De LuxLeaks à Omega Pharma, une société immorale qui fonce dans l’impasse.

IMG_0738Trois événements majeurs se percutent au moment où commence l’automne de la contestation. Donnant au tout un air prérévolutionnaire.

D’abord, une organisation de journalistes du monde entier révèle les pratiques fiscales du grand suceur d’impôts européen, le Luxembourg. Rien que pour la Belgique, on parle de milliards d’euros d’impôt éludé.

La même semaine, Marc Coucke, le cofondateur d’Omega Pharma, entreprise belge, a revendu ses parts en faisant une plus-value de 600 millions (1,450 milliards annoncés au départ, mais c’était apparemment la somme recueillie par tous les associés). Et l’on apprend qu’il ne paiera pas un microcentime d’impôts sur ce revenu qui représente au total quelque 50.000 ans de travail (au tarif actuel) pour un salarié du bas de l’échelle en Belgique. Autrement dit, tout ce que vous auriez pu gagner en travaillant 38 heures/semaine depuis l’apparition de l’Homo Sapiens, à la belle époque de l’homme de Neanderthal. Ça fait au bas mot 85 millions d’heures de travail.

Toujours la même semaine, un électricien voit sa voiture immolée par les vandales qui ont profité d’une manifestation pacifique pour casser du policier. Apprenant que les assurances ne rembourseraient pas, Bruno Dillen, jeune entrepreneur en e-marketing, a lancé une opération de crowdfunding pour racheter une bagnole au brave monsieur qu’il a vu désespéré à la télé. L’opération a permis de récolter, surtout en Flandre, de quoi rembourser, et la voiture de l’électricien, et quelques autres victimes.

Marc Coucke, qui vient donc d’empocher 600 millions détaxés, a contribué en mettant généreusement… 200 euros. Une somme si ridicule par rapport à son gain défiscalisé que même l’Écho a trouvé ça borderline. Voilà le lien établi entre le grand gagnant de la semaine et la plus grande manif sociale depuis 1960. Et voilà l’aspect moral de la question abordé. Analyse.

Quand la fraude est légale et le journalisme, délictuel.
Commençons par LuxLeaks. Les journalistes qui ont étudié les dossiers ont affirmé que ces détournements d’impôts résultants d’une ingénierie fiscale joliment rodée étaient «légaux». Choquant. Car si les pratiques de ruling sont en effet couvertes par la loi un peu partout en Europe, éluder l’impôt du pays dans lequel on perçoit des revenus n’a rien de légal. Certains des montages révélés passent par des sociétés fictives, des boîtes aux lettres, des adresses à Gibraltar… Bizarre de se contorsionner comme ça quand on ne fait « rien d’illégal ». Et comme le dumping fiscal peut être assimilé à une aide d’État, illégale du point de vue européen, la « légalité » de ces affaires fait patatras. En fait, le mot « légal » a ici été si bien détourné au profit de quelques privilégiés que c’est la loi elle-même qui n’a plus rien de respectable.

Pour vous dire à quel point certaines mentalités nagent aujourd’hui dans un marais gluant dépourvu de toute éthique, le Financial Review relève : « un avocat américain de PWC Luxembourg a écrit à des membres de l’ICIJ [le consortium de journalistes qui a publié les LuxLeaks] mardi, les prévenant que s’ils continuaient à disséminer l’information, ils ‘violeraient les lois luxembourgeoises sur le blanchiment d’argent, sa détention et sa dissimulation’». Ou comment menacer des journalistes de poursuites judiciaires tout en avouant qu’on a bien blanchi, détenu et/ou dissimulé ! Sans sourciller.

La notion du secret
Les défenseurs du Luxembourg ont rapidement affirmé que les intérêts notionnels en Belgique étaient de la même nature. Il y a une part de vrai, mais les intérêts notionnels correspondent aussi à une réalité comptable et surtout, leur application est publique et prédéfinie. En revanche, les activités de ruling au Luxembourg sont secrètes et traitées à la tête du client, impliquant notamment des sociétés-écrans. Comment peut-on justifier une transaction secrète entre deux choses aussi publiques qu’une société — qui doit publier ses bilans — et un État qui représente ses citoyens et lui doit donc la publicité de toutes ses pratiques fiscales ?

Ces rulings profitent évidemment au Luxembourg qui, même s’il prélève très peu à l’échelle de ces multinationales, y gagne largement à sa propre échelle, sans compter le PIB apporté par les entreprises d’avocats richement rémunérées. Ce n’est donc pas grâce à son activité entrepreneuriale que le Luxembourg affiche une belle santé, mais grâce à ce pillage de l’impôt d’autrui.

Marc Coucke, ou comment faire fortune dans un pays «qui ne marche pas».
L’arrogance de notre avocat ci-devant montre que la « morale » (autosic) qui prévaut ici relève d’une vision thatchérienne de la société, glorifiant les énormes revenus, et méprisant le vulgum pecus. Il est, pour ce néoconservatisme, hors de question que le grand capitaliste soit soumis aux mêmes règles fiscales que le peuple. Ce privilège découle de sa fortune, comme celui de l’aristocratie française de l’Ancien Régime découlait de sa noblesse. L’un a simplement remplacé l’autre. Si aucun des pays victimes des ruling luxembourgeois ne proteste ouvertement contre ces pillages du bien commun, c’est en partie parce que tous ont adopté des principes de blanchiment similaires, bien que nettement moins agressifs, mais aussi parce que ces privilèges de la caste financière ont profondément pénétré la culture occidentale, jusqu’aux cénacles sociaux-démocrates.

Et cette notion de privilège nous ramène à Marc Coucke, l’ex-patron d’Omega Pharma. Mon clash avec Olivier Willocx, patron de la Chambre de Commerce bruxelloise BECI, sur le plateau des Experts de ce samedi sur Télé Bruxelles l’a amené à qualifier Marc Coucke de « héros ». En fait, il ne faisait qu’exprimer une idée à la mode dans les milieux de la grande entreprise. D’ailleurs : qu’on pense que Coucke soit un « héros » est légitime. Là où le problème se pose, c’est quand les représentants de l’entreprise pensent sincèrement que cet héroïsme justifie l’exemption d’impôts. Ces milieux expliquent aussi que si on osait (horreur !) imposer ce milliard et demi perçu par les actionnaires d’Omega, il s’envolerait bien vite ailleurs. Mais si ce risque existe effectivement, c’est parce que certains États, dont la Belgique, ont mis en place des formules qui permettent cette évasion fiscale. Et parce que, contrairement aux USA, on est moins sévère, en Europe, avec ceux qui fraudent le fisc en s’envolant ailleurs.

Interrogé par la télévision flamande et par De Standaard, Marc Coucke reconnaît humblement qu’il ne sera pas imposé. C’est la loi belge qui veut ça, explique-t-il. Mais comme si cette gratuité ne lui suffisait pas, il en profite pour fustiger l’administration belge « qui ne marche pas ». C’est à se demander comment Marc Coucke et ses associés ont pu réussir aussi brillamment dans un pays si mal géré, et pourquoi ils n’ont pas été s’installer ailleurs. Reconnaissons entre nous qu’une administration « qui marcherait (mieux) » serait régie par des lois qui ne permettraient pas de gagner 600 millions d’euros sans verser un centime d’impôt ou de sécu, gnark gnark gnark.

