de notre continent a la chretiente, qui elle meme est issue du judaisme, dont le christianisme reprend bon nombre de dogmes et de croyances. Notre heritage est celui-la, qu’on le veuille ou non. Et le fait que des juifs aient ete persecutes a un moment ou a un autre en Europe, n’a rien a y voir.

      Vraiment, je suis tres decu par cet article…

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      • Je répète: définir l’héritage d’une civilisation marquée aujourd’hui par les lumières selon un critère religieux est absurde, surtout quand on parle de laïcité (et connaissant le taux d’athéisme en Europe occidentale de surcroît.

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        • Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit dans le texte de Tournaisien d’héritage. L’héritage européen est judéo-chrétien, que cela plaise ou non au laïc que vous êtes. Et ce qu’il dit encore, que je ne peux que confirmer, c’est que cet héritage est ce qui a fondé la tradition de l’humanisme en Occident, déjà à l’époque médiévale, plus encore bien sûr à l’époque de la Renaissance.
          D’autre part, vous l’homme des Lumières, faudra-t-il vous rappeler que ces mêmes Lumières ont connu un accouchement douloureux. Combien de morts lors de la Révolution française ? Combien de Français passés à la guillotine ? Peut-on parler d’humanisme devant ce qui a été une barbarie, même si les idées défendues étaient belles ?

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        • Je n’approuve pas plus la violence au nom de la liberté et de la laïcité (révolution française) qu’au nom de Dieu. Je réprouve aussi l’hébraïcophobie de Voltaire, vous savez. Quant au judéo-chrétien, non, je n’achète pas. Le chrétien, passe encore parce qu’en effet, l’Église a charpenté notre société. Avant que les laïques ne lui réserve une place en marge de la vie politique. Judéo, je ne vois vraiment pas où. Combien de Belges savent ce qu’est une bar-mitzvah ou ce que signifie Yom Kippour ? Moi même, je me suis planté sur le sens du cacher, et ce n’est pas faute de parler avec des Juifs ! Qui écoute du kletzmer ? Qui sait ce qu’est le yiddish ? Non, franchement, je ne vois pas bien en quoi « notre » culture (pour autant qu’il n’y en ait pas une par personne) serait judéo- kekchose. Enfin, la part chrétienne n’intéresse que les chrétiens. Car à côté d’une vie politique, artistique, architecturale autrefois dominée par la chrétienté, il y a toujours eu une vie qui se basait sur d’autres sources (innombrables). Et si l’on pouvait dire jusqu’en 1789 que notre société était « chrétienne », il fallait le dire très vite, ensuite. Au final, c’est après la dernière guerre que tout a basculé. Notre culture, notre architecture, notre politique, notre mode de pensée a basculé de la chrétienté à autre chose, qui reste encore à définir. Ce quelque chose est le produit d’apports civilisationnels extrêmement variés, où le monde arabe a aussi joué un rôle, ainsi que les indo-européens, les Celtes, les Romains, les Grecs, les Huns, les Chinois (vous savez bien, les pâtes…) Réduire tout ça à « judéo-chrétien » me paraît non seulment idéologique mais qui plus est, ridiculement à-côté de la question.

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        • Marcel,

          Il y aurait beaucoup à dire en réponse à ce commentaire de trois lignes.
          Qu’est-ce en définitive que la laïcité ? Si je pose la question, c’est parce que la chose n’est manifestement pas claire, à commencer pour les laïcs eux-mêmes. Je serais même tenter d’ajouter, surtout pour les laïcs.
          La laïcité, au sens étymologique du terme, au sens premier de celui-ci, n’est-il pas en effet cette conception qui entend gérer l’espace public (politique, social et culturel) sous le signe de la neutralité confessionnelle et philosophique. Si c’est bien de cela que l’on parle, alors voici plusieurs réflexions :

          (1) La laïcité est bel et bien inscrite au cœur même du Christianisme (je reviens une fois encore avec l’histoire du « denier de César »), une réalité qui a certes été longtemps perdue de vue par l’Eglise elle-même, mais qui fut pourtant rappelée avec force par nombre d’hommes d’église et théologiens eux-mêmes, de Guillaume d’Occam (XIVe s.) à Lacordaire ou Lamennais au XIXe siècle. Une réalité surtout qui ne fait plus de problème pour les chrétiens eux-mêmes, et il y aurait peut-être lieu de se demander pourquoi.

          (2) Affirmer la laïcité au sens d’une neutralité de fonctionnement de l’état, donc d’un régime de tolérance, ne contredit pas que l’on puisse rappeler quelles ont été les racines de nos sociétés, occidentales en l’occurrence, qu’elles fussent d’ailleurs païennes (héritage antique) … et chrétienne. Refuser cette évidence, c’est inévitablement vous exposer à la critique du parti pris et laisser entendre à vos interlocuteurs que vous ne parvenez pas, ou que vous ne voulez pas (ce qui revient au même), faire le distingo entre une laïcité que j’appellerais « de fonctionnement », et une laïcité philosophique, le plus souvent athée (ou à tout le moins agnostique), engagée, anti-cléricale, arc-boutée sur des convictions d’ordre métaphysique, rejoignant donc en cela, que vous le vouliez ou non, les convictions religieuses des adeptes du Christianisme, de l’Islam, du Bouddhisme etc.

          (3) Cette précision en appelle une autre : dès lors que vous faites le pas de l’affirmation ostentatoire d’une conviction philosophique, en affichant par exemple votre athéisme, en une certaine manière vous devenez plus qu’un laïc au sens d’un défenseur d’une laïcité de fonctionnement (laïc qui par définition, rappelons le, peut par ailleurs être tout autant athée, agnostique, chrétien, musulman, etc.), vous êtes alors un laïc au sens « confessionnel » du terme, au sens où l’athéisme proclamé par exemple, dans ses convictions intimes, rejoint bel et bien le niveau des convictions de l’homme religieux qui croit quant à lui à une transcendance.

          Là est en réalité toute la nature véritable et profonde du débat séculaire qui oppose christianisme et laïcité philosophique en Europe. Autant en effet, la laïcité de fonctionnement constitue un cadre légal du vivre ensemble et du respect mutuel, qui ne heurte plus chez les chrétiens, et depuis bien longtemps, qu’une poignée d’irréductibles réactionnaires (à vrai dire ce que j’appellerais du « folklore sociologique »), autant la laïcité philosophique, surfant en permanence sur la confusion inhérente à ce terme, constitue souvent comme une forme de renfermement, de rétraction, de crispation idéologique, au point d’ailleurs qu’il ne fait plus de mystère pour grand monde que certains milieux dits « laïques » (au sens philosophique du terme) peuvent s’avérer aujourd’hui bien plus intolérants que les milieux chrétiens.

          C’est pour cela que j’ai trouvé votre texte tendancieux. C’est pour cette raison, fondamentalement, que je l’ai trouvé sans mesure, à vrai dire potentiellement intolérant. D’ailleurs, la question du rapport à l’Islam est, si l’on y regarde bien, marqué au coin de la même ambiguïté. Les chrétiens, en effet, respectent aujourd’hui fondamentalement l’altérité religieuse du musulman ; j’irais même plus loin, il y a entre ces deux religions un socle commun, celui de la foi en Dieu. Et que constate-t-on depuis plus de dix ans : que les points qui font problème au premier chef, s’agissant des musulmans, sont précisément ceux qui contreviennent à un principe de « laïcité » poussé à son extrême, en sorte que l’on est en droit de se demander si il ne s’agit pas là en définitive plus de l’expression d’une « laïcité philosophique » plutôt que « de fonctionnement ». Le plus bel exemple en est la question du voile, et celle de la nourriture halal dans les cantines, dans les écoles. À titre personnel, je comprends parfaitement que ce problème de la nourriture halal, qui constitue l’un des interdits de l’Islam, puisse être important pour des musulmans, et j’ai toujours été favorable à des solutions médianes, de compromis, qui permettent de satisfaire nos amis musulmans (tout en restant bien sûr pragmatiques … une solution qui consisterait par exemple à aménager des menus alternatifs quand les populations musulmanes sont importantes, pour autant que cela n’entraîne pas des surcoûts excessifs). Le voile lui-même, fondamentalement, ne m’a jamais vraiment heurté, pour autant que cette forme d’affichage vestimentaire reste discret, donc respectueux de l’autre, c’est-à-dire de nous tous.

