Joël Rubinfeld «Ce conflit ne doit pas arriver dans nos rues !»

IMAG0270

Bruxelles, après une manif « pro-palestinienne »…

Il y a bientôt deux mois, j’interviewais Joël Rubinfeld, le président de la Ligue belge contre l’Antisémitisme, pour M… Belgique. C’est pourtant peu dire que nous ne sommes pas d’accord sur la situation en Israël-Palestine. Mais il y a une différence entre le conflit et le débat. Le conflit, c’est là-bas. Ici, il n’y a place que pour le débat. Et l’on peut ne pas apprécier ses positions sur Israël, il n’en reste pas moins que Joël Rubinfeld (qui a immédiatement accepté mon interview) pose des questions sur l’antisémitisme qui méritent notre oreille attentive, et qu’on y réfléchisse. Au moment où l’on jette des pierres sur de paisibles « pèlerins » qui veulent rendre hommage à une stèle juive ; au moment où l’on incendie une synagogue ; au moment où des gens hurlent « sale juif » dans un tram (et ça m’est arrivé dans un parc, il y a 7 ans) ; alors que des élèves d’écoles juives doivent leur sécurité à des gardes armés ; alors que leur directeur d’école leur interdit certaines stations de métro devenues trop dangereuses ; quand tout cela arrive après un quadruple assassinat à Bruxelles, attentat antisémite qui visait des innocents, la sécurité de ceux qui s’identifient ou que l’on identifie à la petite « communauté juive » de Belgique, tous citoyens belges, nous regarde tous. Je ne vous demande pas d’être d’accord avec Rubinfeld, mais de lire son point de vue et de réfléchir.

Voici l’article tel que paru dans M… Belgique :

À l’heure où l’on craint des échauffourées à chaque nouvelle manifestation propalestinienne, et alors que nous sommes soumis à des images atroces en provenance de Gaza, Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA) nous a accordé une interview exclusive sur le réveil de l’antisémitisme en Belgique.

MS : Était-ce bien nécessaire de créer une ligue contre l’antisémitisme ?

JR : Il y a une résurgence très préoccupante de l’antisémitisme. Ça a commencé en 2000 (2e Intifada) avec la diffusion des images de la mort de Mohammed Al-Durah [enfant tué dans la bande de Gaza NDLR]. L’armée israélienne a été accusée à tort, mais le mal était fait. Deux jours après, un rabbin me dit qu’il a été agressé dans la rue. Ça s’est reproduit chaque semaine pendant plus d’un an : insultes, crachats, jets de pierres sur lui et sa famille, etc. Ça rappelait les années 30-40. Depuis, on n’est jamais revenu à la situation pré-2000.

MS : Mais était-il nécessaire de créer une ligue uniquement contre l’antisémitisme ?

JS : Le nombre de signalements que nous avons reçus depuis la création de la LBCA le démontre. En 2013, dans un sondage sur l’antisémitisme réalisé par l’Union européenne, 28% des Juifs interrogés en Belgique disaient avoir été victimes d’harcèlement, d’agression verbale ou physique. Une autre étude en 2011 du sociologue Mark Elchardus indiquait que, parmi les jeunes, 10% des Bruxellois «autochtones» sont antisémites. Mais chez les Bruxellois musulmans, c’est 50%. Donc, quelque 30% de jeunes Bruxellois sont antisémites. On peut vivre avec 5% de racistes ou d’antisémites. Mais quand c’est un jeune sur trois…

MS : Est-ce qu’il n’y a pas une responsabilité d’Israël qui fustige toute critique ?

JS : La critique de la politique d’un État quel qu’il soit est un droit des plus légitimes. Critiquer la politique d’Israël n’est pas antisémite. Mais il y a une limite. A Gaza par exemple, le Hamas est un régime antisémite.

MS : C’est une accusation grave.