Le néoconservatisme, la religion du Richenou.
Car un État « qui marcherait (mieux) » disposerait d’un système fiscal qui ne pousse pas la majorité travailleuse à la révolte : comment expliquer aux 120.000 travailleurs qui défilaient cette semaine et à des centaines de milliers d’autres, ainsi que d’indépendants, petits entrepreneurs, patrons de restaurants et de PME, que leurs revenus à eux, même maigres, sont taxés à 50 % en moyenne et que ses milliards à lui soient exemptés totalement parce qu’il s’agirait d’une « simple plus-value » ? Au passage, qualifier des revenus en « autre chose » pour pouvoir les exempter de toute participation à l’effort commun permet de les discriminer jusqu’à l’absurde. Un bénéfice, un dividende, un salaire, une plus-value, un revenu mobilier ou immobilier, un droit d’auteur ne sont qu’une seule et même chose : des revenus. Comme par hasard, les plus gros bénéficient des plus grosses exemptions que cette rhétorique permet.

Quand on leur pose la question de l’équité, poussés dans leurs derniers retranchements, les néoconservateurs se révèlent : épargner les plus gros revenus est vital, selon eux. Quand ce n’est pas normal, honorable, ou la moindre des choses. Ils vous diront qu’un État doit attirer des capitaux, sinon, il fait faillite. Ça permet, soulignent-ils, d’améliorer l’emploi. Ils brandissent en exemple les grandes fortunes françaises qui ont exporté 17 milliards de capitaux en Belgique « suédoise » pour éluder l’impôt « Hollandais » de France (je me comprends). Bizarre : personne n’a pu me montrer l’influence de ses sommes mirifiques sur l’économie réelle. Ni sur la bonne santé de l’État. Encore moins sur ses recettes. Ont-ils créé de l’emploi ? Non. Logique : ces Sans Difficultés Financières ne sont pas venus pour créer des entreprises ou de l’emploi, mais pour éluder l’impôt. Ils le placent là où on ne taxe pas, ou très peu. Alors, pourquoi les accueille-t-on avec tant de courbettes à droite ? Parce qu’ils font bel effet.

La glorification de ces milliardaires, et le tabou qui plane sur leur fiscalisation la plus minime soit-elle, résulte d’une idéologie fumeuse qui nous prie de croire sur parole que cet afflux d’argent a bien un effet sur notre économie. Aucun chiffre, aucune étude sérieuse d’impact ne nous est présentée, nous devons prendre les dires des  « libéraux » (Armand De Decker, par exemple) pour paroles d’évangile.

Entreprendre, c’est prendre sa part de la Coucke.
Reconnaissons que Marc Coucke a pour sa part bien cofondé une entreprise florissante en Belgique. Mais c’est le cas de la plupart des entrepreneurs qui réussissent. De nouveaux produits, une politique marketing intelligente et agressive, c’est le B-A.BA de l’entreprise. C’est ce qu’il a fait. Où est l’héroïsme ? De tous les entrepreneurs belges, Coucke se distinguerait-il par la valeur affriolante qu’il a amenée à notre pays ? Eh bien non. Pas tant que ça. Pas en Belgique. Car ici, l’entreprise emploie 385 personnes, selon le bilan consolidé du groupe. En 2013, cela peut tout au plus avoir rapporté 15 à 20 millions d’euros au fisc et à la sécu belges. Auxquels il faut ajouter les 20 millions d’impôts sur le résultat du groupe consolidé (86 millions € en 2013). Une belle entreprise, donc, qui paye de l’impôt. C’est bien. Mais c’est ce que nous faisons tous !

Ce « héros » a ensuite gagné 0,6 milliard qui, taxé comme le serait le travail d’un simple technicien de surface, devrait être grevé d’un minimum de 300 millions en IPP et ONSS. Mais comme « il » a payé 40 millions d’impôts l’an passé, on nous explique qu’il ne faut surtout pas taxer les 600 millions qu’il a empochés. Ce serait une insulte. Ce serait une horreur. Je cherche la logique.

Les 385 emplois créés par ce bienfaiteur de l’humanité (au bout de 27 ans) représentent … oups… 0,0079 % des 4.856.000 d’actifs en Belgique ! Cela suffit apparemment à en faire un héros national, un intouchable fiscal. Mais que dire, alors, des dizaines de milliers de petits entrepreneurs qui, au sein des TPE (très petites entreprises, moins de 9 salariés) et PME (moins de 100 salariés) emploient ensemble… 55 % des salariés belges, souvent avec l’argent de la famille, souvent au risque de tout perdre chaque trimestre, trimant 7 jours par semaine, réglant leurs impôts sans moufter, le tout, sans droit au chômage en cas de malheur. Beaucoup de ces entrepreneurs-là ne toucheront jamais aucun jackpot, parce que leurs sociétés, utiles s’il en est, ne seront pas revendables — sans compter les chances de faillite. Un héros prend des risques. Marc Coucke en a pris. Chacun de nos entrepreneurs en a pris. Beaucoup perdent, et parfois tout. Lui, gagne. Tout. Seul ce héros-là a droit à ce qu’on passe l’éponge sur ses revenus. Parce qu’il s’est enrichi avec son entreprise. Bizarre.

L’État, c’est vous et moi.
D’ailleurs, jusqu’où un enrichissement personnel est-il à ce point éthique ou héroïque que ces qualités justifient une absence totale de prélèvement de l’État ?

Et à propos de l’État : ce n’est pas un étranger « qui nous vole de l’argent pour enrichir des ministres ». L’État, c’est nous tous. L’argent qu’on lui paye va principalement aux services dont nous bénéficions et qu’aucune entreprise privée ne voudrait ou ne pourrait installer ou maintenir. L’école, les routes, la police, l’hygiène, la planification de la politique énergétique, la défense, la sécurité alimentaire et même la qualité de l’air que nous respirons ! Il y a bien sûr des abus qu’il faut dénoncer. Mais l’État est non seulement le premier employeur de Belgique, c’est aussi le premier client de nos entreprises. Et celles-ci bénéficient, elles aussi, de ces infrastructures. Sans les routes, les ports et les aéroports, le chemin de fer, la poste, etc., nous aurions une économie digne de la République Démocratique du Congo.

Non seulement l’entrepreneur bénéficie des services de l’État qu’il paye très peu (l’impôt des sociétés ne représente qu’un quinzième de l’impôt total, et au moins un cinquième est réinjecté dans l’entreprise sous forme d’aides et de subsides) mais en sus, un entrepreneur isolé ne crée pas forcément « de la richesse », ni « de l’emploi ». Dans un environnement économique sain, le potentiel d’entreprise est virtuellement illimité. Ce qu’un nouvel entrepreneur construit est prélevé sur le potentiel de vente de l’ensemble des entrepreneurs, qui est plus au moins égal au potentiel d’achat de l’ensemble des consommateurs.

Ensuite, présenter l’entrepreneur comme un bienfaiteur et un abus digne du XIXe siècle. La première motivation de l’entrepreneur est l’enrichissement personnel. C’est d’ailleurs légitime : les sociétés qui basent leur existence sur la philanthropie (créer de l’emploi, enrichir fortement leur personnel) sont vouées à une faillite rapide. Parce que l’entreprise est une entité nécessairement amorale financièrement parlant, c’est-à-dire que sur le plan bilantaire, elle ne peut se soumettre à des valeurs morales.

