La province d’Anvers, c’est très moyen question Goed Bestuur !

Un Brabant-moyençon  © Freddy Tougaux

Un Brabant-moyençon
© Freddy Tougaux

C’est la crise. Bruxelles à feu et à sang. L’économie en chute libre. Un nouveau gouvernement qui a du mal à installer la moindre crédibilité. Et des pensions menacées.

Heureusement, les partis de la majorité flamande, mus par leur expertise en Goed Bestuur (Bonne Gouvernance, pour les francophones unilingues), ont décidé de nous dérider. D’abord, juste pour faire se marrer le kop de la N-VA et fulminer le FDF, le très rigolo Siegfried Bracke a exigé qu’on retire le mot «nationale» à l’expression Défense nationale.

On imagine qu’un projet de loi pourrait suivre, qui interdirait la drache nationale au profit d’une simple drache (c’est plus local, ça nous arrange). La Banque nationale deviendrait simplement La Banque. Et, au grand dam des socialistes de ce pays qui la chantent encore, l’Internationale serait remplacée par l’Inter. Qu’à cela ne tienne, le socialisme vivra encore mille ans, comme le confirme l’expression «Inter de mille ans».

Mais le projet ne s’arrêterait pas là : on supprimera aussi les nationales, ce qui permettrait de réduire drastiquement le coût des rustines en Wallonie, et amènera les gens qui en ont assez d’être bloqués sur les autoroutes à redécouvrir les provinciales, communales et vicinales.

Inimaginable, ce projet de loi ? Voire : aujourd’hui, les trois partis de la majorité au gouvernement flamand se seraient, selon Belga, déclarés favorables au changement de nom de la province d’Anvers en Midden-Brabant (Brabant moyen) parce que donner le même nom à une ville (Anvers) et à une province, franchement, les gars, c’est de la mauvaise gestion.

Cette appellation Midden-Brabant peut paraître étonnante, dès lors que la province d’Anvers ne se situe pas du tout au milieu de la Belgique, mais bien tout au Nord. Mais ce serait oublier qu’au Nord d’Anvers, il y a les Pays-Bas et surtout, la province batave du Noord-Brabant (Brabant du Nord). Dans le cadre d’un rattachement de la Flandre à la Hollande, voulue par exemple par le président de la Chambre (mais oui, mais oui) Siegfried Bracke, convenons que la dénomination est parfaitement choisie. Mais bon, il y a une série de choses auxquelles les trois partis n’ont pas pensé.

Genre, au sud de la future province du Brabant moyen, il y a celle du Vlaams-Brabant, le Brabant flamand. L’arrivée d’un nouveau Brabant, même moyen, rendrait cette appellation absurde : il y aurait bien deux Brabant flamands, dont l’un ne serait que moyennement flamand, puisqu’il reconnaîtrait de par son appellations que plus haut, il y a encore un Brabant hollandais ! L’autre serait au contraire doublement flamand, puisqu’il serait à la fois flamand de par sa position en Flandre, et flamand par son nom ! Ce serait en quelque sorte un Vlaams-Vlaams-Brabant. De quoi donner le tournis même à Raymond Devos. Du coup, la logique voudrait qu’on rebaptise aussi «Brabant flamand» en «Brabant du Sud» ou Zuid-Brabant.

Sauf que là, les Wallons risquent de regimber. Car oui, au Sud du Brabant flamand qui deviendrait celui du Sud, il y a le Brabant wallon, qui est tellement au Sud que parfois, on dirait le Sud. J’me comprends. Du coup, on pourrait s’attendre à un clash communautaire visant à imposer à la Flandre de tenir compte aussi un peu de son voisin méridional (qui deviendrait Brabant Méridional plutôt que Wallon, histoire de bien marquer qu’il est libéral, ce que le Wallon ne peut être par définition), en rebaptisant le Brabant flamand en Brabant moyen du Sud, et logiquement, cela ferait de la province d’Anvers le Brabant moyen du Nord. Il resterait même une place pour un Brabant moyen du Milieu, si Louvain voulait se détacher du Brabant moyen du Sud.

