Fadila Laanan : la pipe, fleuron de la culture belge

IMG_0397Deux témoins à une manifestation où l’on avait demandé à Fadila Laanan de qui était le tableau «L’Empire des Lumières» m’assurent qu’elle ne savait pas qu’il s’agissait de Magritte. Elle était à cette époque déjà ministre de la Culture de la Communauté française de Belgique. C’est un peu comme si Jacques Lang ne savait pas que Picasso avait peint Guernica, mais peu importe : l’important n’est pas d’être culturé quand on accepte le portefeuille de l’Art, mais bien de combler ses lacunes. Et Fadila a fait preuve d’un redressement fulgurant. Car depuis, la débutante en art belge a fait ses classes. Ayant découvert que Magritte avait aussi peint «Ceci n’est pas une pipe», notre ministre a visiblement décidé de potasser le sujet à fond. «Qu’est-ce qu’une pipe ?» est en effet, dans la culture belge, une question fondamentale.

Quoi de plus étonnant, dès lors, que notre ministre ait souhaité un «bon premier mai» à tous sur Twitter, en accompagnant ce doux gazouillis d’un lien un tantinet provocant vers un article de SudPresse qui contenait un reportage vidéo néerlandais sur «Hot Marijke» (P’tite-Marie-la-chaude), qui a décidé de battre le record du monde de la fellation. Hélas, la Belgique lui interdit ce sport d’équipe. D’où une interview très sexy, et une vraie rencontre entre le journaliste néerlandais et Hot Marijke qui n’a pas hésité à lui faire une fellation devant la caméra (floutée). Si nous ne savons pas si Magritte aurait bien qualifié l’acte de «pipe», il reste que le rôle d’une ministre de la culture est d’explorer les questions artistiques en profondeur, pour reprendre l’expression d’Adamo (vous savez bien, ce chanteur qui a repris Les Filles du Bord de Mer d’Arno).

Hélas, des esprits chagrins s’en sont pris illico à la ministre de la Culture belge. Elle avait osé twitter une pipe ! Pour rappel à ces réactionnaires timorés, nous sommes au XXIe siècle, et de tout temps, l’art et l’érotisme ont fait excellent ménage. Le mot culture lui-même en garde les traces. Alors, oui, ce lien avait sa place dans le twit de notre ministre. Mais face à une levée de boucliers indigne, celle-ci a cru nécessaire de ravaler son gazouillis précédent, prétendant s’être trompée. D’où la question de Thierry Ardisson «est-ce que twitter, c’est se tromper ?» Quelques heures plus tard, elle fit encore pire : se rendant compte que nous étions en période électorale et que les esprits chagrins étaient encore capables de voter pour un autre parti que le sien (et un point perdu pour les socialistes, c’est un nounours mort en mer, chacun sait ça), elle a incriminé «un collaborateur» — et non «une collaboratrice», comme si les hommes étaient plus prompts que les femmes à s’intéresser à Magritte !

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Ah ! Triste pays où les initiatives audacieuses amènent leurs auteurs à renier leurs intentions ! Espérons toutefois que Fadila Laanan sera réélue à son poste. Cela lui permettra de découvrir Marcel Broothaers et ses casseroles de moules. Autre grand sujet d’exploration artistique dont nous espérons voir les résultats dès le premier mai 2015 ! 



Catégories :Élections 2014, La Véritée

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21 réponses

  1. Hé bien je vais défendre la Ministre de la Culture.

    D’abord, je me demande, non je vous demande si on sélectionnerait les mêmes erreurs ou maladresses ministérielles si … ce n’était pas elle, mais il ?

