Charles Michel bientôt premier ministre-président francophone du Gouvernement flamand ?

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Qui sera le Chamberlain de la Belgique ?

Avant même la sortie d’Elio Di Rupo, qui fait aujourd’hui feu de tout bois contre le « gouvernement de(s) droite(s) », deux faits devaient attirer l’attention du politologiste en herbe hier matin. Il y avait d’abord l’absence de soutien en francophonie à l’entrée du MR dans un gouvernement « avec » la N-VA. D’après le sondage La Libre-RTBF/Dedicated, seuls 30 % des Wallons et 29 % des Bruxellois pensent en effet que le MR a eu raison de négocier la « Suédoise » (que je qualifie pour ma part de Bosnienne ou Bosniaque, cf. Les Experts de la semaine passée sur Télé Bruxelles ou mon article à ce sujet).

Sur la RTBF, Philippe Walkowiak faisait remarquer que cela dépassait le score du MR (respectivement 23 % en RBC et 27 % en Wallonie). Je ne partage pas son « enthousiasme » : les résultats ci-dessus dépassent bien d’environ 7 % les votes MR à Bruxelles et de 3 % ceux de Wallonie. Mais cela me semble indiquer un soutien « extérieur » minimal si l’on considère que certains électeurs CDH sont « naturellement » susceptibles de soutenir la Kamikaze-Suédoise-de-Bosnie : il y a bien eu, au sein du CDH, un débat interne et donc, des  partisans à une participation à un gouvernement N-VA. Si cela n’explique peut-être pas les 7% à Bruxelles, il ne faut pas non plus oublier les électeurs des petits partis de droite (Parti populaire notamment), qui ont également tendance à voir dans la N-VA le sauveur de l’humanité belge. En Wallonie, la situation est plus inquiétante pour les libéraux : ces 30 % de soutien à la Bosnienne représentent en fait moins que les résultats du MR + Parti populaire (Pro-N-VA) + La Droite. Le parti est donc très seul face, notamment, à Elio Di Rupo, qui a un boulevard devant lui, et l’utilise déjà !

Deux-tiers des libéraux se méfient de Bart… et pourtant…

Plus étonnant. Selon ce même sondage, 63 % des électeurs libéraux semblent penser que le but de Bart De Wever n’est absolument pas de sauver la Belgique. Concrètement, ils pensent que la « N-VA va progressivement ramener ses revendications [communautaires] ou revenir en force une fois au gouvernement. » Ça n’empêche pas ces électeurs MR de trouver que leur parti de prédilection a sa place dans un gouvernement au cœur duquel figure un parti dont l’ambition est d’en finir avec notre pays. À moins, bien sûr, que les électeurs libéraux ne pensent que Charles Michel va empêcher tout dérapage avec ses petits bras musclés. Hou que Bart a peur ! Hou qu’il est effrayé !

La perspective de voir Charles Michel premier ministre n’enchante en fait personne dans ce sondage : seuls 5 % des Flamands et 6 % des Francophones (1/4 des électeurs libéraux tout au plus) aimeraient le voir à la tête du pays. C’est plus que faiblard. À côté, même François Hollande a le cul dans le beurre ! Mais ce que montre ce chiffre, c’est aussi un éclatement extrême de l’opinion : même Bart De Wever n’a la préférence que de 14 % des Flamands ! On suppose que les fans de la N-VA (32 % pour rappel) ne souhaitent pas majoritairement qu’il joue un rôle dans cette Belgique que beaucoup d’entre eux exècrent.

Thermomètre du marasme : Maggie De Block est la seule à dépasser la mêlée !

Pire : Maggie de Block est la seule à dépasser la mêlée : elle recueille un quart des suffrages partout en Belgique comme première ministre potentielle ! C’est dire si ce pays a perdu la tête, Maggie n’ayant aucune expérience dans les domaines socio-économiques, en justice, en matière de finances, etc. Son expérience ministérielle s’est en fait limitée à donner des ordres extrêmement durs à l’Office des Étrangers et aux autres institutions chargées de la gestion des demandeurs d’asile, et à refuser toute intervention lorsque des cas particuliers le méritaient de toute évidence — notamment des malades du Sida, des Afghans menacés dans leur pays, de vrais réfugiés politiques niés pour des raisons absurdes, comme je le révélais dans « Le Pix d’une Vie au Pays de Maggie ». Sa popularité tient à sa bonhomie, à une réussite usurpée basée sur une comptabilité des plus cyniques et à la prétention que Bruxelles serait aussi dangereuse que Kaboul ; à ses décisions « dures » sans appel mais — reconnaissons lui toutefois cela — efficaces sur le papier. Autant donner le poste de premier à Melchior Wathelet ! (rires).

Côté francophone, une majorité a donc compris que le MR allait jouer les utilités dans ce gouvernement potentiel et permettre à la N-VA de faire gagner des points à l’idée nationaliste auprès des Flamands. Mais en définitive, si seul le MR collaborait ainsi (involontairement espère-t-on) au dépeçage final de l’État belge, ce ne serait pas encore si grave. Après tout, un parti a le droit d’être stupide, ça arrive à tous, dirait — ben oui — Melchior. Mais la seconde info d’hier matin nous rappelle qu’il n’est pas le seul à contribuer au succès du séparatisme flamingant. L’info ? Eh bien, vous vous souvenez que la Bosniaque (merci d’utiliser dorénavant ce terme plus journalistiquement correct que la Suédoise et plus sexy que Bosnienne) aurait proposé de faire travailler les chômeurs de longue durée (ce n’est pas une certitude mais une fuite, comme le rappelait Fabrice Grosfilley). On pense ce qu’on veut de cette proposition probablement chère et peu efficace, mais voilà, c’est le possible futur gouvernement élu qui aurait brandit l’idée. Or, dans notre pays, les compétences sont désormais diluées entre le fédéral, d’une part, et les régions et communautés d’autre part. De ce fait, pour appliquer une telle décision, il ne suffit plus au futur premier ministre et à sa future coalition potentielle de le dire bien fort, il faut aussi que les régions acquiescent. Certaines entités pourraient donc mettre le système en place, et d’autres pas.

Les deux régions qui comptent le plus de chômeurs refusent d’avance les méthodes du Nord.

Or, les deux régions qui comptent le plus de chômeurs (en pourcentage) ont d’emblée annoncé qu’elles ne joueraient pas dans cette cour-là. Bruxelles a été la première, cet été, à tacler ainsi la coalition en formation. Et hier matin, c’était la Wallonie qui, par la voix de sa ministre de l’Emploi, Éliane Tillieux, annonçait au Soir que la mesure ne serait pas appliquée sur son territoire. Point. Et badaboum. Bien sûr, dès lors que le fédéralisme permet une telle différence d’application à l’intérieur du pays, la Wallonie et Bruxelles sont en droit d’exercer leurs compétences dans la mesure et de la façon qui sied à leur majorité. Mais à la lecture de ces dissensions régionales, on imagine deux réactions opposées au sein même de la Bosniaque : Charles Michel fulminant, et Bart De Wever sautant de joie sur un air des Strangers (vous savez, ces chanteurs qui mettaient de l’ambiance dans les congrès du Vlaams Belang et, plus tard, lors d’une certaine fête de fin d’année de la N-VA — non, je n’ai pas établi un lien, je fais l’historique d’un groupe un tantinet xénophobe.)