Mais les changements ne s’arrêteront pas là. Fiers de leur excellente gestion des noms de provinces, les partis gouvernementaux flamands, N-VA en tête se mettront à railler l’archaïsme wallon, dont deux provinces auront stupidement gardé un nom de ville plutôt que de se donner une appellation purement géographique. Godverdomme ! Ces Wallons ne comprennent rien à la modernité, dira Siegfried. Ne supportant pas la raillerie, le gouvernement wallon devra donc bientôt décider de rebaptiser la province de Liège en Wallonie de l’Est et celle de Namur en Wallonie du centre. Quant à la province du Luxembourg, qui pille le nom d’une nation voisine, un ruling lui imposera de se renommer Province des Ardennes, comme du temps de Napoléon.

Mais les Wallons ne manqueront pas non plus de faire remarquer aux Flamands que, helaba, la province du Limbourg a, elle, piqué son nom à la ville de Limbourg qui se trouve… en Wallonie ! Dat gaat niet, hein, mijnhee ! Et voilà une belle opportunité de discussion au Parlement flamand. On se crêpera le chignon pour savoir si le Limbourg devra s’appeler Oost-Brabant, Kempenland (Campine), Verre-Oost-Vlaanderen (Flandre extrême-orientale) ou même West-Duitsland (Allemagne de l’Ouest) tant il est vrai que le dialecte limbourgeois abuse des ich et dich et mich.

Enfin. Après toutes ces discussions fondamentales, et une nouvelle réforme de l’État intellectuel de notre pays, la Belgique ira fondamentalement mieux. Fiers de toutes ces nouvelles appellations, nos travailleurs retrouveront de l’emploi, nos entreprises leur vivacité, et après la scission du pays, nos provinces pourront plus facilement s’intégrer, les unes, à la Grande-Hollande, les autres, à la France. Et là, pas de problème : le Nord Pas-de-Calais est toujours la province de langue française la plus septentrionale et ne perdra donc pas le… Nord.

Reste le cas de Bruxelles. La région porte en effet le même nom que la ville de Bruxelles. Ce qui, selon Bart De Wever, montre à quel point cette région est mal gérée. Et là, la réponse est toute trouvée : on l’appellera « Zievereerland ». Quoiqu’en matière de ziever (radotage en français), il faut bien reconnaître que les Bruxellois sont loin d’être les plus forts !



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55 réponses

  1. Quelle macédoine !

    N’aimant pas me positioner relativement aux ennuyants hennuyers, et, pire, être SOUS Liège (même sous un autre nom), oppresseur éternel, pourrais-je proposer le retour de l’appellation Sambre-et-Meuse, comme la sauce homonyme ?

    Ou, mieux, cette bande de belges irrécupérables nous lâchent, et nous reformons Namur-Luxembourg.

    Sous le nom de Bavière II, bien sûr.

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  2. J’aime pas les nationales, les provinciales, les communales, les vicinales, ni les départementales ! https://www.youtube.com/watch?v=WoTNn1fMVAA#t=1m41s

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  3. Excellent Marcel Sel, j’ai bien ri ! N’empêche, vu ainsi c’est en effet drôlatique, mais si cela devait être, ce le serait nettement moins.

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    • C’est la réflexion que je me suis faite aussi. Finalement, ce n’est pas très drôle, cette histoire. Le programme de la NVa, c’est l’agitation permanente ; le but, c’est la pétaudière. « C’est l’aventure », comme aurait dit De Gaulle et De Wever est encore assez jeune : cela risque de durer longtemps et de finir fort mal.

      Je vois un point commun entre les anversois et les carolo (sûr que cela va plaire à Anvers). Charleroi est né parce que Charles Quint a mis son doigt sur une carte en 1500 et a connue une explosion démographique et économique extraordinaire lors de la révolution industrielle. Anvers était un port tout à fait secondaire, qui a connu un boom incroyable avec l’ensablement de Bruges, puis a vu sa population tomber à rien, sa ville être anéantie, désertée, avec les guerres de religion, un fameux incendie, la peste. De très grands hauts et de très grands bas, les montagnes russes.

      Logique qu’ils n’aient pas là-bas le même rapport au temps, qu’ils sentent souffler plus fort le vent de l’histoire. Surtout entre leurs deux oreilles.

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  4. Quels propos dignes d’un humoriste : je ne sais pas lequel, mais chapeau bas ! A proposer aux auteurs de « soit belge et tais-toi ». BRAVO !