          En revanche, ce qui me pose problème, depuis toujours, dans l’Islam, est le rapport à la violence qui passe par le texte. Car il y a là, potentiellement, un risque de dérive qui contrevient de façon grave au respect de l’intégrité de l’autre. J’ai à plusieurs reprises stigmatisé ce qui se passait, de façon de plus en plus récurrente, dans le monde musulman, toutes les dérives que l’on y observe, et je suis de ceux qui considèrent que nos amis musulmans ne pourront pas faire l’économie d’un débat de fond sur la compréhension et l’application du texte. À l’inverse, je constate avec un certain étonnement que là où nos amis « laïcs » (philosophiques pour la plupart) s’acharnent à faire une fixation sur le voile ou sur la nourriture halal dans les cantines scolaires, ils semblent vouloir ignorer la question de ce rapport entre les textes (Coran, hadiths) et la violence, un peu comme si cette question, en définitive, ne les concernait pas, un peu comme si la « laïcité de fonctionnement » était la seule qui soit susceptible de tout résoudre. Non, cher Marcel, cette position ne suffit pas, et c’est là à mon avis la grande erreur de l' »homo occidentalis contemporaneus » : cette laïcité de fonctionnement, laquelle il n’est pas toujours aisé de distinguer d’avec une « laïcité philosophique », ne peut conduire à une réelle harmonie des différences qu’à partir du moment où, dans un véritable débat ouvert avec les religions, on cherche dans le même temps à prendre en compte ce qui pour elles peut apparaître important … ceci toutefois, bien sûr, en mettant des balises claires, ces balises étant le respect intangible de l’autre dans son intégrité physique et morale.

          Voilà toute la différence qui existe entre quelqu’un comme vous et quelqu’un comme moi, dont les héritages philosophiques ou confessionnels sont différents. Je crois pouvoir affirmer, en clair, que nous sommes tous deux irréductiblement laïcs (au sens d’une laïcité de fonctionnement), mais la vision que nous avons de cette laïcité présente des nuances qui ne sont pas de détail, des nuances qui tiennent bien sûr à nos antécédents respectifs.

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        • ok Tourn’

          perso je suis un laïque laïc, à laïcité filo-phonctionnelle, et c’est évidemment nous, les seules vraies victimes du cléricalisme catho, prote, musul, enzo…

          à moins que vous m’expliquiez que je suis un clérical laïque 🙂

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        • @Marcel

          comment que ça se fait qu’un truc posté le x janvier est en attente de modération
          alors que (twin?)Tourn’ poste le x+1 janvier et plouf rafale superwiki (ok ya pas mort d’om)
          seriez-vous complice de la catho-propaganda (il n’a fallut que 2 millénaires pour que ces gens-là expliquent qu’ils ont créé la laïcité…)

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        • Uit’zuitje
          Décidément, je vous adore de plus en plus. Faudra quand même qu’on pense un de ces jours à aller se plomber la gueule tous les deux. Un bon whisky 10 d’âge, ça vous dirait ?

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        • UIt’zuitje (bis)
          Au fait … vous confondez le père, le grand-père et l’arrière-grand-père ! Et vous savez pourquoi ? Parce que comme beaucoup, vous imaginez que vous appartenez à une génération spontanée. Bref, que votre mère a enfanté par parthénogenèse … comme la Vierge Marie. En clair, que les enfants des Lumières ont été rapportés dans les chous du potager de votre grand’oncle par des cigognes (qui seraient trompé de boussoles et, quittant l’Alsace, auraient pris la direction du nord-ouest au lieu de celle du sud-est.
          Je vous rassure toutefois : ça se soigne. Je vous accorde qu’en ce qui vous concerne, ça risque de prendre encore du temps, mais je crois qu’avec une bonne psychanalyse et quelque neuvaines on devrait pouvoir arriver à quelque chose.

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      • « Un seul autre exemple: si notre civilisation se clame comme judeo-chretienne,… »

        Et bien c’est un très mauvais exemple, puisque cette notion date… du XIXème siècle.

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      • « Un seul autre exemple: si notre civilisation se clame comme judeo-chretienne,… »

        Et bien c’est un très mauvais exemple, puisque cette notion date du… XIXème siècle ».

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    • Merci Tourn
      Je n aurais pu exprimer mieux ma pensée.

      M’sel, en toute amitié, reprends toi que diable !

      On a toujours ouvert les portes aux religions, la séparation des pouvoirs est un mythe (encore récemment, une députée Ps dont le papa est traficant de drogue à défendu sa religion PUBLIQUEMENT) . Il est naturel et normal que les religieux s adaptent EN PUBLIC. en privé, qu’ils fassent ce qu’ils veulent. C ė ça le respect et la tolérance mutuelle, ou je me trompe ?

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  2. On peut tout mettre derrière un slogan. « Je suis musulman », n’oublions pas que le terme « musulman » s’applique aux terroristes fanatiques eux-mêmes, y compris ceux qui manifestent contre les caricatures de Mahomet au Pakistan.

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  3. trop long, ça casse l’ambiance 🙂

    #je_est_un_autre
    pas pareil que
    #je_suis_un_autre

    mais j’aime la caricature 🙂

    Les lois? Mais de qui? Les lois, c’est la majorité qui les édicte.
    La minorité est de facto toujours soumise. Le tout est de lui faire avaler que c’est normal qu’elle soit soumise, pour éviter une guerre civile. La démocratie est ainsi.

    Les droits de l’homme et le progrès sont des concepts au départ chrétiens! Désolé!
    Les lumières du XVIII sont issues de creusets intellectuels chrétiens au départ, des aristocrates et surtout bourgeois plutôt, qui n’avaient plus besoin de Dieu car riches (mais pas assez pour être rois) d’accord mais qui avaient une éducation chrétienne. Le téléfilm sur Mr de Fontenelle à RTBF3 d’hier était édifiant à ce sujet. On voit clairement qu’on a enfin le temps (car l’argent) de penser. Surtout quand les salons sont à la mode.
    (c’est historique – je ne défends en rien les chrétiens, mais la notion de progrès, c’est eux aussi, à cause du fruit du travail des hommes, qui doivent transformer le monde pour s’approcher d’un paradis sur terre, etc!!)

    Mais au fait.

    Les lois sont faites par et pour ceux qui ont quelque chose à défendre !!!!!!!!!!! Toujours.

    Au TPI, il n’y a que certains criminels présents. N’est-il pas hypocrite?

    ajoutons une nouvelle querelle : la querelle Charlie.
    Pas mieux que celle du sexe des anges. (wiki querelles – il y en a plein )

    Les guerres de religion: 36 ans de sang avant l’Edit de Nantes!! Même combat.
    Une concession à l’universel, cet Edit…
    Et révoqué encore, bien après…

    Jamais rien n’est acquis, surtout pas l’universalité.
    L’universalité c’est quand on n’a pas trouvé mieux comme explication, que ça arrange bien la majorité, que c’est une quasi garantie de paix.

    La paix pour qui? Pas de guerres en ce monde en ce moment?
    Pas de manifestations? Pas d’inégalités extrême genre 1% détient autant que 99%?

    Pas de dérapage dans nos actes d’occidentaux?

    Pas de dérapage dans notre communication?

    L’arrogance occidentale est abyssale.

    A lire pour gagner en modestie: l’école de Francfort.

    Mdr

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  4. Euh, ils sont là depuis 50 ans et il faut toujours qu’on leur explique comment ca marche ici?

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    • Oui parce qu’on ne l’a jamais fait. L’integration est une équation à deux (in)connues.

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      • Et comment ça se fait que nous on a pas eu plus ou moins d’explication mais qu’on comprend quand mëme? 😉

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        • Parce que c’est ancré dans la culture familiale, du moins dans certaines familles. Mais je connais des catholiques qui voudraient un état religieux.

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        • Mon dieu Marcel, (excusez moi l’expression 😉 ) ancré dans la culture familiale, pour un tout petit pourcentage oui, la majorité non en tout cas. Je n’ai pas appris à la maison et la plupart des gens autour de moi non plus comment fonctionnait cette societé, je l’ai apprise en ayant un regard ouvert sur le monde en osant me remettre en question ainsi que les choses qui se passaient autour de moi la est le problème fondamental! Je parle pas de religion, ne vous trompez pas, je parle de savoir comment marche notre societé. Vous n’allez pas me dire que c’est une question de religion quand même? Donc votre réponse completement à coté de la plaque hein? 😉 Vous connaisez des catholiques qui voudraient un état religieux, grand bien vous fasse 😉 Il y en a en Amerique des extrémistes catholiques, il doit y en avoir ici aussi, certainement, heureusement je ne les connais pas 😉 Ne comparons pas une minorité de moins que rien (des extremistes catholiques donc) avec une religion bien plus présente qui pose un vrai problème avec notre societé, désolée. Et non il faut pas m’accuser après ceci de racisme ou autre (contre une religion de toute façon ça ne marche pas ;)) Je crois qu’a travers nos nombreuses conversations nous avons pu déjà nous découvrir un peu et que j’espere que vous avez compris que ce n’est certainement pas mon cas. J’ai toujours lutté contre la mise a l’écart des immigrées musulmans, surtout en expliquant certaines chose aux gens moins ouvert ou moins au courant. J’ai toujours essayé avec les peux de moyens que j’avais d’en savoir plus et de comprendre l’islam. Honnetement et je laisse le temps à mes émotions de retomber, je suis très choqué par plusieures choses découvertes ou apprises ces derniers jours. Le dialogue est quassi impossible, car dés la premier question un peu critique on vous la ferme en disant exactement la même chose que vous, on ne peut pas juger ou comprendre on ne parle ni l’arabe ni n’avons nous étudié le Koran, bon dieu, de bon dieu de bon dieu! Comment voulez vous arrivez à un courant entre les deux communautés??? J’ai rencontré après presque dix jours de débat peut-être deux personnes qui voulaient converser et admettre que parfois j’avais pas tout a fait tort. Pour le reste je me suis dans les plus gentils cas fait jeter à la tête ce que j’ai dis ici avant. Dans pleins d’autres cas je mes suis vus déverser des vers du Koran, sans que ni tête, souvent tiré completement hors contexte ( souvent par ignorence des personnes eux même, se qui est aussi un vrai problème, parfois je crains même par malveillance) et même dans bcp de cas fait insulter. Je vais vous épargner pour le moment les dizaines de choses qui me dérangent, m’inquitent etc, si nécessaire nous y reviendrons, mais je vais vous épargner le fait de vous écrire un livre, un de nous deux suffit pour l’instant 😉