    Ensuite, personnellement (et je suis dans « la culture »), je n’attends pas d’un Ministre de la Culture qu’il/elle connaisse les titres des tableaux de Magritte, ni qu’il/elle préfère Bela Tarr aux Bisounours.
    J’attends qu’il/elle soit capable de répondre à la question : quelle est la politique culturelle du Gouvernement auquel je participe, quelles sont les motivations des arbitrages que je ferai, etc. Et qu’il/elle veille à ce que son administration fasse le boulot correctement. Qu’il/elle sache s’entourer des personnes compétentes dans les matières à gérer. Etc.
    Bref, j’attends un homme ou une femme politique qui fasse de la politique, et non un-une gestionnaire-comptable ni un-une icône culturelle ni un-une « intellectuel-le » de l’art.
    Richard Miller, homme de culture incontestable (philo et lettres), a été l’un de nos pires ministres de la culture, à galoper derrière une reconnaissance-amour du monde l’art tout en plombant nombre d’institutions (promesses jamais tenues) et les budgets de la FWB (promesses inconsidérées).
    Eric Tomas, qui fit aussi un passage à la Culture avait le courage de dire: « je n’y connais rien » (voire « je préfère le football) … Mais il faisait le job et étudiait les dossiers. Entre les deux, y a même pas photo: je troque mon richard pour deux barils d’Eric.
    Le bilan de Fadila Laanan est appréciable: nombre de décrets, transparence de l’administration (loin d’être parfaite, mais on vient de très très loin), réforme en profondeur du secteur des centres culturels, création de nouveaux domaines culturels (dans ce que l’on appelle l’industrie créative: stylisme, design, graphisme, etc.), etc.
    Et pour le reste (vision d’avenir, politique culturelle de fond et de grande ampleur, etc.), nonobstant les difficultés budgétaires et le fait que la Belgique n’a jamais vraiment considéré la création comme un domaine d’importance, c’est le terrain, les opérateurs, les institutions, qui ont réellement cadenassé tout changement d’ampleur, voire de paradigme en matière de politique culturelle, pour des raisons que vous imaginez fort bien. Si les Etats Généraux de la Culture n’ont pas donné la suite que l’on pouvait en attendre, il ne faut pas aller en chercher plus loin la cause.

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    • Bien sûr, j’aurais écrit la même chose s’il s’était agi, par exemple, d’Yves Leterme. Par ailleurs, un-e ministre de la culture représente le secteur culturel de son pays. Ses précédents exploits (Nounours, Bruxelles je t’aime) nous ont fait passer pour des neuneus et ça, je ne le lui pardonne pas.

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  2. Bien sûr Marcel, mais tu n’es pas maître des mots (même si j’aime beaucoup lire les tiens): écrire le banquier juif ou écrire le banquier belge, … ben ça ne raconte pas la même chose. Alors quand on dit « le banquier juif », ajouter « j’aurais écrit la même chose si le banquier avait été belge »: d’accord, mais ça ne change rien. Donc je persiste … la portée de la chose va surfer sur un fond de misogynie, parce qu’une pipe, ben un mec et une nana, ça la fume pas de même manière, ça ne dit pas la même chose.
    En terme de « représentation » … bon j’admets. Là j’ai pas d’arguments. Mais de là justifier l’espèce de Fadila-bashing que l’on voit fleurir depuis quelque temps … bof bof. D’autant que ce genre de maladresses a une portée très localolocale qui dépasse vraiment pas beaucoup de l’élastique de notre slip belge microcosmique 🙂 (mais bon là je vais me faire des ennemis).

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    • Ah. Bon. Moi, Leterme aurait envoyé le même film, j’aurais publié à peu près le même article, en tout cas en ce qui concerne les moules et la pipe. Pour Magritte, l’info étant différente, je l’aurais tourné autrement. Pour moi, une pipe, c’est un acte pour lequel il faut deux adultes consentants, point. Si tu y vois une domination du mec sur la nana, libre à toi, pour moi, c’est un plaisir pour les deux ou bien ça n’a pas lieu d’être. Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi le plaisir d’une femme à pratiquer une fellation serait différent en qualité ou en représentation que celui d’un homme qui se la fait faire et qui, je l’espère pour la femme, ne manquera pas ensuite, ou n’a pas manqué avant de lui offrir un plaisir bucal similaire connu sous le nom de minette. La pipe ne diminue pas plus la femme qu’elle ne grandit l’homme. Bien qu’elle diminue parfois certains hommes qui ne savent pas se tenir. Si parce qu’il s’agit de sexe, je devrais faire attention à ce que j’écris uniquement lorsque le twapsus provient d’une femme, je considèrerais justement que j’ai un problème. C’est plutôt bien montré dans Masters of Sex. En général, c’est surtout la femme que le sexe grandit, même si en apparence, l’on peut penser que c’est le monsieur 🙂

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  3. J’eusse été bien étonnée que vous n’en pipiez mot, cher Marcel!
    Et avec un bel humour:cela mérite une étoile au revers de la veste! 🙂

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  4. Ce n’est pas facile d’être ministre de la culture dans un monde si coloré avec tant de racismes différents.Il ne faut pas que de la connaissance ,du savoir et de la culture ,il faut surtout avoir un regard d amour sur toutes ces différences.

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  5. Inutile de trop tourner en rond.

    Cette femme est vraiment une tuuuuuuuut, pur produit et emblème du belgo-blublu-tron.