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  5. Pourquoi la province d’Anvers continuerait-elle de porter le nom d’une ville sortie de sa tutelle ?

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    • En effet, voilà l’origine de la proposition ! Tout le monde voit ce problème, cette situation absurde, à l’exception de M. Sel.

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      • C’est vrai qu’obtenir une place dans l’Histoire (avec un grand « H ») parce qu’on a réussi à imposer le changement de nom d’une province quand le pays faisait face à une grosse épreuve économique, sociale, communautaire,… ; ça a quand même plus de classe que d’y entrer comme ceux qui auraient réussi à imposer la dictature bananière néolibérale en se réservant la possibilité de distribuer droits, faveurs et privilèges à leurs familles, amis et « clients » !

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  6. Petite correction Marcel. Lorsque la Belgique était française, la province de Luxembourg, c’était le département des forêts car de département des ardennes existaient déjà en France (08)

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  7. S’agissant de la suppression du « Nationale » de « Nationale Defensie » ou, à l’origine, du « Nationale Verdediging » … à vrai dire, les choses sont un peu plus subtiles que ça. Si vous consultez le dictionnaire Van Dale, vous constaterez que le mot « Défense », dans le sens de « Défense nationale », se traduit aujourd’hui par le seul mot « Defensie » (traduction donnée pour l’équivalent de la forme française « Défense nationale »). Bracke est donc en apparente conformité avec la réalité lexicale rendue officielle par l’équivalent du « Petit Robert » pour la langue néerlandaise. Dois-je par ailleurs rappeler que le ministère de la Défense des Pays-Bas est bien le « Ministerie van Defensie » et pas « Ministerie van de Nationale Defensie » (ou « van de Nationale Verdediging).
    Je vous accorde néanmoins, ces subtilités lexicales mises à part, qu’une telle proposition n’est pas sans arrière-pensée.

    Concernant le changement d’appellation pour la province d’Anvers, rebaptisée en « Midden-Brabant », une première réflexion s’impose : historiquement, Anvers faisait partie du duché de Brabant et a toujours été brabançonne (jusqu’à la fin de l’Ancien Régime).
    Ici encore, toutefois, je vous accorde qu’il y a bien sûr intentions sous-jacentes :

    (a) rebaptiser la province d’Anvers en « provincie van Midden-Brabant » c’est, à court terme, préparer la proposition de fusion de la province de « Vlaamse Brabant » et de « Midden-Brabant ». Une fusion qui aboutirait à la création, non pas d’une super-province de Brabant, mais bien d’une région de Brabant … dans la future « république de Flandre » (en attendant éventuellement un rattachement avec les Pays-Bas, et donc une super-fusion avec le Noord-Brabant). En outre, cette future fusion (qui me semble évidente) en appellera très bientôt une autre, celle des provinces de Flandre occidentale et orientale en une « région » de Flandre, correspondant au territoire de l’ancien comté de Flandre. Resterait le Limbourg …

    (b) Symboliquement, c’est tirer un trait sur l’héritage des départements sous régime français, dont dérivent nos actuelles provinces. Exit donc l’ancien département des Deux-Nethes, devenue la province d’Anvers, dont le découpage n’a à leur avis aucun sens (et on ne peut pas leur donner tout à fait tort). C’est bien ici l’héritage jacobin que les Flamands veulent solder, un héritage qu’ils ont en sainte horreur.

    (c) Economiquement, la mesure se justifierait par ailleurs par des économies d’échelle, trois grandes régions en région flamande coûtant moins cher a priori que les institutions et administrations des cinq provinces existantes. Cet argument peut lui-même se comprendre.

    (d) Cette proposition permettra de mettre un peu plus en évidence la dissymétrie institutionnelle de la Belgique. Elle dénoncera le conservatisme des Francophones qui, à leurs yeux, seront de toute façon incapables de procéder à une telle réforme (à leurs yeux nécessaires). Elle consacrera surtout le déséquilibre institutionnel, la carte des institutions de notre pays étant de facto niée dans ses fondements mêmes.

    Politiquement, c’est bien joué ! Il faut le reconnaître … et je crains, quoi qu’en diront les Francophones, que nous ne serons de toute façon pas en mesure de nous opposer.