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    • ça marche bien ici que dans la tête des flamingants, thomas
      expliquez, expliquez vous nous intéressez

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  5. si je me rappelle très bien il y avait bien un policier musulman d’origine marocain tué dans l’attaque du journal et un autre africain musulman qui lui a pu sauvé quelques personnes de religion juive à hyper cacher mais c’est normal que le premier français () ne les mentionne pas (bien que le titre de premier
    français est +ou- inconvenant lui qui d’origine pasodoblé encore maire d’evry cherche quelque blancos pour redorer son champ de vision l’histoire retiendra en tout cas que jadis les légionnaires de ces indigènes qui ont participé de leurs à la libération de la république et à défendre les bannis de vichy

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  6. la xénophobie, la discrimination, l’essentialisme confisquent notre histoire,
    identité vs égalité
    fiction de méritocratie, fiction de démocratie
    (le national et le social hante cette démocratie… le religieux, un alibi nous économisant la race)

    les peuples maudits qui rôdent parmi nous…
    …nous, tellement soutenus par ces beaufs flamingants que nous avons élus, promus ministres par l’ambition politique de fils-à-papa libéraux débiles FR ou NL.

    empathie avec les minoritaires qui sont encore en lisière de la Cité

    «minoritaires»? :

    -ceux qui pensent différemment, ceux qui n’ont pas les croyances de la majorité, ceux qui revendiquent leurs différences, assument leurs différences…

    -la question musulmane est la clé de notre rapport au monde et aux Autres…
    l’islam au xxième c’est les communistes au xxème

    nécrose des mémoires :
    l’«orientalisme» du xixème ou autre idéologie barbare des civilisations«supérieures»nous a depuis lors familiarisé à un islam de débile prêt à jouer le rôle qui lui est instinctivement assigné par l’oxydent, sans le moindre intérêt ou empathie pour l’islam réel, religion ni plus ni moins sexy qu’une autre…
    religion présente en europe depuis l’hégire, hibérie et balkan, ennemi ou allié lorsque le jihad s’appelait encore croisade

    -l’islamophobie le seul truc possible dans notre société, dite ce que vous dites sur l’islam à propos des juifs, des handic, même sur les nègres… l’islam doit faire ceci, l’islam est incapable de démocratie,etc…
    vous oseriez pas dire ça de quiconque d’autre que les musulmans pour éviter l’opprobre

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    • cher Tourn’

      « vous êtes profondément injuste dans vos appréciations et que, ce faisant, vous perdez toute mesure … toute mesure et toute lucidité, au point de nier des évidences, les faits, la réalité d’un Islam où l’on tue au nom de la religion, du moins dans certaines parties de l’Islam. »

      c’est fou ce que vous pétez de lucidité, on dirait st françois ii tendant l’autre joue de la giffle qui à insulter sa mr, « du moins dans certaines parties de » votre lucidité

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      • lucidité de lapin, ahh st françois et les animaux….

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      • Uit’zuitje
        Les sempiternelles stratégies d’Uit’zuitje qui consistent à extraire des citations des commentaires d’x ou y et à lancer ensuite un petit sarcasme en mode « in cauda venenum ». Dites moi, Uit’zuitje, vous arrive-t-i! parfois de vous renouveler ?

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        • « Dites moi [Tourn’] vous arrive-t-i! parfois de vous renouveler ? »

          perso il m’arrive de changer d’avis, ma queue rarement
          j’ai été élevé en mode raciste, je me suis soigné (ça prend une vie), et je vous le dis amicalement vous êtes un islamophobe primairement fatigant et je le regrette pour vous, vous ne le méritez pas

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        • Pas islamophobe, mais coranophobe ! Nuance !
          En bon philologue que je fus (dans une autre vie), j’ai toujours considéré que les textes avaient un pouvoir détonnant largement supérieur au sempex !

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        • sorry Toun’

          suis pas sensible aux nuances, les textes, les gens… quant au sème texte…

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  7. Bravo, Monsieur Sel, je termine à l’instant une première lecture de votre article. Là, je retrouve le fin analyste.
    Exact que le « machin » Europe et, actuellement, les 28 gouvernements nationaux n’ont JAMAIS planché sur l’organisation d’une immigration réfléchie. Or, après un siècle de colonies TOUS nos gouvernements et leurs intellos d’universitaires connaissaient les problèmes humains, sociétaux, religieux, etc. qu’engendreraient la rencontre de peuples disparates et les actions/réactions que cela entraineraient.
    Aucun responsable politique, à travers le petit continent européen, n’a eu le courage de freiner la volonté des capitalistes et des industriels d’en appeler à des masses laborieuses hors d’Europe pour casser les salaires et fabriquer un chômage inutile sauf aux intérêts des actionnaires.
    Rien n’a été préparé !
    Quand les premiers troubles apparurent, chacun à tiré la couverture selon ses intérêts électoraux; la gauche a tenté une nouvelle version de Germinal-Droits de l’Homme ( ratage complet puisque hors sujet) et la droite a pataugé lamentablement sans ligne de conduite sauf celle de sauver le pognon de ses Dominants. Elle retrouve sa route traditionnelle grâce aux débordements sanglants.
    La question à se poser: face à une version dévoyée de Germinal par la gauche, faudra-t-il s’attendre à une répétition de la Commune par la droite ?
    D’accord avec vous quant aux réactions papales; n’a-t-on déjà pas écrit que tous les religieux du Globe s’entendraient comme larrons en foire pour affaiblir les Etats laïcs ?
    Toutefois si on regarde la Belgique, sa laïcisation ne vint pas des lois mais de la désaffectation de la population; l’Histoire de la Flandre est exemplative à ce sujet.
    Tout petit détail de vie commune, pourquoi certaines familles, certainement musulmanes de confession, s’entêtent-elles à se vêtir comme dans le bled ? Pour mettre de la distance avec nous ? J’aimerais votre avis. Merci

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    • Pourquoi les occidentaux qui vivent dans des pays musulmans ne s’habillent jamais comme des locaux et gardent leur costume? eh bien voilà, vous avez votre réponse.

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      • D’accord avec vous, mais ceux-là ont été chassés depuis 60 ans. Les touristes ne restent pas mais là aussi rien n’interdit aux gouvernements locaux de demander une tenue correcte, sans tomber dans l’exagération bien sûr.

        Ici en Belgique ce ne sont pas des touristes.

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        • Vous demanderiez-vous pourquoi les juifs orthodoxes s’habillent comme il s’habillent? Non. Eh bien voilà, vous l’avez votre réponse.

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        • « Vous demanderiez-vous pourquoi les juifs orthodoxes s’habillent comme il s’habillent? Non. Eh bien voilà, vous l’avez votre réponse. » (Marcel sel, 21/1/2015)
          Je me le demande chaque fois que j’en aperçois. Cela relève aussi d’un certain esprit de provocation, du moins en Europe. Comme les prêtres et les pasteurs, ils peuvent aussi s’habiller en clergyman ou en civil.
          La loi parle de TOUS SIGNES RELIGIEUX OSTENTATOIRES donc je m’interroge. Seule différence, ils n’agressent personne.

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      • Heu… dans la plupart des pays musulmans, les jeunes hommes s’habillent « à l’occidentale ».

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      • Je ne suis pas d’accord. Une femme qui se rend en pays musulman…….. arabie saoudite, qatar etc…….. ne peut pas conduire, doit toujours être accompagnée etc……. Si les hommes occidentaux peuvent garder leurs tenues occidentales, ce n’est pas le cas des femmes occidentales qui doivent se plier à leur coutumes
        J’ai une de mes belles-filles qui s’est rendue en vacances en bord de mer, elle a dit : plus jamais.
        Les femmes en maillot de bain à l’occidentale (et je parle même du maillot une pièce), sont jaugées, regardée………. critiquées et insultées ouvertement.
        Chez eux, c’est manches longues et foulard pour les femmes. Il faudrait que vous lisiez ce que les qataris exige comme tenue vestimentaire tant pour les hommes que les femmes si la coupe du monde de foot se passe chez eux.

        Si nous occidentaux hommes mais surtout femmes agissiont là-bas comme certains (je dis bien certains) d’entre eux ici…………….
        J’avoue n’avoir pas lu l’article dans son entièreté mais je sais qu’il y a des rues où même de jour je n’oserais pas aller seule tant certains quartiers sont devenus des ghettos…………. et là je ne parle pas de la région de Bruxelles.