Charles Michel fulminant ? Oui, parce qu’il se rend compte que le fédéral n’est plus grand-chose sans le régional et que, même premier ministre, après la 6e réforme de l’État, il aura juste un peu plus de pouvoir qu’Herman Van Rompuy n’en avait au Conseil européen. Charles Michel ivre de colère ? Oui, parce que sa présence au fédéral ne changera rien, pas un iota, à la situation wallonne. Ivre de détresse ? On peut l’espérer, parce que tout cela met d’autant plus en exergue le pouvoir de la N-VA au fédéral, qu’il contribue à valider. Triste à en mourir, le Charles, de n’avoir pas compris une chose fondamentale : on ne va pas seul francophone au fédéral quand on n’est pas représenté dans au moins une région. Quand on plaide pour un fédéralisme de coopération, il faut d’abord qu’une telle coopération soit possible. Rien n’impose aux entités belges de coopérer, sinon la bonne volonté politique. Or, ici, côté francophone, tout est fait pour qu’il y ait conflit, et non pas coopération. C’est le prix à payer quand le premier parti du Sud est exclu ou s’exclut du fédéral.

Après la 6e réforme de l’État, on peut transformer le fédéral en coquille vide.

Pendant ce temps, Bart De Wever danse la Carmagnole, donc, parce qu’il peut démontrer à ses ouailles que, décidément, quoiqu’on fasse, la Wallonie et Bruxelles n’en font qu’à leurs têtes socialistes, et que la Flandre continuera à payer pour elles tant que la Belgique existera. Bien entendu, il ne leur expliquera pas que Bruxelles est aussi le premier vivier d’emplois pour la Flandre et encore moins que les taxes et la sécu de ceux-ci vont à la Flandre aussi. Non, ça, même le MR ne le dit pas tout haut ! Alors, vous pensez, la N-VA ! Et voilà notre Bart De Wever chantant à tue – tête « Jesuke-n-is-geboaren, hallelujah, hallo ! » (Le petit Jésus est né, alléluia, youhou !) tant les infos venant du Sud le confortent dans sa nouvelle stratégie. Celle qu’on n’a pas vue venir. Celle que je n’ai moi-même pas vue venir. Enfin, pas de cette façon-là.

Avant tout le monde, Bart De Wever a compris qu’après la 6e réforme de l’État, selon que le gouvernement fédéral soit en phase avec les régions ou non, il serait, au choix, un puissant outil de gestion cohérente de la Belgique, ou une coquille presque vide soumise aux régions. C’est pourquoi la partie flamande de la coalition n’est pas kamikaze du tout : elle est une copie conforme du gouvernement flamand, ni plus, ni moins. À ce titre, tout ce que la partie flamande du gouvernement belge décidera sera tranquillement appliqué en Flandre, avec discipline et un sens aigu de la continuité. Et tout ce dont le gouvernement flamand aura besoin au fédéral pour optimiser sa propre gestion sera, au minimum, proposé au gouvernement central, non sans être présenté comme absolument indispensable pour la bonne gestion du pays. La présence de la N-VA dans le gouvernement d’un pays qu’elle considère comme une « prison » — dixit Éric Defoort, lisant un texte de Bart De Wever à un Congrès du SNP écossais en 2010 — n’a donc rien d’absurde : c’est une conception confédéraliste où les régions-États envoient leur propre coalition au gouvernement central. Sauf qu’ici, il n’y a qu’une des deux grandes régions qui l’a fait. Le seul moyen de constituer un gouvernement « confédéralistoïde » équitable, c’était d’envoyer aussi le PS, le CDH et le FDF dans la marmite.

Côté francophone, au contraire, le seul parti bosniaque est absent de toutes les entités francophones. Il n’est ni au gouvernement wallon, ni au gouvernement bruxellois, ni à celui de la Communauté française. Mais pire encore : ses relations avec les gouvernements francophones peuvent aller du simplement conflictuel à l’extrêmement conflictuel. Il s’oppose à eux de toutes les manières possibles : sur le plan social, parce qu’il est de facto dans le camp « flamand » voire flamingant ; sur le plan politique parce qu’il a gardé une rhétorique agressive envers les « socialos» (qui le lui rendent bien) ; sur le plan tactique parce qu’il a éjecté le PS du fédéral (Bart a prié pour ça chaque soir depuis 2001) et parce que le PS l’a, de même, éjecté du régional.

Le déchirement francophone, un rêve un peu fou de Bart, devenu réalité.

Ce déchirement entre Francophones, Bart De Wever a dû en rêver. Il fallait, pour qu’il arrive, que le PS et le MR délaissent les relatives bonnes relations construites en une grosse décennie de coopération gouvernementale, pour devenir des loups l’un pour l’autre. Il fallait aussi que Charles Michel soit assez fou, ambitieux ou naïf (ou un peu de tout ça) pour penser que le MR allait avoir une quelconque influence dans un gouvernement fédéral qui est, à 80 %, un duplicata du gouvernement flamand (ce que la Suédoise bosniaque harakirienne de droite est de facto). Il fallait énormément de naïveté, d’ailleurs, pour croire à la promesse de Bart De Wever de ne pas faire « de communautaire » pendant cinq ans.

Un peu halluciné par cette déclaration, je n’ai pas tout de suite compris comment la N-VA pouvait se départir si facilement de son core business. Je me suis bien dit qu’il y avait anguille sous roche, mais j’ai longtemps cherché laquelle. Jusqu’à ce que Michel Henrion, puis Bruno De Wever, puis enfin Eric Defoort, l’une des racines vivantes de la N-VA, nous rappellent que tout est communautaire en Belgique. Dans le cas de Defoort, c’est carrément un N-VA qui nous confie que la bonne volonté apparente de Bart De Wever est une forfanterie. Elle fut mûrement réfléchie par un stratège brillant, ce que, de toute évidence, Charles Michel n’est pas. Une franchise N-VA qui montre à quel point les nationalistes flamands sont devenus arrogants. Ils ne doutent plus une seconde de leur future victoire, et à mon avis, ils ont raison.

Toute résistance sérieuse du MR serait du pain bénit pour la N-VA.

Sans compter que si le gouvernement flamand ainsi fédéralisé veut imposer l’inacceptable (au sens francophone du terme) à Charles Michel, il lui sera extrêmement difficile d’offrir la résistance promise. Tout d’abord parce que le jour où le MR ferait chuter le gouvernement pour une question communautaire, Bart De Wever pourra brandir l’incapacité des Wallons, de tous les Wallons, à fournir à la Flandre le moindre supplément de bien-être, de justice, de confort. Il suffit de voir l’absence totale de réaction à la non-nomination du bourgmestre de Linkebeek, Damien Thiéry, qui est — rappelons-le — passé au MR. Ça ne lui aura même pas rapporté la moindre protestation de son nouveau parti contre le sort funeste fait aux droits des Francophones de Linkebeek. Vous voyez Didier Reynders critiquer la Circulaire Peeters dans un gouvernement avec la N-VA, vous ? Moi pas.