    Ceci prouve au moins une chose : Bart De Wever est beaucoup, beaucoup plus intelligent que le QI moyen de tous les politiciens de ce pays.

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    • Qui serait la future reine du Bénélux ? C’est le but caché ? C’est pour cela qu’ils font toutes ces simagrées ? Liever Nederland, Pays-Bas, c’est quand même moins moche que Bénélux.

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    • Et si Anvers (re-)devient Brabançonne, est-ce que cela ne pourrait pas calmer la névrose Vlaaaaams de certains ? C’est le point positif.

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      • Étant donné le nombre d’étapes entre leur situation et leur but, ils peuvent aussi opter pour la dénomination « en chantier », pour un certain nombre d’années.

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        • Ca, je crois que vous fourrez le doigt dans l’œil. S’ils obtiennent la majorité au niveau du Vlaams Raad, rien ne les empêchera d’aller de l’avant.

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        • @Toern’

          middel-barbant c’est comme si c’était déjà fait

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        • « S’ils obtiennent la majorité au niveau du Vlaams Raad, rien ne les empêchera d’aller de l’avant. »

          c’est pas alors comme pour la « commu..euh…franç… » euh « fédération-wallonie-bxl » qui peut peu

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        • Bien vu, Uit’
          Mais dans ce pays, quand un francophone veut quelque chose, c’est un scandale, une provocation. Quand c’est un flamand, il faut les comprendre : les petits enfants qui se faisaient mettre en charpie en allant chercher la laine dans les crocs des méchants métiers à tisser mécaniques franskiljoen.

          Le pire étant que les francophones ont parfaitement intégré cela.

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    • Tout à fait exact. Analyse parfaite et correspondant à une réalisation planifiée de manière à ne provoquer aucune réaction populaire en Flandre. Les Wallons et les « francophones » pourront hurler, la caravane passera. Tout sera fait pour anémier l’ Etat belge en vue de transférer, même sans révision de la Constitution, des pans entiers de compétences vers les Régions.
      Sans vouloir vous offenser, il existe une manière assez simple pour régionaliser une administration « nationale ». Cette manière consiste à créer, à l’intérieur de cette administration nationale, une structure et un organigramme parallèles sur base desquels on opère la régionalisation virtuelle qui, avec les années et l’habitude, devient réelle parce qu’elle « phagocyte » la structure d’origine. Mais, subtilité, la loi primitive existe toujours et « le tour de magie » ne passe pas au parlement.
      Ne rigolez pas, j’ai vécu la manœuvre et chapeaux bas aux promoteurs Flamands car ils ont bouclé le dossier et les Wallons ont laissé faire puisque « Nous sommes tous Bêêêlges »!
      Pour terminer, vous verrez un jour la structure bénéluxienne tenir le rôle de structure parallèle à la réunion de la Flandre et des Pays-Bas. Relisez le contenu du nouveau traité Benelux; le contenu n’est pas anodin.

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    • Je peux me tromper mais j’avais lu que c’est de l’apellation francophone que Sigfried voulait retirer le qualificatif ‘nationale’ et non de l’apellation neerlandophone…

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  8. Cela me fait quand même penser à la leçon de néerlandais de Monsieur Riguelle dans « Sois Belge et tais-toi, »un schimblick ,un vaserali,un domino qui fait que la Belgique est ce qu elle est .
    Nous nous devons de rester unis face à cette vague brune nauséabonde pour l’avenir de nos enfants européens.

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  9. @ Marcel,

    bien sûr, c’est la loi de je ne sais plus qui
    qui dit que tout ce que dit qq que je n’aime pas est faux

    ou risible, dans ton cas

    que le PS change le titre de Flahaut en ministre de la défense c’était fantastique, quand la N-VA change aussi celui du département, c’est l’horreur

    mais, haha! on voit que Marcel vit encore dans la Belgiekske de 14, les sacs de sable pour défendre la frontière nationale! OTAN? jamais entendu parler? missions ONU? ah oui, on a fait la défense du national … en Corée… mouahaha

    on peut donc tourner tout au ridicule

    ah oui, en temps de crise on est obligé de garder tous les noms et logos de tout ce qui existe, tant que dure la crise

    allez Marcel, et ça pour un marketeer

    et en plus de ça tu me désole un peu, comme super-expert N-VA

    artikel 1

    Het Vlaanderen van de N-VA stelt zich open voor internationale samenwerking en kijkt hiervoor in de eerste plaats naar Nederland.