        Avez vous lu ou vu puisqu’on en a tiré un film « jamais sans ma fille » ??????

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        • Grand merci, Madame.

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        • @pmf

          si vous êtes une femmes qui se fait insulter par exemple sur un trottoir de molenbeek (je pars du principe que vous n’avez pas évité ce lieu) par des gamins qui pourraient être vos propres enfants…
          pire! sans que leur parents présents éventuellement quinze mètres plus loin ne les réprimandent…
          je vous comprends mais je me dis que nous avons encore beaucoup de boulot…
          je ne pense pas que la solution est de s’en débarrasser

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      • Cher Marcel, cela dépend où. Je peux vous dire que quand mon fils va au Pakistan, il prend soin de se laisser pousser la barbe et d’adopter le costume local.

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    • « Toutefois si on regarde la Belgique, sa laïcisation ne vint pas des lois mais de la désaffectation de la population; l’Histoire de la Flandre est exemplative à ce sujet. »

      petit problème Wallon la laïcité de ce pays vient des laïques progressistes qui étaient là unis au réacs cathos à la création du dernier royaume taillé dans les pays-bas… la liberté de culte n’est pas une création catho en tout cas, bien sûr que la laïcité vient des lois, gagner contre les chrétiens… la calote flamingante n’a pas subit de désaffection elle a juste remplacé sa superstition par le nationalisme flamand, ya plus de curé ya plus que des gardiens de camp

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      • « unis au réacs cathos » « la calote flamingante ».
        Ah ! Enfin ! Je vous sens là plus subtil. Ca me rassure. J’avais cru un instant, mais à tort bien sûr, que vous étiez tombé dans les schématismes et les réductions caricaturales.

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        • je trouve effectivement les cathos militants schématiques et caricaturaux, et les musulmans (bien plus présents dans mon champ de vision immédiat) nettement moins

          quoique quelques amis croyants au juif crucifié m’ont donné également un récit passionant mais très éloigné du vôtre totalement institutionnel

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        • C’est quoi un catho militant ? … un électeur potentiel de Marine ?
          Je vous sens proche du 23,5 carats de crispation laïco-anticléricale … n’empêche qu’il vous manque un demi carat pour devenir une « orpure ».
          Un conseil : voyez du côté du chamanisme toungouze. Là au moins, en tournant rituellement autour du mât central de votre yourte, vous en oublierez votre nombril.

          Omphalos, omphalos, quant tu nous tiens !

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        • cathos « militant » contre le manque qu’ils ressentent dans notre société…
          en bon bibliophile, je les mets à égalité avec les suiveurs du coran qui ressentent pareil

          mais ma préférence va au christ de la libération et au coran alternatif

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        • ç@Tourn’

          l’indice du placenta derrière la trace ombilicale…

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  8. On ajoute à la confusion si on met soi-disant équitablement dans le même sac toutes les religions.
    Ce qui est vrai c’est qu’il y a des fanatiques partout mais cela tient plus à la nature humaine qu’à la recherche spirituelle.

    Pour les chrétiens le plus important ce n’est pas ce que dit le pape ou ce qui écrit dans la bible mais d’imiter, de suivre le Christ. Pour connaître Jésus il y a les évangiles et les sacrements. Dieu est présenté comme un père proche de nous et il faut se soucier de notre prochain, du plus petit.

    Pour les juifs croyants le plus important c’est l’alliance entre le peuple élu et l’unique Seigneur.
    Dieu intervient dans l’histoire humaine en délivrant son peuple de l’esclavage.

    Par contre pour les musulmans le plus important c’est le coran qui selon leur vision du monde est « incréé ».
    L’homme doit se soumette. Il n’y a pas de relation possible entre un homme si petit et un Dieu si immense mais la mise en pratique de la volonté de Dieu non discutable.
    Il y a donc une difficulté qui est lié à une logique intrinsèque du message. Un musulman pourra concéder qu’il faut plus ou moins de voile mais il restera inébranlable sur le coran qui exige que les femmes soient voilées à moins de se distancier du coran.
    Est-il encore vraiment musulman s’il ose faire cela ?
    Pour le moment, certains musulmans qui se sont distanciés du coran doivent vivre sous protection policière.

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    • Votre connaissance du Coran me paraît extrêmement bien renseignée. On reconnaît l’islamologue de comptoir. Sauf que. Ah, zut, le voile n’est pas imposé par le Coran. C’est bête de rendre une si belle démonstration si peu crédible pour un si petit détail. Bonsoir et sans rancune.

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      • M’enfin, Marcel, … vous vous étonnez de ces « propos de comptoir » ? N’aviez-vous donc pas prévu qu’avec le brûlot que vous avez lancé, cela tournerait comme cela ?

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      • Allez Marcel un peu de courage, lancez votre propos sur un café de comptoir musulman 😉 une discussion entre muslumans donc, car le café de comptoir ce sera plus difficile 😉 moi et plusieurs autres ont lancé ce débat ces derniers jours, suite à d’autres propos, on c’est fait encore un fois accuser de ne pas connaitre le Koran, on c’est vu déverser des versets prouvant le contraire, on c’est fait traiter de raciste et surtout, surtout de se meler de nos affaires et pas de leur religion qui ne nous concerne pas du tout, ben ouaih! Il est grand temps d’elargir votre horizon, grand temps.

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  9. Marcel doit toujours cité Israël ou des personnes vivant en Israël.Un problème avec les israéliens .

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  10. J’ai envie, moi aussi de casser l’ambiance:
    Toujours plongé dans l’immédiat avant guerre (mais , comme disait lord Byron le passé est le meilleur des prophètes… Pardon à Jésus et Mahomet et les autres!!!) J’assiste à la prise de pouvoir d’Adolfe sur les postes régaliens, Adolfe avait dû créer de toute pièces un péril Juif…
    Notre Adolfe au petit pied, lui (on n’arrête pas le progrès!) n’a pas à se donner cette peine ,les faibles d’esprit , les valeureux djihadistes qui savent si bien massacrer des innocents lui fournissent le prétexte sur un plateau: le musulman , qui à une sale gueule ,une sale religion,mais les pieds propres (si, si pour prier il doit se laver les pieds ,ce qui explique bien des conversions chez les dames à l’odorat délicat)nécessite des mesures spéciales
    Et voilà notre cher Adolfe, qui à placé ses pions à bon escient (merci Charlot) maître de l’armée NVA qui est maintenant dans la rue avec l’autorisation de tuer ceux qui menacent l’ordre … Les polices dont le ministre est aussi NVA et en passe de devenir big brother avec une sorte de « patriot act » Donc nous serons écoutés comme jamais, encadrés comme jamais, et fusillés en cas de besoin ou de votonté du furer…
    Cela a l’apparence de la SA, un goût de SA mais ce n’est pas la SA, c’est la NVA donc continuons d’avoir peur du jihad et fermons les yeux sur le reste en souhaitant que Marc Gobblet et ses copains ne finissent pas à Buchenwald, je suis particulièrement inquiète poue Mme Ska, elle est si jolie, si polie et si ferme quand il s’agit de remettre à sa place le représentant des industriels de la Rhur… Pardon, je divague …De remettre à sa place le patron des patrons Flamands

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  11. Bonjour,

    Vous évoquez les contributions arabes, turques et indiennes comme héritages dans l’histoire de ce qu’est l’Europe. Il ne faut pê pas oublier aussi les Perses. Exemples: Face aux cité-états de la Grèce Antique, il y avait l’empire Perses achéménides, face aux Romains, il y avait les Parthes, face aux Byzantins, il y avait les Perses sassanides.

    La culture grecque et perse se sont fécondées ou en tout cas ont assurément dialoguées. Je pense en particulier à la période hellénistique qui politiquement coïncide avec les séleucides, empire résultant du partage des territoires conquis par Alexandre le Grand après sa mort.

    En fait tout le Moyen Orient dans sa diversité (juifs, chrétiens, kurdes, etc…) et plus tard le monde arabe, qui prendra forme à partir du 8e siècle pour devenir ce qu’il est aujourd’hui, sont tout autant héritier de la Grèce Antique que l’Europe occidentale au regard de l’impact qu’a eu la philosophie grecque sur les civilisations qui lui ont succédées au Moyen Orient. Considérer que la Grèce Antique soit exclusivement européenne, n’est ce pas complètement anachronique?

    Il me semble plus logique d’intégrer les Grecs antiques dans une histoire méditerranéenne avec leurs comptoirs commerciaux dans tout le pourtour méditerranéen en particulier en Asie mineur et en Egypte. Au fond, la méditerranée n’a jamais été une frontière (sauf en ce moment où l’on estime normal que l’Europe doive se penser comme une forteresse, une sorte de relique d’un esprit moyenâgeux…?!).

    L’Europe occidentale se situant géographiquement à la périphérie ouest du continent eurasiatique, il est clair que cette Europe, au vue de son histoire, n’a jamais cessé, par vagues successives, de bénéficier de la diffusion des innovations techniques, de la circulation des croyances et des savoirs qui ont émergés dans le bassin méditerranéen sur 5000 ans d’histoire.

