Damien Thiéry ou le syndrome de Stockholm, maladie suédoise.

Capture d’écran 2014-09-22 à 15.40.54C’est un twit apparemment innocent, mais il en dit long. L’auteur, c’est Damien Thiéry, le bourgmestre non nommé de Linkebeek. Après avoir longtemps été le fer de lance de la « résistance » FDF à la Circulaire Peeters en périphérie, il est passé au MR peu avant les élections. Un Mouvement réformateur qui négocie en ce moment un accord de gouvernement avec la N-VA, fer de lance du respect de la… Circulaire Peeters. En fait, si la N-VA le pouvait, elle irait probablement plus loin encore. Le Wooncode, la réservation de certains terrains à des Flamands, c’est elle. Pour un nationaliste-flamand, la reflamandisation des communes périphériques, ce ne serait pas de refus. Linkebeek inclus. Damien vient donc de reprocher à Olivier Maingain de réveiller le communautaire, et au moins un N-VA l’a… huhu… retwitté! 

Le FDF, lui, a maintenu son cap, non sans s’inspirer de temps en temps de ce que j’écris. Ainsi, ce week-end, chez Pascal Vrebos (RTL-TVI), Olivier Maingain a asséné : « C’est la première fois que dans le gouvernement belge, il y aura un parti qui compte dans ses rangs des nostalgiques de ce qu’était la VNV » (le parti flamand de la collaboration). Et il a accusé Jan Jambon de participer à des réunions d’anciens collaborateurs. Comme à son habitude, Maingain a prêté le flanc à la critique. Parce que Jambon a bien donné un discours au Sint-Maartensfonds, qui n’est pas seulement une « réunion d’anciens collaborateurs », mais bien l’amicale des ex-Waffen-SS flamands. Mais voilà, c’était il y a quinze ans. La RTBF s’empresse de préciser que Jambon n’était pas encore « actif en politique » à cette époque-là. Mouais. Il discourait dans ce club sulführeux en tant que représentant du Vlaamse Volksbeweging qui, s’il n’était pas un parti politique, est une formation qui fait de la politique et a fourni quelques cadres à la N-VA, comme Peter De Roover, secrétaire politique du Mouvement populaire flamand, qui vient de la rejoindre, lui aussi, juste avant les élections. Notons aussi qu’il y a déjà eu un ministre CD&V pris la main dans le sac dans ce genre de manifestation. Il avait alors dû démissionner de son poste, mais le parti ne l’a pas renvoyé. La N-VA ne serait donc pas le premier parti à héberger des « nostalgiques ».

Pour la RTBF, militer au Vlaamse Volksbeweging, ce n’est pas faire de la politique. Oups.

Cela dit, hormis la formulation boiteuse, Olivier Maingain n’a pas tort sur toute la ligne : Jan Jambon est bien toujours actif au sein du Vlaamse Volksbeweging, dont la faction anversoise commémore tous les ans August Borms, collaborateur nazi antisémite exécuté en 1946. Ce même Vlaamse Volksbeweging a aussi co-organisé en 2004 un hommage au leader nazi Staf De Clercq, avec le Vlaams Belang. C’était à l’Ijzerwake (Garde de l’Yser). On me dira « c’était il y a dix ans ». Admettons. Mais dites-moi, quel parti qui aurait coopéré à une telle commémoration il y a dix ans ne serait pas, pour le moins, considéré comme suspect en Europe ? Du reste, des N-VA ont continué à fréquenter cette fête qui rappelle fortement les célébrations de l’époque nazie et dont plusieurs « visiteurs » sont, eux, radicalement d’extrême droite, du Voorpost à la NSV, en passant par la NS-A. Au bénéfice de la N-VA, on notera toutefois qu’il y a deux ans, on y croisait aussi un membre de… l’Open VLD, Willy De Waele, le bourgmestre « libéral » de Liedekerke qui avait un jour führieux ordonné de retirer le drapeau belge de devant sa mairie.

Cette visite annuelle à la fancy-fair hali-halo-hala néoflamingante n’est pourtant nécessaire pour aucun flamingant : pour les vrais adeptes du Mouvement flamand pacifique et culturel, il y a une autre célébration, plus policée et surtout moins fréquentée par la gerbe fasciste, à savoir l’Ijzerbedevaart (Pèlerinage de l’Yser).

