Cuentos de Guerra, cuentos de Crisis.

imageYaaguanto Miguel Angel Martin revient d’Espagne avec des histoires. Mais pas la Grande Histoire. Elle n’a que peu à dire. Ce sont du reste les petites histoires qui la modèlent. Ce qui semble anecdotique à la plupart des visiteurs révèlent mieux les dérives d’une société que les chiffres, les discours, les interviews. Encore faut-il le voir. C’est cela, Cuentos de Crisis. C’est pour ça que je les publie sur Un Blog de Sel. 

Des portraits volés, des colères brisées dans la gorge, et au final, un reportage dans la définition première du terme : rapporter l’image et le sens. Reporter la crise globale à l’individu. Reporter les vécus de là-bas à nos vécus d’ici. Le titre lui-même, Cuentos de Crisis, est un reportage d’une chronique historique.


Cuentos de guerra – Cuentos de crisis

Par Yaaguanto Miguel Angel Martin

1937. Madrid est assiégée par les troupes franquistes. Malgré les grandes difficultés que rencontre le Heraldo de Madrid, la direction du journal décide d’organiser un concours de contes. C’est le début du printemps. Le succès est au rendez-vous. Le jeune auteur Clemente Cimorra en sort vainqueur.

Durant les mois de l’été 37, le quotidien libéral publie les meilleurs contes du concours sous la rubrique Cuentos de guerra, Contes de guerre.

28 mars 1939. Madrid tombe aux mains des franquistes. Le camp républicain est atomisé. Les communistes et les soviétiques ont fui la ville. Restent dans la capitale les troupes du général Casado qui désire négocier la reddition avec Franco. 

Le lendemain, un groupe armé de phalangistes entre dans les bureaux du journal El Heraldo de Madrid. Quotidien d’idéologie libérale, il fut plusieurs fois le journal le plus diffusé d’Espagne, entre 1890 et 1939. Mais en ce 29 mars 1939, les nationalistes venaient de gagner la guerre et les jours du journal le plus indépendant du pays — comme le dit le mythe — étaient comptés.

En ce début de printemps, la Phalange, arme au poing, rebaptise le second quotidien du pays Madrid. Ce sera dorénavant un journal de droite. Il cessera de paraître en 1971, peu avant la fin du régime.

Le 30 mars 2014, 75 ans après son interdiction, le journal Heraldo de Madrid renait de ses cendres pour une édition unique, orchestrée par une grappe de journaux à la parole libérée : El Diario, Infolibre, Alternativas economicas, La Marea, Fronterad, Materia, Jot Down, Revista Fiat Lux, Libero et Mongolia.

Aujourd’hui, en toute humilité et sans commune mesure avec ce qui précède — mais non sans hommage —, je publie mes contes dans un blog de Sel. Cuentos de crisis. Contes de crise. Des histoires courtes et vraies de l’Espagne actuelle. Sans la comparer à celle de la guerre civile et de ses horreurs, Mais en resituant dans l’histoire ce pays qui semble filer un mauvais coton, tant économique que démocratique.



Catégories :Cuentos de Crisis

3 réponses

  1. Personne n’arrivera à ôter leur vitalité aux espagnols.Jamais.
    Nadie. Nunca.
    Juste mal au coeur…

    Españolito que vienes al mundo : una de las dos Españas ha de helarte el corazón…

    Ya hay un español que quiere
    vivir y a vivir empieza,
    entre una España que muere
    y otra España que bosteza.

    Españolito que vienes
    al mundo te guarde Dios.
    una de las dos Españas
    ha de helarte el corazón

    (A.Machado)

    La otra y su alma sigue siendo magnífica …(viva) Volverá el corazón indomable

    Article 35 de la déclaration des droits de l’homme .
    Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs

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  2. There he goes again.
    But I can play that game too.
    ตอนเช้าที่ดีที่คุณจะไม่มีอะไร แต่โง่

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  3. Ik ook:

    Isten, áldd meg a magyart
    Jó kedvvel, boséggel,
    Nyújts feléje védo kart,
    Ha küzd ellenséggel;
    Bal sors akit régen tép,
    Hozz rá víg esztendot,
    Megbunhodte már e nép
    A múltat s jövendot!

    Oseinket felhozád
    Kárpát szent bércére,
    Általad nyert szép hazát
    Bendegúznak vére.
    S merre zúgnak habjai
    Tiszának, Dunának,
    Árpád hos magzatjai
    Felvirágozának.

    Értünk Kunság mezein
    Ért kalászt lengettél,
    Tokaj szolovesszein
    Nektárt csepegtettél.
    Zászlónk gyakran plántálád
    Vad török sáncára,
    S nyögte Mátyás bús hadát
    Bécsnek büszke vára.

    Hajh, de buneink miatt
    Gyúlt harag kebledben,
    S elsújtád villámidat
    Dörgo fellegedben,
    Most rabló mongol nyilát
    Zúgattad felettünk,
    Majd töröktol rabigát
    Vállainkra vettünk.

    Hányszor zengett ajkain
    Ozman vad népének
    Vert hadunk csonthalmain
    Gyozedelmi ének!
    Hányszor támadt tenfiad
    Szép hazám, kebledre,
    S lettél magzatod miatt
    Magzatod hamvvedre!

    Bújt az üldözött, s felé
    Kard nyúlt barlangjában,
    Szerte nézett s nem lelé
    Honját e hazában,
    Bércre hág és völgybe száll,
    Bú s kétség mellette,
    Vérözön lábainál,
    S lángtenger fölette.

    Vár állott, most kohalom,
    Kedv s öröm röpkedtek,
    Halálhörgés, siralom
    Zajlik már helyettek.
    S ah, szabadság nem virul
    A holtnak vérébol,
    Kínzó rabság könnye hull
    Árvák ho szemébol!

    Szánd meg Isten a magyart
    Kit vészek hányának,
    Nyújts feléje védo kart
    Tengerén kínjának.
    Bal sors akit régen tép,
    Hozz rá víg esztendot,
    Megbunhodte már e nép
    A múltat s jövendot!

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