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  12. l ex journaliste,l ex écolo revient sur les ondes visionnaires pour nous OUVRIR les yeux face à l intégration des musulmans et d enfants nés ICI !
    C est un peu facile ,l intégration ou plutôt l affectation dans un milieu scolaire ou ….n est qu une question d argent .
    Vous trouverez mon opinion un peu courte mais nous n avons plus le temps de nous disperser dans des détails inutiles, donc Nom de Dieu de Merde ,allons à l essentiel ,Aimmons nous.
    Bonne nuit 💌

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    • Bonjour, Je partage votre avis. Ne nous laissons pas leurrer par cette nouvelle religion appelée l’intégration, aimons-nous les uns les autres comme recommandė par Jésus, un non-violent comme Ghandi.

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  13. Marcel, juste une petite remarque. Si la Belgique et la France était vraiment deux des plus gros fournisseurs de djihadistes, cela ferait longtemps qu’il n’y auraot plus de EIS, de Boko Haram. Je suppose que vous vouliez parler de fournisseurs occidentaux. Mais alors, ce serait pour d’autres raisons que l’interdiction du voile dans certains espaces publics.

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  14. « Car ces organisations terroristes n’ont pas seulement pour but d’établir un soi-disant califat, mais aussi de susciter l’insécurité en Europe, en semant la division dans nos sociétés, sur le dos, principalement, des musulmans.
    Elles s’attaquent en effet à des cibles non musulmanes sur notre territoire alors qu’elles tuent quotidiennement des musulmans ailleurs. »

    Vous semblez suggérer que tout cela est une tactique subtile et maîtrisée de la part d’organisations terroristes unies dans leur grande œuvre commune. Mais peut-être que s’ils tuent principalement des musulmans « ailleurs » c’est parce qu’ils sont majoritairement représentés dans ces régions. Parce qu’ils peuplent les territoires convoités avidement par ces barbares fanatiques qui ne reculent devant aucun vol ou massacre pour s’approprier le bien d’autrui. Toutes les communautés d’une religion différente ayant le malheur de se trouver sur leur chemin sont d’ailleurs traitées encore plus mal (si, si, c’est possible).
    En Europe les terroristes étant majoritairement d’origine locale, il s’agit souvent d’éléments n’ayant pu s’intégrer dans la société et qui règlent des comptes personnels cachés derrière des justifications religieuses.
    C’est ça le problème avec les religions quelles qu’elles soient, leur capacité à être utilisées pour justifier l’injustifiable.

    Après, que ces attentats excitent les nationalistes et les va-t-en-guerre occidentaux de tous poils, doit certainement arranger les affaires des organisations terroristes. Mais s’imaginer que tout cela fait partie d’un plan calibré aux rouages précis et bien huilés, non.

    Et moi aussi je trouve que la caricature de Luz en couverture était très bien.

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  15. « C’est une erreur déjà facilement récupérée, par exemple, par Dieudonné, avec son tristement célèbre « Je suis Charlie Coulibaly », choisissant de s’identifier à celui qui a tué des Juifs parce qu’ils étaient juifs. »

    Si Dieudonné a explicité son tweet, ce que vous vous gardez bien d’expliquer, mon cher Marcel Sel, vos ignominies hypocrites, vos intox « intellectuellement » malhonnêtes et vos censures de tout ce qui démonte vos théories foireuses ont, elles, le mérite d’une clarté qui ne nécessite pas de deuxième lecture.
    Vous devriez tenter de publier vos délires de bobo égomaniaque sur papier, au moins on saurait quoi en faire.

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  16. Juste un petit détail (purement anecdotique) …
    Dans les jours qui ont précédé l’attentat à Charlie Hebdo, la secte Boko Haram a pris la ville de Baga dans le nord du Nigéria. Des centaines d’habitants y ont été massacrés, que le porte-parole de la secte justifie par les prescriptions d’Allah. Ce massacre, l’un des pires perpétrés depuis longtemps (ne fût-ce qu’en nombre de morts), n’a quasi donné lieu à aucun commentaire dans la presse francophone … et pour cause, il y avait eu entre-temps l’attentat de Charlie Hebdo. Voici une semaine, en outre, les mêmes fous d’Allah de Boko Haram envoyèrent une fillette de 10 ans avec une ceinture d’explosifs et la firent exploser avec une télé-commande à distance contre une cible collective. N’est-ce point là le summum de l’abjection ?

    Marcel, question : y a-t-il là, oui ou non, un rapport avec l’Islam ? J’aimerais que vous me répondiez à cette question.
    Si vous n’en voyez aucun, comment expliquez-vous alors que d’autres milices se revendiquant de l’Islam commettent exactement les mêmes exactions, qu’il s’agisse des Shebabs de Somalie, des Sekalas de Centrafrique, des Janjawids dans le Soudan occidental, au Darfur ?

    Marcel, il faut voir les choses en face : Nous n’en sommes plus à des cas isolés, des cas qui pourraient être considérés tout au plus comme des dérives d’exception. On m’a toujours appris que quand des faits se répétaient, devenaient récurrents, dans des conditions identiques, à la suite de présupposés identiques, il ne pouvait plus être question de coïncidences. Cette évidence est d’autant plus irrécusable quand vous considérez la coloration du texte de certaines sourates, de certains hadiths, de l’enseignement du prophète dans la Sunna. La violence y est omniprésente. Il va de soi que ces textes ne suffiraient pas à dénoncer l’Islam s’ils n’étaient pas accompagnés de comportements violents (il apparaîtrait alors évident qu’existerait en ce cas un écart important entre l’esprit du texte et la lettre de celui-ci), de même que certains actes violents isolés ne pourraient de la même manière suffire pour condamner cette religion dans son entier. Mais quand on voit à la fois la récurrence de ces comportements dramatiques et la teneur de ces textes, les appels qui y sont faits à la violence physique, alors le doute n’est plus permis. Il y a bel et bien un problème de fond avec l’Islam, et ce quand bien même, je le répète, je l’ai déjà écrit, une grande majorité de musulmans s’en tiendraient aux cinq piliers de l’Islam qui ne soulèvent quant à eux aucun problème.

    S’évertuer à ignorer cela, c’est tout simplement dénier la réalité des faits. Et cela, intellectuellement, ne devient plus tenable au-delà d’une certaine limite, une limite me semble-t-il qui a été franchie depuis déjà pas mal de temps.

    Je ne vois pas comment vous pourriez contredire cela, sauf à imaginer que vous nous fassiez des pirouettes intellectuelles dignes des plus agiles acrobates.

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    • Ayant été catholique, je n’ai jamais pensé que Torquemada pouvait trouver dans le Nouveau Testament les justifications de ses actes. Ni l’eradication des catharres. Ni aujourd’hui, dans certains pays africains, les prèches de pasteurs incitant à la mise à mort des homosexuels. Pourtant, tous ces gens ont trouvé ou trouvent dans la Bible la justification de leurs abominations. Si j’etais encore chrétien et qu’on me disait que leur violence etait puisée dans les Évangiles ou la Bible, que devrais-je répondre? Que les livres sacrés sont inteinsèquements violents, que le christianisme a un probleme de fond? Ou plutot que ces terroristes dont des décérébrés sectaires qui feraient de n’importe quelle religion une source d’horreurs infinies? Et vous, que répondez-vous?
      Le monde musulman a de sérieux problèmes et je suis le premier à le reconnaître. Mais ce n’est pas en accusant le Coran que vous y changerez quoi que ce soit. On doit favoriser les lumières qui existent plutôt que d’accuser 1,5 milliard de croyants d’obscurantisme atavique.

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      • Marcel,
        Je crois que vous m’avez mal lu. Je n’ai jamais accusé 1,5 milliards de croyants d’obscurantisme atavique. Quand je parle du problème soulevé par un certain nombre de textes, ce n’est pas aux musulmans que j’en ai. Ce que je pointe alors est la dérive potentielle que ces textes peuvent, tôt ou tard, légitimer. L’affirmer n’est pas faire de l’islamophobie, encore moins faire preuve de dénigrements par rapport aux musulmans. Je soulève là un fait, qui explique d’ailleurs les dérives actuelles des plus radicaux extrémistes de l’Islam, en Afrique sub-saharienne en particulier.
        Et puisque nous en sommes à parler des textes, reconnaissez quand même que le Nouveau Testament ne recèle rien de comparable. Une chose en effet est de commettre des horreurs au nom d’une religion sans s’inspirer des textes qui d’ailleurs proscrivent lesdits comportements (meurtres, violences), une autre de commettre des horreurs en se revendiquant de textes qui, qu’on le veuille ou non, comportent bel et bien des appels à la violence. Quand j’affirme cela, je n’invente rien. Lisez la sourate 29, l’une des dernières du Coran, elle est suffisamment explicite.
        Au risque de me répéter, je rappelle donc que :
        – de fait, beaucoup d’horreurs ont été commises au nom du Christ (inquisition, guerres de religion, etc.) ;
        – ces horreurs ne trouvent aucune justification dans le Nouveau Testament, que du contraire ;
        – le Nouveau Testament affiche certes à certains endroits une exigence morale proche de l’intransigeance, mais celle-ci, j’insiste, n’est que morale, en aucune manière physique ;
        – il n’en vas pas de même du Coran et de certains hadiths (sans parler de la Sunna) où les appels à la violence, dans certaines conditions, semblent bel et bien sans appel ;
        – il y a donc, à l’inverse du christianisme, un écart dans l’Islam entre la lettre et la pratique harmonieuse de la religion dans le quotidien (cinq piliers de l’Islam), ce qui revient à dire que quand un musulman commence à se mêler d’aller fourrager dans ses textes, ça commence à sentir le roussi.
        Affirmer cela, ce n’est ni tomber dans le schématisme, ni faire de l’islamophobie, ni faire de la ségrégation culturelle ou raciale, c’est simplement faire un constat, un constat que d’ailleurs confirme la réalité d’un certain Islam dans les endroits les plus chauds du globe (Somalie, Centrafrique, Nigéria).