Mais si tout cela doit être dit — si l’on ne peut par avance blanchir un parti qui entretient de telles relations avec une des extrêmes droites les plus radicales d’Europe du Nord (j’ai cité le Vlaams Belang et son cortège d’organisations), si l’on ne peut négliger que Bart De Wever, éventuel futur chef de facto du gouvernement belge, laisse ses troupes s’adonner à ce qu’il ne voit que comme un folklore, mais qui reste une célébration du national-socialisme flamand de l’Occupation — en déduire que la N-VA est un parti nostalgique, ou d’extrême droite est plus hasardeux. C’est certainement un parti populiste (même Éric Van Rompuy l’a encore insinué assez clairement ce weekend dans Mise au Point — RTBF) qui, au mieux, évolue petit à petit vers une vision plus acceptable du nationalisme identitaire.

La N-VA n’est pas d’extrême droite. Mais pas démocrate pour autant.

Ce n’est pas un parti démocrate au sens européen du terme, et Bart De Wever lui-même récuse l’héritage des Lumières. Le simple fait qu’il considère que l’indépendance de la Flandre ne doit pas être soumise au choix des Flamands (par référendum), ce qui est devenu une pratique de base dans la démocratie européenne, me conforte dans cette idée. La N-VA a de surcroît le gros défaut de s’en prendre assez facilement aux musulmans (l’État islamique a remplacé, au top de son site web, les thèmes de l’immigration et du droit d’asile… ben tiens !) surtout depuis qu’il a cessé de s’en prendre aux Juifs et à Israël. Enfin, le président du Parlement flamand, Jan Peumans, confond toujours résistants et collabos.

Néanmoins, la N-VA n’a pas à proprement parler un programme d’extrême droite. Elle ne cherche pas à blanchir la Flandre, même si elle préfère qu’elle ne brunisse pas trop (ce qui, dans certains pays, serait déjà perçu comme de l’extrême droite). Elle ne veut pas établir un régime autoritaire même si on peut se poser des questions sur l’acharnement de Bart De Wever à rester président de son parti, pratiquement sans élections internes (il n’y a pas d’autres candidats). Elle ne dispose pas de troupes de choc, au contraire du Vlaams Belang (avec le Voorpost, notamment), même si elle entretient des liens avec le Taal Aktie Kommitee francophobe et quelquefois xénophobe. Et elle ne cherche pas à isoler les intellectuels « dissidents » dans un quelconque goulag même si Bart ne se prive pas de les appeler à assumer l’identité flamande (ce qu’ils font en réalité, mais pas dans un sens nationaliste).

Le rôle des médias est de s’inquiéter de toute dérive dans tout parti. Y compris la N-VA.

Bref, la N-VA a autant de quoi rassurer que de quoi inquiéter. Mais de là à la qualifier de fasciste, il y a un pas qu’on ne peut franchir sans risquer l’incompréhension de l’électorat flamand. Avec la N-VA, il faut en rester aux faits, mais jamais manquer de les rappeler, faute de quoi on désinforme. C’est ce que fait d’ailleurs largement la presse belge qui hésite scrupuleusement d’évoquer tout lien factuel, même régulier, même récurrent, entre les nationalistes flamands de Bartounet et tout ce qui pourrait être interprété comme évoquant de petites mains levées. C’est de la diabolisation. On doit réserver ça au Parti socialiste. Pas touche au parti flamand le plus populaire.

Étrangement, tandis que certains se réveillent en Flandre (c’est la VRT qui a révélé la présence de Jan Jambon au congrès nostalgique dont parle Olivier Maingain ; ce dernier a aussi évoqué l’honorable Guido Fonteyn, qui a qualifié la N-VA d’extrême droite, mais surtout pour des raisons sociales), en Belgique francophone, certains continuent à interdire que l’on évoque le passé, mais aussi le présent un peu touchy de tout ce qui touche à Bart De Wever. Ils ont une analyse pour tout dire tordue : eux qui sautent en l’air dès qu’un membre du Parti populaire aurait connu le cousin d’un ami d’une connaissance d’un ex-membre du Front de la Jeunesse, vous gueulent de fermer votre clapet lorsqu’il s’agit d’un flamingant. Non, là, c’est normal. En premier, cette fois, l’inénarrable Vincent Laborderie, qui a accusé Olivier Maingain d’assimiler les Flamands aux fachos. Un politologue extrêmement fin, ce Laborderie, qui confond « Jan Jambon » et « les Flamands », faisant lui-même l’amalgame dont il accuse Maingain. Si vous saviez, Vincent, combien de Flamands détestent qu’on les assimile à Jambon !