    mais je sais, à la gauche on n’a pas l’habitude de transparence, quel horreur!

    la SP.a et le PTB préfèrent garder leurs statuts secrets…

    et le PS il ne fait que nier que la lutte des classes est au Nr 1 ou bien ils font le contraire de ce qu’ils annoncent en émancipant l’internationale de l’inactif, qui semble être le premier mot d’ordre…

    pas joli Marcel

    petit, Marcel, vraiment petit

    VV

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    • La différence, c’est qu’on peut difficilement soupçonner le PS de préparer la fin du pays. A la NVA, c’est une obsession. La voilà, votre différence.

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      • La NVA a au moins pour mérite de jouer carte sur table, on ne peut malheureusement pas toujours en dire autant du CD&V, VLD, PS&CDH, MR….

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      • « La différence, c’est qu’on peut difficilement soupçonner le PS de préparer la fin du pays. »

        Alors là, je crois que vous êtes très à côté de la question.

        Ils la préparent mal, c’est certain. Mais s’il y a un parti frankeufeune© agréé® où la fin de la Belgique est en filigrane de TOUT depuis des décennies, c’est sûrement celui-là.

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      • @ Marcel,

        diffisel de cacher ta haine…

        et c’est bien la meilleure, tout comme la Belgique était essentielle pour la naissance de la Flandre, le fait que la fin du pays est actuellement envisageable serait impossible sans le PS, un très grand merci donc

        la dissolution de la composante Belgique n’est pas une obsession, c’est le premier objectif de l’acte de base de la N-VA

        ah oui, le PS aspire à la lutte des classes et à l’émancipation des seuls travailleurs de la wallo-brux, et pour ça ils apparemment ils ont besoin d’instrumentaliser tout l’appareil belge. Dès lors il ne me paraît pas illogique que la N-VA aspire à l’émancipation de tous les flamands, travailleurs et autres, de cette émancipation des seuls travailleurs francophones…

        tss méchants nationalistes! méchants!

        joli Marcel, vraiment joli

        VV

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        • Je pense que vous avez fait une petite inversion et je suis certain qu’il n’y avait aucune malice dans votre chef :
          « le PS aspire à la lutte des classes et à l’émancipation des seuls travailleurs de la wallo-brux, et pour ça ils apparemment ils ont besoin d’instrumentaliser tout l’appareil belge. Dès lors il ne me paraît pas illogique que la N-VA aspire à l’émancipation de tous les flamands, travailleurs et autres, de cette émancipation des seuls travailleurs francophones »

          Il serait plus juste de dire, dans un soucis de respect de la chronologie des événements, que :
          « la N-VA aspire à l’émancipation de tous les flamands, travailleurs et autres, et pour ça, apparemment ils ont besoin d’instrumentaliser tout l’appareil belge. Dès lors il ne paraît pas illogique que le PS aspire à la lutte des classes et à l’émancipation des seuls travailleurs de la wallo-brux, »

          A partir de là, je m’autorise à critiquer votre post sur plusieurs points :
          – La NVA étant un parti de droite dure, je doute que toute personne qui ne dispose pas d’un compte en banque grassouillet, ait accès à sa sympathie, ses faveurs et ses largesses sans s’impliquer ouvertement dans la sainte croisade contre le maléfique envahisseur francofone (forcément PS et paresseux) ;
          – Je m’en veux de détruire vos belles illusions mais tous les partis et toutes les classes « aspirent à la lutte des classes » !
          * Ce n’est pas parce que l’élite économique mondiale (ci regroupé sous le vocable : « les multinationales ») emploie des régiments d’avocats, de lobbyistes ou d’expert fiscaux pour se soustraire a tout ce qui pourrait diminuer leurs profits & « négocient » à huis clos le traité transatlantique avec les états pour détruire la démocratie que cela ne pourrait pas être appelé « lutte des classes ».
          * Ce n’est pas parce que l’élite économique nationale & régionale (ci regroupé sous le vocable : « les patrons ») se regroupent en organisations telles le VOKA ou la FEB pour faire valoir leurs points de vue avec plus de force que cela ne pourrait pas être appelé « lutte des classes ».
          * Ce n’est pas parce que l’élite économique locale (ci regroupé sous le vocable : « la classe moyenne ») ne s’est apparemment pas encore rendue compte qu’il n’y a aucun parti qui la représente véritablement en ne la considérant pas comme « une poire pour la soif » et ne s’est pas pas encore organisée pour défendre ses intérêts que « la lutte des classes » ne les attirent pas ;
          * Ce n’est pas parce que les classes populaires (ci regroupé sous le vocable : « le prolétariat ») se regroupe en syndicats et fait pression à l’aide de grève et malheureusement parfois d’émeutes qu’ils seraient les seuls à aspirer à la « lutte des classes ».
          * Ce n’est pas parce que les politicien de métier (ci regroupé sous le vocable : « le monde politique ») se présentent aux élections avec des programmes sans saveur dont le seul but est de les faire élire et qui ne seront de toutes façons pas ce qu’ils défendront une fois élus que cela ne pourrait pas être appelé « lutte des classes ».