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        • Vous oubliez la Bible, qui est aussi etudiée dans le christianisme.

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        • Bien d’accord, Tounaisien.

          Cette tendance actuelle à tout relativiser, à dire que tout se vaut, qu’en rien certains aspects d’une civilisation ou d’une religion puissent être considérés comme meilleurs que d’autres revient à renier une partie de notre histoire.

          De culture chrétienne, je ne suis plus pratiquant, et suis fort sceptique. Mais je suis convaincu que le message transmis par le nouveau Testament a forgé la pensée européenne et est un des fondements des Droits de l’Homme tels que nous les envisageons.

          Par exemple, la réponse mesurée aux délits (si on te frappes sur la joue gauche…), la notion de pardon, la séparation de l’Eglise et de l’Etat sont des notions forgées par ce message chrétien.

          Le plus amusant, c’est que cette maniére de déconsidérer les éventuels progrés ou avantages de notre propre culture est toute … chrétienne, habitués que nous sommes à battre notre coulpe.

          Le fait que le Prophéte de l’Islam ait été un dirigeant temporel, à la tête d’un califat, qu’il ait pratiqué la polygamie, qu’il ait versé le sang de ses ennemis n’est pas anodin.

          Qui pourra, au sein de l’Islam, interdire à ses correligionnaires de suivre cet exemple ? Comment l’Islam pourra-t-il de façon non ambigüe se distancier de la violence pratiquée par son fondateur et parfois mise en valeur dans le Coran ?

          Etre critique sur certains aspects d’une religion ne revient en tout cas pas à porter de jugement sur ceux qui la pratiquent.

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        • @ Susk
          Vous avez très exactement, et sans doute avec plus de pertinence que moi, mis le doigt sur le fond du problème.
          Ceci m’inspire une autre question : pourquoi donc, dans notre société occidentale, tant d’acharnement à tuer le père symbolique ? Là est pour moi la vraie question. Il y a comme une sorte d’irrationalité, de délire, un peu comme s’il s’agissait d’une vieille rancœur, d’un vieux conflit, d’un désir ancestral de vengeance inassouvi.
          J’invite plusieurs visiteurs de ce site à relire leurs classiques, en commençant par « Colombo » de Prosper Mérimée. Peut-être y trouveront-ils matière à remettre leurs idées en place.
          À vrai dire, tout ceci m’apparaît être de l’ordre de la psychanalyse. Et manifestement, notre ami Marcel ne suffit pas à jouer le rôle de divan.

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        • Whow celle la je ne l’avais pas encore vue 😉 😉 je veux bien que vous vous reclamer de ne plus être croyant, aparemment vous avez quand même été elevée dans cette croyance, alors la bourde, de la bourde, de la bourde, c’est quoi la Bible Marcel??????? M’enfin quand même, au lieu de juger ceux que vous trouvez qu’ils ne savent rien du Coran, vous feriez mieux de mettre votre main sur la tête 😉 La Bible c’est l’ancien et le nouveau testament ensemble, mais ce que vous n’avez pas l’air de savoir c’est que l’ancien testament on ne l’emploi plus, plus dans les cours de religion, ni à la messe, justement parceque la dedans il y a des trucs completement dépassée et violent et plus appliquable. Oui ok vous trouverez aussi des extremistes catholiques qui l’emploient toujours. La grande différence avec le Coran c’est que les musulmans ne sont pas prêt du tout à laisser tomber des morceaux ou à modifier qq chose, car c’est la parole de Dieu le Coran pour eux et donc doit rester comme il est, si longtemps que la nous n’aurons pas une évolution on ne bougeras pas dans le bon sense. Hélas.

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        • Isa, quand j’étais au collège, on étudiait toujours l’ancien testament. Et pour pas mal de protestants, c’est encore parfaitement d’actualité.

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  17. @ Marcel

    « il est urgent de rappeler que les seules valeurs imposables qui aient cours dans un état de droit sont les lois »

    C’est vraiment le Ground Zero de la pensée, la neutralisation de notre société, c’est bien de le dire, Marcel veut neutraliser nos valeurs et notre société.

    Les valeurs de la société l’Européenne? Consultez votre avocat!

    et même avec tout ce blabla d’apologie de l’Islam ne fait que l’instrumentaliser pour casser encore et encore du catho, comme grand promoteur de préfab humaniste

    Zemmour fait le buzz, tu n’es que du buzz

    et tout en se voilant la tête pour éviter de perdre la face, et surtout tourner autour du pot,
    impossible de dire que les problèmes réels à l’école et dans la rue sont la conséquence d’une politique voulue par la gauche, dont bien-sûr elle a hâte de se distancier maintenant.

    http://www.lameuse.be/1193025/article/2015-01-18/didier-nyssen-ps-on-a-rate-la-multi-culturalite-a-verviers

    On va y aller cash : certains n’hésitent pas à dire que si Verviers est devenu « un repère de djihadistes » c’est à cause de la politique d’accueil des étrangers de Claude Desama (PS). C’est ce que vous avez voulu dire avec votre message ?

    « C’est faux de dire que c’est Claude Desama qui a fait venir un certain nombre d’étrangers à Verviers. Même si, c’est là-dessus qu’on a perdu les dernières élections communales, ou en tout cas, qu’on a été sanctionnés. Claude Desama a eu une politique qui a pris en compte, de façon sans doute pas tout à fait bien mesurée, la précarité. Une politique qui a voulu favoriser les populations les moins bien nanties, parfois de façon exagérée, et ça a été mal perçu. J’ai attiré son attention à l’époque, avec d’autres, sur la problématique qu’allait représenter l’afflux de différentes nationalités à Verviers. Et je ne parle pas de convictions philosophiques. »

    ha bon, c’est pas qu’on a voulu faire venir des étrangers, on juste a voulu faire venir des pauvres, et ce sont des étrangers qui sont venus en premier

    faut-il avoir un autre aveu de l’instrumentalisation de populations pour des raisons électorales? Les gens d’ici sont un peu trop catho? Importons de la pauvreté étrangère! de préférence d’une autre religion, ils voterons éternellement pour nous!

    c’était quoi encore le but? la neutralisation de notre société?

    elles sont belles tes valeurs Marcel,

    je dirai même jolies, très jolies

    W

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    • C’est la faute aux Wallons, c’est ma faute aux musulmans, c’est la faute à la gauche. Vous etes des gens parfaits, non, les Flamands chretiens de droite…

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    • @vvalli

      t’es vraiment le seul qui n’a pas compris que le truc de verviers c’est une putain de bavure policière…
      la superpolice qu’a déjoué le djihad made in belgium (et qui a besoin d’une aide financière alors qu’elle est si efficace) c’est du pipeau, c’est de la standing ovation pour de la mrde nationaliste…

      jolies croyances vvalli très jolies

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  18. Ben voilà! Le MR est, comme d’habitude, le petit doigt sur la couture du pantalon, mais du côté du VLD il semblerait que quelques uns se réveillent : Gwendolyn Rutten n’aime pas non plus voir l’armée NVA dans les rues et Tomelein n’aime pas le fichage des passagers aéroportés par notre NVA nationale…
    Ce qui est la moindre des choses pour un parti qui refuse la mainmise de l’état, notez que le MR ne la refuse que pour les grandes entreprises le fichage à la soviétique ne le géne nullement quand il s’agit des citoyens… Mais je fais confiance à la NVA, car si elle maîtrise une chose, c’est l’opportunisme et faites lui confiance elle va se faire des amis de tous les peureux Flamands et Wallons

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    • Y a de l’eau dans le gaz entre NVA et les autres , sauf le MR, bien entendu! Soutien indéfectible du parti qui lui a offert le ,si joli et lucratif ,costume de premier ministre :

      Source: Belga
      Le député Eric Van Rompuy (CD&V) a fait la leçon au ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) jeudi en pleine séance de la Chambre, un nouveau signe des tensions qui opposent depuis quelques semaines la N-VA à ses partenaires flamands, le CD&V en particulier.