J’ai parfois l’impression qu’un certain nombre de Francophones prenne pour argent comptant l’idée que les Flamands auraient été opprimés par leurs parents, depuis le fond de la mine, ou le creux de leur sillon Sambre-et-Meuse. Le Mouvement flamand originel était au contraire un mouvement d’émancipation scolaire, littéraire et culturel, et seuls ceux dont les ancêtres étaient des bourgeois ou des aristocrates-députés peuvent, éventuellement, se sentir coupables au point de voir en Bart la réponse naturelle à l’oppression passée des Flamands par la langue française. Mais qu’ils ne fassent pas rejaillir leur culpabilité mal assumée sur les autres.

En Flandre, les nationalistes ont fait passer l’épuration pour une répression, et effacé les noms des flamingants résistants.

Moi, mes ancêtres n’ont jamais opprimé le moindre Flamand ni méprisé la langue. Mais ils ont, comme beaucoup de Flamands, souffert de la collaboration et seraient horrifiés de voir aujourd’hui que des blanchisseurs de collabos se retrouvent à la tête du pays. Je ne vois pas comment le dire autrement. Si, en Flandre, on fait passer l’épuration pour une répression, ce n’est pas parce qu’on aurait été plus sévère envers les collabos flamands, ce n’est pas parce qu’ils étaient moins collabos que les Wallons. Ce n’est même pas parce que l’humiliation de leur langue rendait leur collaboration plus compréhensible. C’est parce que le mouvement nationaliste flamand a réussi à faire croire à la société flamande que, quelque part, il avait été précipité dans l’Ordre nouveau par les Francophones. Un peu comme si les héritiers de Degrelle affirmaient que oui, ce sale type était bien un nazi, mais qu’il avait des circonstances atténuantes : on l’avait brimé étant petit !

La meilleure preuve en est que les flamingants qui, de 1940 à 1945, ont choisi la résistance au nazisme n’ont absolument pas été érigés en héros par le nationalisme d’après-guerre ! Ils ont été oubliés, rejetés dans la mémoire de l’Histoire, et remplacés par ceux qui ont envoyé de jeunes Flamands se battre en Russie dans la Waffen-SS ! Dingue ! Voilà un mouvement que certains Francophones nous demandent de « respecter » sous prétexte qu’il représente le ventre de la Flandre, alors qu’il n’en représente que le rectum. Le ventre de la Flandre, lui, est mort deux fois : une fois en résistant au nom de l’autonomie de la Flandre et du refus du fascisme, une seconde fois en voyant ses noms effacés du tableau d’honneur flamand.

Il reste qu’il y a un point sur lequel ces Francophones victimes du syndrome de Stockholm (dans une Suédoise, c’est pas par hasard) ont raison : des Flamands se sentent toujours mis en cause quand on ne vise que certains de leurs politiciens. Mais ce n’est pas aux autres Flamands ou aux Francophones à résoudre ce problème. Si aucun parti flamand ne veut comprendre que pour être acceptée par les Francophones, la N-VA doit se départir de son folklore nostalgique, pourquoi devrions-nous nous soumettre à des diktats dans notre traitement de l’information sur la N-VA, quitte à négliger des faits, à avaler tout cru la propagande nationaliste, à imposer à nos propres politiciens une propreté-sur-soi qu’on s’interdirait d’exiger de ceux qui domineront le prochain gouvernement ? J’avoue ne pas comprendre.

Damien Thiéry défendant la N-VA… le MR a déjà dépassé le stade de l’absurde.