JS : Il suffit bêtement de lire la charte du Hamas pour s’en rendre compte. L’article 32 fait référence au Protocole des Sages de Sion, le livre de chevet d’Adolf Hitler. L’article 22, lui, explique que les francs-maçons font partie du projet sioniste qui ambitionnerait de détruire le monde…

MS : Étrange… ça ressemble très fort à ce que dit Dieudonné…

JS : En effet. Mais ce qui m’inquiète plus encore, c’est lorsque des politiciens reprennent son discours. Par exemple, passer sous silence les roquettes du Hamas, ou n’évoquer que le nombre de victimes palestiniennes. Attention, chaque victime civile est à déplorer : c’est un drame ! Mais côté israélien, ils développent leurs capacités militaires pour protéger les civils israéliens. Le Hamas, lui, utilise les civils palestiniens pour protéger ses armements. Même sur la chaîne du Fatah, ont voit dans des émissions jeunesse des enfants dire que leur objectif, c’est de tuer des Juifs !

Le racisme est une donnée universelle. On le retrouve aussi en Israël.

MS : Mais en Israël, Jacques Kupfer, président d’honneur du Likoud mondial, a écrit «dans la bande de Gaza, je ne vois pas de civils innocents mais des ennemis à éliminer […] nous devons raser Gaza [qui] doit devenir un champ de ruines d’où ne peuvent sortir que des gémissements.» C’est xénophobe, non ?

JS : A l’évidence. Le racisme est une donnée universelle. On le retrouve aussi en Israël. Mais l’antisémitisme est érigé en doctrine d’État côté Hamas. Les propos de Jacques Kupfer, eux, sont marginalisés, et condamnés par l’écrasante majorité de la population israélienne.

MS : Quand même, il s’agit du Likoud mondial. Si par exemple quelqu’un du «CDH mondial» tenait de tels propos, il y aurait un tollé !

JS : Je n’en suis pas si sûr… Quand Jamal Ikazban a traité Claude Moniquet «d’ordure sioniste», non seulement, il n’y a pas eu de sanctions, mais chez Pascal Vrebos, Laurette Onkelinx — peu convaincante — a dit de lui : «Jamal Ikazban est quelqu’un de remarquable, il porte les valeurs du PS»…

MS : Est-ce qu’il n’est pas improductif de fustiger les gens qui manifestent contre les actions israéliennes en disant : «vous êtes antisémites».

JS : Qualifier tous ces manifestants d’antisémites est stupide et injuste. Manifester, c’est un des droits fondamentaux de la démocratie. Mais quand on crie «Mort aux Juifs», on sort du cadre démocratique. Quand on course quelqu’un et qu’on le tabasse parce qu’on pense qu’il est juif, à une autre époque, on appelait cela un pogrom !

Les néototalitaires sont en train de tester la démocratie belge.

MS : On devrait cesser l’amalgame entre Arabes et Juifs de là-bas et d’ici ?

JS : Je pense que ce conflit israélo-arabe est un prétexte. Je pense même que, dans une certaine mesure, l’antisémitisme exprimé lors de ces manifs est un prétexte. Ce qu’il y a derrière, c’est l’émergence d’un nouveau totalitarisme, islamiste, qui s’attaque au maillon le plus fragile de la société belge : les Juifs, petite communauté très pacifique. Ces néototalitaires sont en train de tester la démocratie belge. Et s’ils arrivent à faire fuir les Belges juifs, ils ne s’arrêteront pas là. Il faut savoir que les premières victimes de ce totalitarisme, numériquement, et de très loin, ce sont les musulmans. J’ai aussi peur qu’on en arrive à un affrontement entre la mouvance islamiste et la «résistance belge» qui s’incarnerait dans l’extrême droite. Or, on ne guérit pas la peste avec le choléra, on meurt des deux. Si on veut sincèrement traiter le problème de l’antisémitisme, les visites à Auschwitz ne suffisent pas. On doit réexaminer en profondeur le conflit israélo-arabe. […] Dans l’absolu, nous n’avons pas à importer ce conflit. On peut évidemment en parler, avoir une opinion. Mais regardez la tentative d’attaque de la synagogue de Sarcelles ! Quel rapport avec Gaza ? Si on faisait pareil avec des mosquées, je descendrais dans la rue pour le condamner, et en tête de cortège !

MR : À propos des dérapages en marge de ces manifestations, la gauche a-t-elle une responsabilité ?