Une entreprise n’est pas un cadeau, mais un échange.
Pour parvenir à faire croître son entreprise (et son propre revenu), Marc Coucke a engagé du personnel. C’est bien. Mais rien ne prouve qu’il ait créé du travail. Car l’emploi que Marc Coucke n’aurait pas créé aurait été créé ailleurs, par exemple dans une entreprise concurrente qui, en l’absence d’Omega Pharma, aurait produit et vendu plus de ses produits. Et si les produits de Coucke étaient tous uniques et irremplaçables, le consommateur aurait simplement consacré son argent à autre chose. Pire : dans un environnement ultraconcurrentiel, les prix baissent, ce qui entraîne une pression sur les revenus du travail et sur la quantité totale d’employés. Autrement dit, entreprendre peut aussi revenir à réduire la quantité totale d’emplois disponibles.

De plus, Marc Coucke n’a pas « donné » du travail. Il a loué de la main d’œuvre contre rémunération.

Ce n’est donc pas non plus son entreprise qui a « payé les impôts et la sécu » de ces travailleurs. Ils l’ont fait eux-mêmes, prélevant une part du revenu obtenu contre leur activité professionnelle. Il est étonnant que quand une entreprise prétend « donner du travail », elle n’évoque jamais les indépendants et fournisseurs qu’elle « emploie » contre rémunération. Pourtant, la seule différence entre un employé et un indépendant, c’est que le premier accepte de fournir du travail à une entreprise pour une période indéterminée. En échange, l’entreprise lui octroie un certain nombre de sécurités et un environnement de travail. Au final, un salarié employé à temps plein revient même moins cher qu’un indépendant ou un sous-traitant au même temps plein. Sinon, vous pensez bien que les entreprises, amorales, ne prendraient pas la peine de choisir le statut d’employé pour la plus grosse partie de leur force de travail.

Cette prétention d’avoir « donné » du travail permet de justifier une habitude détestable prise par les patrons et que j’ai encore retrouvée aujourd’hui dans un document de la FEB : celle d’affirmer que la soi-disant « part patronale » est « payée par le patron » pour contribuer à la sécurité sociale de l’employé. Et que donc, le patron paye déjà « des impôts » par ce biais. C’est faux. Cette part patronale n’est aucunement liée à l’activité ou aux revenus du patron, mais bien exclusivement à ceux de l’employé : renvoyez l’employé et du jour au lendemain, cette « part patronale » disparaît avec lui. Le concept de « part patronale » est donc purement rhétorique : elle est incluse dans le calcul du coût de chaque poste travail, pas dans celui du bénéfice de l’entreprise.

Marc Coucke offre donc une vision terriblement méprisante des gens qui lui ont permis de s’enrichir (et inversement). Car l’emploi est un simple échange. Sans l’entrepreneur qui l’engage, le salarié pourrait effectivement être sans emploi (mais pourrait aussi travailler ailleurs ou entreprendre lui-même). Mais sans le salarié, l’entrepreneur n’a aucune chance de se développer. L’employé et l’employeur sont donc deux mamelles d’une même vache laitière. Les 385 employés belges d’Omega Pharma partagent donc le droit d’être qualifiés de héros. Pourtant, ils paient probablement des impôts sur tous leurs revenus, eux !

Quand la valeur du travail n’est plus une valeur morale.
Et c’est ici que la question de la valeur du travail et du mérite se pose. Les néoconservateurs considèrent qu’il n’y a pas de limite à la valeur méritée par une personne dirigeant une entreprise, et qu’il y a au contraire de très sérieuses limites à celles de ses employés. Ils sont toujours trop chers… Autant ils ânonnent qu’il faut limiter les revenus des seconds, autant ils clament qu’il faut couvrir d’or les premiers. Ils justifient même des parachutes dorés pour des patrons qui ont noyé leur propre entreprise !

Pourtant, pas un centime de ce que Marc Coucke a pu gagner dans Omega Pharma ne provient d’ailleurs que de la production en commun de 2405 personnes : ses 2404 salariés dans le monde, plus lui. Bien entendu, sa valeur-travail est supérieure à celle de la plupart de ses collègues, puisqu’elle comprend aussi le risque de l’entreprise, et la gestion de ce bateau commun, de plus en plus complexe. Néanmoins, la fixation de la valeur morale de son revenu est fondamentale. Car s’il puise dans sa société plus que ce que sa propre valeur-travail ne représente, il commet un abus de bien social. Il prend le revenu dû aux autres et obtenu à la sueur des autres.

Cet abus est d’autant plus facile à réaliser pour un entrepreneur que le salarié se satisfait par définition d’un salaire relativement bas (sinon, il serait indépendant ou entrepreneur). Le patron a aussi un pouvoir de décision que les employés ne peuvent contrer qu’en s’organisant (en syndicats, principalement) À cela s’ajoute évidemment la loi de l’offre et de la demande qui prévaut à la définition de tout salaire ou du paiement de tout travail. La question est : quelle est la part de revenu qui revient honnêtement au patron, ce héros ?

C’est impossible à fixer. Mais si l’on réfléchit en termes d’une méritocratie basée sur les vertus traditionnelles que sont le travail, le courage, l’éducation, l’intelligence, il semble impossible de justifier qu’on s’enrichisse en toute honnêteté de plus de quelques millions d’euros dans toute une vie de travail sans s’arroger une part d’autrui.

Quelle qualité de travail, de connaissances, d’énergie peut justifier qu’une personne s’arroge, par exemple, 500 fois ce qu’un de ses collaborateurs gagne ? Autrement dit, qui pourrait déclarer valoir ou mériter autant que 500 salariés ? Serait-ce quelqu’un qui dispose de 500 diplômes ? Qui travaille 4.000 heures par jour ? 20.000 par semaine ? Quelqu’un qui a une intelligence 500 fois supérieure ? Ou quelqu’un qui se surévalue et s’approprie une part de revenu qui aurait pu être partagée plus équitablement ?

Superworkman, le patron qui travaille 1 million d’heures par mois.
Dans le cas de Marc Coucke, quelle qualité de travail, de connaissances, d’énergie peut justifier qu’en 27 ans, il accumule une somme qui représente, pour un autre travailleur aussi bosseur, érudit et énergique que lui, cinq, dix ou vingt mille ans de revenus ? Sachant en sus qu’il a été payé pour son travail chaque année ! Et largement.

Quel héroïsme justifierait qu’on annonce à une telle personne qu’elle n’a aucun impôt à payer et que sa participation à la sécurité sociale n’a pas lieu d’être ? Schindler, qui a mis sa vie en jeu pour sauver 1.100 Juifs et a été déclaré Juste parmi les Nations, est clairement plus héroïque que Marc Coucke ? N’aurait-il alors pas droit à une déductibilité totale de tout revenu ainsi que ses descendants pendant 1.100 générations ?