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  19. bon ok la RF a atteint le fond avec cet énergumène:

    http://www.atlantico.fr/pepitesvideo/nicolas-sarkozy-repond-sechement-david-pujadas-propos-images-marche-republicaine-1967904.html

    je vais me remettre au kiswahili

    avec une inquiétude pour ce qui se passe au congo

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  20. Le français n’est pas ma meilleure langue, je fais beaucoup de fautes de grammaire, de vocabulaire et d’orthographe. Je préfèrerai écrire en anglais mais je sais que beaucoup de belges pensent qu’ils connaissent bien l’anglais mais ne comprennent pas bien les nuances et les mots qui ne sont pas employés dans les séries TV. Alors j’écris ici en français et je m’excuse par avance pour mes fautes.

    Vous êtes tous ici embarqué dans une discussion sur les mérites relatifs de vos cultures et bien sûr vous pensez comme ce monsieur Tournaisien que la culture de l’islam est inférieur.

    Mon histoire elle est simple. Je suis née ici, et mes parents aussi, mais pas mes grand parents ni personne avant eux. Dans ma famille nous pensons qu’il y a cinq ou six génération d’avant, nos ancêtres portaient une kippa et les femmes une perruque, et ils allaient à la synagogue et lisaient la Torah et les hommes ne coupaient pas leur barbe et faisait ce que dit le rabbin. Mais nous avons oublié tout ça et aujourd’hui dans ma famille on rigole de ça et on porte pas de kippa, on lit pas la Torah, on mange du porc, on met pas le pied dans une synagogue et on trouve les rabbins plutot rigolos. Mes grand pères, grand mères, mes oncles, mes tantes, mes parents, mes frères, on est tous comme ça: la religion, on s’en fout un peu. Un cousin à moi il a marié une fille très orthodoxe et leur mariage il a mal tourné. Une cousine à moi est allé en Israël et elle est revenue à moitie folle après 6 mois, maintenant elle vit en Australie (il fait aussi bon temps qu’en Israël et les gens ils sont normaux).

    Je comprends jamais quand on dit que je suis juive. Ca ne veut RIEN dire, sauf si on veut dire que les juifs sont une race, comme les bantoux, les cherokee, les méos ou les arumbaya (j’ai appris à lire le français en lisant Tintin). Mais les juifs ils ne sont pas une race, ou alors tellement métissé que ça ne veut plus rien dire. C’est OK de dire d’un gars qui sort de la synagogue avec ses phylactères (les teffilin en hébreux) sur la tête qu’il est de la religion juive. Mais dire de moi que je suis juive est une absurdité.

    Par contre, quand des gens ils sont tués dans le musée juif, quand Marcel Sel il se déchaîne contre Israël, alors je deviens juive. Je me sens alors moi même attaqué. Tout simplement parce que même si je m’en fiche, on dit que je suis juive, alors je le deviens. Comme tous ceux qui dit #jesuischarlie ou #jesuismusulman ou n’importe quoi comme ça. Alors que des jeunes arabes ici ils se sentent de plus en plus musulman je le comprends, parce qu’on arrête pas de les stygmatiser et même s’ils s’en fiche de la religion et préfèrent courir les filles et tout ça, à force de leur dire que les musulmans c’est des cons, voyez Boko Haram et IS et tout ça, les musulmans c’est des bêtes c’est pas comme nous les bons européens chrétiens comme Mr Tournaisien, alors ces jeunes ils pensent « OK, you’re gonna get what you’re asking for ». Moi je comprends ça.

    Quant Monsieur Tournaisien il dit que l’islam il coupe les mains des voleurs et tout ça, je dis va visiter le Children’s Home, Dublin Road, Tuam, County Galway, Ireland. Va visiter la Bosnie (les serbes, ils sont chretien orthodoxe). Je dis le pape il savait d’Auschwitz et il a rien dit. Churchill il savait aussi et il n’a rien dit non plus. Je dis, Tournaisien, arrête de faire ton supérieur.

    Mon amoureux a des enfants de son mariage précédant et à la porte de la classe d’école de son fils il y a la liste des enfants dans la classe avec le cours de religion qu’ils doivent suivre. C’est une école communale dans l’est bourgeois riche cossu well to do de Bruxelles. Il y a plus beaucoup de Jean-Luc Vandemeulebroeck, Mr Tournaisien, il y a plus beaucoup de catholiques. Alors élever des enfants en disant que l’Islam il est inférieur parce qu’il coupe des mains, c’est pas très utile pour élever des enfants.

    Quant mon amoureux il me fera des bébés et si c’est des garçons je les ferai circumciser, pas parce que je suis juive, mais parce que les garçons circumcisés ils sont meilleurs pour le sexe. Et les petites amies de mes fils elles me remercieront.

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    • Vous irez demander aux parents des otages décapités en Syrie, y compris les deux Japonais d’aujourd’hui, ce qu’ils en pensent. Je suis convaincu qu’ils seront en parfaite harmonie avec vous.
      Si vous m’avez bien lu (ce dont je doute), ce que j’ai dit tient en très peu de mots : respect de l’autre, de ses convictions, respect de son intégrité physique, on ne tue pas pour imposer ses convictions à d’autres ! C’est pourtant simple, non ? Or que nous montre l’Islam intégriste de l’EIL en Irak, en Syrie, au Nigéria, en Centrafrique ? Exactement le contraire. On y tue, on fait sauter des fillettes de 10 ans avec des ceintures d’explosifs, on décapite des otages occidentaux impliqués dans des programmes humanitaires. Eh quoi ? Dire que c’est inacceptable est se sentir supérieur ? Mais vous délirez ou quoi ?

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    • « Quant mon amoureux il me fera des bébés et si c’est des garçons je les ferai circumciser, pas parce que je suis juive, mais parce que les garçons circumcisés ils sont meilleurs pour le sexe. »

      @ amie(?) miyovo

      contentez-vous de les faire circoncire… parce que par les temps qui courent si vous tombez sur un circumciseur francophone malveillant il risquerait de ne plus restez grand chose autour du petit organe… pour vos bébés filles, il paraît que le percing au clito n’est pas mal non plus… les filles percées « ils sont meilleurs pour le sexe »

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  21. Il faut, hélas, admettre, au cours des millénaires, qu’en Europe, aux Amériques, en Afrique et au Moyen-Orient, les adeptes des trois religions du Livre massacrèrent et massacrent toujours sans compter tous ceux qui leur déplaisent.
    Cela dit les empires de l’Antiquité, aux religions bien différentes, n’ont pas à « rougir » de leurs résultats.
    En Europe, nous étions parvenus, après de sanglantes guerres de religions, à réduire les actions maléfiques de tous ces détenteurs de vérité. Par malheur, pour aboutir à cette « amélioration » il fallut encore d’autres massacres, du 18e siècle au 20e siècle y compris, au nom d’idéologies tout aussi mortifères.
    Et voilà, qu’assagie l’Europe voit ressurgir au 21e siècle, de la boîte de pandore des droits de l’Homme et du politiquement correct, ces religions qu’elle avait pu mater si laborieusement.
    Le problème maintenant, pour l’avenir de nos enfants, faudra-t-il à nouveau développer la même sauvagerie qu’au temps passés pour faire comprendre qu’une religion est affaire personnelle et qu’en rue seule les lois relevant de César sont d’application ?

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  22. @Marcel

    quelques autocitations:

    « uit ‘t zuiltje
    24 janvier 2015 • 0 h 30 min
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    @Marcel

    comment que ça se fait qu’un truc posté le x janvier est en attente de modération » …(paru)

    « uit ‘t zuiltje
    21 janvier 2015 • 2 h 33 min
    Votre commentaire est en attente de modération.
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    aub Tourn’

    un peu de bon sens
    « (a) la laïcité est, si l’on relit bien le texte du chrétien, à savoir les évangiles, inscrite au cœur même du Christianisme (« rends à César ce qui appartient à César »), »

    le coeur de l’évangile une parole soi-disant dite alors que l’église n’existe pas et que son prophète n’est pas trop en bonne posture…

    et dès que la secte a conquis l’empire… rome est à qui déjà?

    (b) le projet pour l’homme : l’humanisme… au ciel,
    et le pognon à rome, pas de petit profit dans une chrétienté « où l’on tue au nom de la religion, du moins dans certaines parties de » la chrétienté

    tiens la morale et le capitalisme et le colonialisme et le communisme et le droitdelomisme etc etc c’est pas aussi l’invention des vos bons calotins…

    je me sens très premier degré ce soir presqu’autant que vous avec l’islam »

    « uit’t zuiltje
    21 janvier 2015 • 17 h 42 min
    Votre commentaire est en attente de modération.
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    un ange passe

    http://www.lesoir.be/755927/article/debats/cartes-blanches/2015-01-12/terroristes-ne-sont-pas-seuls-ennemis-democratie

    et un p’tit tarq pour me mettre la patrie fourestière de Pfff à dos

    http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/72428/debat-edwy-plenel-tariq-ramadan-lethique-philosophie-premiere/

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    Répondre ↓

    uit’t zuiltje
    21 janvier 2015 • 17 h 48 min
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    pour le funkiel sous l’oeil avisé de la star de couverturay

    http://www.causeur.fr/finkielkraut-analyse-la-marche-du-11-janvier-et-ses-suites-31157.html# … »

    ps(wallon):

    voilà Marcel, je comprends pas bien où est la modération

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  23. Malgré le contexte particulier d’attentats commis par des fanatiques islamistes et les campagnes spécifiques contre nos concitoyens musulmans, et bien que ceux-ci soient de différentes origines nationales j’aurais plutôt écrit : « je suis Arabe ou le slogan oublié ». Peut-être parce que je ressens toutes les campagnes anti-musulmans comme surtout de la xénophobie, plus particulièrement anti-Arabes, l’apparence physique, le nom étant le plus souvent stigmatisés sans qu’on sache s’ils sont musulmans, chrétiens, juifs, athées ….. Mais je reconnais que cela n’aurait sans doute pas permis de répondre au climat ambiant et à cet « oubli », qui est finalement un épisode de plus dans la difficulté à les reconnaitre comme citoyens à part entière et dans le jeu des communautarismes.