JS : Dans tous les partis, on trouve des gens très sensibilisés à la question de l’antisémitisme. Mais il faut reconnaître que c’est surtout à gauche et à l’extrême gauche que, volens nolens, certains participent à la banalisation de l’antisémitisme contemporain. L’antisémitisme est un virus, et comme tout virus, il mute. Après l’antijudaïsme chrétien puis l’antisémitisme génétique, c’est devenu l’antisionisme. Ni religieux, ni racial mais territorial.

MR : On peut critiquer Israël, mais l’antisionisme est de l’antisémitisme ?

JS : Mais le sionisme, c’est simplement le droit à l’autodétermination du peuple juif sur sa terre ancestrale. Être antisioniste, c’est nier à Israël le droit d’exister !

L’antisémitisme s’exprime dans la violence.

MR : Alors, quelle est la frontière entre la critique d’Israël et l’antisionisme ?

JS : Elle a été tracée par les «3 D» de Natan Sharansky : Diabolisation (affirmer par exemple qu’Israël est un État nazi, ce qui est le mal absolu en Europe), Délégitimation (considérer qu’Israël n’a pas le droit d’exister), Double standard (quand seul Israël est systématiquement soumis à la critique). Exemple : au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, les 3/4 des résolutions concernent Israël ! Ça aussi, c’est une forme d’antisémitisme…

MS : Un certain nombre d’intellectuels juifs affirment que l’antisémitisme et l’islamophobie ne sont pas à mettre sur le même pied…

JR : Je préfère parler de racisme antimusulman (le mot islamophobie a été récupéré par Khomeiny pour empêcher toute critique de l’islam, or, chaque religion doit pouvoir être critiquée) et bien entendu qu’il existe. Il suffit d’être dans un avion pour s’en rendre compte : si deux ou trois jeunes «de type maghrébin» un peu baraqués et mal rasés entrent, certains passagers croient leur dernière heure arrivée… Quand on postule pour un emploi, Abdel va parfois être traité différemment de Thomas…

MS : Il n’y a donc pas de différence ?

JS : C’est la même pulsion, mais elle se décline différemment : il n’y a pas de manif antimusulmane en Belgique, pas d’attentats contre les mosquées. Le racisme antimusulman se traduit surtout à l’embauche, pour louer un appartement, etc. Contre les Juifs, ça s’exprime dans la violence. L’autre différence, et je ne veux surtout pas généraliser, c’est que certains Juifs sont victimes de certains musulmans, qui sont eux aussi issus d’une minorité. Or, les offices de lutte contre le racisme sont habitués à traiter des attaques venant d’une majorité. Ils sont donc peu ou mal préparés à ce cas de figure. Or, il y a urgence. Il y a une profonde inquiétude dans la communauté juive. Certains ne portent plus l’étoile de David au cou, d’autres ne mettent plus la kippa. Il y a eu tellement d’agressions antisémites à la station Lemonnier que la direction de l’école juive toute proche a interdit à ses élèves d’y prendre le métro… Ce que j’espère, c’est que toute la population belge se lève et dise : «Nous n’acceptons pas que nos compatriotes, parce qu’ils sont juifs, soient insultés ¡ no pasaran !» Frantz Fanon, tiers-mondiste, anticolonialiste et noir, disait «Quand on dit du mal des Juifs, tends l’oreille, parce qu’on parle de toi». Il s’adressait à des Noirs. Il en va de même pour le combat contre les néototalitaires qui ont pris les Juifs comme première cible.

Entre ma mère du Maroc et mon père d’Autriche, j’ai vécu un miniclash des civilisations. Et c’est très enrichissant.

MS : Il y a un espoir d’amélioration ?

JS : Oui. D’abord, on reçoit énormément de messages commençant par «Je ne suis pas juif». Ce sont des personnes révoltées par le fait qu’on puisse s’en prendre à des Belges parce qu’ils sont juifs. Ensuite, j’ai été invité il y a quelques jours à briser le jeûne du Ramadan avec 400 personnes de la communauté belgo-marocaine. L’accueil était très chaleureux — ma mère est d’origine marocaine, alors, je me retrouvais là un peu en famille. Les discours rappelaient tout ce qui réunit Juifs et musulmans. Hélas, certains insistent sur ce qui nous divise : par exemple, l’organisateur de la prochaine manif «propalestinienne» a reproché à ceux qui m’avaient invité d’avoir accueilli «un escroc sioniste» ! Moi, j’étais très content d’être avec mes cousins musulmans.