Mais il y a plus fondamental encore : le bien-être financier du consommateur, donc du salarié, est dans l’intérêt de l’entreprise. Car tout ce que les sociétés produisent est in fine payé par le consommateur. C’est d’ailleurs sur cette logique que repose la taxe sur la valeur ajoutée. Le consommateur achète directement pour 53 % du PIB belge (c’est la consommation des ménages). Le solde est principalement constitué des dépenses de l’État. Mais celles-ci proviennent, elles aussi, in fine, des consommateurs !

Et voilà la boucle bouclée. Si l’entrepreneur est un « héros », il n’existe pas sans l’emploi qu’il « crée ». Mais surtout, les salariés et autres travailleurs sont eux-mêmes les principaux clients des entreprises.

C’est ce que les néoconservateurs refusent d’entendre. Pour eux, l’entreprise est une mission devenue mystique avec ses saints, ses papes, ses héros, ses Apollons et ses fées Carabosse. Cette sanctification les conduit à nier le client même de l’activité entrepreneuriale, ses salariés et ses sous-traitants. Ce que les héritiers du marxisme refusent à leur tour d’entendre, c’est que l’employé n’est pas au service d’un patron dans le cadre d’une lutte permanente des classes, mais bien d’une structure économique dont il est à la fois le moteur (de par sa consommation) et l’un des bénéficiaires (l’entreprise étant l’autre), en échange de son travail. Mais évidemment, quand un patron finit l’année avec 600 millions en poche non imposable, ou que les grandes entreprises fraudent à qui mieux mieux, c’est peut-être difficile à leur expliquer.

L’idéologie fait aveu de faillite.
Ce n’est toutefois pas une excuse pour que les sociaux-démocrates s’entêtent à brandir le patron-salaud. Ce faisant, ils ratent même leur mission première : défendre le travailleur. Car aujourd’hui, le prolétaire n’est plus l’ouvrier, de mieux en mieux protégé, mais bien l’indépendant et le petit patron qui, souvent, gagne moins que son propre personnel. Le revenu des indépendants a baissé de 7,5 % en cinq ans. Alors que leurs frais divers, et notamment de personnel, ont grimpé d’une manière affolante. Beaucoup sont alors proches de l’étouffement. Le nombre de faillites depuis cinq ans en est une preuve évidente.

Alors que les salariés se plaignent d’un saut d’index, les indépendants constatent un index systématiquement négatif. Ils doivent pourtant continuer à augmenter les salaires de leurs ouailles. Entreprendre dans ces conditions, à petite échelle, voilà l’héroïsme aujourd’hui !  Étrangement, la grande entreprise ne semble pas souffrir de l’index, ni de la chèreté de l’emploi belge, si l’on en juge par ses revenus. Mais elle a tendance à de moins en moins les redistribuer. Quand elle ne les fait pas s’évader fiscalement. Récemment, un entrepreneur qui se décrivait « de droite » me disait : « notre ennemi mortel, ce n’est pas l’État, c’est la grande entreprise ». C’est dire si le tissu entrepreneurial est en train de se déchirer entre deux pôles, au détriment de 99,9% de la population.

La banqueroute de la classe moyenne n’a pourtant intéressé aucun parti lors des dernières élections. Les uns parce qu’ils visent plus haut, les autres, parce qu’ils sursautent bêtement dès qu’ils entendent le mot « patron ». Il y a pourtant un défi urgent à relever : comment assurer une sécurité de l’emploi aux salariés sans tuer le tissu des TPE ? Avec des enjeux compliqués : les délais de licenciements en Belgique contribuent au jeu de massacre des petites entités, surtout quand elles ont gardé des employés pendant 10, 15 ou 20 ans — ce qui devrait être reconnu comme une bonne pratique. Mais en période de crise, cette fidélité mutuelle peut plonger l’entreprise dans la faillite, et l’employé aux bons soins du Fonds des Entreprises, verra son salaire brusquement limité.

Pourtant, le délai de licenciement est un doit légitime. Faut-il le moduler en fonction de la taille de la société ? Ou mettre une partie du salaire de l’employé en réserve en cas de licenciement ? Faut-il utiliser une partie de la « part patronale » pour assouplir les règles de licenciement (réellement) économique dans les TPE ? On attend avec impatience que ce genre de questions soient abordées sans a priori idéologique, dans l’intérêt de tous.

L’autre question brûlante est : comment alléger les frais de personnel des petites entreprises sans grever le pouvoir d’achat de leurs salariés ? Parce que globalement, plus on réduit les salaires, plus on réduit le PIB (puisque ce sont les salariés qui consomment). Le saut d’index risque donc de n’avoir une effet bénéfique que très temporaire : les entreprises paieront moins, mais elles vendront moins aussi. Il s’agit en fait d’une contribution à la déflation. La limitation des dépenses de l’État aura le même effet et s’ajoutera à la pression vers le bas.

À force d’admirer quelques capitaines plus médiatisés que d’autres, le gouvernement « de droite », celui « des entrepreneurs » risque donc bien de faire pire que le précédent. Mais rassurons-nous. Si l’on constate demain que son programme n’aura rien apporté des promesses claironnées, Charles Michel pourra toujours accuser les socialistes, les syndicats, les régions, les chômeurs ou, pourquoi pas, les blogueurs jamais contents !

Ah oui, dans les années 60, vous savez, cette période bénie du plein emploi ou presque, le taux marginal maximal de l’impôt (celui qui grevait les très hauts revenus) était de 80%… à bon entendeur…



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68 réponses

  1. Luxembourg Leaks and other Leaks

    – Quelques réflexions sur les Luxembourg Leaks
    http://www.redistributions.eu/2014/11/quelques-reflexions-sur-les-luxembourg.html

    – Ces cadeaux fiscaux qui minent l’Europe sociale
    http://www.mediattitudes.info/2014/06/ces-cadeaux-fiscaux-qui-minent-leurope.html

    – En 2012, Le Vif révélait le tout premier montage du #LuxLeaks où deux Belges de #GSK étaient impliqués.
    En Belgique aussi on vote des lois fiscales sur mesure pour les multinationales
    http://www.mediattitudes.info/2014/11/la-boite-aux-lettres-luxo-de-gsk-qui.html

    – La Belgique aussi fait des cadeaux fiscaux très discrets aux multinationales #BNYM #Euroclear http://www.mediattitudes.info/2014/06/le-cadeau-fiscal-de-la-belgique-la-bank.html

    – Bloomberg – le média de la finance – appelle Juncker à démissionner. I agree
    http://www.bloombergview.com/articles/2014-11-09/jeanclaude-juncker-needs-to-go

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  2. Vous attirez l’attention sur les difficultés des petits commerçants. Là nous pouvons faire quelque chose pour les aider. Allons acheter nos livres chez le libraire, les fleurs chez le fleuriste et le pain chez le boulanger au lieu de remplir nos caddies au supermarché et faisons le à pied ou à vélo plutôt que de polluer en allant en voiture au supermarché.

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  3. Et dans le cas d’Omega Pharma, il ne faut pas négliger la part conséquente de le valeur de l’entreprise acquise grâce aux assurances maladie financées par les différents Etats (européens en grande majorité). Car les principaux clients des grandes firmes pharmaceutiques sont les sécurités sociales des différents Etats qui fournissent ce service à leurs populations. Doublement cynique donc.

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    • Même réponse qu’à Fauconnier. C’est de l’OTC, pas du pharmaceutique remboursé.