De même, si le moratoire sur le survol de Bruxelles est une bonne chose, la question ne risque pas d’être mieux réglée dans cette législature. On continuera à survoler des zones intensément peuplées de Bruxelles, même si on la survolera moins. Parce que pour mieux la régler, il faut répartir les vols entre Zaventem et les aéroports régionaux, notamment wallons, et que c’est un no-go absolu pour les partis au gouvernement flamand (et au fédéral, donc). La Flandre ne cèdera pas un pouce de pouvoir, ni un micropouce économique aux Francophones tant que la N-VA en sera le premier parti. On peut imaginer que les exemples foisonneront au fur et à mesure du règne (caché) de Bart. À chaque fois, le MR devra subir les assauts des autres partis du Sud. À chaque fois, il ne pourra se justifier qu’en évoquant une « stabilité nationale » à laquelle on croira de moins en moins. Comment imaginer qu’un gouvernement stabilise le pays avec des indépendantistes flamands à sa tête (mais cachés une fois encore), contre presque pas de Francophones ?

Charles Michel, c’est Bécassine espérant de sortir vierge d’un gang-bang avec Rocco Siffredi.

Ah oui, parce qu’il y a ça aussi. Si la N-VA est la seconde « famille » (monoparentale dans son cas) politique au gouvernement (33 sièges contre 34 pour les libéraux), elle est bien à la fois le premier parti et la première famille en nombre de voix. Or, dès après les élections, la N-VA a fait remarquer que le MR avait 30 % de sièges de plus que l’Open VLD (20 contre 14), tout en ayant moins de voix que son frère néerlandophone (9,64% contre 9,78%). Le MR a même plus de sièges que le CD&V (20 contre 18) qui a fait 2 % de mieux que lui (11,61 %) ! Or, c’est ce MR, quatrième et dernier parti en nombre de voix, qui aura, de par la Constitution, la moitié des portefeuilles de ministres ! Et il rêve, en plus, de s’arroger le siège du premier ministre… Selon les standards de la N-VA elle-même (que je n’approuve pas, mais il faut bien reconnaître qu’ici, le déséquilibre est redoutable), c’est totalement antidémocratique. Le simple fait qu’elle donne l’air de l’accepter est suspect. Dans quel pays au monde un parti séparatiste admettrait-il logiquement de siéger dans un gouvernement dont la moitié des ministres et le premier ministre appartiendraient à un parti qui représente 9,64% de la population, alors que les partis flamands y représentent la bagatelle de 41,65% des Belges ?

Non, Bart De Wever n’est pas stupide. Et il ne manque pas de cohérence. Il faut juste chercher quelle incohérence peut le servir. Oui, Charles Michel, c’est Bécassine espérant sortir vierge d’un gangbang avec Rocco Siffredi et Silvio Berlusconi.

Car le vrai pouvoir de la Bosniaque de droite sera au N-VA ou ne sera pas. Parce que ce parti a gagné ses élections. Qu’il est radical. Qu’il n’a aucun intérêt particulier à être au gouvernement belge. Qu’il n’y est que pour servir l’intérêt de la Flandre — de préférence indépendante. De ce fait, un Charles Michel premier ministre sera une marionnette aux mains de Bart De Wever. Ensuite, Michel ou Reynders seraient des premiers ministres « de droite », certes, mais néanmoins francophones. Il n’auraient pas droit à la moindre erreur et leur résistance, s’ils osaient l’activer, serait perçue comme francophone et présentée par la N-VA comme antiflamande. L’un ou l’autre sera de plus tenu de tenir la ligne dure, une ligne qui n’est pas forcément celle de son parti, ni de ses électeurs. Le MR doit se radicaliser pour ne pas donner au vrai chef de ce gouvernement — Bart De Wever — matière à critiquer les « socio-libéraux francophones ».

Kamikaze ? Pas pour la Flandre, même pas pour le MR, mais pour la Belgique.

Si, par ailleurs, le MR ne récolte pas le poste de premier ministre, il serait totalement à la merci du « gouvernement flamand ». Il aurait bien sûr la possibilité de « tirer la prise » à chaque loi imbuvable pour les Francophones, à chaque réunion où les Francophones seraient mis à mal, à chaque conseil de ministre où des décisions défavorables aux Francophones seraient mises en avant. Que ce gouvernement tienne, et c’est la Belgique qui sera rognée de par les dispositions forcément « proflamandes » d’une équipe gouvernementale belge copiée sur l’équipe gouvernementale de la Flandre ; que ce gouvernement tombe, et l’on sera repartis pour 500 jours de misère politique. Ou pour la conclusion finale. Donc, si la coalition est kamikaze, en définitive, ce n’est certainement pas pour la Flandre, et ce n’est pas tant pour le MR que pour la Belgique.

Et déjà, le silence se fait. D’abord, sur le cas de Linkebeek. Ensuite, sur les révélations multiples sur la stratégie de la N-VA. C’en est arrivé au point qu’une note interne du parti nationaliste flamand datant d’avant les élections, qui a été dévoilée dans la presse flamande, n’est même pas arrivée jusqu’aux rédactions francophones (ou alors, corrigez-moi), hormis celle du Vif ! Pourtant, elle est cruciale. Cette note expliquait comment Bart et ses troupes prévoyaient d’user du gouvernement belge pour « confédéraliser » de facto le pays. Un confédéralisme qui ne va bien sûr que dans un sens : au Nord, la N-VA doit faire partie du gouvernement belge, au Sud, le premier parti, le PS, ne peut en aucun cas en faire partie. Le déséquilibre de la kamikaze est voulu, messieurs-dames, ce n’est pas un hasard.

Bien sûr, vouloir faire péricliter l’État ne signifie pas réussir, et la simple obligation de sauver les apparences (faire comme si elle était effectivement engagée dans une rénovation de notre pays et une augmentation de ses performances) empêchera la N-VA d’aller trop loin, trop vite, trop fort.

Mais il suffit de voir l’absence de réaction côté francophone à des propositions fuitées de la Suédoise pour comprendre à quel point cette manœuvre est insidieuse. Prenons les nominations politiques de hauts fonctionnaires. Proportionnellement, cela signifierait que la N-VA s’arrogerait 20 % au moins des postes-clés de l’administration belge. Juste pour une législature. De quoi préparer la liquidation. Prenons aussi la proposition portant sur l’obligation d’entendre les futurs ambassadeurs à la Chambre avant leur nomination. Quelles compétences seraient, selon vous, examinées plus particulièrement par un certain parti nationaliste flamand ? Un ambassadeur qui déteste parler français au Congo aurait-il le blanc-seing du parti de Bart ? De toute évidence. Un autre, dont le néerlandais ne lui semblerait pas suffisant, serait-il adoubé ? On est en droit de se poser la question. Bref, ne serait-ce pas un examen de passage d’un jury très flamingantophile ?

Un premier MR, c’est juste insensé.

Enfin, on a l’air de considérer comme normal que la N-VA, le premier parti du gouvernement, la première famille en nombre de voix, ne fournisse pas au strict minimum le premier ministre. C’est insensé de la part du MR de privilégier ses ambitions portefeuillesques dans une telle situation : jamais, au grand jamais, Charles Michel et son parti n’auraient dû accepter de négocier une coalition centrée autour du loup sans exiger que ce loup en prenne la tête. Les libéraux francophones donnent ainsi à la N-VA la possibilité de pourrir la situation à tout moment sans en être jamais tenue pour responsable. Cette absence de responsabilité N-VA est du reste évoquée dans la note fuitée évoquée par Le Vif. Le MR lui donne aussi le potentiel de choisir les postes qui l’intéressent le plus. Et là, surprise. Alors que les nationalistes ont crié sur tous les tons être passionnés par le socio-économique — ils auraient donc dû s’intéresser aux portefeuilles de l’emploi, du budget, des affaires sociales ou que sais-je — semblent n’être attirés que par les portefeuilles de… l’intérieur (où ils peuvent se montrer forts sans risque d’être pris pour responsable des problèmes socio-économiques), l’immigration (histoire de bénéficier de l’effet Maggie-kiss-Cool II le retour) et les finances (on devine que c’est surtout pour aider les chômeurs wallons à s’en sortir mouhaha). Mais bon, ça ne sont que des fuites. On verra ce qu’ils choisiront finalement (parce que c’est eux qui choisiront, et en premier).

À la VRT, juste avant les élections, Bart De Wever a prétendu qu’il voulait bien, si c’était vraiment indispensable, devenir premier ministre, et même pendant dix ans ! La perspective me donne des frissons dans le dos, mais si le MR pense que son allié nationaliste est sincère, il doit impérativement conditionner sa présence dans un gouvernement calqué sur le gouvernement flamand, à la prise de responsabilité de la N-VA. Bart doit prendre le fauteuil de premier. Mais on se doute que, pour l’instant, Charles Michel est aveuglé par la perspective de gouverner à droite ou par celle d’aligner 6 ou 7 postes de ministres  francophones (plus celui de premier) dans ce qui n’est autre qu’une prolongation directe du gouvernement flamand.

Voilà où nous en sommes. Elio Di Rupo a donc des tas, et des tas, et encore des tas d’arguments à faire valoir dans son opposition au « gouvernement des droites », avant même de penser aux effets d’une politique qu’il prévoit comme « antisociale ». Il en usera. Et personne ne pourra lui donner tort. Mais ce faisant, les deux plus grands partis francophones se feront chaque jour un peu plus complices — par ambition ou par réaction — au démembrement du pays voulu par la N-VA. Le plan B ? C’est peut-être malgré eux que socialistes et libéraux sont en train de le mettre en œuvre !



Catégories :Élections 2014

76 réponses

  1. Je pense que pour que ce gouvernement tienne, il faudra plus que des silences dont vous parlez Marcel, il faudra qu’il exerce une véritable dictature.

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    • « dictature », salade vous rigoler une minorité n’est jamais soumise à une majorité dans une démocratie ayant quelqu’existence formelle, surtout si la domination n’est pas que civile et sociale mais en plus visible ethnique comme chez nous

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      • La dictature c’est quand le peuple n’a plus rien à dire.

        C’est quand les médias sont complètement dominés par une caste qui ne sait plus quoi inventer pour être crédible.

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        • tant que les gens n’ont pas de revolver sur la tempe ils peuvent être dominés mais pas prétendre ne pas choisir leur représentants…

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        • « C’est quand les médias sont complètement dominés par une caste qui ne sait plus quoi inventer pour être crédible. »

          Pour être crédible, il faudrait que cette menace ait quelque chose à voir avec la réalité. Or, par exemple, quand le MR démissione des instances de l’ORTF, euh, l’RTBF, pour protester contre la politisation PS à outrance des cadres, missions, lignes éditoriales, de la même RTBF, cela ne fait aucun bruit, ni ne dérange le monopole socialiste sur l’information, et pour cause.

          Une dictature médiatique du MR en Wallonie ?

          Ne serait-ce pas plutôt la fin d’un monopole que vous craignez ?

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        • @pfff: au fédéral, dans la caste il y a tous les partis (Reynders aussi, non?)

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        • Y a pas marqué « Dalit »

          Cela dépend : ce n’est pas parce que je fais Pfff que je suis un illettré sans dent.

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    • Ah, mais si ce n’est plus de bain de sang social, mais de bain de sang socialiste, que vous parlez, cela change tout !

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  2. Merci pour cette analyse. Si je puis ajouter mon grain de sel, j’ajouterais ceci :
    I. Le PS est engagé dans une visée régionaliste
    II. Le MR, comme le PS, ne croit plus dans le Fédéral
    III. Le MR et le PS visent la bipolarisation

    I. Le PS est traversé depuis longtemps par un courant régionaliste fort, vieux de plusieurs décennies et qui se réjouit des avancées communautaires. Si les autres courants constatent avec eux que la Flandre a viré à droite, durablement, tous tirent la conclusion que l’intérêt du PS est de régner en maître sur la partie Sud du pays et donc de renforcer le fait régional qui permet de disjoindre les coalitions. Même le débat de Magnette vs De Wever visait sans doute avant tout l’électorat francophone, donnant au PS une visée nationale qu’elle n’a pas.

    II. Le MR est engagé, me semble-t-il, dans une négociation fédérale pour 3 raisons : montrer que lui, au moins, agit pour éviter une nouvelle crise de 541 jours ; tenter une politique décomplexée qui renforce sa base ; donner un peu d’air à un parti étouffé par une énième cure d’opposition dans les entités fédérées. Je suis persuadé qu’ils ne se font pas d’illusion sur l’avenir et que, comme au PS, leur avenir, ils le voient dans les entités fédérées. Ils ne peuvent indéfiniment composer car cela n’affaiblit pas le pS. Donc, ils doivent frapper un grand coup, marquer les esprits, montrer qu’ils agissent, prennent des risques. Leur base est ravie.

    III. On voit bien qu’on atteint une nouvelle étape dans la quête d’une bipolarisation côté francophone, pour se rapprocher d’un modèle à la française. Le PS et le MR sont les meilleurs ennemis du monde. Ecolo et le cdH en font les frais. Ecolo tangue, le cdH résiste mais pour combien de temps encore ? Ce modèle bipolaire est pourtant désastreux : qu’on voie la situation en France ou aux USA. Cela réduit la diversité des opinions et appauvrit considérablement le débat public. Le système du compromis à la belge est sans doute beaucoup plus laborieux, mais la Belgique s’en tire bien mieux que ses voisins par rapport à la crise.

    Dans tout cela, on peut se demander quelle est encore la valeur Belgique, tant pour les politiques que pour les citoyens qui gobent de façon douteusement rapide le discours qui incrimine l’autre communauté des problèmes du pays. Les Flamands voient les francophones comme des profiteurs et les francophones considèrent les flamands comme des autoritaristes égocentriques. Que la Belgique soit tuée dans quelques années, je n’y crois guère : la pression européenne, le problème de la dette et la question de Bruxelles empêcheront cela. Mais que le Fédéral devienne une coquille très vide, cela avance à bons pas. Les citoyens s’en émeuvent-ils ? Je crains que le Nord du pays s’en fiche, et le sud a surtout peur de se retrouver plus pauvre qu’avant.

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    • i) « donnant au PS une visée nationale qu’elle n’a pas »
      que le ps ne soit pas national socialiste ne lui garanti pas une option régionale,
      les socialistes se revendiquent 1ère (23+13) famille au niveau fédéral, et ne sont pas le parti le moins intéressé par les rapports de force internationaux

      ii) d’accord avec vous pour le mr et contrairement à Marcel les libéraux sont à mes yeux le 1er parti de droite d’un gouvernement de droite (20+14mr/o-vld, contre 33n-va & 18cd&v) qu’ils aient au mr la 1/2 (FR) plus l’asexué va de soi, qu’ils prennent leur responsabilité et qu’ils euthanasient tout ce qui peut ressembler à ce qui peut ressembler à une velléité de droite dans la partie Fr de ce pays est une bonne nouvelle (au delà des douleurs sociales que ça signifie)…

      iii) je partage votre optimisme réjouissant, sans prétendre tout comprendre globalement dans votre analyse

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    • « Ce modèle bipolaire est pourtant désastreux. »

      En parlant de bipolaire, vous croyez que Bart aurait eu autant de facilités à s’imposer en Flandre si Milquet n’était pas tombée folle amoureuse de Monsignore ? Milquet est un cataclysme qui s’ignore.

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      • milquet en cataclysme amoureux qui s’ignore, une nymphomane quoi ! et qui s’y connait en nymphomane…
        monsignore aurait-il changer de bord ? merde alors elles vont toutes être folles nos wallonnes

        bart vous l’aimez Pfff ça se sent… mais non il n’est pas seul contre tous et puis d’ailleurs c’est leu slimste ter ouéreuld planant comme un ouatelet sur brusseul

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        • Mais non, Uit’, je n’aime pas Bart, je ne suis pas curé, etc.

          Si les Flamands sont en définitive seuls responsables de pour qui ils votent, il n’est pas interdit de partager leur exaspération envers la gestion catastrophique de la Wallonie par les socialistes, et le clientélisme du CDH. Après tout, les Wallons en sont encore plus victimes que les Flamands, non ?

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        • c’est incroyable que « les Flamands sont en définitive seuls responsables de pour qui ils votent » mais pas les wallons ces pauvres petites victimes…

          Pfff, si vous êtes pas curé vous n’êtes pas trop pour l’égalité dans votre éventuelle vision d’une humanité d’hommes libres, quant à la très étrange fraternité…

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    • Analyse pertinente.
      I. Le PS régionaliste qui se retire sur ses terres. Une évidence ! … et depuis déjà pas mal de temps.
      II. Là, je nuancerais quelque peu. Le MR reste fondamentalement un parti attaché à la Belgique, ne fût-ce que pour une raison assez simple à comprendre : les lois du marché s’accommodent assez mal des idéologies identitaires et régionalistes. Ceci étant, le réalisme de l’analyse politique finit au MR, comme ailleurs, par gagner les esprits.
      III. La bipolarisation recherchée par le MR et le PS. Bien sûr …, mais je crois que c’est peine perdue. Il s’agit là plus d’un fantasme qu’autre chose. Regardez d’ailleurs ce qui se passe en France : le paysage, naguère bipolaire, certes, s’est considérablement morcelé entre des familles politiques qui sont, sinon à parts égales, de moins suffisamment significatives que pour peser ou influer sur le jeu du pouvoir : UMP, UDI + MODEM, PS, FRONT DE GAUCHE (PC en tête), VERTS, FN, soit six pôles qui réduisent les pourcentages au mieux à quelque 25% (aujourd’hui pour le FN). A contrario, regardez ce qui se passe en Allemagne : un système politique qui s’appuie sur la logique des coalitions et de la proportionnelle … et un système qui marche, quoi qu’on dise !

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      • vous vous trompez sur l’RF, Tourn’, la RF est bien bipôlaire comme TOUS les pays à système majoritaire, (parfois dans un système majotiraire à un tour, un parti insignifiant nationalement peut envoyer un(des) représentant(s) mais à la seule condition d’être très implanté localement dans sa(ses) circonscription(s))
        le système majorituaire d’RF avec ses 2 tours permet par la discussion des désistements entre-tours au profit de tel ou tel ce qui permet de varier un peu les partis à l’intérieur de chacun des 2 pôles :
        -pourquoi croyez-vous que bayrou le bon cathocentristre n’est rien…
        -pourquoi croyez-vous que le fn fait surtout trembler la droite…

        rassurez-vous les FR d’RF ne comprennent pas tjs ça non plus (comme quoi ya pas qu’les belges qui pigent queue d’alle au système dans lequel ils jouent) : pourquoi croyez-vous que la RF à fait « gagner » l’fn (dixit la marine) aux élections à la prportionnelle des députés européens …
        et remarquez bien que les belges avec leur système proportionnel à l’allemande (je ne parle pas des Entités hein)pourraient avec sa mr michel parviendre à un gouvernement d' »al-ter-nan-ce » entre l’habituelle pépère violette-à-pois-orange centro-fatiguée et une blonde banzaï de droite

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  3. On peut reprocher au cd&v de vouloir impliquer la NVA au fédéral, que la NVA veuille évincer le PS tout comme on peut reprocher au partis francophones le refus de faire participer la NVA au fédéral avant les élections. Il serait beaucoup plus logique de rendre les régions (Wallonie, BXL et la Flandre) compétentes pour toutes les matières et de faire des accords entre les gouvernement régionaux afin de constituer un gouvernement fédéral. Les matières qui ne trouveraient pas de consensus inter régional resteraient régional. Plus de reproches, de jalousies et qui à terme renforceraient la démocratie et la cohérence du pays.

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    • « que la NVA veuille évincer le PS tout comme on peut reprocher au partis francophones le refus de faire participer la NVA au fédéral avant les élections. »

      vous diabolisez les FR, sans doute parce que la n-va les diabolise, vous nous révélez juste cher xavier pour qui dans le secret de l’isoloir vous avait votez aux dernières élections

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      • perso vivre dans un pays incohérent n’est pas le genre de truc qui m’inquiète, mais effectivement dans notre pays ce qui est régional n’est pas fédéral et d’après ce que j’ai compris les flamingants dans votre genre n’appelle pas au confédéralisme mais à l’indépendance…

        dans le système belge d’Entité fédérérée autonomes avec un domaine de pouvoir précis applicable sur un territoire imprécis
        …perso non problémo mais alors on parle des territoires

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      • Merci pour votre réponse. En ce qui me concerne je diabolise personne. Comme je l’ai déjà souvent répété sur ce blog je suis pour que les régions disposent de toutes les matières afin qu’elles puissent poursuivre la politique choisie, par les élections, dans une circonscription électorale. Ceci devrait permettre aux citoyens d’évaluer le bilan des partis politiques au pouvoir après une législature. Je ne veux nullement imposer une politique aux autres régions qui votent souvent d’une manière diamétralement opposée. Si des accords sont nécessaires ils se feront avec plus de respect et de transparence.

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        • @xc

          « que les régions disposent de toutes les matières »

          un peu comme trois États l’idée est simple,

          3 États/Entités fédérées autonomes: v.,w. & b.,
          où l’Entité fédérée autonome appellée « fédéral » serait complètement partagée en 3,
          où l’Entité fédérée autonome appellée « communauté FR » partagées en 2,
          où la vgc est dissoute

          ben voilà c’est précisément une situation qui n’existe pas :
          les trois Entités fédérées autonomes v.,w. & b. sont asymétriques et ne constituent pas l’État à elles 3 seules

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    • Ben je pense que dans ce cas de figure c’est du confédéralisme.(Si je ne m’abuse!)

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  4. « Et hier matin, c’était la Wallonie qui, par la voix de sa ministre de l’Emploi, Éliane Tillieux, annonçait au Soir que la mesure ne serait pas appliquée sur son territoire. Point. »

    Bien sûr, le PS ne va pas se tirer une balle dans la pied. Imaginez que cette mesure réusit dans son objectif et que le chômage diminue… ce serait le horreur pour le PS

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  5. Le Chamberlain de la Belgique s’appelle Elio Di Rupo, qui a scindé la sécurité sociale, les recettes des impôts, etc… et entériné toutes les exigences flamingantes pour la fin de la Belgique en dix, non, neuf ans.

    Il a pu bénéficier d’une belle omerta médiatique, et comme Chamberlain a été présenté comme étant le sauveur de la paix, il a été présenté par les appeasers, comme le sauveur de la Belgique et de la paix communautaire.

    « Elio Di Rupo est tellement vaniteux qu’il acceptera n’importe quoi pour être Premier Ministre » Jean-Marie Dedecker, sur VTM, le soir des élections précédentes.

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    • Je vous rappelle, Marcel, qu’à l’occasion de la création du précédent gouvernement, vous aviez prédit la tassage de Bart. D’un point de vue nutritionnel, vous n’aviez pas entièrement tort. Mais pour le reste …

      Vous expliquez ce qu’est un catholique, j’y renonce.

      Un libéral, c’est celui qui ne prend pas ses désirs pour des réalités. L’État n’ aucun moyen de nous sauver économiquement ; il n’est jamais riche que de ce qu’il prélève. Mais pour nous mettre dedans, il suffit de lui en donner la permission. Et c’est précisément ce qui a été fait.

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    • edr n’apparaît pas dans mon panthéon perso mais je pense que vous lui faites un procès foireux, ce type à suffisamment de soutien dans son camp pour ne pas avoir besoin de l’accuser sur sa vanité…

      la scission de la sécu est une volonté flamingante, et rien que flamingante, ne vous rendez pas malhonnête gratuitement

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      • « la scission de la sécu est une volonté flamingante, et rien que flamingante »

        Elle n’aurait pas pu avoir lieu sans l’acquiescement francophone. Pour cet acquiescement, il fallait trouver un interlocuteur, et le présenter comme « sauveur de la Belgique », alors que c’était exactement le contraire qui se passait.

        On fait mine de craindre aujourd’hui ce qu’on a rendu inéluctable dans le passé, consciemment ou non.

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      • « la scission de la sécu est une volonté flamingante, et rien que flamingante »

        Je ne crois pas que l’invasion des Sudètes, que l’Anschluss et l’invasion de la Bohême-Moravie aient été la volonté de Chamberlain.

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        • … »es Sudètes, que l’Anschluss et l’invasion de la Bohême-Moravie aient été la volonté de Chamberlain. »
          possible mais le chapeau que notre magicien ne porte pas, le parapluie prêt à s’ouvrir en cas que, à travers la porte de sortie de l’avion trop petite pour lui… quelle image ! Marcel nous propose rarement des images aussi chargée sémiologiquement (et il n’est même pas anti-sémiologique d’en circonscire la tête et le noeud)

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        • Uit’, vous déformez mes propos.

          Je n’ai jamais dit que Di Rupo avait une tête à noeud !

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        • @Pfff

          je n’ai pas pensé que vous lavez même pensé vu l’image très propre que je me fais de vous

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  6. @Marcel

    « Charles Michel bientôt premier ministre-président francophone du Gouvernement flamand ? »

    premier FR du gouvernement fédéral majoritaire en NL minoritaire en FR, dont la moitié plus l’asexué est mr (20/150représentants)

    ça me paraît plus judicieux, sorry de vous chercher des poux mais le « Gouvernement flamand » est un truc avec bourgeois n-va/cd&v…

    je me doute que votre propos est de douter, comprendre son pays c’est aimer son pays avec la connerie qui va avec…
    je trouve l’image « chamberlain » vraiment très judicieuse

    ps(wallon) pour la virginité du charlot/bécassine « espérant de sortir vierge d’un gang-bang avec »…bdw, no problemo entre petits zizis

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  7. On a l’impression que le confédéralisme est en train d’entrer subrepticement en application, préfigurant ainsi l’éclatement du pays, et que les hommes politiques francophones, chez qui le non-dit est important, semblent s’y résoudre sans vouloir toutefois l’admettre officiellement. Tout cela ressemble furieusement à de grandes manœuvres pour se positionner en vue de l’après Belgique fédérale. A cet égard une éventuelle victoire des oui au referendum écossais ne pourrait-elle pas avoir un effet amplificateur sur ce processus ?

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    • Si les Écossais disent oui, il peut en effet y avoir un effet d’entraînement. Mais si ça se passe mal, (pour rejoindre l’UE, notamment) on peut aussi imaginer l’inverse… La N-VA fait croire à ses ouailles que l’entrée en Europe serait immédiate en cas de séparation, ce qui me paraît extrêmement incorrect!

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    • héhé je vois déjà l’union jack :
      tout blanc sans le bleu et les diagonales blanches obsolètes sur un tel fond… et la guerre -« sans vouloir toutefois l’admettre officiellement »- qui va aller avec

      pour les belges y en a plus:
      « préfigurant ainsi l’éclatement du pays »
      « les hommes politiques francophones, chez qui le non-dit est important »
      perso il me semble que le royaume-uni, c’est comme l’ex-tchécho-slovaquie… rien à voir !

      si les flamingants veulent se casser qu’ils se cassent avec la part de dette qui leur revient, qu’ils osent faire un référendum, secteur statistique par secteur statique (pour facilité la scission éventuelle) et on en reparle…

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  8. Il y a une autre sournoiserie dont personne ne parle :

    Depuis quelques semaines, quand on tape « un blog de sel » dans google, on n’obtient aucune proposition avant d’avoir tapé ENTER… Bart la menace aurait-il comploté avec google « (don’t) be evil » pour évincer Marcel le veilleur ?

    En fait, ce brave Marcel est une sorte de baromètre : tant qu’il est un bavard irrévérencieux envers la majesté de droit divin de Bart la menace, c’est à dire tant que son sujet favori ne l’a pas fait taire d’une manière ou d’une autre, on peut supposer que les purges et les pogroms antifrancophones sont (encore) évitables. Lol… J’espère

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  9. Charles Michel est peut-être un mauvais stratège mais c’est avant tout un chef de parti politique. Une fois dans l’opposition pour cinq ans (…de plus, soit quinze ans au total), dans les régions et à la communauté, que devait-il faire? Dire à ses troupes et à ses élus: désolé, mais il faudra se passer de portefeuilles pendant cinq ans dans le plus grand intérêt du pays?

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  10. Beaucoup de suppositions dans les commentaires
    Avec des si on mettra la Belgique en bouteille.
    Il suffit de lire ce que disent ceux qui sont à bord.
    Éric Defoort par ex était dans le Vif cette semaine.
    Ce qu ont fait les régions est une bénédiction pour la NVA
    Qui veut devenir indépendant
    La question est plus qu importante
    Le RWF avec Degueud

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  11. Jets de projectiles (pierres, demi-briques, bouteilles vides) sur la vingtaine de personnes qui allaient se recueillir au Mémorial juif d’Anderlect, ce dimanche, incendie criminel de la synagogue d’Anderlecht, aujourd’hui : on s’habitue à tout.

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    • que 20 personnes pour se recueillir ?
      combien de coupable de cette intimefada ?
      incendie volontaire, j’espère que c’est chez rotchild qu’ils sont assuré, sion y en a des qui vont encore dire que… sans s’en vanter à la télé bien sûr !

      les terroristes anti-sionistes ont l’air moins nombreux que les juifs à anderlecht et perso je m’en réjouis

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  12. Me Lay Hollande : http://www.levif.be/actualite/international/valerie-trierweiler-liberte-egalite-extimite/article-opinion-261253.html

    Cela n’est plus « Moi, Président », mais « Moi, moche et méchant ».

    En cas de repli stratégique vers Julie Gayet, préférer l’approche Françoise Hardy (« Moi vouloir toi, de haut en bas ») à l’approche M*A*S*H (« Moi coucher, toi coucher »).

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  13. @ Marcel,

    et bien-sûr on continue avec l’arrière musique hitlérienne… Pour Marcel: Michel = Chamberlain, ce qui fait de De Wever = Hitler j’imagine

    et à part ça Marcel ne fait pas d’amalgame, nonnon, du tout

    et toutes ces considérations pour un niveau de pouvoir sur lequel tout le monde est d’accord qu’il est devenu totalement impraticable mais lequel les francophones doivent encore défendre pro forma (mais pro pecunia). Même sous les gouvernements précédents tout le monde s’occupait tout seul de son jardin

    et déjà tout ce comme si, quand on n’a même pas un gouvernement fédéral.

    Mais en fait Marcel, je suis un de tes plus grands fans. Je te soutiens dans ta lutte contre Michel. Il suffit de lui faire porter le chapeau et ont peut vraiment commencer à discuter du confédéralisme. Du côté Wallon un hardeur d’avance et un marxiste, et un gouvernement de droite en Flandre.

    je sors mon deuxième paquet de popcorn

    Joli Marcel, vraiment joli

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  14. « les lois du marché s’accommodent assez mal des idéologies identitaires et régionalistes » alors le voka n’a rien compris ?.
    Comme toujours attendre que la situation soit pourrie n’aide pas à de solutions positives.
    Il y a bien longtemps que l’on aurait dû se libérer du joug flamingant qui gangrène tous les partis du nord et même ceux du sud.
    Mon projet sociétal humanologique s’adresse à une BELGIQUE FRANCOPHONE UNITAIRE mais je suis sidéré combien les clivages entre Wallonie et Bruxelles ce sont accru au fil du temps. L’abdication du recensement linguistique a été le début du chaos, je l’ai dit face à face à Gilson ( la puce aux scouts) c’est lui le premier fossoyeur de la Belgique.

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    • « Mon projet sociétal humanologique »

      Et si on n’est pas enthousiasmé par le positivisme à claquette, on peut demander l’asile, politique ou autre ?

      « je l’ai dit face à face à Gilson ( la puce aux scouts) »

      Ces chrétiens de gauche, ils m’ont bien pourri mon pays et ma religion.

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  15. …Tous vous discutez dans le vide sans savoir exactement ce qui se passe et sur des rumeurs. Tout ce qui existe de concret, aujourd’hui, c’est un vote citoyen en faveur de la NVA et personne ne respecte ce choix, à cause de cette satanée guerre linguistique qui fait rire le monde entier… Au grand Duché, ils ont un jour saqué tout le gouvernement. Ici en Belgique, le roi devrait faire la même chose et reprendre les choses en main, accompagné des personnes de son choix…
    Lorsque je dis à mes interlocuteurs ricains ou australiens que je suis belge, les gens rient et nul besoin de vous expliquer les raisons… Ici le peuple subit ou s’exprime bêtement « comme sa bouche est faite » …
    Avec le temps et cette guerre politique qui n’en finit pas, avec les nombreux dysfonctionnements dans l’économie et la société belges, j’ai retrouvé un pays encore plus déstabilisé et meurtri qu’avant l’aube d’une vraie guerre. A forces de divergences politiques avec les envies de gloire et de notoriété de certains, les politiques perdent de vue les intérêts du peuple et son avenir. Il est plus que temps de stabiliser la situation et de trouver une issue favorable pour tout le monde. A mon sens, la séparation de la Wallonie et de la Flandre est non seulement probable mais elle est une solution logique aux conflits actuels.
    Nul ne connaît vraiment la NVA, Offrez-lui une chance de gérer ce que ni le Ps, ni le MR , ni le CD-H et d’autres n’ont pu faire jusqu’ici !
    Pertinement -Vôtre

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    • « …cette satanée guerre linguistique qui fait rire le monde entier »
      ah c’est ça tout ce boucan qui m’a réveillé toute la nuit

      « …un pays encore plus déstabilisé et meurtri qu’avant l’aube d’une vraie guerre. »
      ah non alors pas encore une vraie guerre linguistique cette fois!…

      « …stabiliser la situation et de trouver une issue favorable pour tout le monde »
      bonne idée mais le roi n’y suffira pas, qu’il demande de lui expliquer à son cousin le grand-duc, même aussi qu’il amène sa belle-mère fidèle castro… ah mais vous allez voir si vos « interlocuteurs ricains ou australiens » oseront encore rire des belges, ils auront de meilleurs raison de nous connaître, eh là!

      ps(wallon):
      « Nul ne connaît vraiment la NVA,*…euh SUN vous niez l’expèretise de l’hôte de ce blog;
      *Offrez-lui une chance de gérer… » et là SUN vous niez la pèretinence de l’mr michel le formature

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  16. Etrange non ? Le seul dossier prioritaire pour la nva ce sont les diamantaires ! Sur ce dossier, cela fait des dizaines d’années que la Fédération Wallonie Bruxelles est grugée de dizaines de milliards…

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    • Je suis encore et toujours très curieux de lire les sources crédibles qui démontrent que les régions Wallonne et Bruxelloise subsidient à coup de milliards le secteur diamantaire anversois avec votre mantra concernant » Des Euros qui ne tombent pas dans le panier fédéral sont des Euros qui ne tombent pas dans ceux des Régions… Ces Euros non perçus sont donc « donnés » par la Fédération Wallonie Bruxelles pour permettre une activité économique qui ne profite qu’à la Flandre ».
      Ceci dit cela illustre par l absurde cette mentalité d assistanat malheureusement fortement ancrée en Wallonie…..et me fait penser a la blague du banquier et du clochard:

      Un clochard mendie au pied du siège d une grande banque et tous les vendredis soir depuis des années le CEO lui file 20 euros. Debut septembre le CEO ne lui donne plus que 10 euros, il s en étonne et le CEO lui explique que comme son fils commence des etudes à LLN il doit revoir son aumone a la baisse. Et le clochard de demander candidement combien temps le fils du CEO va étudier sur son compte…..;-)

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  17. Etrange non ? Le seul dossier mis sur la table de manière virile par la nva c’est celui qui concerne le secteur des diamants ! Pour rappel, ce déni de justice fiscale a coûté à la Fédération Wallonie Bruxelles des milliards d’euro.

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    • Je suis encore et toujours très curieux de lire les sources crédibles qui démontrent que les régions Wallonne et Bruxelloise subsidient à coup de milliards le secteur diamantaire anversois avec votre mantra concernant » Des Euros qui ne tombent pas dans le panier fédéral sont des Euros qui ne tombent pas dans ceux des Régions… Ces Euros non perçus sont donc « donnés » par la Fédération Wallonie Bruxelles pour permettre une activité économique qui ne profite qu’à la Flandre ».
      Ceci dit cela illustre par l absurde cette mentalité d assistanat malheureusement fortement ancrée en Wallonie…..et me fait penser a la blague du banquier et du clochard:

      Un clochard mendie au pied du siège d une grande banque et tous les vendredis soir depuis des années le CEO lui file 20 euros. Debut septembre le CEO ne lui donne plus que 10 euros, il s en étonne et le CEO lui explique que comme son fils commence des etudes à LLN il doit revoir son aumone a la baisse. Et le clochard de demander candidement combien temps le fils du CEO va étudier sur son compte…..;-)

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  18. Je recommande, chaudement, la lecture de Fiasco énergétique – Le gaspillage écologiste des ressources, de Corentin de Salle & David Clarinwal, pour les longues soirées d’hiver et de délestage. Une chandelle offerte par le MR à l’achat.

    Sans conteste, le plus gros scandale de ces cinquante dernières années. De Salle est aux khmers verts ce que Marcel est aux Jajatollahs.

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  19. La Wallonie dans le mur

    1. Les transferts de la Flandre vers la Wallonie vont s’amenuisant. Les effets de la loi de financement (d’un complexité épastrouillante) ont été transcrits immédiatement dans la législation flamande. En Wallonie, des années plus tard, que dalle. On ne va pas dire que tout le monde s’en fout ; mais il est certain que personne ne s’en occupe.

    2. Le budget de la Wallonie est complètement à la ramasse. Le chômage fédéral se déleste sur le CPAS des villes. La grande pauvreté s’étend rapidement, sanctionnée dans l’atterrement et la discretion des conseils communaux : les arbitrages du CPAS deviennent des arrache-coeurs. Une directive wallonne – probablement en infraction avec la législation européenne – enjoint aux bourgmestres de Wallonie d’inscrire dans leur bilan des recettes fictives, en procédant à des surévaluations de leurs actifs. À ce petit jeu malhonnête, un champion toute catégorie : le Saint-Just de Charleroi (20 millions d’euro de recettes fictives). Le bonheur dans l’escroquerie n’est pourtant pas une idée neuve à Charleroi.

    3. À mesure que les transferts s’amenuiseront, on verra apparaître les effets de la scission des impôts, sur les personnes physiques et les sociétés, et de la scission de la sécurité sociale. Des allocations sociales réduites à leur plus simple expression, une médecine au rabais, des remboursements de frais médicaux en chute libre, des infrastructures qui se détériorent, des allocations familiales au rabais, des impôts qui explosent.

    4. Quoique reliés aux mêmes centrales électriques que les flamands, les wallons paieront, grâce au génial plan 2.vert, leur électrité au double du prix. Comme si cela ne suffisait pas, leur environnement subira de graves détériorations : après les panneaux électriques qui, grâce à notre ensoleillement exceptionnel, fournissent de l’éléctricité toute la journée dans les maisons des navetteurs (et aussi pendant leur vacances), poursuivant dans la même logique, les éoliennes seront systématiquement implantées dans les régions les moins venteuses de Wallonie. Marcel se dévouera pour faire la lecture du petit livre rouge aux éoliennes, ce qui améliore le rendement, c’est connu.

    5. Par rapport, à un indice 1 du coût du travail dans les pays de l’OCDE, la Belgique est bien au-dessus de 2, et championne, d’une bonne longueur, de la classe.

    6. Les points 4 et 5, combinés avec la régionalisation de l’ISOC, produiront dans les années à venir un effet dévastateur sur l’emploi en Wallonie. Non seulement les industries qui restent s’enfuiront à toutes jambes, mais la Wallonie va manquer la réindustrialisation de l’Europe et la digitalisation de la production industrielle.

    7. L’enseignement est toujours, et de plus en plus, soumis à l’idéologie. La liberté d’enseignement et de conscience devient une farce. Dans un grand bond anticipateur du futur de demain, le Ministère de l’éducation de Mme Milquet a décidé de sauter le pas et de fondre, tel l’aigle, sur la ré-éducation, en brûlant une étape. Vive le Progrès ! Il faut bien prévoir des activités, vu le délabrement consécutif à 25 ans de sous-investissement dans l’enseignement francophone (merci la Belgique – un avant-goût de la sixième réforme de l’Etat). La massification de l’enseignement supérieur, qui nous dote d’une armée mexicaine de sociologues, d’anthropologues et de psychologues, que le monde nous envie, cache une politique de nivellement par le bas. Le décret inscription a l’effet inverse que celui prévu ? Il en faut plus pour décourager Mme Delvaux : more of the same, telle est la seule et unique réponse socialiste. Le numerus clausus a provoqué une pénurie de médecins en Wallonie ? Vous oseriez insinuer que Laurette, notre Irina Ceausescu, notre Eva Peron, peut se tromper ? On ne change rien.

    8. Nous devrons financer cela avec des revenus de 30 % inférieurs, par personne active, à ceux de Flandre

    9. Nous devrons affronter la concurrence de la Flandre, sans marge de manoeuvre, et complètement dépendant, tant politiquement qu’économiquement.

    10. Si cela ne suffisait pas, on peut prévoir que, quand tout s’écroulera, les Wallons s’accrocheront, comme le pendu à sa corde, à la fédéralisation du régime des pensions, où ils sont contributeurs nets.

    Alors, oui, Charles Michel peut être premier ministre, qu’est ce que je m’en fiche ! Faux débat.

    Les socialistes wallons sont bien décidés à foutre la merde ? Mais ils n’ont jamais été capables de faire autre chose. Strictement rien.

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  20. L’INTERIEUR (ça se confirme) à un Jan Jambon et à la NVA – parti d’extrême droite aux relents proto-fascistoides … Et l’intérieur, c’est un ministère totalisant, voire à tendances totalitaires: vous seriez étonnés de l’étendue extrêmemement vaste de ses centres d’intérêts (voir les intitulés des études qu’il commande, un des ministère les plus gourmands en études, souvent d’assez voire de très haut niveau) – il ratisse large de la naissance (et avant) à la mort (et après) de tout un chacun. + les Finances … mais pourquoi aurait-il eu besoin du poste de Premier. L’intérieur à la NVA … à gerber, et en plus ça me glace l’échine.

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    •  « ….. parti d’extrême droite aux relents proto-fascistoides … » (sic)
      entre ceux la et ceux qui chantent toujours en 2014 l internationale le poing levé, je me demande qui sont les pires pour notre société actuelle ?

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  21. Plus aucun commentaire sur votre actualité belge depuis le 24 septembre ! Que se passe-t-il donc ? Êtes-vous tous tétanisés ou vous désintéressez-vous complètement du sort de votre pays ?
    J’ai cru comprendre que Charles Michel n’était pas plus capable qu’Elio Di Rupo de s’exprimer correctement en flamand, mais ce coup-ci, ça ne les gêne pas, curieux, non ?

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    • Vous avez tout simplement mal compris. Du reste pour évaluer la connaissance du néerlandais de quelqu’un , encore faut il le maitriser soi même ce qui évite de tirer des conclusions sur base de propos de comptoir. Met vriendelijke groeten 😉

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