Ce prochain gouvernement, qui promet d’être déséquilibré. Le MR est déjà sur une pente savonneuse. Damien Thiéry en est l’exemple le plus criant. En réponse à Olivier Maingain, il twittait hier : « Merci Maingain de rallumer le communautaire… en traitant les Flamands de collabos, c’est faire le jeu des séparatistes non ». Rallumer le communautaire ? Ce n’est pas ce qu’a fait Maingain. Si quelqu’un a rallumé le communautaire, c’est Damien Thiéry qui, pour les dernières élections, a envoyé des convocations électorales en français aux Francophones, chose interdite en Flandre… grâce notamment à la rage N-VA. Si quelqu’un n’a pas éteint le communautaire, c’est le gouvernement précédent qui a donné au Conseil d’État le droit de nommer ou non les bourgmestres. Et ce Conseil d’État a approuvé la Circulaire Peeters, enterrant pour toujours la possibilité pour les Francophones majoritaires dans ces communes de recevoir, comme le prévoit la Constitution, leurs documents administratifs en français. Si quelqu’un n’a pas enterré le communautaire, c’est la N-VA, qui refuse l’établissement de la zone métropolitaine bruxelloise, négociée par les partis de la coalition Papillon… pour rien. Quant à traiter « les Flamands de collabos », ce n’est de fait pas du tout ce que Maingain a fait : il ne visait qu’un parti, et en particulier certains de ses élus.

À l’arrivée, on voit où le MR veut en venir. Il ne faut plus parler de ce qui fâche, déjà maintenant. Ne plus chercher à défendre des droits constitutionnels des Francophones en périphérie, pourtant validés par de nombreuses instances internationales ; notamment le droit d’être entendus en français, et de parler cette langue au Conseil communal (même en France, ça se passe comme ça !) Ne plus chercher à obtenir cette communauté métropolitaine qui permettrait de résoudre les questions de mobilité avec la Flandre, et non plus à son seul bénéfice. Ne plus chercher à empêcher le survol de Bruxelles ou le délestage du cargo de nuit sur d’autres aéroports. Ne plus chercher à bien financer la Capitale, financement qui profite aussi aux fonctionnaires flamands qui y travaillent et quelquefois, qui y vivent. Ne plus chercher à garder un équilibre entre Francophones et Néerlandophones dans l’industrie, l’armée, la justice, les pompiers bruxellois, ou simplement la diplomatie. Bref, se laisser endormir par le grand méchant loup avant même d’avoir construit sa baraque en brique. On ne pourra ensuite reprocher à aucun politicien flamand d’avoir agi dans le meilleur intérêt de sa région. Ils seraient bien bêtes de ne pas en profiter.

La suédoise sera dewéverienne ou ne sera pas (stable).

On ne pourra même pas reprocher à la N-VA de prendre le bras quand on le lui donnait jusqu’à l’épaule. Mais on pourra se poser la question de la capacité du MR à comprendre les enjeux politiques en Belgique. Alors qu’ils auront la moitié des postes de ministres, ils semblent toujours intéressés de recevoir, en sus, celui de premier ministre, que les partis flamands ne leur laisseront qu’à un prix considérable. Ils auront raison : c’est la seule façon d’expliquer aux Flamands pourquoi le plus petit parti en nombre d’électeurs s’arroge la moitié des portefeuilles, et le suprême en plus. Et alors qu’un parti, plus que tous les autres, aura le pouvoir dans la coalition — la N-VA, bien entendu —, le MR n’a toujours pas compris qu’il doit lui imposer le poste de premier ministre, faute de quoi il ne serait qu’un loup dans la bergerie belge, un cheval de Troie libre de ses mouvements à l’intérieur même de notre gouvernement. D’ailleurs, un premier ministre francophone serait une sorte d’insulte permanente à la majorité flamande, dès lors que la Constitution offre déjà 7 portefeuilles au MR, contre 3 à la N-VA… Je l’ai signalé dans un précédent article. Depuis, Vande Lanotte et Karel De Gucht ont soutenu la même théorie. Ce n’est pas par hasard, c’est juste mathématique.