          Petite devinette :
          Des multinationales qui utiliseront le futur accord transatlantique pour jeter dans la misère des millions de famille ou des syndicats qui organiseront de grosses manifs qui déraperont surement en émeutes, lequel est le plus violent ?
          (attention, il y a un piège)

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      • Là, Monsieur Sel, vous vous trompez peut-être aussi. Les dernières « gamineries » du mayeur de Charleroi qui refuse l’entrée de son patron, un ministre-national-fédéral-belge, Jan Jambon sur le territoire de « sa rougeoyante ville » risque d’offrir encore plus de cartes au jeu de la Flandre et pas uniquement à la NVA. Que cherche Di Rupo à autoriser son précieux collaborateur Magnette à agir de la sorte ?

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        • Je crois qu’il cherche à plaire aux électeurs du PS en Wallonie. Je suppose qu’il agit par dépit, lui qui avait autrefois déclaré au Standaard que chaque peuple avait droit à « son nationalisme »… Tout à coup, il découvre que le nationalisme, c’est aussi l’apologie de la collaboration. Un peu tard…

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        • C’est tout de même bizarre, tous ces socialistes qui découvrent après les élections que, pour la NVa, et un bon nombre de flamands, la collaboration « ce sont des vieilles histoires et ils avaient leurs raisons, d’ailleurs mon tonton était un brave type ».

          Ils n’auraient pas l’indignation à géométrie variable ? Un outil d’indignation rétractable dont ils se serviraient quand cela les arrange ?

          C’est juste un hypothèse.

          Pour le coup, cela donne raison à ce qu’il y a de pire en Flandre : que les francophones s’appuient, comme des pauvrets, en vue d’objectifs très contemporains, et qu’ils n’ont que leur cuistrerie morale pour appuyer leur revendication.

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        • « l’entrée de son patron »
          sauf que la tutelle sur les communes c’est la région, je croyais
          sauf que la police n’est pas vraiment l’ex-nationale-rijkswacht, la federale (rijks)politie, je croyais

          bien sûr comme croyant je suis pas trop top, mais j’éviterais de dire un trucs complètement foireux

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        • je suis convaincu que magnette ne comprends que des trucs académiques désuets sur le nationalisme, aussi académiquement que jean nouvel comprend l’archi, mais il a bien fait de pas inviter iambo

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    • Je veux bien croire que vous êtes de bonne foi et persuadé de la véracité des mensonges et approximations que vous propagez. Vous ne m’en voudrez donc pas de vous faire remarquer que :

      1/ Aucun parti politique ne garde ses « statuts secrets » pour la simple et bonne raison que leur publication au Moniteur, consultable par tout un chacun, est une obligation légale pour pouvoir obtenir un financement public depuis 1989. Les statuts du PTB sont par ailleurs disponibles en version numérique non seulement sur le moniteur, tout comme ceux du SPA, mais sur http://statutsptb.blogspot.be/ et une version papier peut être commandée sur le site ptbshop.be. Pour pouvoir dire que quelque chose est tenu « secret », encore faut-il avoir fait l’effort de le chercher.
      2/ Il est un fait que le PS a connu une évolution idéologique l’ayant conduit dans les années quatre-vingt à supprimer toute référence au marxisme et à la lutte des classes de ses statuts. C’est connu, ça a fait longtemps débat au sein du PS et y fait toujours débat pour certains, il n’y a rien de caché.