MS : Donc, vous prêchez pour plus de relations intercommunautaires ?

JS : Oui. Ma mère est du Maroc et mon père, d’Autriche. À la maison, j’ai vécu le miniclash des civilisations. Mais c’était très enrichissant. Il devrait en aller de même pour les Juifs et les musulmans qui apportent à la Belgique ce qu’ils ont de meilleur dans leurs cultures respectives.



Catégories :Antisémitisme, M… Belgique

Tags:, , , ,

20 réponses

  1. Musulman ou Juif .. ou n’importe quoi ne devrait s’appliquer qu’à la pratique d’une religion et en rien à la citoyenneté égale pour tous avec la liberté de s’exprimer sur TOUS les sujets avec respect TOTAL de l’HUMAIN. Il est tristement manifeste que TOUTES les religions sont TOXIQUES, d’étymologiquement rassembler en fait elles LIENT des humains à des dogmes sans aucun fondement et par là LIMITENT les capacités des HUMAINS à le devenir plus.
    Des HUMAINS lucides pourraient débattre tranquillement de projets politiques sans y inclure de violence qui ne servent qu’à tenter d’imposer à autrui un dieu qui n’existe que dans leur esprit. dieu est pur esprit et en chacun de nous par des circuits réverbérants entre des structures cérébrales MAIS NULLE PART AILLEURS.

    J'aime

    • L’antisémitisme actuel n’est pas lié à la religion. C’était le cas au moyen-age et on parlait alors plus d’antijudaïsme que d’antisémitisme. L’antisémitisme moderne (depuis le XXe siècle) est plus lié à l’idée du « complot juif ». En effet, les juifs sont une une communauté fermée et soudée ayant quelque postes important et d’influence. Bref, l’antisémitisme moderne reproche aux juifs d’influencer et manipuler le monde dans l’unique intérêt du peuple juif (au détriment des autres).

      J'aime

  2. plus les médias en parlent, plus il y aura de la violence.
    et les médias aiment ça (rappelons qu’ils sont à la solde du pouvoir…)

    pour vivre heureux, vivons cachés (de la caméra).

    Ca vaut pour tous les sujets.
    les médias sont une nuisance.

    J'aime

  3. @Marcel,

    je ne vous remercie pas, ce genre de post me met perso mal à l’aise, je préfére parler de domination flamande que d' »un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur »

    «Ce conflit ne doit pas arriver dans nos rues !»

    Ah bon d’accord on peut pas avoir d’avis sur un truc fondamentalement conflictuel né des concurrences des colonialismes français et britannique…de l’opportunisme antisémite de l’occident préfèrant les juifs chez les arabes
    ok qu’on s’occupe que de nos mains coupées, du zoo, de l’université et du port d’anvers et de l’umicore et autres… que du colonialisme flamand au congo belge quoi !

    « Était-ce bien nécessaire de créer une ligue contre l’antisémitisme ? »
    réponse lourdement pro-sioniste à votre question légèrement anti-sémite et lorsque vous insistez :

    des s-t-a-t-i-s-t-i-q-u-e-s , j’adore ! Si seulement 28% des gens sont «victimes d’harcèlement, d’agression verbale ou physique» sur ce qu’ils prétendent être, l’ue me semble cool avec mon pays. 
    «10% des Bruxellois «autochtones» sont antisémites» il y a un siècle les sionistes et les anglais en palestine parlaient d »’indigènes » (au sens  »négligeable » du terme) pour les arabes, j’aimerais savoir c’est quoi un «bxlois autochtones», un «Bruxellois musulmans [par contre ça je connais !], c’est 50%» ah bon il a posé comment la question le monsieur sociotiptop… : un sur deux ! Et puis quoi un marocain antisioniste = un bxlois musulman antisémite pour le monsieur sociotiptop franchement j’aimerais en savoir plus :
    «Donc, quelque 30% de jeunes Bruxellois sont antisémites.» là faudrait expliquer, donc indigène 10% antisémite, musulman 50% antisémite= 10+50 /100+100 donc 60/2 % de jeunes bxlois antisémites
    c’est sûr que ce Mark Elchardus vient d’une université israélienne en érasmus dans une université flamande…
    ouf « On peut vivre avec 5% de racistes… » fermons donc nos gueules sur le vb