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      • Dans ce cas, est-ce qu’il ne conviendrait pas d’incriminer aussi l’irrationalité « des gens », avides de poudre de perlinpinpin, de remèdes de rebouteux, des obsédés de la santé*, alicamenteux et autres superstitieux du Mythe du steak déshydraté ?

        Vous essayez de nous faire croire que les lumières progressent, que le discernement des gens augmente, qu’aujourd’hui, les gens sont beaucoup plus intelligents que par le passé, lorsqu’ils avaient la Foi. Moi, je remarque que la superstition augmente, que l’aliénation ne s’est jamais aussi bien porté, que le sens commun a déserté et que le language s’est atrophié.

        *sur la Santé comme obsession moderne, et véritable marqueur** de la contempéoranité***, lire … Le 19e siècle à travers les âges, de Philippe Muray. Bon aussi contre la vérole et pour les retours d’affections.

        ** et *** : avec la novlangue démantibulée

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      • Qu’est-ce qu’on parie que ce sont les mêmes qui achètent de la poudre de perlimpinpin, des compléments alimentaires, de la crème de compensation, et qui viennent se plaindre des plus-values réalisées par Omega Pharma ?

        Si vous souhaitez véritablement être moral, retournons donc à la source du problème, l’immense crédulité volontaire des « braves gens ».

        Si l’argent n’a pas atterri dans les bonnes poches, personne n’est innocent.

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  4. Merci pour cet article fouillé et très intéressant. Ma réflexion se prolonge sur la plus-value dans ce cas spécifique. L’entreprise étant pharmaceutique, on peut considérer qu’une part, inconnue par moi, de ces bénéfices ont été versés par la Sécurité Sociale, notamment belge. Ce qui signifie que, outre l’amoralité et l’immoralité de cette absence de taxation, ce sont les mécanismes de la solidarité qui sont mis à mal et qui ont permis de financer une telle plus-value. Je m’interroge donc sur ce transfert d’argent public vers le privé, inouï à mes yeux.

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  5. C’est le travail et la valeur ajoutée créé par ce travail qui est récompensé !
    On ne devrait même pas gagner d’argent sur le capital.

    Comme le dit Marcel Sel, Marc Coucke n’a pas apporté grand chose à la Belgique. Ou plutôt, ce qu’il a apporté à la Belgique devrait correspondre au salaire normal d’un indépendant moyen. Les 600 millions d’euros qu’il a gagné ne sont en revanche que du vol. Du vol fait sur le travail des autres. Ces 600 millions devraient être réinjecté dans le financement de notre économie mais ne devraient certainement pas retomber dans sa poche.
    Marc Coucke est donc un parasite doublé d’un voleur.

    Idem pour toute ces entreprises au Luxembourg. Que fait cet argent là-bas ?
    Cet argent ne devrait pas dormir sur des comptes au Luxembourg dans le but d’enrichir quelqu’un, mais il devrait être directement réutilisée pour investir dans notre économie.

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  6. Il y a un siècle, un certain Lieven Gevaert a fait la même chose que ce Coucke. Sans capital de départ, il a commencé une entreprise. Et l’entreprise existe toujours, donnant de l’emploi à plusieurs milliers de familles. J’aime bien les Couckes, Gevaerts, Cockerills, Bill Gates, Solvays, Zückerbergs … de ce monde. Mon respect est plus grand que la jalousie de Marcel Sel, j’éspère.

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    • Aucune jalousie mais le constat d’une glorification inutile. Que serait Lieven Gevaert sans les dizaines de milliers de salariés qui ont travaillé pour lui et les milliards investis par l’État dans les routes, ports, aéroports ? Rien.

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      • « Que seraient les dixaines de milliers de salariés sans Lieven Gevaert ?  » des sans-emplois. « Que serait l’étât sans Lieven Gevaert ? » plus pauvre, moins développée.
        Avec quelques dixaines de Coucke, Gevaerts etc de plus, on sort du crise….

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        • Arrêtez, MUC, il y a des MILLIERS de Coucke, Gevaerts etc. dans le monde. Il y en a toujours eu. Ça n’a jamais empêché les crises. Au contraire, ce sont ceux qui jouaient avec leurs actions qui les ont généralement provoquées.

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        • Pas d’accord avec vous sur ce point, Marcel. Certes il y a toujours eu des entrepreneurs mais il est évident que certains modèles sociétaux en génèrent plus que d’autres. Et je crains fort que la Belgique ne soit pas en tête de peloton. C’est à mon sens une des beautés du modèle américain (malgré ses failles considérables) d’encourager l’entreprenariat mieux que beaucoup d’autres états.

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        • Je n’ai pas le temps de faire un comparatif, mais la Belgique crée au contraire énormément d’entreprises. Une sur cinq périclite dans l’année. Pour créer une entreprise, il faut un environnement économique favorable, c’est la toute première condition. Mais bon, si vous voulez ouvrir un magasin de hi-fi de luxe à Marcinelle pour créer de l’emploi, libre à vous 🙂

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      • Chacun doit une fière chandelle à l’autre. Mais que serait la Belgique sans des Hommes qui prennent des risques, qui ont de l’inventivité et de la jugeote? Si c’est si facile, qu’attendez vous pour créer du travail pour les autres?

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        • J’ai « créé du travail » pour d’autres par le passé. Et je n’ai jamais considéré que je leur donnais quelque chose, mais que j’achetais en échange d’un service. Je ne me suis d’ailleurs que très rarement payé plus qu’eux et jamais en dividendes. Et sur tout ce que j’ai gagné, j’ai payé de l’impôt. Bien sûr, ce n’était pas de la dimension de Omega Pharma, mais je participais avec des centaines d’autres TPE au tissu entrepreneurial et à l’emploi. Autre question ?

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      • Monsieur Sel, je m’excuse ! Je me suis trompé. Coucke a commencé, en 1987 avec 300.00 francs Belges, et il n’était pas seul ; il avait un partner (qui faisait aussi son service militaire).
        Avec quelques dixaines de Marc Coucke’s de plus, ce pays serait plus prospéreux, d’accord tout le monde ? Il n’a pas volé, ni triché. Il a entrepris, avec beaucoup de succès. Félicitations !
        Et les « milliers de salariés » dont vous parlé, il ont aussi eu de la chance, n’est-ce pas ?

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        • Vous êtes franchement naïf. Vous pensez qu’en 27 ans, on peut changer 7500 euros en 600.000.000 d’euros ? Non. Il a fait appel à d’autres investisseurs, il a bien géré son truc, ça a marché, et à la fin, il doit payer des impôts.
          Moi aussi, j’ai toujours été honnête, et j’ai toujours payé des impôts.
          Quand aux milliers de salariés, ils ont eu la chance de trouver de l’emploi chez lui, et lui de trouver des travailleurs compétents. Je ne vois pas pourquoi eux seuls seraient imposés à 60-70%. Punt.

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        • Non, il a eu un banquier qui avait confiance. Au moment de la vente, Omega-Pharma avait un milliard de dettes. La semaine précedente personne ne voulait être Marc Coucke.