      Bien à vous

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  10. est-ce qu’il ya pas tout simplement l’envie de supprimer le niveau provincial, par exemple au niveau du vl-brabant (« gordel-brabant », et « transrand-brabant » pour bssl) ce niveau provincial où ya encore de la pollution FR (on est vraiment pas chez soi !) tous les budgets n’y servent en goed bestuur qu’au caractère flamand en danger…

    in b.d.w. pagina6 donderdag 6nov.2014:
    vl-bieren minister sven gatz over zijn plannen voor bssl:
    « Nederlandstaligen in elke klas, die luxe hebben we niet meer »

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  11. C’ est une bonne chose. BDW se retire de Flandres derrière les murs de la ville d’ Anvers. Gérer le pays et la communauté Flamande c’ est beaucoup trop compliqué donc bientôt on est libéré. Oef!

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  12. le brabant moyen?
    Très moyen alors.

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  13. Pour le montage photo du post, marcel, le corps nu académique que vous avez choisi … c’est bien l’académie d’homme de Jean-Dominique Ingres peinte en 1800, et aujourd’hui conservée dans les collections de l’Ecole nationale des Beaux-Arts à Paris (rue Bonaparte), n’Est-ce pas ?

    Pour la tête, en revanche, je donne ma tête au chat. Je crois qu’il s’agit d’un portrait, assez âgé, du roi Henri III de Valois. Mais lequel ? Vous pouvez éclairer ma mémoire ?

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    • Faut demander à Freddy Tougaux, c’est lui l’auteur de l’illustration 🙂

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      • Selon certains sources, il s’agît d’un politicien PS dans les toilettes publics de Spy. Moi personellement, je crois qu’il s’agit de Guillaume le Taciturne, Willem De Zwijger.

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        • « je maintiendrai » plutôt taciturne que zwijger…

          inutile de rappeler que pays-bas c’était le nom de la belgique avant que la hollande/provinces-unies pique le nom

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        • Bien vu !
          Adriaen Thomasz Key, vers 1580, au Rijksmuseum !
          +
          Jean-Dominique Ingres, Académie, 1800, Ecole nationale des Beaux-Arts à Paris.
          Un hybride très douteux, assurément.

          Pour l’homme de Spy, l’a pas la même forme le skull !
          … s’est d’ailleurs trompé de date pour faire ses pitreries l’homme de Spy ! Les Lupercales, c’était en février … et pas dans des vespasiennes, mais dans la grotte au pied du mont Palatin … et elles étaient célébrées en l’honneur du dieu Faunus (tout un programme !).

          À quand les Saturnales ?

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  14. Hausse de la TVA:

    excellente idée!
    les gens ne consommeront plus rien!

    ils boufferont des racines.

    les entreprises souffriront aussi: oubliez les bénéfices!

    formidable!

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  15. Blandine va au cirque

    Paul Magnette: « Bart De Wever me fait penser à un empereur romain. »

    Hélas, sa période Peter Ustinov est passée.

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  16. Maintenant, il me rappelle quelqu’un.

    Mais qui ?

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  17. En effet, depuis 1989, les partis politiques doivent avoir une structure ayant personnalité juridique dont les statuts sont publiés au Moniteur pour pouvoir bénéficier d’un financement public (cela ne concerne pas les partis n’ayant pas de financement public et donc pas le PTB avant les dernières élections).
    Et donc, le PTB a créé une ASBL de financement dénommée PVDA-PTB-22 (22 comme le numéro de l’article qui concerne la dotation publique dans la loi de 1989) le 15 mai 2014 dont les statuts ont été publiés en juin au Moniteur. Ces statuts ne sont PAS les statuts du parti mais uniquement ceux d’une ASBL de financement.
    Les statuts du PTB ne sont effectivement pas « secrets » puisque n’importe qui peut les acheter pour 2 euros à la boutique du PTB (ou les commander en ligne). Ils n’ont par contre jamais été publiés en ligne par le PTB (malgré qu’il est possible de se faire membre en ligne) et tout porte à croire que c’est volontaire et qu’il y a une volonté d’être discret.
    Le site http://statutsptb.blogspot.be/ n’a lui aucun lien avec le PTB.

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