    « Est-ce qu’il n’y a pas une responsabilité d’Israël qui fustige toute critique ? »
    rép. (résumé): critiquer la politique d’Israël n’est pas antisémite sauf si t’es arabe à gaza car l’hamas est antisémite… conseil perso : faut pas lire la charte du hamas parce que la lire rend bête « Il suffit bêtement de lire la charte du Hamas pour s’en rendre compte. »

    Marcel :« ça ressemble très fort à ce que dit Dieudonné…»
    là Marcel! Si ça c’est pas au moins de l’hypo-suce-sion

    JS :« chaque victime civile est à déplorer : c’est un drame ! »
    mes quelques gènes juifs vibrent (je blague la judéité n’est pas une race n’en déplaise à x% de juif et 100% de nazi) mais faut lire la fin de la phrase où les enfants de gaza ont leur « objectif, c’est de tuer des Juifs ! »

    « Le racisme est une donnée universelle. On le retrouve aussi en Israël. »

    Bon ben nier ça serait si contre-productif que tout commentaire est entendu
    « Les propos de Jacques Kupfer, eux, sont marginalisés, et condamnés par l’écrasante majorité de la population israélienne. » demander une statisque précise aurait un petit goût antisémite… plus que J.Ikazban traitant C.Moniquet «d’ordure sioniste» il a pas dit ordure non recyclable, en plus ils parlaient entre eux de poubelle au moyen orient, où est l’antisémitisme ?

    « Est-ce qu’il n’est pas improductif de fustiger les gens »  
    « cesser l’amalgame entre Arabes et Juifs de là-bas et d’ici »

    aah merci mais « l’émergence d’un nouveau totalitarisme, islamiste »
    fragilité arabe numériquement mais le« maillon le plus fragile de la société belge : les Juifs »

    « On doit réexaminer en profondeur le conflit israélo-arabe. »

    perso ayant lu des dizaines de milliers de page là-dessus (textes bibliques non compris) ça sera pour demain…je fatigue

    aah la gauche  »volens nolens » « Après l’antijudaïsme chrétien puis l’antisémitisme génétique, c’est devenu l’antisionisme. Ni religieux, ni racial mais territorial. » on dirait du Tourn’

    JS : « le sionisme, c’est simplement le droit à l’autodétermination du peuple juif sur sa terre ancestrale. Être antisioniste, c’est nier à Israël le droit d’exister ! »
    « ex: au cdh de l’onu, les 3/4 des résolutions concernent israël ! ça aussi, c’est une forme d’antisémitisme… » bon ben tout est dit je viens de comprendre que je suis à moitié gentil antisémito-post-sioniste

    fuck eretz israel, israel n’est pas légitime dans sa forme sioniste actuelle
    que la divine galoud me fasse errer loin de ce monstre nationaliste agressif,

    ainsi soit-il,
    des voisins que je n’ai pas choisit vivent près de moi, chez moi, j’ai chassé personne
    dieu = mort , permet la shoah, qu’un peuple spolié en spolie un autre
    est-IL vraiment si mal compris par ces tarés du da’ech ?

    J'aime

  4. Je trouve la réponse de JS un peut floue et légère à la question: « On peut critiquer Israël, mais l’antisionisme est de l’antisémitisme ? » Il semble dire que les juifs on droit à un territoire et cela n’est pas critiquable. Pourtant bien des peuple souhaite avoir un territoire (ex les kurdes) et refuser à un peuple sont droit à un territoire n’est pas du racisme.

    J'aime

  5. C’est quand-même incroyable de lire cet interview! Le problème fondamental n’est même pas effleuré: l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens. Il s’agit d’un vol, internationalement reconnu, et les voleurs s’indignent qu’on les traite de voleurs et ils s’en plaignent. Et ils appellent ça de l’anti-sémitisme.
    Où va-t-on?