On me dira encore que je « diabolise » Bart en parlant de loup dans la bergerie ? Même pas. Je ne fais que suivre sa logique. Il veut participer à un gouvernement de droite pour montrer sa valeur. Mais pas le diriger, pour ne pas être perçu comme trop belge, et pour pouvoir, à tout moment, quitter la Suédoise et emporter les fleurs en prime. C’est son jeu politique, il a raison de le jouer. On n’est toutefois pas obligé de le laisser faire. Et le seul moyen de s’assurer de sa loyauté (et la loyauté, en politique, ça n’existe que quand on se la voit imposer), c’est qu’elle prenne les rênes de la coalition. C’est le premier parti en sièges, la première famille en voix, le cœur décisionnel de la kamikaze bosniaque. Je serais le premier à haïr un gouvernement dirigé par Bart De Wever. Mais il serait plus fatal encore qu’il soit dirigé par quelqu’un d’autre. Et apparemment, Charles Michel est toujours sur cette longueur d’onde là.

Damien Thiéry révélateur de la soumission du MR à un futur gouvernement belge qui ne sera qu’une succursale du gouvernement flamand ? Oui. Et j’avoue : j’en suis tombé de ma chaise.



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30 réponses

  1. Vous dites la vérité. Mais cela ne passe pas la traduction. Ergo. Il faut bien voir que l’indignation (légitime,ô combien) des francophones ne fait que renforcer le flamingantisme.

    BDW a réussi à faire croire à une bonne partie de la Flandre que la collaboration flamande était devenue une bonne blague pour « braquer » les francophones et les manœuvrer. Et, tout le monde, en Flandre, peut participer à la bonne blague.

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  2. « Bart De Wever lui-même récuse l’héritage des Lumières. »

    Mais là, vous demandez qu’il partage votre point de vue. À la base de la démocratie européenne, plutôt que la boucherie nationaliste française, je mettrais volontiers Montesquieu et le parlementarisme anglais.

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  3. « Ne plus chercher à garder un équilibre entre Francophones et Néerlandophones dans l’industrie, l’armée, la justice, les pompiers bruxellois, ou simplement la diplomatie.  »

    « garder » est à se tordre.

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  4. Analyse, non pas profonde, mais étendue tellement elle embrasse et soulève plusieurs questions à la fois. L’idéal tout de même, puisque votre plume est de l’ordre de l’essai, aurait été d’agrémenter votre travail de références consultables aisément afin de vérifier si ce que vous essayer de prouver, ou simplement montrer, est vrai.

    Votre analyse part dans tous les sens, et elle ne peut s’empêcher de relever dans le discours nationaliste flamand « tout ce qui pourrait être interprété comme évoquant de petites mains levées. » Alors que déjà du nazisme comme du fascisme il n’est même pas permis pour les démocrates comme vous d’en faire mention dans un débat public autrement que pour en faire un procès à charge, tout votre travail consiste à savoir si oui ou non la NVA a commis le crime des crimes : participer à « une célébration du national-socialisme flamand de l’Occupation. »

    Pourquoi cet acharnement à polariser le nationalisme flamand sur « tout ce qui pourrait être interprété comme évoquant de petites mains levées » ? Pourquoi réduire la politique à un acte d’accusation ? C’est en tant que procureur de l’Épuration que vous mettez en garde Damien Thiéry de la « pente savonneuse » qu’il a choisi de prendre ?

    Parce que défendre la NVA « ça dépasse le stade de l’absurde » ? Il est vrai que Guido Fonteyn vous suit dans les conclusions de votre essai, mais vous ne citez pas les conclusions du politologue flamand, Carl Devos, dans vos analyses. Par souci d’impartialité ou parce qu’il n’a pas vos talents de procureur de l’Épuration ?

    Lorsque vous écrivez, « je serais le premier à haïr un gouvernement (fédéral) dirigé par Bart De Wever. Mais il serait plus fatal encore qu’il soit dirigé par quelqu’un d’autre. », vous parlez au nom des intérêts des gouvernements régionaux francophones. Tout le monde reconnaît à BDW ses talents de stratège politique, ce n’est pas la peine pour autant de tenter de le mouiller avec « un mouvement que certains Francophones nous demandent de « respecter » sous prétexte qu’il représente le ventre de la Flandre, alors qu’il n’en représente que le rectum. »

    Je note au passage que, conformément à la ligne officielle de la coalition francophone, M. le Procureur ne voit toujours pas le PP dans ce rectum ou un autre.