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        • Vous me dites que Coucke a vendu 1,45 mia une entreprise qui avait 1 mia de dettes? Waouw

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        • (Notez que c’est étrange: La boîte à fait 80 millions de bénef a van impôt en 2013…)

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        • Monsieur Sel. En effet, il a réussi de « changer » 7500 euro en 600.000.000 euro. Informez-vous. La très grande majorité d’entrepreneurs ne réussit pas ; 60 % des indépendants doivent lutter châque jour pour des revenus mediocre : Respect ! Mais il y en a toujours qui réusissent un succes fou.. Avec beaucoup de talent, beaucoup d’énergie, beaucoup de chance, beaucoup de confiance des banques, une bonne stratégie, des bons employés, la faiblesse des concurrents…. Allez constater le succes similaire de Fernand Huts ( Katoennatie) ou Essers ( Group Essers), ou Sibelco. Et si, des managers comme Coucke payent des impôts. Sur leur salaire qu’ils recoîvent comme directeur. Ils contribuent plus d’impôts que vous et moi ensemble. Si demain je vends ma maison de maître que j’ai acheté ici à Anvers il y a 30 ans (80.000 euro) , je réussis une bénéfice d’environ 1000 % (valeur actuel : 1 million d’euro). Et si je vends mes actions de Melexis que j’ai acheté il y a 3 ans, je fais 250 % (dommage de mes actions de Fortis , une perte de 80 %). Si vous aviez changé vos euro en US dollar il y a deux mois : 15 % !
          Coucke a pris des risques beaucoup plus grand que vous et moi. Il aurait pû perdre tout. Et maintenant il va investir. Il va – de nouveau – créer de l’emploi.
          Et ce sont les banques qui ont créé la crise, pas les entrepreneurs, les actionneurs, …

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        • Bon, ben restez dans votre monde où plus on gagne, plus il est honteux de participer à l’effort commun, je rêve d’un chouïa plus de solidarité.

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        • Les Américains (Perrigo) ont payé 3.6 milliards d’euros pour Omega-Pharma (1.1 mia de dettes comprises). Coucke reçoit 620 mio en cash et pour 620 mio d’actions de Perrigo.

          http://deredactie.be/cm/vrtnieuws/economie/1.2140677

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        • Ça fait 1,24 mia en tout, dont 620 mio à risques (non taxables en plus-values).

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        • En 2013 le chiffre des ventes était de l’ordre de 1213.4 mio € , la marge brute s’élevait à 654 mio ( 50% !!!). Le bénéfice net (après impôt): 69.8 mio.
          Les Américains ont donc payé 3 x le chiffre d’affaires de 2013.

          http://www.omega-pharma.com/nl/kerncijfers

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        • C’est la marge du groupe consolidé. Pas comparable à une marge brute normale.

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        • @Marcel

          vous n’avez pas idée de la confiance des banque auz héros de la libre entreprise 🙂

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        • Mijnheer Sel, zoals we van je gewoon zijn ben je opnieuw slecht geïnformeerd : de overnameprijs van OMEGA PHARMA bedroeg 3,6 miljard euro, t.t.z. 2,48 miljard overnameprijs + overname van 1,1 miljard overname schulden van OMEGA PHARMA. Van de 2,48 miljard ontvangt Coucke 75% cash en de resterende 25% in aandelen PERRIGO !! Van een goede journalist gesproken !

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        • Tja, de cijfers van Schoonaarde kloppen niet met uw cijfers (maar wel met mijn cijfers). Ik had de details van de deal niet toen ik schreef en heb ze overgenomen van De Standaard. Spijtig dat u zo’n slechte pers hebt, daar in Vlaanderen ! (just joking).

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        • Monsieur Sel. Si vous vendez votre maison avec 600 % de plus-value, vous ne payez pas d’impôts ! Et moi, je ne serai pas jaloux. Je vous féliciterai comme je félicite Coucke. Et j’espère de voir plus de Coucke dans notre société. Leur contribution à notre société est considérable. Afgunst is een slechte instelling.

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        • Eh bien je trouve que s’il ne s’agit pas d’un remplacement de maison principale, c’est un revenu et ça doit être imposé. C’est tout.

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    • J’espère que vous n’irez pas jusqu’à dire que ces messieurs sont des philantropes, qu’ils ont agit avec le bien de l’humanité comme objectif…

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  7. attention les socialistes sont presque des criminels selon dewever

    il est presque TRES malade ce type

    (et je ne suis pas socialiste)

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  8. @Marcel

    « le tabou qui plane sur leur fiscalisation la plus minime soit-elle, résulte d’une idéologie fumeuse qui nous prie de croire sur parole que cet afflux d’argent a bien un effet sur notre économie. Aucun chiffre, aucune étude sérieuse d’impact ne nous est présentée, nous devons prendre les dires des « libéraux » (Armand De Decker, par exemple) pour paroles d’évangile. »
    « Ce n’est toutefois pas une excuse pour que les sociaux-démocrates s’entêtent à brandir le patron-salaud. »

    merci de voir clair mais pourquoi dire que les « sociaux-démocrates » traitent les patrons de salaud

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  9. A suivre votre diatribe, le patron qui investit ses économies, hypothèque sa maison ou emprunte à ses risques et périls pour créer une entreprise, doit payer un impôt sur la plus value de ses investissements s’il gagne, d’autant plus qu’il n’a de toute façon pas pu gagner tout seul. Mais s’il perd, fait faillite, est ruiné, rien de plus normal qu’il prenne tout dans sa gueule tout seul. Là, il ne s’agit plus de sauver le « bateau commun », ce n’est de toute façon qu’un salaud de patron, incompétent de surcroît, qui n’a qu’à se débrouiller pour rembourser. Voilà comment les idées courtes rivalisent d’hémiplégie…

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    • Non, le patron qui gagne peut aussi être solidaire du patron qui perd. C’est ça, la logique. Quand je vois des entreprises qui font une pression dingue sur les prix de leurs sous-traitants pour annoncer en fin d’année un bénéfice tonitruant, je me dis qu’ils ont aussi construit leur blinquante réussite sur les faillites des autres. Rappelez-vous les pratiques de certaines grandes surfaces envers les producteurs de poulets, par exemple et le nombre de petits patrons qui ont péricliter à cause de ça. Les grands gagnants ne sont pas les mêmes que les grands perdants. On fait miroiter aux entrepreneurs des réussites mirifiques, et ils s’engagent pour ça. Un jour, ils se retrouvent sans rien. On leur dit qu’ils n’ont droit à rien parce que, héhé, s’ils avaient gagné, ils n’auraient pas payé d’impôts ni de sécu. En fait, cette glorification est même anti-entrepreneuriale.

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      • Si je comprends bien, vous demandez aux patrons d’être solidaire envers la société, mais pas l’inverse, seuls les patrons devant être solidaires des patrons, sous prétexte que celui qui gagne le fait d’office au détriment de celui qui perd ! J’avais compris que notre économie devenait binaire, je n’avais pas anticipé que les intellectuels suivraient. Mea culpa…

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  10. De plus en plus d’économistes, de technocrates et de politiques, tant à gauche qu’à droite, disent prendre conscience de la nécessité de renforcer la progressivité de l’impôt, de rééquilibrer la balance fiscale capital-travail en faveur de ce dernier et de mieux distribuer le travail…

    Et pourtant on continue à approfondir les réformes néo-libérales débutées début des années nonante… C’est quand même dingue de se dire qu’aujourd’hui l’Europe n’est un continent favorable qu’à des rentiers extrêmement riches payant peu d’impôts, qui organise la survivance de chômeurs et qui pompe de diverses manières plus de la moitié des revenus de ses travailleurs. En 2013, la Belgique comptait 2,7 millions de personnes ayant un travail déclaré pour plus de 6 millions d’actifs et une population totale d’environ 11 millions de personnes (statbel). 1% de la population tient aujourd’hui dans ses mains 17% des richesses nationales (contre 10% il y a 15 ans). Quelle société peut vivre ainsi à terme ? Continuer comme ça nous ramènera au XIXème siècle.

    Et rien ne bougera tant que nos décideurs seront eux-mêmes principalement des rentiers… Il faudrait au moins mettre un terme à la professionnalisation des politiques et limiter dans la durée la vie publique tous mandats confondus.

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      • D’accord.. mais nous vivons en Belgique Les USA c’est aussi la peine de mort..le racisme encore vivant, et la loi de la jungle, non?
        Bonne fin de semaine Marcel. JL

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      • Ca dépend pour qui. La situation est bien meilleure dans l’ensemble de l’Amérique du Nord pour les travailleurs peu à hautement qualifiés. Aux USA si vous avez un tel travail, vous pouvez vous enrichir. En Europe c’est devenu impossible, seul l’héritage de capitaux le permet. Les USA ont par contre sacrifié leurs classes sans travail. Ca n’est pas mieux. Mais, en un sens, ça n’est pas « pire ». Le temps où l’Europe pouvait s’enorgueillir d’une structuration plus juste de la société que les USA est terminé. L’Europe aujourd’hui est organisée de la même manière que les USA avec pour seule différence notable d’avoir un filet social permettant aux laissés pour compte de survivre en plombant le pouvoir d’achat des travailleurs, accroissant le gap avec les classes vivant de leurs capitaux. Par ailleurs, Piketty à montré que la part des revenus du capital dans le PNB par rapport à ceux du travail était aujourd’hui plus importante en Europe qu’aux USA ou au Canada.

        Bref, aujourd’hui vous avez intérêt à résider en Europe si vous êtes rentier, sans emploi (mais ce point va changer) ou travailleur non qualifié (ça va changer aussi). Si vous êtes un travailleur peu à hautement qualifié, vous avez intérêt à résider en Amérique du nord. L’Amérique du Nord fait vivre ses classes inférieures dans des conditions misérables, l’Europe détruit ses classes moyennes.

        De même, par rapport à la remarque de Jacqueline, l’Europe ne vaut pas mieux en matière de racisme (ou d’homophobie) que les USA. En un sens elle est même bien pire. Car aux USA, à part quelques groupes suprémacistes marginaux, le racisme est assimilé à la question sociale (ce qui est assez logique dans une société post-esclavagiste). Le noir / latino pauvre est stigmatisé au quotidien. Le noir / latino riche ne l’est que très peu. En Europe, c’est l’ethnicité même qui est visée, de façon beaucoup plus indépendante de la question sociale.

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        • « Car aux USA, à part quelques groupes suprémacistes marginaux, le racisme est assimilé à la question sociale (ce qui est assez logique dans une société post-esclavagiste). Le noir / latino pauvre est stigmatisé au quotidien. Le noir / latino riche ne l’est que très peu. En Europe, c’est l’ethnicité même qui est visée, de façon beaucoup plus indépendante de la question sociale. »

          Il ne faut vraiment pas connaître les américains pour dire une chose pareille. Le racisme est beaucoup plus prégnant dans la société américaine. Il a une histoire : l’esclavagisme, l' »apartheid » (« séparés mais égaux »). Le racisme (et pas dans une acceptation aussi vague qu’univoque, qui poursuit des buts idéologiques opposés au racisme, mais symétriques, en établissant de fausses équivalences : le véritable racisme) a été principalement théorisé dans deux pays qui se sont congratulé « scientifiquement » au-dessus de l’Atlantique pendant toute la première moitié du 20e siècle: les États-Unis et l’Allemagne.

          La présence de noirs est beaucoup plus ancienne dans la société américaine que celles des immigrés non-européens dans la société européenne.

          La meilleure preuve de tolérance provient uniquement des mariages mixtes, (dans la durée ou en photo instantanée : l’Europe remporte la palme de l’antiracisme). Aux États-Unis, on se définit encore par sa race (que l’on doit déclarer), ce qui serait une aberration pour un européen (et qui n’a pratiquement jamais été le cas en Europe, si ce n’est à la suite du positivisme scientiste du 19e, héritier des « Lumières », avec les conséquences que l’on sait).

          Voilà qui tendrait à prouver que, sur le long terme, le fameux « multiculturalisme » (de droite (apartheid) comme de gauche « festiviste ») renforce l’hostilité et le rejet entre communautés.

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    • En même temps, il faut aussi se rendre compte que cela soit au niveau européen ou au niveau belge, c’est qu’il y a une majorité de citoyens qui est d’accord avec ça de part les votes aux partis qui soutiennent ça. Le fait que quelqu’un qui prenne un risque ne devrait pas payer d’impôts, je l’entends toujours pas seulement de grands patrons mais aussi de patrons de PME. C’est l’arrogance de croire qu’une seule personne peut mieux gérer l’argent à destination de la société qu’un état mais pourtant le but est de casser l’état. Certes nos démocraties ne sont pas parfaites mais de là à considérer que seuls ceux qui « réussissent » devraient gérer tout ça, ça revient à une dictature libérale. On n’en est pas loin. C’est pas seulement les politiciens qu’il faut convaincre c’est aussi les électeurs. Et puis il manque un vrai projet de société, une vraie alternative et surtout une vraie prise de conscience globale que défendre ses seuls intérêts amènent à tout perdre en fin de compte.

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      • D’accord avec vous. Mais l’inverse existe aussi: les élus qui dirigent des entreprises. Avec Dexia, on a vu à quoi ça nous a mené. Et je ne parle même pas du cas « Van delanotte ».

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  11. J’aurai peut-être du faire le commentaire dans le précédent billet. Mais il y a quelques chose qui cloche avec cette histoire de police et Yvan Mayeur. OK, il est chef de la police pour Bruxelles (enfin chef administratif) mais il s’agissait d’une manifestation nationale, est-ce que cela ne relève pas de la responsabilité du ministre de l’intérieur en l’occurrence un NVA……….
    Je ne comprend pas la police qui s’en prend au Bourgmestre de Bruxelles.
    Et hop dans la foulée, on s’attaque à une autre élu ps qui aurait commis des actes répréhensibles sur une aire de repos bien connue pour être un lieu de rencontre (n’en déplaise au gérant de Total)
    Et de là fuite dans la presse………. perquisition au domicile alors qu’on parle d’exhibitionnisme………

    Je ne sais pas où on va……… mais pour moi, c’est plié.

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    • On verra bien comment Bart va gérer la manif d’Antwerpen :
      Check point tenu par le TAK et interdisant l’entrée dans la ville à toutes personnes portant des banderoles et des vêtements écris dans une autre langue que le néerlandais ou indiquant des abréviation faisant référence à l’intitulé (en autre langues que le néerlandais) d’organisations diverses ?
      Puis document administratif à signer pour entrer dans la ville indiquant que l’on s’engage à payer la forte somme si on est pris à s’exprimer dans une autre langue que le néerlandais ?

      Et pendant la manif, patrouille du Voorpost qui embarque toute personne qui ne demande pas que le gouvernement passe à une politique encore plus à droite et plus favorable à communauté majoritaire de Belgique car, pour eux, toutes autres opinions ne peuvent s’exprimer en néerlandais véritable ?

      OU (plus simple)

      On infiltre la manif et on crée de très gros incidents avec beaucoup de morts pour obliger Charlot 1er dit « la marionnette simplette » à décréter l’état d’urgence pour séparer le bon grain brun de l’ivraie multicolore du futur état thiois ?

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  12. En même temps, il faut aussi se rendre compte que cela soit au niveau européen ou au niveau belge, c’est qu’il y a une majorité de citoyens qui est d’accord avec ça de part les votes aux partis qui soutiennent ça. Le fait que quelqu’un qui prenne un risque ne devrait pas payer d’impôts, je l’entends toujours pas seulement de grands patrons mais aussi de patrons de PME. C’est l’arrogance de croire qu’une seule personne peut mieux gérer l’argent à destination de la société qu’un état mais pourtant le but est de casser l’état. Certes nos démocraties ne sont pas parfaites mais de là à considérer que seuls ceux qui « réussissent » devraient gérer tout ça, ça revient à une dictature libérale. On n’en est pas loin. C’est pas seulement les politiciens qu’il faut convaincre c’est aussi les électeurs. Et puis il manque un vrai projet de société, une vraie alternative et surtout une vraie prise de conscience globale que défendre ses seuls intérêts amènent à tout perdre en fin de compte. Quand plus personne ne veut payer d’impôts faut plus non plus s’étonner, on s’offusque mais beaucoup l’envient aussi. C’est quelque chose qui doit aussi nous faire réfléchir sur les valeurs de notre société et sur nous-mêmes. Si nous ne voulons plus la « solidarité » alors il faut l’assumer. Le problème c’est plutot ça, une majorité de gens ne veulent plus payer pour leur voisin mais ils veulent que le système soit favorable à eux-mêmes. Ca marche pas comme ça. Mais bon je suis plutot convaincu que la solidarité étatique c’est bientot fini et qu’il faudra avoir une solidarité d’amis et de famille pour pallier à la solidarité étatique qui n’est de fait plus soutenu au rythme où les mesures d’austérité font casser le modèle social européen.

    A lire : http://trends.levif.be/economie/entreprises/ce-que-la-revente-d-omega-pharma-nous-apprend-sur-les-belges-bruxelles-et-les-politiques/article-opinion-350617.html

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  13. Même si je ne suis pas d’accord avec l’ensemble des points de vue exprimés dans ce billet (qui le serait dans toutes ses nuances d’ailleurs?), je ne peux que saluer la tonalité globale de celui-ci.
    Il a le mérite de bien planter le débat sur les enjeux actuels en mettant bien en exergue les lignes de fracture majeures.
    Bravo M Sel !

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  14. Bref jeunes gens n’entreprenez surtout rien et si vous le faites à vos risques et périls surtout arrangez vous pour vous plantez. Et si par malheur vous réussissez et développez votre business et payez des salaires, des taxes patronales, la TVA, des sous traitants, des impots, Veuillez en fin de carrière faire don de vos avoirs aux bonnes oeuvres de l’état ou à l’une de ces intercommunales ou autres A(S)BL car de toutes façons l’état se sucrera encore au momment de votre décès via les droits de succession.
    Celà vous évitera de vous faire traiter de profiteurs, de voleurs ou autres parasites par ceux qui vivent ( ou profitent pour certains) directement ou indirectement de l’activité et du flux financier que vous avez générez au cours de votre carrière d’entrepreneur…….

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    • Helas, je n’ai jamais traité le moindre entrepreneur de profiteur. J’ai juste demandé la taxation des plus-values. Il est indécent, obscène, ahurissant de ne pas payer d’impôts quand on perçoit des millions alors que ceux qui perçoivent 25.000 par an en paient au moins 50%-60% (inclus sécu.)

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      • Non vous ne l avez pas traité de profiteur, vous l ecrivez de manière quelque peu plus subtile:

         »..il prend le revenu dû aux autres et obtenu à la sueur des autres…. »

        Vous auriez fait un bon politicien question rétropédalage

        Mvg

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        • Non, c’est vous qui posez mal vos questions (je sais, je m’enfonce). Je récapitulée: Celui qui prend des revenus aux autres n’est pas un profiteur mais un voleur. Empocher les profits raisonnables d’un investissement risqué, c’est en revanche parfaitement légitime. La question est combien. J’ai une morale de l´effort et donc pour moi, oui, il y a abus massif de biens sociaux dans le chef de Coucke, mais il ne s’en rend pas compte parce que la société l’a rendu légal et encense ce genre de comportement.a

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        • Mais investir 100.000 € dans une entreprise et la revendre 3 millions 27 ans plus tard, ce n’est pas profiter, c’est ramasser la juste récompense d’un placement à risque productif. Vous voyez, je considère même que 100% de plus value par an est raisonnable du chef de l’entrepreneur. 10.000%, en revanche, ça ne l’est plus du tout. Il y a alors un moyen élégant et societal de redistribuer et ça s’appelle l’impôt. Du reste, on peut même imaginer un système où tout çe que Coucke réinvestit réellement dans de nouvelles entreprises serait exempt d’impôt. Parce que je suis un capitaliste, pour l’entreprise, mais contre l’accumulation.

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        • Euh, je ne suis pas un spécialiste en la matière mais cela ne s’appelle t il pas  » déduction d’intérêt notionnel »….et n’est ce pas aussi très peu en vogue chez certains « camarades » ?

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        • Willy, les intérêts notionels, c’est le diap’. 🙂

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  15. Marcel, on se plaint à juste titre des revenus des plus riches, mais ne serait-il pas grand temps que nos hommes politiques fixent une limite à leurs rémunérations ? On a parlé de M. Labille qui toucherait jusqu’à 400 000 euros/an pour ses 14 mandats rémunérés.
    Et si on plafonnait les revenus des mandataires politiques à 5000 euros/mois, par exemple. Ce n’est déjà pas si mal, non ? Je n’ai jamais lu une telle proposition dans la presse. Pourtant, ce qu’ils touchent vient directement de NOS impôts !

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    • 1. Un initiative populaire qui interdirait aux mandataires politiques de se représenter Idée de Jacques Julliard. Cela apaiserait peut-être le divorce démocratique et donnerait (enfin) une vraie corrélation entre société civile et classe politique. (cela, c’est pour les degôche)
      2. Élection d’une espèce de « cours constitutionnelle » qui serait investie pour un long mandat et qui serait la gardienne des lois fondamentales qui fixent les principes (+/- Hayek, pour les dedroite)
      3. Une majorité qualifiée de 2/3 pour faire passer une loi (pour les dedroite)
      4. une abrogation des 9/10ème de nos lois, règlements, mesures symboliques, diarrhée législative
      5. Une réécriture simple et en bon française de notre Constitution (le flamand ne sera plus vraiment nécessaire, alors)

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