    J'aime

    • L’interview ne portait pas sur les problèmes en Israël, même si on en a parlé longtemps. Dans mon résumé (1/4 environ de l’interview complète), j’ai préféré me concentrer sur l’antisémitisme en Belgique. Le magazine s’appelle du reste M… Belgique, pas M… Israël… 

      J'aime

      • perso je trouve légitime que le conflit arabe-juif soit universel ou au moins européen, il faut qu’on règle ce problème de persécutés (victimes=les juifs en europe) qui persécutent sans vergogne (victimes=les arabes en palestine)…
        il s’agit d’humanité, de pardon et de rédemption
        sioniste et islamiste s’enfoncent et ceux qui ne sont ni l’un ni l’autre, nous donc les « européens », sommes concernés, responsables au moins en partie
        si les dommages collatéraux font partie de la guerre, la naqba c’est une partie de la shoah

        J'aime

  6. L’Ecosse : le No vient de l’emporter avec quelque 55,5%. Sans appel ! Le SNP a officiellement reconnu sa défaite et demandé aux Ecossais de prendre acte des résultats du referendum.

    Les Britanniques sont, dans l’âme, des légitimistes : même s’ils peuvent être très durs, ils sont généralement beau joueurs.

    La question maintenant est de savoir ce que la victoire du No aura comme conséquence ailleurs en Europe, en Catalogne et en Flandre.

    En Catalogne, le vague de fond est telle qu’en novembre, il ne fait guère de doute en revanche que gagnera le Si. À vrai dire, les Ecossais sont sans doute allés trop vite. Le ralliement à la volonté d’indépendance n’était pas encore suffisamment mûr pour que l’emporte le Yes. Le SNP a joué au poker, et très logiquement, il a perdu. En Catalogne, les choses sont différentes : les Catalans sont convaincus par cette nécessité à la majorité depuis déjà de longues années. Le referendum qui sera organisé en novembre ne devrait qu’aboutir à confirmer une situation de fait déjà bien établie.

    Quant à la Flandre, la situation est encore différente. À l’origine, les velléités d’indépendance étaient très minoritaires, et d’ailleurs teintées d’extrême-droite pour l’essentiel, ce qui ne jouait bien sûr pas en leur faveur. Là où les choses ont changé, c’est que les exigences d’un autonomisme renforcé, portées par les partis traditionnels, singulièrement par les socio-chrétiens, ont finir par alimenter la montée en puissance larvée, puis de plus en plus explicite, de l’indépendantisme. Et ce processus est devenu irréversible.

    En outre, la victoire prévisible du Si en Catalogne devrait renforcer la volonté des Flamands d’accéder à leur tour à l’indépendance, en sorte que le No écossais n’aura somme toute que très peu de conséquence au final. Certes, un Yes aurait été dévastateur, mais le No en définitive ne changera pas grand chose au mouvement qui est en route.

    J'aime

    • @Tourn’

      je vous trouve mauvais perdant, comme si vous espériez un type en kilt venir nous expliquer la libération des peuples régionaux d’europe…

      ya pas de problème Tourn’ malgré les conneries généralisées devant les régions qui se rêvent en nation version xixième siècle en route vers le xxième alors que nous sommes au xxiième…

      la flandre par exemple à un problème de territoire. Évidemment en bon wallon vous captez pas que la flandre sans bxl c’est juste de la merde provinciale (même si bxl sans la flandre a peu de sens, bxl peut se passer de la flandre ; juste que ce serait dommage pour la flandre de se passer de bxl, et réciproquement)

      il n’y a pas de mouvement en route,les nations ne sont que des contingences historiques, en dehors des gros pôles culturels on constate des agitations marginales… notre pays est précisément un pays rassemblant des marges