    Certes, chez les ploucs du sud dupéyï, il y eut aussi José Happart mais ce dernier n’était quand même pas si mauvais. Daerden chutait épisodiquement très bas aussi mais il n’était pas idiot du tout, il s’est débattu toute sa vie avec son addiction à l’alcool (c’est un peu différent).

    Avec Laanan, il faut basculer (hu hu hu) dans la catégorie Claude De Spiegeleer pour lui trouver de la concurrence. Sauf que Despi n’a jamais été nommé ministre de la culture (eh oui, de la culture… de la culture…).

    Cela dit, chers amis lecteurs français probablement consternés, dites-vous bien que la République a accordé la Légion d’Honneur à ce personnage…

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  6. la culture c’est un truc qui n’intéresse personne mais pour lequel tout le monde a quelque chose à dire… perso je ne fait pas exception
    j’ai cotoyé au ministère amer de la culture même quand il ne s’appellait même pas ministère de la cul(etc)…
    plein de gens super… pour rappel en belgicanië la Kültür est une très con compétence limitée aux communautés: fédéraillante wallobrux donc et vl gemeenschap (gluante fusion de langue du peuple et de matière territorialisable improbable sur un territoire ambigu)

    connaissez-vous le nom du ministre de la culture en flandre? (je parle juste de son nom pas de ses actes évidemment formidables vu l’excellence flamande) alors pourquoi tirer sur la nôtre

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  7. Marcel,
    Vous dirais-je que vos commentaires, depuis hier, me brûlaient les lèvres à moi aussi ? Ne l’auriez vous posté sur votre blog, ce commentaire, il eut bien fallu d’une manière ou d’une autre que je le susse.
    Pour revenir à madame Laanan, je crains qu’elle n’ait confondu le 1er mai et Thanksgiving. Je n’en dirais pas plus. Bon appétit.

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  8. la pipe de Magritte ,c est les sucettes a l anis de Gainsbourg .
    chacun voit et entend a sa façon ,c est génial

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  9. Comme dirait Rachida Dati, il y a inflation du propos. On essaie désespérément de faire gonfler cette affaire.

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  10. La vie est un long fleuve tranquille.

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  11. Marcelsel ou le sexologue du petit peuple.
    (Test achat du con-sot-mateur)

    Un peu de profondeur sur la sexualité, instrument politisé (et oui), c’est-à-dire encore et toujours de la culture lettrée ne ferait pas de tort.

    Car la substantifique moëlle n’est pas de consommer ou pas.
    De fumer la pipe ou pas (le tabac t’abat)

    La substantifique moëlle est la marchandisation des moeurs dites « sexuelles » (et toutes les autres).

    Il est important de toujours contrôler la libido des gens (de la dévier au moyen de l’interdiction de fond, c’est-à-dire la commercialisation et la porno connexion, marchandisation aliénante du corps et de la sexualité). Tout pouvoir dominant cherche toujours à dévier la sexualité et à la contrôler (soit en l’étalant et la codifiant s u r t o u t codifier, soit en l’interdisant)

    Car étaler le porno n’a rien à voir avec la liberté. Du tout.
    Au contraire. Il s’agit de contrôler. De formater. D’empêcher l’expression de la sexualité car on la codifie dans la marchandisation.
    Au Bonheur des Hommes (c’est du Zola version 21è siècle, c’est tout)

    Le proxénète rafle toute la mise. Toujours.

    En Belgique, il y a longtemps déjà que les Groseilles ont fusionné avec les Lequesnoy. Cette nouvelle « classe » sociale, on la trouve à Wol St Pierre, Uccle, Namur, et Anvers.. Partout.
    C’est une marque de fabrique.

    Certains anciens Groseilles – journalistes y compris – se déguisent depuis 3 générations (et sont même anoblis ici, c’est notre Légion de Promotion du Vulgaire de préférence de famille collabo nazi) et se la pètent à Knokke ou Wol-St-Pierre (jamais attendre longtemps pour voir leurs origines sociales qui transpirent de toute façon, leur vulgarité affleure très vite, se traduisant par le mépris qui mousse et bave à leurs lèvres)

    (Dis-moi de quoi tu te vantes et je te dirai ce qui te manque, dicton espagnol très juste)

    Le point commun c’est leur inculture, leur illettrisme et le v i d e, le culte (culture) de la vacuité vindicative et leur absence de savoir-vivre (penser, etc..)

    Provincial un jour, provincial toujours. Indécrottable.