    On se demande simplement s’il faut claquer des talons à cette profession de foi.

    Un procureur ne fait pas de politique, il ne fait qu’accuser.

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  5. Qui sommes nous, qui ne parvenons pas à tourner une page, de donner un avis sur des conflits au travèrs le monde?

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  6. Désolé mais tout cela est évident.
    Le syndrome de Stockholm c’est Charles Michel.
    J’espère qu’il réussira, pour que les francophones, même libéraux, finissent par le détester.
    A la tronçonneuse.

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  7. @ Marcel,

    « Si aucun parti flamand ne veut comprendre que pour être acceptée par les Francophones, la N-VA doit se départir de son folklore nostalgique, pourquoi devrions-nous nous soumettre à des diktats dans notre traitement de l’information sur la N-VA, quitte à négliger des faits, à avaler tout cru la propagande nationaliste, à imposer à nos propres politiciens une propreté-sur-soi qu’on s’interdirait d’exiger de ceux qui domineront le prochain gouvernement ? »

    Eeuh, donc, pour être acceptée par les francophones, la N-VA doit se distancier de qq chose que le parti de défend pas, sinon tous les francophones sont en droit de dire des choses qui ne sont pas vrai?

    Marcel, tout d’abord, j’ai un scoop pour toi: la N-VA n’a pas l’ambition de se faire accepter par les francophones de Belgique, je dirai même plus, la N-VA n’a pas l’ambition de gérer les affaires des francophones belges, ni d’être belge tout court.

    et maintenant le message est « on sait bien que vous ne voulez pas gérer nos affaires, mais justement, on va vous y obliger et comme ça, on est sûr qu’on peut vous accuser de mauvaise foi si vous ne faites pas exactement comme on veut »

    oui, tout cela est très logique…

    et pour le reste l’habituel amalgame, billet après billet après billet, N-VA = Hitler

    allez, ça commence avec Jambon il y a plus que 13 ans en tant que membre d’une organisation chez une autre organisation où il n’aurait pas dû être à un moment où la N-VA qui n’existe pas encore, et c’est la N-VA qui est nazie et bien-sûr c’est fait sous forme de question, pour bien cacher la manipulation constante:

    « Mais dites-moi, quel parti qui aurait coopéré à une telle commémoration il y a dix ans ne serait pas, pour le moins, considéré comme suspect en Europe ? »

    Allez, c’est le PS et le CDH qui refusent de faire une coalition parallèle dans tous les gouvernements et c’est alors à la N-VA de prouver sa bonne foi fédérale en prenant le rôle du soi-disant arbitre impartial national?

    eeuh non, démerdez-vous avec votre Belgique, dont clairement plus personne ne veut

    avec tout ce jeu de blâme, on dirait presque qu’on ne croit plus dans les négociations non plus…

    pour vite retourner imposer un gouvernement fédéral de gauche à la Flandre, comme d’hab quoi, l’impossibilité du changement en Belgique…

    Joli Marcel, vraiment joli

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    • « j’ai un scoop pour toi: la N-VA n’a pas l’ambition de se faire accepter par les francophones de Belgique,.. »

      -forcément puisque sa vokation est de débarrasser la flandre belge des FR belges

      « …je dirai même plus, la N-VA n’a pas l’ambition de gérer les affaires des francophones belges,… »

      -c’est pourquoi jamais son conducator n’émet, ne suggère ou ne sous-entend le moindre avis sur la manières dont les FR gèrent leurs affaires… ;~)

      « …ni d’être belge tout court. »

      -c’est bien pourquoi il est hors de question de faire le comptage des habitants et de leur volonté (ou non) de rester belge de tel ou tel territoire belge, alors que lorsqu’on sait qui est qui, qui à quoi dans la tête ou dans le portefeuille, on pourrait se faire un bon petit divorce belge walo-vlaamsovaque honnête pour une fois, quoique belge…
      -ce n’est évidemment pas l’intention de bdw de faire autre chose que d’essayer de battre le record de la crise belge précédente de l’Entité « fédéral » dans l’État belge aux flamands majoritaires…(même qu’il faut être nazi pour le trouver belge de gauche)
      et saboter l’État banzaï pas un problème pour les libéraux qui ont gagné (*: les doigts dans le nez ;^) l’érection d’une alternative de droite… et le petit mrde droite n’aura aucun problème de se souffler dans le rechtum pour se faire ad bibendum,
      charles michel mérite trop d’être l’asexué premier second du capitaine crochet dans un drakkar où ya juste assez d’âmes mr pour les rames…

      hoezee walli hoezee

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    • @ Walliméro et @ Marcel
      Juste une petite question pour bien comprendre sur quoi votre vision du monde diverge :
      Pour vous, c’est quoi un nazi ? A quoi on le reconnait ?

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  8. Siéger au parlement européen dans le même groupe que des NAZIs décomplexés devrait être parfaitement éclairant sur les liens d’amitiés historiques entretenus.

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    • il me semble qu’un nazi décompléxé est un nazi plutôt fier de l’être, je vois pas l’éclairage de la n-va là-dedans, ni des conserves anglaises du reste

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    • Euh, je crois qu’il siège chez Cameron, après avoir siégé chez Cohn-Bendit.

      Bart lui aurait envoyé un SMS après le référendum écossais : « Tu vois Cameron : « Gott mit uns » ».

      L’autre en aurait avalé son crupet de travers, alors que la statue du Commandeur Churchill menaçait de s’écrouler sur sa tête.

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  9. Cette évolution du MR n’était-elle pas déjà inscrite en filigrane dès le fameux dîner entre De Wever et Reynders chez Bruneau, il y a deux ou trois ans ? A l’image de toute la crise européenne, c’est une évolution au ralenti mais une évolution tout de même et dont on voit bien vers où elle mène.

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  10. pas d’accord avec vous pour bdw premier,
    perso je préfèrerais le court métrage :
    « charlot le premier second du capitaine bart »

    mais si les flamands genre damien thierry ou jan janbom étaient aussi créatifs à stockholm que dans le rand flamand de la capitale de la flandre…:
    yaurait qua proposer à bdw d’être désigné par le peuple, premier « non nommé » du fédéral

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  11. Autre chose … mais qui mérite me semble-t-il un commentaire un peu grinçant : http://www.lesoir.be/661164/article/actualite/belgique/2014-09-23/delphine-ne-s-appellera-pas-belgique

    Delphine Boël, si elle devait être reconnue la fille naturelle d’Albert, serait en mesure de prétendre à 3/16e de son héritage. Tout est dit ! Voilà probablement la vraie raison de fond de toute cette lamentable histoire. Le pognon … une retraite dorée, forte de l’héritage d’Albert de Belgique (3/16e de ses avoirs … ça ne doit pas être si mal) à quoi s’ajoutera l’héritage de son père adoptif (longtemps son père putatif). Il n’y a pas de petits profits. Et dire que la presse nous a monté cela en épingle et que certains « grands » esprits se sont pris d’empathie pour la « malheureuse » Delphine. Je t’en flanque des malheureuses Delphine … la presse, en faisant ainsi pression publiquement sur la famille royale, a permis à la donzelle d’empocher le pactole. Vous croyez qu’elle aura la reconnaissance du ventre et … qu’elle soutiendra, par virements bancaires, la fondation des journalistes nécessiteux ? … J’en doute.

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  12. J’aime beaucoup: « nous demandent de « respecter » sous prétexte qu’il représente le ventre de la Flandre, alors qu’il n’en représente que le rectum. » Ca doit être mon coté scatophile 🙂

    Le problème de la NVA c’est qu’une bonne partie des flamands vote pour elle par contestation. Ils en ont marre de ce gouvernement qui ne fait rien et ne change rien. Ils en ont marre de ces même alliances et de ce PS présent au gouvernement depuis bien trop longtemps. Marre de cet particartie qui n’écoute pas les électeurs et à mis un 1er du PS alors que ça aurait dû être quelqu’un de la NVA. Dans la NVA ils voient enfin un partit fort, avec de vrais valeurs et capable de faire changer les choses. Preuve en est, la NVA a réussi à faire plier les francophones concernant le problème de Bruxelles-Hal-Vilvoorde. (ce n’est pas mon avis mais celui d’une partie de l’électorat de la NVA)
    Mais cette même tranche de l’électorat de la NVA fait la sourde oreille ou préfère faire les aveugles devant certain point nationaliste et anti-démocratique de la NVA. Preuve en est, une partie de cet électorat ne veut pas l’indépendance de la Flandre. Ils jouent avec le feux et je les trouve inconscient.