      J'aime

      • Cher Uit’zuitje,

        Tss tss tsss !
        J’étais hier soir au téléphone avec un ami écossais (qui habite le Berwickshire (nord de Newcastle-upon-Tyne, jusque de l’autre côté des Cheviot Mounts). On a bien sûr parlé du referendum.
        Mon ami avait toujours été unioniste; son épouse, par ailleurs, était issue d’une famille du Roxburghshire (Borders) d’origine anglaise. Or, depuis quelques temps, elle et lui (qui était Labour), sont passés au SNP. Pourquoi ? Un prurit sous-régionaliste ? Absolument pas.
        Saviez-vous par exemple que les Ecossais étaient, dans leur très grande majorité, opposés à la guerre en Irak, une guerre que Tony Blair (le « vrai faux Labour ») a imposée à l’ensemble du Royaume Uni ? Savez-vous par ailleurs que l’Ecosse est majoritairement (très large majorité) pro-européenne alors que l’Angleterre, qui est majoritaire dans l’Union, est elle eurosceptique et qu’elle va probablement imposer à l’ensemble du Royaume Uni, lors du referendum promis par Cameron, la sortie de l’Europe. Les Ecossais enragent … à juste titre me semble-t-il ? Savez-vous encore que le système éducatif anglais est devenu totalement élitiste (les droits d’une année universitaire s’élèvent en Angleterre à quelque 20.000 livres par an (plus de 25.000 euros) ? Là, en cette matière, fort heureusement, les Ecossais sont libre de leur politique et ils ont maintenu l’accès « libre » à tous (au prix d’un minerval qui est néanmoins, par an, de quelque 1.500 euros … le double de chez nous).

        Je vous en prie, cher Uit’zuitje, essayez quand même, ne fût-ce qu’un tout petit peu, d’être à charge et à décharge.

        J'aime

    • Je ne vois pas le lien entre vos revendications d’indépendance et l’antisémitisme… Je pense que vous vous êtes trompé d’article !

      J'aime

  7. Vu que les réponses de Rubinfeld à l’interview peuvent être publiées, les réponses de Rubinfeld sont évidement politiquement correcte.
    Aussi, il faut lire entre les lignes et mieux connaitre le personnage (Rubinfeld) pour essayer de décoder le vrai du faux.

    A propos de Joël Rubinfeld, voici ce qu’on peut lire sur le net:

    « Joël Rubinfeld est né à Bruxelles en 1968.
    En 2003, il est l’un des co-fondateurs de l’Atlantis Institute, think tank libéral basé à Bruxelles et réunissant des intellectuels européens francophones issus d’horizons divers. Il en assume la présidence depuis 2003.
    En 2007, il est élu à la présidence du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJcool, institution faîtière des organisations juives de Belgique, et sera ensuite, en 2009, élu Vice-Président du Congrès Juif Européen. Il exercera ces fonctions jusqu’en 2010.
    En 2012, il est l’un des 5 élus belges parmi les 120 membres que compte le European Jewish Parliament (EJP). Lors de la session inaugurale de l’EJP qui s’est tenue au Parlement européen le 16 février 2012, il est, avec l’Ukrainien Vadim Rabinovich, élu co-président de l’EJP.
    En janvier 2014, il est l’un des co-fondateurs de la Ligue Belge contre l’Antisémitisme (LBCA), organisme de droit belge dont l’objet est la lutte contre l’antisémitisme sous toutes ses formes et qui compte parmi son Comité d’honneur des personnalités internationales telles que Beate Klarsfeld, l’imam de Drancy Hassen Chalghoumi, le père Patrick Desbois, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal Shimon Samuels et l’écrivain Boualem Sansal. Il assume la fonction de président de la LBCA. »