    Lanaan, c’est celle qui dirige l’audiovisuel? Voir RTBF devenue une copie de mrtltvi
    On trouve que les télé crochets, c’est bon pour le peuple.

    On trouvera bientôt des concours de mini miss en rose (c’est moi la plus belle, comme ambition populaire, les filles sont toujours gentilles et s’habillent en rose et apprennent à tenir leur bouche ouverte tout en la fermant sur tout le reste)

    Et ensuite, des concours à mort entre chômeurs

    Et puis, des concours de prosti putes (c’est moderne)

    On achève bien les chevaux du peuple.

    Elle ou un-e autre, cela n’a aucune importance.

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  12. Ca sent la révolution ici. Le mai 68 du 69! 😉 🙂 Ca décoiffe!
    Suce, c’est du belge!
    C’est du James Ensor malgré eux.

    Comique tragédie.
    Moi, ce qui me fait marrer surtout, c’est qu’on ait un-e Ministre de la Culture en Belgique (où que ce soit, qu’importe la région)

    Alors que c’est le Royaume de l’oxymore, paradis inculte où l’illettrisme savant populaire est promu, conditionné, formaté en permanence (à l’école, l’univ ou dans la société, un intello, c’est mal vu au royaume du commercialisé absolu) et de ceux qui ne pensent pas par eux-mêmes.

    Amis anglos (de la planète entière) les appellent Dead Brains. the Morons, the Rudes, et autres multiples constats d’accident frontal.

    L’irrationalité(crédule, habitus, conformisme total, bocal mental,) y est normalité, devenue génétique.

    Qui se moquent des américains (Kentucky, Texas ou autres Oklahoma )… et qui sont encore plus incultes qu’eux. Pas de miroir ici!

    Les belges répètent ce qu’on leur a fourré dans le crâne. (Jusqu’à l’Université où il est de bon ton d’être un vrai potache …car incapable de penser et surtout d’analyser. Ne pas être un potache, on apprend cela en famille, de préférence si celle-ci est suffisamment cultivée et non petite-bourgeoise belge tellement dressée à ne faire que répéter de génération en génération).

    Bon potache=promotion-poste-offres (bon lèche Q, tocard qui discrédite les autres et commère, c’est une carrière garantie). Arrogance de p’tit en plus.

    Non potache, intelligent, vif, rationnel, doté de maturité, droiture, indépendant d’esprit, se cultivant, lettré, vivant, analytique, questionnant, cherchant vite = (très) bonnes notes.
    Car cela aère les profs. qui s’ennuient.
    C’est tout.
    Mais Rien d’autre.Car non lèche Q. Ni membre du club des commères, surtout pas.
    Prix=élevé.

    « On a toujours fait comme ça ». C’est parce que…ou le culte de l’immobilisme du petit provincial perclus de trouilles.

    Au lieu de supprimer la médiocrité, ils l’expliquent (ainsi la justifient et empêchent de considérer autre chose)afin de la pérenniser.
    (que deviendraient par ailleurs, les médias sans leur fond de commerce, la profonde médiocrité..?)

    (c’est parce que, c’est pas moi.. etc.. mineurs d’âges non émancipés et incapables de vouloir.. car inconscients)

    Poule sans tête qui suit et picore, tu seras mon fils…
    (quant à la fille, qu’elle apprenne à faire des pipes comme il faut, non mais! Grande bouche obligatoire et si par malheur elle a une petite bouche, et ben, elle est obsolète, donc caduque sur le marché aux bestiaux, n’a qu’à faire nonnette…on en manque…tiens!)
    (comme papa ou maman l’ont toujours fait, ne remettons rien en question… si d’aventure, on en était capable!).

    Bref, un royaume aux moeurs et habitus réflexes populaires dogmatiques et programmés qu’ont si bien décrit Baudelaire, Bronté, Trotsky, Marx, Voltaire, et tant d’autres illustres visiteurs de toutes nationalités .. partis dégoutés du simplisme de la commercialisation binaire des mentalités et de l’aliénation bêtarde en bannière et d’un système réduit au combien-ça-coute-toussa

    Le belge est un convaincu souvent pédant (enseigné dans leurs écoles et en famille) et un militant du mou-salaud.

    « On a toujours fait comme ça ». On est petit ou grand propriétaire (de tout).

    Culture? Et pourquoi pas « la planète Mars,c’est nous »?

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    • … un convaincu souvent pédant …

      I rest my case.

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    • Regarder trop les sites pornos gratuits mène à ce genre de vision de la société.