    Alors que faire ? En mettant la NVA dans l’opposition on risque de renforcer cet électorat (votant pour la NVA par contestation).
    Aussi, une des technique serait de mettre la NVA face à ses responsabilités. Et montrer à cet électorat contestataire qu’elle n’est pas mieux que les partit traditionnel. Voir pire ! Et le résultat de la NVA aux prochaine élections pourrait être une déroute aussi spectaculaire que celle observée par Ecolo en 2014.

    Mais malheureusement, il semble que le MR n’ai pas compris cela et que seul sa présence au gouvernement l’intéresse même si cela signifie de devenir « ami » avec la NVA.
    Comme le dis Marcel Sel: « le MR n’a toujours pas compris qu’il doit lui imposer le poste de premier ministre, faute de quoi il ne serait qu’un loup dans la bergerie belge, un cheval de Troie libre de ses mouvements à l’intérieur même de notre gouvernement. », il faut que le 1er soir un membre de la NVA ! Il faut que la NVA prenne ses responsabilité et montre par sa présence comme 1er ministre qu’elle est le gouvernement. Comme le dis denouveau M.S., Remettre un 1er ministre francophone ne serait insulte permanente à la majorité flamande. On peut le voir déjà avec l’incompréhension de certain flamand quand à la présence d’Elio comme 1er dans le gouvernement actuel (ou précédent ?). Et cela ne renforcera que d’avantage les flamingants et la NVA.

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  13. « Il ne faut plus parler de ce qui fâche, déjà maintenant ». Mais cela fait une éternité qu’il ne faut pas fâcher le maître, la Belgique étant en équilibre instable continuel, critiquer est quasi un acte de terrorisme contre l’état. De toutes les façons, la minorité doit la boucler, elle l’a bien méritée. Syndrome de Stockholm? La Belgique est surtout un Dîner de cons géant. Qu’est ce qu’on rigole!

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  14. Décidément, depuis qu’il a rallié la NWA (Nieuwe Waalse Alliantie) Damien Thierry nous étonnera toujours…

    Qu’il se méfie, cependant : à force de tourner dans tous les sens;, les girouettes finissent pas se gripper.

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  15. Commentaire censuré : amalgame sur les Algériens, qui ont pas mal encaissé à l’époque du GIA qui massacrait des musulmans.

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    • Ce n’était sans doute pas clair.

      Je trouve effrayant le peu d’analyse qui ont été faite par les algériens, y compris ceux situés en dehors d’Algérie, des massacres (on parle de centaines de milliers de gens assassinés) qui ont eu lieu dans les années 90. Lorsque j’ai essayé d’aborder le sujet avec des algériens, la conversation a toujours immédiatement glissé dans des théories du complot incroyables et incompréhensibles.

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  16. Trad wallon-> français : Ramasse tes djeuns -> nettoie tes saloperies

    Meurtre d’un SDF-indigné. Mort au cumulard !

    Qui l’a tué ? Des jeunes.

    On ne pourrait mieux dire: des bêtes, des bestiaux.

    Médiapart est déjà en train de demander une peine alternative à la prison.

    C’est vrai que c’était qu’un clodo, merde !

    Pas de nouvelles sur Darius-en-son-char ? Circulez, y a rien à voir.

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  17. Amina Sboui avoue que son agression était un bobard. Pas grave, je ne l’avais jamais crue. Marcel non plus, probablement. Pour le reste, il était juste déçu de ne pas pouvoir calomnier des catholiques.

    On se rappelle que tich et témoin ont la même racine étymologique ? Ben voilà.

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  18. François Hollande, foie de veau avorté

    « Le Daech persécute les minorités religieuses. »

    Très courageux ! Elles n’auraient pas un nom, ces minorités ? Qui te brule la langue et le palais ? Que tu aimerais bien tenir en minorité légale ? Que ta justice aux ordres humilie ?

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