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  24. Est-ce qu’un musulman peut aussi être un réel démocrate ? On peut le lui demander en posant quelques questions.
    Est-il d’accord avec l’égalité entre l’homme et la femme ? (C’est contraire au coran).

    Est-il d’accord avec la liberté religieuse et donc chacun peut quitter l’islam s’il le désire pour se déclarer sans religion ou membre d’un autre religion après avoir été musulman ?

    Est-il d’accord pour la séparation entre le politique et le religieux ?

    Je serai volontiers de côté de tout musulman qui répondrait oui.
    Ce serait très courageux. Publiquement ce ne serait pas du tout raisonnable. Pourquoi ?
    Tout simplement cette personne prendrait un risque réel pour sa sécurité.

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    • Je laisse aux musulmans le soin de répondre. Cela étant, je vous signale que le pape interdit le préservatif, le mariage homosexuel, l’avortement, l’euthanasie, le divorce, quant à l’égalité hommes-femmes, il suffit de voir le nombre de prêtresses dans l’Église et la seule cardinale s’appelle Claudia. Ça n’empêche pas la plupart des catholiques d’être d’excellents citoyens tolérants et tout et tout.

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  25. Votre remarque humoristique « Votre connaissance du Coran me paraît extrêmement bien renseignée. On reconnaît l’islamologue de comptoir » est l’occasion de vous recommander un excellent livre
    Celui du père François JOURDAN qui s’intitule « Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans »

    Il explique entre autre ceci : « L’islam est un « monothéisme intransigeant » selon le recteur de la Grande mosquée de Paris. Dieu raisonnablement ne peut que dépasser l’homme absolument : « Allahu Akbar : Dieu seul est grand ». Rien ne peut se faire sans sa permission. Tout dépend de Lui : « In shâ’ Allah : Si Dieu veut ». Sa transcendance surplombe tout : Il est vraiment Tout-Puissant. Quelle est alors la consistance de ce qui n’est pas Dieu ? Aussi il enseigne à Adam les noms des animaux que l’homme ne peut découvrir par lui-même. Il ne révèle pas son nom à Mûsâ (Moïse coranique) au Sinaï car il ne révèle pas son mystère (ghayb) imperméable : « Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais pas ce qui est en toi » dit l’important prophète musulman ‘Îsâ (Jésus) dans sa prière (5, 116). L’homme doit alors « se rendre » à lui : en régime de soumission (islâm) à une tutelle comme serviteur obéissant sous peine de châtiments rigoureux. D’Adam à Mahomet, Dieu aurait envoyé 124 000 prophètes avec l’unique message incréé qui est au ciel de toute éternité : le « Livre-mère » (Oumm el Kitâb). Ce message oral est le prototype du Coran historique et aussi d’autres livres « descendus » du ciel par la dictée céleste de l’ange Jibrîl (Gabriel coranique) : les Feuilles d’Ibrâhîm (Abraham coranique), la vraie Tawrât de Mûsâ, les Zabûr de Dâwûd, le Injîl de ‘Îsâ (Jésus coranique). Religion céleste par dictée céleste : le texte est premier, non fait par les hommes, mais transmis par eux via Jibrîl. Il donne une voie (sharî‘at) à prescriptions. Le salut sera la récompense de délices à proximité de Dieu : « Ô âme apaisée, satisfaite et agréée, entre dans mon Paradis » (sourate 89). »

    « Il ne s’agit pas de juger quiconque sur sa fidélité à sa foi ou sa sainteté. Partout il y a des saints, même chez les athées. Mais il est indispensable de connaître le chemin de l’autre, et le mien, si l’on veut grandir en confiance. On doit donc savoir qu’en islam Dieu est absolument séparé de l’homme (malgré des pactes unilatéraux par Dieu pour accréditer la mission des prophètes coraniques). Le prophétisme coranique par dictée céleste est un adamisme puisque l’ère prophétique commence avec Adam. Seules les religions bibliques, judaïsme et christianisme, sont des abrahamismes puisque l’Alliance biblique dans laquelle Dieu Se donne et envoie les prophètes, commence avec l’Abraham biblique et qu’elle est absente du Coran. Doctrinalement l’islam n’est pas une religion biblique. D’ailleurs il rejette la Bible et le Nouveau Testament comme « falsifiés » (4, 46 ; 5, 13-41). S’il y a une religion « du Livre » c’est bien l’islam pour qui tous les livres seraient descendus de la Mère du Livre céleste. La Bible, elle, ne descend pas du ciel mais est le fruit de l’Alliance humano-divine, par inspiration. Ceci laisse une respiration considérable sur le texte pour interpréter la violence dans la Bible et le travail rédactionnel tant mis en valeur par les sciences humaines modernes. La place de l’homme y est pleinement reconnue. L’Alliance biblique (ouverte sur l’Incarnation et la Rédemption) et les prophétismes différents du Coran et de la Bible apparaissent comme les différences doctrinales majeures entre le Coran et la Bible. Elles sont très gravement ignorées par les musulmans, les juifs et les chrétiens. »

    Cher Marcel,
    Mes excuses si cela paraît un étalement d’érudition mais mon but est avant tout pour les esprits curieux,
    de recommander le livre de François Jourdan qui est véritablement respectueux de chaque personne.

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  26. « le préservatif, le mariage homosexuel, l’avortement, l’euthanasie, le divorce, »

    Vous avez oublié le suicide ! Ô joies diverses et avariés du modernisme acéphale !

    «  »quant à l’égalité hommes-femmes, il suffit de voir le nombre de prêtresses dans l’Église et la seule cardinale s’appelle Claudia »

    Le Pape a toute latitude pour nommer une femme cardinal (une sorte de travesti au carré).

    Il ne le fait pas uniquement pour vous emmerder (et, en cela, je l’approuve ! un milliard de fois! )

    Mais une femme prêtre, qui mêlerait les effluves de ses menstrues au sacrifice de l’eucharistie !

    Quelle horreur absolue.

    Vous allez me répondre (je vous prête un cerveau pour deux secondes) : cela ne dérange pas les anglicans (qui sont aux catholiques ce que les singes savants sont aux acrobates).

    Mais, précisément, les anglicans ne croient pas à la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Ils s’imaginent que ce sont des rites symboliques, les pauvres.

    Alors que, pas du tout : credo.

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    • Si le Pape nomme une femme évêque, en Belgique, vu le niveau des prêtres belges, ces suppôts de l’indifférencié, ces gibets de potence, ces ignares de l’avançisme, ces pleutres de l’utiti-litarisme, ces Séguéla de la nullité, ces jean-foutre du sociétalisme, ces huitième plaie de l’Égypte*, ces nationalistes de sacristies, ces minus habens, je lui conseille de le faire in partibus infidelium – ce qui aura le mérite d’entretenir la flamme de la haine incandescente de Marcel pour le catholicisme – ici, protestation de Marcel, qui proteste énormément, comme tous les protestants.

      * Evelyn Waugh qui se comparait à un garde royal devant le Palais, qui répondait aux curieux et aux touristes que le Roi était là, sans en être sûr, et par principe, suite aux réformes de Vatican II, le disait encore plus franchement : « ils » ont salopé ma Foi. Des dégueulasses, voilà !

      Je désigne les coupables : le clergé belge, dans toutes ses composantes.

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    • @Pfff …
      (ou Tourn, toujours si bien renseigné)
      tiens! à propos de « menstrue » est-ce que « la » vierge en avait quand elle était enceinte du soezeke… malgré son angélique présence réelle non symbolique.

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      • vu que les mères porteuses…
        quoique l’adn mythocondrial angliche judéomatrilinéaire dans ce cas merci levy-strauss-kahn

        perso je me réjoui que demain les enfants auront plus de parents qu’aujourd’hui, ça semble meilleurs pour la santé (donc physique,mentale,sociale) d’ailleurs, en bon drwadlomiste (et en plus drwadlomédelafamiste)

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  27. Le problème ce n’est pas l’islam, c’est la religiosité. La France est un pays où la religion avait reflué, où les pratiques religieuses avaient quasiment disparu, et voilà que nous voyons des personnes, les musulmans, attachés à leur religion, et cette religiosité nous interloque.

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Rétroliens

  1. Je suis musulman, ou le slogan oublié. | Becdecane's Blog

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