      L’autoflégation est aussi gratuite.

      Dommage!

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    • LOL (Mdr!!)

      « Bon potache=promotion-poste-offres (bon lèche Q, tocard qui discrédite les autres et commère, c’est une carrière garantie). Arrogance de p’tit en plus.

      Non potache, intelligent, vif, rationnel, doté de maturité, droiture, indépendant d’esprit, se cultivant, lettré, vivant, analytique, questionnant, cherchant vite = (très) bonnes notes.
      Car cela aère les profs. qui s’ennuient.
      C’est tout.
      Mais Rien d’autre.Car non lèche Q. Ni membre du club des commères, surtout pas.
      Prix=élevé. »

      En effet.

      Un proche m’avait dit: mais si j’ai bien compris, ici, même dans le privé, il faut toujours un piston. Je lui ai répondu: tu as très bien compris. Job d’étudiant au supermarché pour les enfants du personnel, mécano au contrôle technique, employé à la banque, etc. Les « arrangements », combines, bons plans à noix, etc. régissent tout. Dans la vie professionnelle, il n’y a qu’une seule manière d’y échapper, c’est d’être indépendant, mais… on le paie: traitement des indépendants décrit par Marcel dans un autre article et « contrats juteux » qui vous passeront toujours sous le nez pour cause de chasse gardée.

      Ici, on peut nommer un con (mais alors un super-con) comme chef. Alors que tout le monde sait qu’il est là grâce au nom de son papa (qui était déjà tout aussi bon à rien), qu’il va tout foirer comme l’ancien chef pistonné aussi, on va vous pondre un laïus invraisemblable sur l’objectivité du recrutement sans sourciller, le plus sérieusement et pompeusement du monde… et vous allez voir: le crétin de nouveau chef est tellement con qu’il va y croire et se prendre très au sérieux.

      C’est dommage, parce que des gens vraiment valables, il y en a. Mais ils ne deviennent jamais chefs.

      De son côté, la culture d’État sauce « Communauté française » pousse le bouchon très loin. Ici, on est capable de faire jouer le plus mauvais de tous les instrumentistes devant l’orchestre uniquement parce qu’il a la carte du parti ou je ne sais quel autre passe-droit (la liste est très, très longue et les réseaux inextricables), encarté/labellisé depuis 3 générations, pour un massacre en bonne et due forme, alors que des mecs et des filles réellement valables passeront toute leur vie dans des postes peu en vue.

      Et un public de « gens de qualité » comme dirait l’autre (en fait: les prout-ma-chère et/ou ivrognes du parti, ceux d’Electrabel, les anciens de Petrofina, etc. -on bourre la salle à coup d’invites-à-networker gratuites- les connaisseurs comprennent tout de suite…) de s’extasier devant l’artiste malgré l’attentat venant d’être commis (c’est normal, il est excellent: d’ailleurs, « tout le monde » le dit). À en dégoûter tous les talents et les mélomanes.

      Des gens ont été nommés profs dans les conservatoires en étant d’une nullité effrayante et ne sont même pas venus dispenser leurs cours pendant des années. Et quand je dis « des gens », c’est un vrai pluriel: il y en a eu beaucoup. Censés être à la fois: « soliste international »*, prof à l’académie X et Y, aux conservatoires (oui avec « x » et « s ») de A, B, et C, administrateur du centre culturel de machin-chouette, conseiller alpha ici, mandataire de je ne sais quoi là-bas, etc., et en tout cas nuls ou invisibles partout…

      Ce n’est pas du Fadila-bashing, c’est le constat d’une persistance dans la médiocrité et la « combine » qui a un côté carrément irréel.

      Et une fois de plus, c’est d’autant plus dramatique que des gens valables, il y en a.

      *J’adore cette appellation: vous allez jouer à deux concerts dans une église du des Ardennes françaises, vous voilà « soliste international ». Vous allez chanter accompagné par Georges Prêtre à Vienne, vous êtes aussi « soliste international » mais c’est plus loin…

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  13. autoflégalation évidemment. Do,Ré, Mi, Fa, Sol, La!

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  14. Il n’y a pas le Si, mais Démocrate ne le connait pas. Sûr et certain.

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  15. bon bien perso chaque fois que je vois une tarte de la n-va écartant l’index et le majeur sur son affiche
    il/elle dit à tout va :

    « écartez bien les jambes pour l’érection de l’n-va »
    et en NL : hallo knippen ballen, ou un truc du genre con fait avec des ciseaux

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