    Mais également (et moins glorieux):
    « Joel Rubinfled, le président de la ligue belge contre l’antisémitisme, est le premier à être monté au créneau pour empêcher le congrès européen de la dissidence organisé par « Debout Les Belges ». L’homme a été invité dans les médias, a qualifié le congrès d’antisémite et d’extrême droite (ces termes furent ensuite repris à l’unanimité par les journaux).
    Ce que les médias ont « oublié » de préciser, c’est que Monsieur Rubinfled n’est pas qu’un simple petit acteur de la communauté juive organisée de Belgique.
    En vrac: vice-président du parlement juif européen, ancien vice-président du Parti Populaire, ancien président du CCOJB.
    Pire, aucun journaliste n’a relayé cette photo qui circule sur internet où on voit: A gauche, Joel Rubinfled, président de la LBCA. A droite, Avigdor Liberman, ministre israélien d’extrême droite.
    Il est désormais clair que l’hypocrisie est totale. Monsieur Rubinfled se permet de faire bouger tout l’appareil politico-médiatique belge, afin empêcher un congrès de se tenir à Bruxelles, sous le pretexte que les intervenants seraient d’extrême droite. Mais dans le même temps, celui-ci n’hésite pas à s’afficher fièrement avec Avigdor Liberman lors d’un congrès à Vienne en mars 2014.
    Il faut savoir que si Liberman se présentait à une élection en Belgique, il serait immédiatement placé à la droite de l’extrême droite sur l’échiquier politique belge. »

    On voit bien dans l’interview que Rubinfeld déresponsabilise Israël des actes antisémites commis en Belgique. Pour lui critiquer Israël c’est une chose et l’antisémitisme en est une autre.
    Ors, il y a un lien ! Israël est l’état des juifs, et sa politique représente la politique juive et les intérêts juifs à travers le monde. Ce lien étroit entre Israël et le peuple Juif fait que si on critique et on déteste Israël, on se met a détester également le peuple Juif.
    Par comparaison, si le Pape faisait des atrocités, les catholique à travers le monde seraient victimes de persécutions.
    C’est cruel et injuste mais c’est comme ça.

    Rubinfeld légitimise la politique d’Israël en disant que le Hamas est un groupe d’extrémistes terroriste. Bref Hamas = le mal.
    Mais combattre le mal par le mal et la violence par encore plus de violence (les représailles d’Israël et les morts palestiniens sont bien plus importants) est pire que bien. Cela ne va que renforcer la haine, les groupes extrémistes et l’antisémitisme.

    J'aime

    • merci Philippe de vous intéresser à rubinfeld, mais le problème du sionisme agressif et du dévoiement général du judaïsme dans ce sionisme-là n’est pas dû à des responsabilités personnelles, plutôt à des accumulations de circonstances historiques dramatiques

      juifs et arabes doivent trouver des pistes entre eux sur le « territoire occupé », l' »État » actuel d’israel n’a pas d’avenir

      J'aime

      • L’interview porte sur Rubinfeld et le réveil de l’antisémitisme en Belgique (et pas sur le sionisme agressif), il est donc normal que je m’intéresse à Rubinfeld. De plus je ne dis pas que le problème du sionisme agressif est dû à des responsabilités personnelles. Je dis que réveil de l’antisémitisme en Belgique est partiellement dû à la politique d’Israël et au sionisme agressif. Point sur lequel JR ne semble pas d’accord avec moi. JR semble dire que l’antisémitisme belge ne devrait pas être influencée par la politique d’Israël. Or ce l’est ! Et Israël devrait prendre ses responsabilités en ce sens.

        J'aime

  8. « les représailles d’Israël et les morts palestiniens sont bien plus importants »

    Plus important que quoi ? 2000 morts, c’est le score quotidien de l’ISIS. Mais, là, il y a des chrétiens, vous savez, ces fins de race qui s’éternisent depuis 2000 ans. Qui oserait dire que Isis n’est pas un facteur de progrès ? Il éradique la langue du Christ, une civilisation vieille de deux mille ans.

    On dirait le gouvernement Valls. Même qu’Uit a du mal à cacher sa joie.

    J'aime

    • ah! si trop de mort tuait la mort…
      si le Dieu des cieux nous disait où est son camp qu’on ne s’éternise plus là-dessus,
      mais perso suis pas sûr qu’IL envoie ebola gay sur da’ech

      J'aime

    • Les morts palestiniens sont plus nombreux que les morts Israëliens. Voila ce que je voulais dire. Le problème de l’ISIS (Islamic State of Iraq and Syria) est un autre problème qui ne concerne pas vraiment les juifs et l’antisémitisme. Faut pas tout mélanger.

      J'aime

Commentez. (Les commentaires sont modérés et n'apparaîtront pas immédiatement !)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :